Bonjour !

Merci à nath16, Calan94, Manooon, Solealuna, T'Pau, Dami, TempBrennan, anon, July-bOnes, BONES-NCIS et Bones81.

nath16 : Peut-être…ou peut-être que non !

Calan94 : Quelle cruauté ^^

Manooon : Chouette

Solealuna : Mouais…tu as de la chance que je t'aime bien toi !

T'Pau : C'est moi ou tu avais disparu ? En tout cas je suis ravie de te revoir ! A qui tu penses ?

Dami : ^^

TempBrennan : Si si, c'est possible ^^

anon : Voili voilou !

July-bOnes : J'espère que tu adoreras celui-là aussi !

BONES-NCIS : J'adore tes coms ! Rebienvenue :D

Bones81 : J'espère que tu avanceras davantage dans ton enquête ! Oui, moi aussi j'aime bien la réponse d'Angela !

C'est un gros chapitre en plus…alors bonne lecture !


Chapitre 19: Face-à-face

Ce message de la part d'Alex, comme il aimait être appelé, avait totalement retourné Brennan sur place. Ce SMS voulait tout dire, et ce qu'il signifiait ne lui plaisait pas vraiment.

Elle avait quitté l'hôpital, malgré les réprimandes des infirmières, du médecin en charge de son cas, et bien sûr de la part de King et d'Angela qui l'avaient suivie.

L'agent du F.B.I. chargé de sa protection avait compris à l'entente du message du psychopathe que la destination de la jeune femme était le bureau de Cullen. Il l'y avait donc conduite, conscient qu'elle n'était en état, ni émotionnellement ni physiquement de conduire.

Le trajet s'était fait dans un profond silence lourd de sens : Brennan ne parlerait qu'au directeur du F.B.I., et ce qu'elle allait lui dire n'allait pas lui plaire !

Tempérance Brennan déboula dans le bureau de Cullen, sans frapper ou s'annoncer, sous les cris de la secrétaire de ce dernier, qui clamait à qui voulait bien l'entendre que son patron était en réunion.

Mais Brennan n'en avait que faire. Son…Booth était en danger de mort et elle allait le sauver, alors ce n'était pas une petite bureaucrate de bas étage qui allait l'en empêcher !

Cullen ne parut pas plus surpris que ça. Il fallait dire que ce n'était pas la première fois – et certainement pas la dernière – que cette femme débarquait dans son bureau quand bon lui semblait, sans se soucier du dérangement occasionné.

Et il était conscient que ces derniers jours avaient été plutôt durs pour Brennan. Il essaya donc de se montrer compatissant, à l'écoute et indulgent envers elle.

«Que puis-je faire pour vous docteur Brennan ?

-Oh ! Euh, attendez voir…je ne sais pas moi, sauver Booth par exemple ! Oui, ça me paraît une bonne idée pour commencer !

-Calmez-vous, s'écria le directeur du F.B.I. avant de continuer. Tous mes meilleurs hommes sont sur le coup !

-Ça ne suffit pas…ça ne suffira pas.

-Que voulez-vous dire ?

-Il continue à me narguer, il me nargue…encore et encore et toujours plus…» murmura-t-elle.

Elle s'effondra sur le divan, à bout de force, dans un coin de la pièce, tandis que Cullen la rejoignait, intrigué par ses dires.

«Je ne comprends rien docteur Brennan, alors soufflez un instant et reprenez depuis le début.

-Il…il m'a laissé une lettre à l'hôpital, et il m'a envoyé un SMS» expliqua-t-elle, tendant son téléphone à l'homme.

Après avoir lu rapidement le contenu du message, Cullen reprit :

« Euh…je ne suis pas sûr d'avoir bien compris…enfin, je préfèrerais avoir mal compris…

-Si par là vous voulez dire que vous avez compris que j'allais mourir avant Booth, alors oui, vous avez bien compris !»

Brennan baissa alors doucement la tête et laissa une fois de plus les larmes s'échapper de ses yeux. Elle n'en pouvait plus…

Alors qu'elle allait baisser une fois de plus les bras, et se mettre à désespérer encore une fois, une image insupportable s'imposa à elle. Elle vit Booth dans un endroit sombre, seul, vulnérable, qui lui hurlait de le retrouver et qui l'appelait à l'aide. Cette image redonna du courage à Brennan, qui se ressaisit.

Elle se releva, poussée par une nouvelle force, une nouvelle énergie, et reprit sa discussion avec Cullen :

«Mais quand est-ce que vous allez le retrouver bon sang ! hurla-t-elle de plus belle. Quand ?

-Je ne peux pas vous dire docteur Brennan, mes hommes cherchent mais sans nouvel élément…

-Vous voulez des éléments, très bien, je vais vous en donner moi des éléments ! Je retourne au Jefferson, et ne vous avisez pas de me coller encore cet agent King aux basques parce qu'il se pourrait qu'il ne passe pas la journée, si vous voyez ce que je veux dire !

-Docteur Brennan, un psychopathe vient de vous dire explicitement qu'il allait vous tuer et je peux facilement imaginer qu'il ne va pas attendre très longtemps avant d'exécuter sa menace. Vous voulez travailler, très bien, je ne peux pas vous en empêcher, mais le Jefferson n'est pas l'endroit le plus sûr alors, que ça vous plaise ou non, ce n'est pas un agent qui va vous coller aujourd'hui mais trois ! Et si vous vous y opposez, je vous fais mettre en cellule !»

En cet instant, Brennan imaginait un plaisir immense, celui de coller sa main sur la joue de Cullen. Mais, en pesant le pour et le contre, ainsi que les arguments qu'avait avancés le directeur du F.B.I. et qui n'étaient pas négligeables, la jeune femme accepta. Elle devait absolument aider ses collègues à sortir Booth des mains d'Alex. Chose qu'elle ne pourrait pas faire derrière les barreaux ou morte. Furieuse, elle partit finalement vers l'Institut Jefferson, ses trois chiens de garde sur ses talons, taillés comme des armoires à glace, et qui ne desserraient pas les dents, ce qui lui convenait parfaitement.

Peu après, King entra dans le bureau.

«Agent King ? Vous avez les informations que je vous avais demandées ?

-Oui patron. Tenez. Rien de suspect, on a épluché ses relevés bancaires, ses relevés téléphoniques et ses mouvements depuis deux mois. Rien qui n'indique une quelqconque actvité suspecte. Je crois qu'on peut lui faire confiance. De plus, il n'a pas quitté le F.B.I. entre le changement d'appartement des deux vict…

-Partenaires, corrigea Cullen. Ils sont partenaires.

-Oui, désolé. Donc il est resté ici entre le changement d'appartement et l'embuscade, et n'a appelé personne hormis l'agent Green.

-Donc il est fiable ?

-Je le pense, oui.

-Bien…retournez au Jefferson et ne lâchez pas le docteur Brennan d'une semelle. Elle est notre seule chance de retrouver l'agent Booth et le tueur, alors ce n'est pas le moment qu'elle disparaisse.»

Brennan sortit de la voiture sans se soucier de ses gardes du corps. Ils la suivirent comme son ombre – qui n'existait pas à ce moment puisqu'ils étaient dans le parking – du parking à son bureau, puis du bureau jusqu'au portail de sécurité qui menait à la plateforme médico-légale. Ils voulurent monter sur la plateforme avec l'anthropologue, mais cette dernière les arrêta, posant la main sur le storse du premier :

«Ah non, vous n'allez pas par là. Cette zone est exclusivement réservée aux membres du Jefferson.»

Le premier colosse ouvrit la bouche, pour la première fois de la journée depuis son brossage de dents :

«Docteur Brennan, notre mission est de vous protéger au péril de notre vie. Nous ne sommes pas là pour faire de la figuration, mais pour prendre d'éventuelles balles à votre place ou empêcher un assassin ou un quelconque kidnappeur s'emparer de vous.

-Peu importe, vous n'entrerez pas ici. Et vous avez beau être costauds, les vigiles que voici le sont également. Alors restez en dehors de cette zone.

-M… commencèrent les trois agents à l'unisson.

-De toute façon, les coupa-t-elle, il ne cherchera pas à me tuer. Non, il attendra de nous réunir…»

Sur ces mots, elle s'éloigna du portique, tandis que les vigiles sommaient les agents de se tenir écartés du passage. Elle rejoignit son amie artiste, qui était assise en face d'un ordinateur, apparemment en train de comparer différentes traces de pneu. Angela leva immédiatement les yeux de son écran, sentant quelqu'un approcher et reconnaissant les effluves du parfum léger de sa meilleure amie.

«Bren' ? Tu es sortie de l'hôpital ?»

Devant l'absence de réponse de son amie, Angela lui lança un regard désapprobateur.

«Brennan…tu sais que ce n'est pas raisonnable.

-Angela, Booth s'est fait enlever, alors je me fiche complètement d'être raisonnable !

-Tu as raison ma chérie. Tu as besoin de moi ?

-En fait…oui, je voudrais que tu me dises ce que tu as trouvé sur les cadavres.

-Je suis désolée ma chérie, mais il n'a laissé aucune trace ADN. Ni empreinte digitale, ni goutte de sang, ni peau, ni poil ou cheveu.

-Et Hodgins ? Où en est-il avec les lettres ?

-Nulle part. Le papier est commun, l'encre se trouve partout, comme le type de stylo utilisé. Mais je crois que quelqu'un a amené un paquet pour toi ce matin, tu devrais peut-être aller voir.»

Brennan quitta la plateforme sans un mot, suivie de ses fidèles chiens de garde, qui avaientr repris leur poste. Elle entra dans son bureau, claquant la porte au nez des agents, qui tentèrent d'entrer, mais elle avait verrouillé la porte. Ils frappèrent en l'appelant, mais elle ne répondit pas, ne se souciant pas des hommes qui se trouvaient de l'autre côté de la porte.

Elle trouva une boîte enveloppée de papier kraft sur son bureau. Il n'y avait rien dessus, aucune carte. Dans le champ «Expéditeur», il n'y avait qu'un mot : ALEX, écrit en lettres capitales. Son cœur s'accéléra à la lecture de ce mot elle savait plus ou moins ce qu'il y avait à l'intérieur de la boîte, et elle savait qu'elle n'aimerait pas ça. Quoi que la boîte puisse contenir.

La jeune femme hésita quelques instants avant de prendre son coupe-papiers pour éviter d'endommager le papier qui entourait la boîte. Elle déplia de ses mains fébriles le papier, prenant soin de ne pas effacer d'éventuelles – mais peu probables – empreintes digitales.

Sous le papier se cachait une boîte en carton. Brennan utilisa son coupe-papiers pour découper le scotch qui la maintenait fermée, puis elle souleva délicatement le couvercle tout en fermant les yeux. Elle redoutait ce qu'elle allait trouver dans cette boîte. Elle porta tout d'abord attention à ses autres sens. Tout d'abord, son odorat. Aucune odeur nauséabonde. Ça n'était probablement pas une partie quelconque de corps humain avec de la chair. Pas de bruit, donc probablement pas de mécanisme à horlogerie du genre «bombe».

Elle entrouvrit les yeux, et aperçut une forme allongée noire, avec du blanc au milieu. Etonnée, elle ouvrit les yeux totalement et découvrit une montre. Mais ce n'était pas ni'mporte quelle montre. Non.

Elle se figea, soudain en proie à des tremblements incontrôlés. Elle se sentait de plus en plus mal, les pleurs envahissaient son visage malgré la lutte acharnée qu'elle livrait contre eux. La douleur s'empara de son corps, tandis qu'elle glissait lentement vers le sol, les yeux fermés, les larmes coulant le long des joues, ses dernières forces l'abandonnant petit à petit. Pourquoi elle, pourquoi lui, pourquoi eux…c'était trop injuste…qu'avaient-ils fait pour mériter une chose pareille ?


Quelque part ailleurs

L'homme qui était accroché là, à ce poteau de bois rugueux, commençait à peine à remuer.

Cela faisait maintenant un jour et presque une nuit qu'il était tombé et résidait dans l'inconscience.

Booth grogna de plus belle, essayant d'ouvrir les yeux, de lever ses lourdes paupières, en vain.

Il avait l'impression qu'un éléphant était assis sur sa tête et, pour couronner le tout, il ne se rappelait de rien, ou presque.

Lorsqu'enfin il put ouvrir les yeux, une bonne dizaine de minutes plus tard, il ne voyait toujours rien. La pièce, ou plutôt l'endroit dans lequel il se trouvait, était plongée dans l'obscurité. Il ne distinguait aucune lumière, aucune fenêtre, même pas une porte ou une lucarne, rien.

C'est en voulant passer sa main sur son visage qu'il remarqua que ses mains étaient liées ensemble à une poutre. Les liens lui avaient littéralement arraché la peau des poignets.

Ses pieds, quant à eux, étaient libres mais Booth, s'il l'avait voulu, aurait été incapable de les bouger.

Il pouvait à peine déglutir. Il avait dû être drogué.

Il tenta alors de se souvenir, de comprendre ce qui lui était arrivé. Seulement des brides, des morceaux d'images lui revenaient.

Il se rappelait être dans l'appartement du F.B.I. avec Brennan à la recherche du tueur, puis se diriger vers la cuisine et là, plus rien, juste une vive douleur et un trou noir. Le tueur avait finalement dû réussir à l'avoir. Booth baissa la tête, pensant à Brennan, à la façon dont il l'avait laissée seule. Il aurait tout donné pour lui dire un dernier mot, la serrer dans ses bras un dernier instant, la voir simplement. Mais l'inéluctable était arrivé, il s'y était préparé, et il ne devait pas baisser les bras, il devait trouver un moyen de s'échapper.

«Ne cherchez pas agent Booth, il n'y a aucune issue pour vous enfin si, peut-être une !»

Booth se tourna rapidement vers l'origine de la voix, ignorant sa migraine. Mais il ne vit personne. Il scruta l'obscurité davantage, sans succès. Mais comment ce malade avait-il fait pour entrer dans la pièce sans que lui, Booth, ancien sniper aux réflexes plus qu'aiguisés, ne s'en aperçoive ? Alors il comprit le tueur était là depuis le début, il attendait son réveil et avait dû prendre un malin plaisir à regarder sa proie émerger, complètement déboussolée, souffrante :

«Ah oui, et quelle issue ? cracha Booth, entrant ainsi dans le jeu de l'homme.

-La mort ! répondit-il avec un large sourire, comme s'il s'agissait d'une évidence.

-Mais dites-moi, c'est que vous êtes un petit comique, souffla Booth avant de poursuivre, monsieur…tiens, vous devez bien avoir un nom non ?

-Samuel, ou Sam pour les intimes.

-Alors pourquoi signez-vous Alex ?

-Vous le saurez bien assez tôt.»

Alex/Sam n'avait pas bougé depuis le début de ce face-à-face. Il observait du coin de sa cave, dans l'ombre comme il aimait, la scène. Il observait cet homme qui, malgré sa répartie, arborait une expression terrifiée. Et il se délectait de cette peur, de cette souffrance, de voir ce petit animal blessé se débattre.

«Où suis-je ? demanda finalement Booth, en ayant assez de jouer à «qui aura le dernier mot ?»

-Toujours les mêmes questions… soupira-t-il, déçu, je pensais que vous, vous feriez dans l'originalité mais bon, compte tenu de ma bonne humeur, je vais vous répondre ! Vous êtes chez moi. Enfin, dans une maison de campagne que j'ai disons…réquisitionné ! Mais si votre question vise à savoir si une fois évadé vous pourrez vous enfuir rapidement, n'y comptez pas trop. Vous êtes loin de la ville, en pleine forêt, sans réseau, et le premier transport à proximité est un bus qui passe une fois pas jour à quinze kilomètres d'ici !

Il marqua une pause.

«Ah, et n'oubliez pas que j'ai des caméras à chaque arbre de cette forêt au cas où, comme ça je pourrai vous traquer et vous attraper si vous parvenez à vous échapper, ce dont je doute fort puisque si vous tirez un peu trop sur vos menottes, vous recevrez automatiquement une décharge électrique de huit milliampères. D'autres questions ?»

Durant cette longue tirade, Booth avait vu petit à petit ses chances de fuite et donc de survie s'amoindrir, et disparaître définitivement ; ce taré avait décidément tout prévu, et un psychopathe intelligent n'était jamais bon signe.

Samuel, qui jouissait quasiment de voir cette déception sur le visage de l'agent et qui jubilait un peu plus face à sa mine défaite, s'avança enfin à la lumière de l'ampoule du plafond qu'il venait d'allumer. Il avait décidé qu'il était temps pour sa proie de le voir en pleine lumière, de voir qui le tuerait, qui le ferait souffrir.

Booth vit celui qui serait probablement son futur meurtrier s'avancer doucement, pas à pas, alors que son propre cœur faisait des soubresauts dans sa poitrine. Le visage de Samuel apparut enfin à la lumière de la lampe de poche.

Ce fut un homme blanc, plutôt grand, à la silhouette svelte, qui sortit de l'ombre. Booth lui aurait donné à peine quarante ans à vue d'œil. Son visage, plutôt fin et émacié, et ses yeux émeraude faisaient de lui un homme plutôt séduisant. En fait, il était tout à fait normal, un homme parmi les hommes, mais un tueur tout de même. Et une chose bien singulière le distinguait des autres. Son regard vide mais transperçant, le sourire malsain qui imprégnait son visage peut-être, ou l'absence de toute émotion se dégageant de lui.

Ce fut quand il éclata d'un rire franc et effrayant que Booth fut convaincu qu'il avait affaire à un psychopathe sadique et sans pitié qui allait prendre un malin plaisir à le torturer.

Quand le tueur s'arrêta de rire, il se ressaisit et regarda Booth comme s'il n'avait pas ri. Il déclara froidement :

«Ne vous inquiétez pas, bientôt vous aurez de la compagnie !»

Booth comprit rapidement que le tueur parlait de Bones, de sa Bones. Alors que ce dernier montait ce qui semblait être des marches d'escalier après avoir éteint la lumière, Booth hurla :

«Ne la touchez pas ! NE LA TOUCHEZ PAS ! Si vous lui faites quoi que ce soit, je vous tue !»

Le tueur s'arrêta sur la dernière marche, se retourna et déclara :

«Je ne vais pas faire que la toucher mon cher !»

Et il reprit sa montée en riant de plus belle.


Alors alors ? Que pensez-vous de ce chapitre ? De cette MERVEILLEUSE fin écrite par honey'l ?

Reviewez et à samedi !