Bonsoir !
Je suis confuse vraiment…en disant que c'était mardi ou mercredi, je pensais à cette semaine et non la semaine dernière…je ne sais pas pourquoi, mais j'étais persuadée de l'avoir noté…
Bon, pour me faire pardonner, je posterai un autre chapitre samedi.
Merci à Solealuna (2 fois), July-bOnes, Calan94, pucinette52, nath16, dju14 et Bones81.
Solealuna : Ah bon ? J'attends de voir !
July-bOnes : Eh non ^^
Calan94 : Toi tu es complèèèèètement taré !
pucinette52 : Ah ça, c'est au chapitre prochain !
nath16 : Des réponses ? Euh…
dju14 : Coïncidence…ou pas !
Bones81 : Tout d'abord, bienvenue parmi nous ! Wow wow wow j'adore les théories !
Bonne lecture !
Chapitre 18 : Meilleures amies
«Alors ma chérie, comment ça va ?»
Brennan leva ses yeux vides vers sa meilleure amie.
«Ça va Angela.
-Ma chérie... fit Angela avec un regard désapprobateur. Tu ne me feras pas croire ça, pas à moi.
-Pourtant c'est la vérité.
-Non. Tu essaies de t'en persuader, mais je vois que ça ne va pas. Parle-moi Brennan. Tu peux tout me dire, tu le sais.
-Angela...il n'est plus là, c'est vrai mais...je vais bien.
-Alors pourquoi est-ce que tu n'oses même pas dire son nom ?»
Brennan ne répondit pas, fixant simplement Angela de ses yeux bleus qu'elle voulait durs, mais qui se remplirent de larmes en quelques instants. Elle éclata en sanglots devant sa meilleure amie, déchirée par sa douleur.
Angela, désolée, s'avança pour prendre sa meilleure amie dans ses bras.
«Angela...il a disparu...on l'a enlevé...il a réussi...il va nous tuer...on va mourir...tous les deux...
-Calme-toi ma chérie. Ni Booth ni toi n'allez mourir. On va arrêter ce dingue et le faire enfermer, d'accord ? Chut...calme-toi...
-Il l'a Angela...il a Bo...mon partenaire...mon meilleur ami...
-Je sais ma chérie, je sais. Calme-toi... murmura Angela d'une voix douce. Tu sais, Booth est quelqu'un de fort, il va s'en sortir...
-Non Angela...Tom Banks a fait l'armée, Leslie Banks faisait du karaté...d'après...d'après lui, sa voisine Mary Toringle était un Marine, elle...elle connaissait les techniques de combat pour se débarrasser de quelqu'un. La...première victime de sexe féminin avait de nombreuses fractures et blessures défensives...le premier homme aussi...ainsi que l'homme du deuxième couple...tous savaient se défendre...ils sont morts...tous...il sait se défendre...mais ça ne sera pas suffisant...
-Si ma chérie. Rappelle-toi Kenton. Booth avait été victime de l'explosion de ton réfrigérateur, il était à l'hôpital avec plusieurs os brisés et pourtant il est venu dans cet immeuble te sauver. Booth est le meilleur. Et tu es la meilleure. Tu arriveras à l'arrêter et à le tirer de ses griffes. Et après vous vivrez heureux et vous aurez beaucoup d'enfants...
-Arrête Angela, fit-elle en roulant des yeux.
-Quoi ? Ah oui, j'avais oublié que tu n'assumais pas ton amour pour...
-S'il te plaît Angela. Arrête, supplia Brennan.
-Je...je suis désolée ma chérie... murmura Angela, se rendant compte de son erreur.
-Je ne dois pas mêler de sentiment à cette affaire...sinon je ne pourrai pas être objective...je ne pourrai pas résoudre l'affaire...le sauver...je dois rester rationnelle...les sentiments ne sont pas rationnels...
-Ma chérie, on ne peut pas toujours mettre les sentiments de côté, compartimenter. Même toi tu ne peux pas toujours le faire. Et là tu ne peux pas. Personne ne peut dans ces cas-là. Même pas toi, même si tu es la meilleure.
-Mais je dois...je dois rester objective sinon il mourra...
-Tu sais ma chérie, les sentiments permettent parfois de résoudre des affaires.
-Comment ça ?
-Si certains enquêteurs ont rouvert certaines affaires avec succès, c'est parce qu'ils avaient des pressentiments. Si certains continuent de rechercher des meurtriers après plusieurs années, c'est parce qu'ils sentent qu'un jour ils trouveront. Si certains continuent de chercher des disparus des années plus tard, c'est parce qu'ils sentent au fond d'eux qu'ils finiront par les retrouver, morts ou vivants, ou parce qu'ils pensent tout simplement qu'ils sont vivants.
-Angela...ceux qui rouvrent des affaires ont de nouveaux éléments...ceux qui cherchent encore des meurtriers ou des disparus sont obsédés par ceux qu'ils recherchent. C'est tout...les sentiments n'aident pas à résoudre des affaires, sauf dans des cas exceptionnels...la raison et les preuves si...
-Même si tu essaies, tu ne réussiras pas à compartimenter. Je ne dis pas ça pour te décourager, j'essaie de t'éviter de te laisser dépérir.
-Pourquoi est-ce que je dépérirais ?
-Brennan, si tu essaies de compartimenter, tu vas réussir à retenir la peine et la douleur, mais temporairement seulement. Et lorsque la coupe sera trop pleine, elle débordera. Et tout ce que tu auras contenu tout ce temps, tout ce que tu auras retenu te détruira. Et je ne veux pas que ça arrive, d'accord ? Il faut que tu te laisses aller.
-D'accord...
-Si tu as envie de pleurer, pleure, personne ne t'en blâmera. Et personne ne s'en servira contre toi. Tout le monde a des faiblesses ma chérie, c'est humain. Même toi.»
Brennan fondit en larmes, replongeant son visage dans l'épaule d'Angela. Cette dernière lui caressait doucement le dos, la serrant dans ses bras.
«Courage ma chérie...je suis avec toi...
-Comment je vais faire sans lui... murmura Brennan, relevant la tête et s'éloignant d'Angela, comment...s'il meurt je ne pourrai plus jamais travailler avec le F.B.I. sur des meurtres...je pourrai à peine regarder un cadavre sans verser une larme...comment je ferai s'il n'est plus là ? J'ai besoin de lui Angela...
-Ne désespère pas ma chérie. Tu te rappelles quand il a été enlevé par le Fossoyeur ?»
L'anthropologue acquiesça, essuyant une larme.
«Eh bien là, tu as gardé espoir. Tu as continué de le chercher, même si tu ne savais rien du Fossoyeur. Et tu l'as retrouvé. Eh bien ça sera la même chose cette fois-ci. Tu le retrouveras et vous mettrez en prison ce malade de sale pourriture de tueur taré, ok ? déclara Angela, les yeux grand ouverts et un léger sourire d'encouragement et de soutien aux lèvres.
-Ok... fit Brennan avec un demi-sourire. Merci Angela. Tu es vraiment...
-...ta meilleure amie ? Tu es la mienne Brennan. Ça veut tout dire. Alors ne me remercie pas.»
Brennan sourit.
«Tu es formidable Angela…
-Oui, je sais, on me l'a souvent dit, déclara-t-elle avec humour. Non, plus sérieusement, je ne le suis pas plus que les autres, j'essaie juste d'être là pour ma meilleure amie.»
Après un silence, l'artiste reprit :
«Bon, je vais devoir repartir au Jefferson. Ça ira, je peux te laisser avec l'autre Ostrogoth ?
-Oui, fit Brennan avec un demi-sourire. Ça ira, merci Angela. Mais...tu ne devrais pas rentrer chez toi à cette heure ?
-Je devrais, ma chérie. Mais je ne rentrerai pas tant qu'on ne les aura pas retrouvés.
-Tu as besoin de sommeil, Angela.
-Ma chérie...tu sais très bien que tu ferais pareil que moi.
-Bon...essaie de dormir au moins six heures.
-Oui maman, acquiesça Angela. Allez, bonne nuit ma chérie. Repose-toi bien.
-Toi aussi Angela.»
Après une dernière étreinte, les deux femmes se séparèrent. Angela sortit de la chambre, sous le regard pour le moins soupçonneux de l'agent King. C'est à l'instant où Angela sortit qu'elle percuta violemment une infirmière.
«Je suis désolée ; excusez-moi mademoiselle, s'excusa cette dernière. J'apporte un message pour le docteur Brennan.
-De la part de qui ? intervint l'agent King.
-Un homme qui dit s'appeler «Alex».
-Donnez-moi ça, réclama-t-il.
-Je suis désolé monsieur, mais j'ai reçu la consigne de ne remettre cela qu'au docteur Brennan en personne.
-Je suis agent spécial du F.B.I. mademoiselle, remettez-moi ce papier.
-Désolée, mais je ne le donnerai qu'au docteur Brennan.
-C'est pénible hein...» fit remarquer Angela à l'agent King, un petit sourire aux lèvres.
Ce dernier la fusilla du regard. L'infirmière en profita pour entrer dans la chambre.
«Docteur Brennan, j'ai un message pour vous de la part d'un certain «Alex».
-Vous avez dit «Alex» ? demanda Brennan, soudain aux aguets. Donnez-moi ce message. Vous l'avez vu ?
-Oui, il est venu à la réception. Pourquoi ?» fit-elle, lui tendant une feuille de papier.
Brennan ne répondit pas. Elle déplia la feuille, fébrile.
Serait-ce des larmes que je vois sur votre visage ? Allons Tempérance, ne pleurez pas, le pire est encore à venir...
Vous devez vous demander comment va ce cher agent Booth...je vous rassure, il va bien. Je l'ai emmené chez moi, mais je n'ai malheureusement pas encore pu avoir le bonheur de lui parler en face. Eh oui, voyez-vous, il ne s'est pas encore réveillé...
À ce propos, comment va votre tête ? J'ai pu constater que j'avais frappé un peu fort...d'ailleurs j'en suis désolé. J'aurais voulu venir vous rendre visite, mais j'ai vu que votre fidèle chien de garde ne vous lâchait pas d'une semelle. King, c'est bien ça ? Quel nom pour un agent fédéral au service d'un gouvernement républicain, ne trouvez-vous pas ?
Alors Tempérance, allez-vous enfin vous avouer que vous l'aimez ? Cela paraît évident maintenant ; il suffit de voir votre douleur et votre chagrin...c'était touchant tout à l'heure, lorsque votre amie...Angela, c'est ça ? Lorsqu'elle vous a serrée dans ses bras, vous sembliez si vulnérable...reconnaissez au moins que vous tenez beaucoup à lui !
De mon côté, je suis certain que lorsqu'il se réveillera, sa première pensée sera pour vous. Il s'inquiète sans cesse pour vous. Et vous, qu'en est-il de votre côté ?
Nous aurons bientôt l'occasion de mettre tout cela à plat ma chère Bones...
Brennan se mordit la lèvre pour ne pas pleurer. Elle resta les yeux fixés sur la feuille, les mains légèrement tremblantes. King, impatient, s'approcha d'elle et lui prit délicatement la feuille des mains. Il lut ce qui y était écrit et devint rouge de fureur en voyant que ce tueur tournait son nom en ridicule.
«Je...je vais faire analyser ça par la scientifique. Infirmière, vous pouvez appeler le F.B.I. pour demander qu'un agent vienne prendre ce message s'il vous plaît ?»
La jeune femme acquiesça avant de sortir.
«Ça va ma chérie ?» s'inquiéta Angela en revenant dans la chambre.
Elle passa un bras autour des épaules de son amie.
«Écoute, quoi que ce cinglé ait pu dire, il...
-C'était lui, murmura froidement Brennan. C'était lui Angela.
-C'était lui qui quoi ? demanda-t-elle, étonnée.
-C'était lui dans l'appartement. Pas un complice. Lui. J'ai frôlé le tueur Angela...
-Calme-toi ma chérie. On va le retrouver, tu verras. Il paiera pour tout ça.
-Tu ne peux pas en être sûre.»
Angela fronça les sourcils. Un long silence suivit.
«Après tout, pourquoi est-ce qu'on survivrait à tout ça ?»
L'artiste soupira.
«Ma chérie, il n'y a aucune raison pour que ça ne soit pas le cas. Vous avez survécu à des tueurs en série très dangereux, à des bombes, à des gangs et surtout au Fossoyeur ! Celui-là n'est qu'un tueur de plus.
-Mais Angela...on n'a vraiment rien sur lui...il n'a laissé aucune trace sur les corps ou dans la cabane...on n'a rien sur son identité à part les spéculations de Sweets...j'ai l'impression qu'il sait tout de nous...il nous observe et il sait tout ce qu'on dit et ce qu'on fait...on ne peut rien dire ou faire sans qu'il le sache...le pire...le pire avant ça c'était Epps...lui surveillait mes faits et gestes...mais il n'a jamais réussi à m'enlever ou même à me tuer...alors que lui...lui il a Booth...il a déjoué la protection du F.B.I. à deux reprises...on ne l'aura pas Angela...on n'a rien sur lui...
-On l'aura ma chérie. Tout le monde commet des erreurs. On finira par trouver quelle erreur il a commise et on l'attrapera.
-Angela...certains tueurs n'ont jamais été arrêtés à ce jour.
-Parce qu'on n'avait pas eu assez de temps pour bien enquêter. Là on ne dormira pas tant qu'on n'aura pas trouvé. Allez, courage ma chérie. On va trouver.»
«Elle a raison docteur Brennan» fit l'agent King.
Brennan leva les yeux vers lui. Elle était sur le point de lui répondre lorsque son téléphone, posé sur la table qui se trouvait à côté du lit, émit une sonnerie lui indiquant qu'elle avait reçu un message.
Elle saisit le téléphone, se demandant bien qui pouvait bien lui envoyer un message. L'écran sombre de son téléphone indiquait «Booth». Une petite lueur d'espoir naquit dans son cœur. Booth s'était peut-être échappé et lui envoyait un message pour…non, ce n'était pas crédible. Il l'aurait appelée.
Elle ouvrit alors le message et son cœur se serra dans sa poitrine. C'était lui, elle le savait, et elle l'avait su à la seconde où elle avait vu le mot «Booth».
Angela et King avaient tout de suite perçu que quelque chose n'allait pas en voyant la mine déconfite qu'affichait Brennan.
L'anthropologue lut alors à haute voix :
«Alors, ma première lettre vous a plu ? Je suis sûr que oui ! Cela se voyait à votre tête…vous devez être bien triste sans votre Booth, sans votre raison de vivre, parce que c'est ce qu'il est n'est-ce pas ? Bien sûr que c'est ce qu'il est ! Vous le savez, je le sais ! Il est le seul à l'ignorer encore…mais ne vous inquiétez pas, vous n'aurez pas à supporter sa mort !
Alex.
Brennan, les larmes aux yeux, se tourna vers Angela en quête d'une confirmation. Elle se regardèrent un long moment, chacune d'elles ayant parfaitement compris le sens de la dernière phrase. Brennan mourrait avant Booth. C'était ainsi qu'IL l'avait décidé et c'est ainsi que ça allait arriver. Après tout, tout se passait toujours comme il l'avait décidé. Elle n'avait plus qu'à attendre.
Alors ? Qu'en avez-vous pensé ?
Des nouvelles de Booth au prochain chapitre…vous verrez, c'est cool ! Personnellement j'ai adoré le lire…et honey'l a adoré l'écrire !
Bref, reviewez et à dans quatre jours !
