Note : Une chapitre beaucoup plus long que les autres, si c'est pas beau ça ! Et en plus il y a de forte chance que ce 5+1 se transforme en 6+1, si c'est pas beau ça ! Si, c'est beau.
Quelques autres annonces : je me suis fait un nouveau blog pour mes originaux qui n'aura pas de lien avec Inrainbowz parce que je compte le partager plus largement IRL notamment à ma famille mes amis et mes collègues d'écriture sur forum et je ne mettrais donc pas le lien dans mon profil mais si vous êtes intéressé par mes nouvelles demandez moi et je vous transmettrais l'adresse par MP.
L'autre annonce est la publication très prochaine d'un très gros UA sur X-Men sur lequel je bosse depuis quelques temps déjà, oui, ces deux annonces étaient des pubs pour mes écrits, désolé.
Merci encore à ma bêta, AliceEtMoi, et à vous, qui me lisez et commentez. D'ailleurs je vais de ce pas répondre aux reviews du chapitre d'avant, je n'ai aucune excuse et je ne suis qu'une larve.
Bonne lecture !
4.
« Amiral ? Le commandant Spock demande à vous parler. »
Christopher Pike releva des yeux fatigués de la pile de rapport sur laquelle il était en train de travailler. Il se frotta les yeux, fatigué.
« Excusez-moi, je dérange ? Vous voulez que je lui demande de revenir plus tard ? » interrogea le jeune secrétaire, soucieux d'avoir interrompu son supérieur.
« Non, non, c'est bon, faites-le entrer. »
Pour être honnête, il n'était pas mécontent de l'interruption. Il faudrait qu'il repense sérieusement à son projet de faire intégrer des cours d'expression écrite aux cursus des officiers de Starfleet. La plupart des rapports de mission qu'il devait lire semblait avoir été rédigé par des élèves de cours préparatoire.
Le commandant Spock entra dans son bureau avec son habituel maintien impeccable, le dos droit et la mine sévère. Pike décela pourtant chez lui immédiatement une certaine tension, qui, bien qu'infime, éveilla immédiatement son intérêt – et son inquiétude.
« Commandant Spock.
-Amiral. »
Pike attendit. Rien ne vint. Spock se tenait debout à quelques pas de son bureau, les mains dans le dos, rigide et crispé.
« Vous aviez quelque chose à me dire ? » demanda finalement Pike, à qui cette hésitation ne plaisait pas du tout, surtout de la part de l'impassible vulcain.
« A vous demander. J'ai bien conscience que cela est incroyablement présomptueux de ma part et je tiens à m'excuser pour mon impudence. » Spock fit une courte pause et détourna le regard une seconde, assez pour que Pike ressente définitivement le malaise.
« C'est à propos de Jim. »
Il s'en doutait.
« Je suppose que vous le savez, notre dernière mission, bien que couronnée de succès, s'est soldée par la perte de trois membres de notre équipage.
-Je suis au courant. Vous les connaissiez bien ?
-Non, pas du tout. C'étaient des techniciens en machinerie, je ne leur avais jamais adressé la parole. Cela n'en reste pas moins tragique et difficile à supporter. Et certains le vivent... plus mal que d'autres. »
Le fait que Spock soit gêné, voir honteux, de son relatif détachement par rapport aux événements, en disait long sur l'influence qu'avait eu Jim sur sa perception. Il comprenait, dans une certaine mesure, qu'il était normal d'être affecté par la mort et anormal d'y être indifférent – ou d'en avoir l'air, en tout cas. Le problème c'est que toute expression de sentiment chez le vulcain paraissait forcée, même si elle était sincère.
« J'aimerais vous demander d'aller parler à Jim s'il vous plaît, si vous en avez le temps. Je sais que... vous êtes proches, et qu'il vous tient en très haute estime.
-Il va si mal que ça ? »
Le regard de Spock se perdit et Pike vit une brève douleur traverser ses traits, un fait surprenant pour quiconque connaissait un tant soit peu le vulcain.
« Je m'inquiète très sérieusement pour sa santé physique et psychologique. Il ne sort presque plus de son appartement et le docteur McCoy peine à communiquer avec lui. Je... n'arrive pas à lui parler. »
Spock ne comprenait de toute évidence pas bien ce qui lui arrivait, et ce qu'il ressentait. Il n'était pas habitué à une telle impuissance, à un tel manque de rationalité. Il n'y avait aucune raison valable, physique et tangible, pour qu'il ne puisse pas approcher Jim. Et pourtant.
« Il s'en veut, n'est-ce pas ? »
Spock reporta son attention vers l'amiral, vaguement surpris par la question.
« Naturellement » répondit-il sur le ton de l'évidence.
Pike soupira. Bien sûr qu'il était inquiet. Il l'était depuis le dernier retour de l'Enterprise, quelques jours plus tôt, depuis qu'il avait appris que le vaisseau et son équipage expérimentaient pour la première fois la mort dans leur rang. Mais il s'était retenu d'aller voir aussitôt Jim.
« Je comprends votre démarche et pourquoi vous êtes venu me voir, commandant, mais... Je suis réticent à m'impliquer avec Jim plus que je ne le suis déjà. Je ne cache pas que nos liens dépassent le cadre professionnel, mais ce n'est pas quelque chose que je suis censé encourager.
-Je ne comprends pas. L'intérêt et l'affection que vous avez pour Jim n'a pas de lien avec son statut ou même sa simple présence au sein de Starfleet. Et vous n'enfreignez aucune règle, il me semble.
-Je ne veux pas faire de favoritisme.
-Ou avoir l'air d'en faire plus que ce dont on vous a déjà accusé. »
Pike ne pouvait pas le nier. Que ce soit quand Jim lui avait succédé, ou plus tard quand Pike avait supervisé son ajustement à ses fonctions de capitaine, cela n'avait pas manqué de jaser. Certains estimaient que ce n'était pas le mérite qui avait valu son poste à Jim, mais bien l'affection gâteuse d'un ancien. Qu'importe le nombre de fois où Jim prouvait à quel point il était à la hauteur : ce genre d'opinion n'avait pas de fondement logique.
« Je... comprends » reprit Spock sans avoir l'air d'être convaincu par ses dires. « Je comprends mais...
-Pourquoi ne vous écoute-t-il pas ? Il accorde de la valeur à votre avis, et vous avez les mots pour l'aider, je pense.
-Je ne peux pas.
-Ah ?
-Jim me considère comme son égal. Il traite donc mes avis et opinions comme il traite les siens, c'est-à-dire avec tristement peu d'estime. Il en va de même pour la plupart de ses amis. Alors que vous... vous êtes l'autorité supérieure dans son esprit, la figure paternelle, si je peux me permettre. »
Il ne le pouvait pas vraiment, en fait, mais comment Pike aurait-il pu nier cela ? Il aurait menti en disant que cela l'ennuyait.
« Je vais voir ce que je peux faire, mais je ne vous promets rien.
-Merci, monsieur. »
Son ton et son sourire discret mais bien présents indiquaient clairement qu'il était convaincu que Pike ferait, effectivement, tout ce qu'il pourrait.
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Il avait honte de l'avouer, mais si on lui avait posé la question, Christopher Pike aurait été bien en peine de se souvenir de la première fois où il avait perdu un membre de son équipage. A l'époque il avait dû être dévasté, persuadé qu'il ne s'en remettrait jamais, et pourtant... c'était horrible à dire, mais c'était il y a si longtemps, et il y en avait eu tellement par la suite... S'ils se noyaient dans leurs regrets et leur culpabilité à chaque fois qu'ils perdaient des officiers en mission, les capitaines de Starfleet finiraient tous gravement dépressifs avant d'avoir trente ans. Il comprenait néanmoins – il se souvenait, pour en avoir été témoin à défaut de pouvoir se référer à sa propre expérience, oubliée depuis – que ce genre de première fois était extrêmement traumatisante, en particulier pour les jeunes capitaines, tellement persuadés de leur invincibilité.
Ce fut le docteur McCoy qui lui ouvrit. Il ne demanda rien, se contenta d'un bref salut avant de le faire entrer et de pointer du doigt la chambre de son colocataire, puis il prit son manteau et sortit. L'amiral hésita encore quelques instants. Il n'était toujours pas convaincu du bien-fondé de la démarche, mais il savait aussi qu'il était incapable de laisser Jim souffrir seul. Il frappa donc doucement à la porte de sa chambre, attentif à ce qu'il se passait à l'intérieur.
« Pour l'amour du ciel McCoy, laisse-moi tranquille, je t'en prie... »
Pike ouvrit la porte.
« Bonjour Jim. »
La vision lui fendit le cœur. Le jeune homme essaya de reprendre contenance aussitôt qu'il le reconnut, mais pas avant que Pike ne l'ai vu enroulé autour de lui-même dans un coin de son lit, le visage caché dans ses bras. Ses yeux étaient rougis, cernés – il avait l'air de ne pas avoir dormi depuis des jours.
« Amiral. »
Il se tenait bien droit, évitant de croiser son regard, comme s'il espérait donner l'illusion que tout allait bien.
« J'ai appris ce qu'il s'était passé. Je suis désolé Jim, vraiment. »
Pas de réponse. Jim resta stoïque, donnant presque l'air de ne pas l'avoir entendu.
« Je suis venu voir si tu voulais en parler. On m'a dit que tu... le vivais très mal. Ce qui est normal, bien sûr, je comprends. Mais tu n'as pas à le faire seul. »
Pendant un moment le visage du jeune homme resta dénué d'expression et Pike se demanda si c'était parce qu'il ne voulait pas lui parler, ou parce qu'il ne savait pas quoi dire. Il était sur le point de se retirer quand la façade de Jim s'effondra brusquement. Son visage se tordit en une expression douloureuse et ses épaules s'affaissèrent. Il semblait misérable.
« Je... Je n'ai pas... J'ai... »
Il hoqueta une fois, deux fois, avant que les larmes ne commencent à couler de ses yeux incrédules, comme s'il était surpris par sa propre réaction, ne comprenant pas ce qui lui arrivait.
« Je suis désolé... Je... »
Il porta ses mains à ses yeux, essayant frénétiquement d'endiguer le déluge, en vain.
« Je suis désolé. »
Il pleurait simplement, comme un enfant, le dos voûté, la tête basse, ne semblant jamais pouvoir s'arrêter. Pike était pris de cours. Il ne savait pas quoi faire. Ou plutôt, il savait ce qu'il avait envie de faire, mais cela était inapproprié, c'était surestimer leur relation, et...
Un sanglot s'arracha de force de la gorge du garçon malgré ses efforts pour le retenir.
Pike le prit dans ses bras.
Enfin non, pas vraiment. Mais il se rapprocha jusqu'à ce qu'ils se touchent presque et Jim se contenta, presque instinctivement, de poser son front sur son torse. Il gardait ses mains contre son visage comme s'il pouvait encore masquer ses pleurs, replié sur lui-même. Pike posa une main dans ses cheveux, et ils restèrent simplement là, Jim retenant des sanglots misérables, Pike fixant le mur derrière lui, impuissant, ne pouvant rien faire de plus que d'attendre que le jeune homme soit calmé. Ce qui finit par arriver, finalement. Au bout de longues minutes de sanglots résonnant dans le silence de l'appartement, les larmes finirent par se tarir et Jim par cesser de pleurer. Il n'osa pas se redresser tout de suite.
« Veuillez m'excuser monsieur, je... »
Il s'écarta, le regard fuyant, la posture affaissée d'un enfant pris en flagrant délit et repentant. Il se tint silencieux sous le regard de son supérieur, attendant son jugement.
« Allons, allons dans la cuisine, nous avons à parler et tu pourras me servir un verre. »
Jim obéit.
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Il ressemblait vraiment à un enfant, parfois. Il faisait tourner son verre pour s'occuper les mains, le regard obstinément baissé sur le comptoir de la cuisine. Jim, Pike s'en rendait compte, était terriblement jeune, dans son inexpérience et dans ses sentiments, et d'une manière tout à faire charmante, rafraîchissante. Pike contemplait avec bienveillance cette jeunesse non assumée, cette maladresse dont on ne guérissait qu'avec l'accumulation des années, et, douloureusement, par les expériences comme celle que Jim était en train de vivre, et qui auraient un jour raison de son insouciance.
« Je pense que tu as besoin de parler de ce qu'il s'est passé. Je ne peux pas dire que je suis convaincu d'être la personne la plus appropriée pour ça mais... je t'écoute. Si tu veux. »
Et comment pouvait-il regretter ce choix quand Jim le regardait ainsi ? Avec un mélange de gratitude et de honte, comme s'il s'en voulait de ce besoin. Pike lui offrit un sourire qu'il espérait rassurant.
« Je... je ne sais pas vraiment quoi dire. Je suis... perdu. » avoua finalement le capitaine.
« Alors laisse-moi commencer, veux-tu ? »
Jim acquiesça, soulagé de ne pas avoir à parler de ses sentiments, pour l'instant en tout cas.
« Premièrement, je veux que tu saches que j'ai lu le rapport d'incident de votre dernière mission, et que tu n'es en aucun cas fautif de ce qu'il s'est passé. »
Bien entendu, Jim ouvrit aussitôt la bouche pour protester, mais Pike le coupa.
« Non, laisse-moi finir. Je ne dis pas que tu n'es pas responsable, car tu as, en tant que capitaine, la responsabilité de ton équipage, de ton vaisseau et des événements qui s'y produisent. Mais tu n'es pas coupable de quoi que ce soit. Tu n'as pas fait d'erreur de jugement, tu n'as pas mis sciemment en danger la vie de tes congénères. Je veux que tu m'écoutes attentivement, Jim. Nous faisons un métier dangereux, et c'est une réalité que tu dois accepter. Tu dois savoir que ce n'est sans doute que le premier d'une liste qui je l'espère ne sera pas longue, mais qui existera néanmoins. Les gens meurent, en mission, c'est le risque que chacun d'entre nous est prêt à prendre. Tu ne pourras pas toujours l'éviter, et tu ne peux pas te permettre d'être autant affecté. Je sais à quel point c'est dur, et je ne te demande pas d'y être indifférent. Simplement, ça ne doit pas t'empêcher de continuer à fonctionner correctement. Tu comprends ? »
Le jeune capitaine acquiesça docilement, absorbant ses paroles, essayant de leur donner du sens. Il resta pensif quelques minutes avant de soupirer, défait.
« C'est juste tellement... Ils n'avaient pas... J'étais complètement impuissant. Les navettes d'exploration rentraient en urgence et je... Ils auraient dû avoir le temps de revenir mais... Les Klingons... »
Jim se passa une main sur le visage, essayant de reprendre le contrôle de son souffle et de ses émotions.
« Aucun rapport ne faisait état de présence ennemie dans le secteur, et tout s'est passé si vite. Nous avons tenté de couvrir leur retraite mais... J'ai vu la navette être touchée. J'ai entendu à peine quelques cris paniqués avant qu'elle n'explose sous nos yeux et nous n'avons même pas eu le temps d'être choqués, pas le temps de comprendre, il fallait partir tout de suite et... Et après, quand nous avons été en sécurité... Il y avait un tel silence dans la cabine de commandement, j'ai... c'était vraiment... »
Il fut incapable de continuer. Pour Jim, confiant, tête brûlée, fonceur, pour le garçon qui s'en sortait toujours, être ainsi rattrapé par la mort était une leçon humiliante. Il n'avait tout simplement jamais pensé à l'éventualité d'une telle chose. Bien sûr ils avaient perdu de nombreux hommes à l'époque de sa toute première virée sur l'Enterprise mais c'était une situation de crise comme il y en avait, au final, rarement, et surtout, il n'était pas en charge, à l'époque. Mais là, c'est lui qui avait dû remplir les rapports de décès, qui avait dû se charger de déposer un requête pour l'assignation à son vaisseau de nouveaux membres pour remplacer les anciens, lui qui avait dû donner quelques paroles de réconfort et de reconnaissance à leurs familles durant les funérailles alors qu'il ne les connaissait même pas, pas personnellement, mais ils avaient été ses hommes et il les avait perdus et c'était juste...
« Calme-toi Jim. Respire » commanda doucement le plus âgé, et Jim obéit, malgré le brouillard qui envahissait son esprit.
« Je sais bien que techniquement ce n'est pas de ma faute mais je ne peux pas m'empêcher de penser, de refaire les événements dans ma tête, encore et encore et... Si nous avions fait les choses différemment...
-Alors la fin aurait été plus heureuse ou infiniment plus catastrophique. Jim, ça ne sert à rien de penser à ça. On ne change pas le passé, quoiqu'il arrive. »
Après un silence tendu, Pike ajouta à la réflexion :
« Enfin, sauf très rare cas. »
Jim rit un peu à cela. Le sujet de la réalité alternative que la traversée de Nero avait provoqué n'était que rarement discuté, par Jim ou par quiconque. L'autre Spock restait strictement muet à ce sujet, refusant de s'étendre sur ce qui était différent dans ce monde, ce qui était mieux ou pire. Cela ne servait à rien disait-il, de comparer les deux univers qui de toute façon n'auraient jamais aucun lien. Ce qui était fait était fait, et à cela au moins ils pouvaient tous se raccrocher. On ne revenait pas en arrière, on ne pouvait qu'avancer.
« J'ai surtout peur... reprit Jim, incertain. J'ai peur qu'ils m'en veuillent. Qu'ils ne me fassent plus confiance, qu'ils pensent que je ne peux pas les protéger. Je ne veux rien de plus au monde mais... mais le monde n'est pas souvent conciliant avec nous.
-Et tes hommes le savent Jim. Je pense que tu ne te rends pas compte qu'ils te respectent, en tant que leur capitaine. Tu es quelqu'un de bien, tu sais faire ton travail, et tu as leurs intérêts en tête. Assez pour qu'ils te suivent même s'ils ne sont pas toujours d'accord avec toi. Votre vaisseau ne fonctionnerait jamais si ce n'était pas le cas. »
Jim aurait besoin d'un peu de temps pour mettre de l'ordre dans ses idées, mais Pike avait au moins l'impression d'avoir été entendu.
« Je vais te laisser là-dessus. Ne sois pas trop dur avec toi-même, et, par pitié, parle à ton commandant avant qu'il ne vienne me voir. »
Jim ouvrit des yeux ronds à ces paroles, soucis momentanément oubliés.
« Spock est... venu vous trouver ?
-Il semblait très concerné par ton état » répondit Pike avec un sourire en coin. Jim fit l'effort de ne pas baisser les yeux en rougissant comme un adolescent mais ne put s'empêcher de sourire et encore une fois Pike fut frappé par sa jeunesse. Ses années de capitaine le feraient hélas vieillir prématurément mais pour l'instant c'était agréable de le regarder ainsi passer d'un bout à l'autre du spectre des sentiments et être incapable de ne pas le laisser transparaître. Jim n'était rien sinon passionné, et ce dans tous les aspects de sa vie.
« Merci beaucoup, monsieur. » déclara solennellement Jim en le raccompagnant à la porte et la reconnaissance brillait dans ses yeux.
« De rien, Jim. Je suis là pour ça. »
Pour toi du moins, songea-t-il en regardant le garçon qui avait décidément le don de l'attendrir. Pike décida que ce n'était pas si grave, et partit plus léger qu'il n'était arrivé.
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« Merci, Spock.
-N'en parlons pas, Jim.
-Très bien. Mais merci. »
