Koukouvouuuuuh

Vous allez bien ? Moi ça va, même si vous êtes nombreux à avoir exprimé le désir d'en finir avec la moitié de mes persos et que vous me détestez hahaha ! Je vous demande pardon…

Et je voulais aussi vous remercier encore et toujours. J'ai l'impression que vos compliments sont toujours plus beaux, sérieusement… En tout cas, ils me touchent toujours plus ! D'ailleurs oui, on a dépassé les 100 reviews déjà… et wow ! Vous êtes troooop super overméga chouettes ! J'en profite aussi pour dire merci aux anonymes qui laissent des reviews (sirius, nekokawaii99, Daxy et Serena) et je suis désolée de n'avoir aucun moyen de vous répondre en privé ;_; mais vous êtes fabuleux aussi!

On dit d'ailleurs bravo à Daxy qui avait deviné juste à propos des paroles de la chanson *sifflote*

Ravie que la relation Minho/Newt vous plaise en passant parce que vous allez en voir du Minho (:

Je vous préviens, je suis super nerveuse par rapport à ce chapitre. Il est un poil plus court mais vraiment intense. Il se passe des choses très importantes !

J'en dis pas plus,

Bonne lecture *-*

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Newt ne resta figé que quelques courtes secondes, stoïque sous les assauts de Brenda, son regard horrifié fixement posé sur le couloir dans lequel Thomas venait de disparaitre. L'instant d'après une des mains de l'assistante glissa sur ses fesses et ce fut l'électrochoc qui lui fit repousser la jeune femme sans remord, mais aussi sans douceur. Il se décolla de la vasque alors qu'elle poussait une exclamation et prononçait son prénom avec indignation mais Newt ne l'entendit que vaguement parce que son corps s'était mis à bouger tout seul. Quand le blondinet le réalisa, il s'était déjà lancé à la poursuite de Thomas, essuyant avec dégout le gloss de sa bouche.

Ce n'était peut-être pas une bonne idée parce qu'il était trop saoul, parce qu'il ne savait même pas où le brun s'était enfui, parce qu'il ne savait plus vraiment quoi faire, ni même ce qu'il venait de se passer mais peu importait. Il traversa tout l'appartement, rempli des invités tous trop ivres, certains tentant de l'arrêter pour lui poser une question ou lui dire quelque chose mais il n'écoutait pas. Il cherchait simplement Thomas dans le salon, dans la cuisine, dans le couloir, dans les toilettes où il se fit insulter copieusement par Minho qui s'y était enfermé avec Sonya (et sérieusement ? Après une semaine de sexe torride ils ne pouvaient pas se calmer quelques heures?), dans la chambre de Teresa…

Thomas n'était nulle part et Newt craint qu'il n'ait quitté l'appartement au moment où il ouvrit la porte de la dernière pièce de l'appartement. Un tout petit espace où se trouvaient seulement un fauteuil confortable, une bibliothèque et une immense fenêtre bordée de magnifiques plantes vertes que Teresa négligeait souvent et que Newt venait dorloter quand elle avait le dos tourné.

Il lâcha donc un immense soupir en poussant le panneau de bois, décidé à trouver un peu de paix et probablement à réfléchir à ce qu'il avait fait, ou pas fait, à tout…

Mais Thomas était là. Il lui tournait le dos, penché sur les plantes, sur un bonzaï plus précisément, que Newt adorait tout particulièrement. Néanmoins, quand le bruit de la fête pénétra dans la petite pièce, le chanteur se retourna aussitôt et parut plus que surpris de voir Newt qui ne put que refermer la porte, les avalant soudain dans un silence gênant.

Un de plus, pensa Newt. Et Thomas devait le penser aussi car le blondinet pouvait voir son corps se tendre, debout à un petit mètre de lui, les poings crispés contre ses cuisses. Newt remarqua qu'il s'était changé après l'enregistrement, portant à présent un de ses habituels cardigans, bleu sur son tee-shirt gris, ainsi qu'un jean noir et Thomas dû se sentir déshabillé du regard car il se mit à triturer nerveusement le bas de son cardigan.

« Qu'est-ce que tu veux ? » Demanda-t-il subitement.

Et la question prit définitivement Newt de cours. Thomas n'avait même pas l'air énervé. Il avait l'air mal à l'aise, peut-être affligé mais pas furieux. Il fuyait le regard du jeune agent mais c'était bien à lui qu'il parlait. L'alcool amplifiant tout, Newt se sentait incroyablement plus mal et stupide. Et blessé !

« Je suis désolé. »

« Ah ! » Laissa échapper Thomas.

Et c'était pire que tout parce qu'il avait l'air déçu d'entendre ça.

« Thomas, je suis désolé, » répéta Newt, comme s'il ne pouvait faire que ça et qu'il ne comprenait pas.

Il fit un pas vers le chanteur et, clairement, vu le mouvement de recul qu'eut Thomas, s'il n'avait pas été coincé par la fenêtre, il se serait éloigné encore plus et Newt ressentit ça comme un coup de poing en plein ventre. Il avait merdé, il le savait !

« Je… »

« C'est bon Newt, ça suffit, » coupa brusquement Thomas.

Pire qu'un coup de poing, il eut l'impression de recevoir une gifle cinglante. Il ne voulait pas, vraiment pas de ça. Il savait que Thomas et lui n'étaient pas partis pour être les meilleurs amis du monde, ni même amis tout court mais il ne voulait pas de ça ! De ces moments étranges qui se transformaient en moments carrément désagréables, froids. Même l'ignorance était préférable, tout mais pas ça. Pas voir Thomas fuir son regard, lui parler avec ce ton glacial et cette déception et…

« NON ! Ça ne suffit pas ! » S'écria alors Newt et Thomas sursauta.

Parce que c'était trop ! Il en avait assez, de la situation autant que de lui-même.

« Je ne sais pas ce qu'il se passe mais je suis vraiment désolé Thomas ! Je ne voulais pas embrasser ta copine et… »

« Brenda n'est… » commença le brun, mais Newt ne lui laissa pas le temps de dire quoi que ce soit de plus :

« Non ! Ecoute-moi ! Ecoute-moi d'abord ! D'accord ? Je suis désolé, je ne sais pas pourquoi c'est aussi… Je ne veux pas de ce qui arrive ! J'aurais jamais dû agir comme ça avec toi ! »

« Non, t'aurais pas dû, » coupa effectivement Thomas en croisant les bras, l'air las et blessé lui aussi.

« Je sais ! Laisse-moi finir ! Bordel, tu fais toujours ça, » grogna Newt, laissant éclater sa frustration.

Le brun lui jeta un regard courroucé.

« Toujours quoi ? »

« M'interrompre ! Parce que t'as toujours quelque chose à dire mais tu ne veux pas écouter… Je… »

Newt ne savait même plus quoi dire, il n'était pas certain de ce qu'il convenait de dire et Thomas n'était pas du tout réceptif. Pas comme il le voulait en tout cas.

« Très bien, vas y, dit-moi ce que tu brules de me dire ! Si c'est assez poétique j'en ferai une chanson ! » Répliqua Thomas.

« Oh bordel de… tu… » s'étrangla presque le blondinet, fulminant et serrant les poings.

Puis il fit un pas de plus et se retrouva contre lui, son doigt pointé sur son torse. Il en avait assez.

« Arrête-ça ! Jouer au plus malin ! Je suis en train de te demander pardon. Je ne voulais pas embrasser ta… Je ne voulais pas me comporter comme un con avec toi. Mais tu ne rends pas les choses faciles tout le temps. Je suis maladroit, je sais. Je n'aurais pas dû t'insulter, non plus ! Mais tu es… non, c'est moi. »

Bon sang, Newt détestait bredouiller, et il était définitivement plus proche de Thomas qu'il ne l'avait prévu et ça compliquait encore plus les choses. Il voyait trop bien les détails de son visage pour se concentrer et dire ce qu'il avait à dire. Le chanteur avait l'air aussi déstabilisé que lui par la proximité soudaine. Newt décida de poursuivre parce qu'il en avait besoin.

« Je ne veux pas que ça se passe comme ça. Je ne te demande pas qu'on oublie tout, mais on peut peut-être… je ne sais pas ! Je vais faire un effort, on peut en faire tous les deux et je ferai en sorte de… »

Bordel, ce qu'il allait dire lui coutait étrangement beaucoup. Son ventre se tordait et il en éprouvait de la tristesse :

« Je ferai en sorte de vous laisser avec Brenda… »

« Stop avec Brenda! Arrête. Avec. Brenda ! Brenda n'est pas ma copine ! » Lâcha alors brutalement Thomas, criant presque. « Ok ? Et j'accepte tes excumph… »

Le chanteur eut la parole et le souffle coupés, tout simplement parce que Newt franchit les derniers millimètres qui les séparaient en collant ses lèvres aux siennes.

C'était peut-être illogique. Pour sûr, ce n'était pas calculé. C'était surement la dernière chose à faire mais Newt n'arrivait plus à réfléchir clairement et tout ce qu'il pouvait faire était d'obéir à son corps, à ce qu'il avait envie de faire, ce dont il avait besoin. Et être proche de Thomas, l'entendre dire qu'il n'y avait pas de Brenda, sentir son souffle sur sa peau, chaud, voir ses lèvres bouger alors qu'il articulait ces mots et les prononçait de sa voix suave et riche…

Il avait simplement regardé ses yeux bruns un instant et la décision s'était prise d'elle-même. Quand il avait de nouveau regardé ses lèvres, il y avait simplement déposé les siennes et tant pis s'il devait s'en mordre les doigts dans, probablement, trois petites secondes.

Au moment où il commença à réaliser, en fait, prêt à reculer, deux mains touchèrent doucement ses joues, l'effleurant à peine, puis Thomas prit son visage en coupe et quand Newt ouvrit les yeux, lui-même stupéfait, Thomas bougea légèrement ses lèvres contre les siennes.

Son cœur se mit à battre si fort qu'il en eut mal mais il aurait redemandé ça à chaque instant s'il l'avait pu. Newt referma les yeux et inclina la tête pour donner au baiser un angle parfait. Il n'allait surement pas pouvoir le garder trop longtemps cela dit, car ses jambes s'étaient mises à trembler mais peu lui importait. Il attrapa le cardigan de Thomas pour éviter de glisser entre ses bras. Ce dernier mordilla subitement sa lèvre inférieure, envoyant une décharge électrique dans le corps de Newt au passage, et lui arrachant un soupir bruyant.

Tout vola en éclat à ce moment. Le soupir sembla réveiller Thomas qui s'écarta en réalisant et Newt eu du mal à ignorer à quel point il se sentit vide à l'instant où le brun recula.

Qu'est-ce qu'il venait de faire ? Ce qu'ils venaient de faire, en fait !

Newt plaqua ses mains sur sa bouche en reculant jusqu'à trébucher contre le fauteuil.

« Je suis désolé, » glapit-il, encore.

Le regard fixé résolument sur celui de Thomas, encore brumeux par l'excitation. Parce que c'était ça, l'adrénaline et l'excitation qui avait fait trembler son corps quand il avait embrassé Thomas et que Thomas l'avait embrassé en retour.

Mais ça n'avait pas de sens, encore.

Newt ôta ses mains, pour s'apercevoir qu'elles tremblaient légèrement, et répéta un « désolé ». Le chanteur ne bougeait toujours pas cependant.

« C'était pas pro… professionnel. Du tout, je suis désolé. Je… »

Quel idiot ! Newt se rendit compte de sa bêtise au moment où Thomas fronça les sourcils et ouvrit la bouche, comme pour dire quelque chose, enfin. Mais le blondinet avait peur de ce qu'il allait dire alors il fit la seule chose que son corps pouvait encore faire : fuir.

-x-

Ce n'est qu'après avoir traversé l'appartement en entier dans l'autre sens que Newt s'autorisa à respirer à nouveau, pour mieux polluer ses poumons avec une cigarette la seconde suivante. Il ouvrit une des fenêtres du salon et se mit dans son coin pour consumer sa clope à une vitesse alarmante.

Il avait besoin de se calmer, de calmer son rythme cardiaque, de calmer le tourbillon de pensées qui l'assaillait. Et fumer l'aidait un peu.

Il regrettait tellement ce qu'il venait de faire.

Non, c'était un mensonge. Il aurait tué pour que cela se reproduise à vrai dire mais il était tellement certain qu'il venait de tout foutre en l'air pour de bon que ça le rendait plus nerveux que jamais. En fait, c'était probablement pire que ça mais il essayait de se dire que, peut-être, il y avait encore une chance de faire comme si rien ne s'était passé, comme si tout allait bien, comme s'il n'était pas complètement misérable et stupide et…

« Putain… » souffla-t-il en recrachant une bouffée de fumée dans l'air nocturne glacial.

Il se massa la tempe de sa main libre et ferma les yeux.

« Est-ce que tout va bien ? »

La voix surprit Newt mais ce qui le surprit plus encore était son propriétaire. Il s'était attendu à Minho, ou Teresa, ou même un de leurs amis mais c'est Ben qui se laissa tomber sur le rebord de fenêtre à côté de lui.

Aussitôt, le garçon se sentit mal à l'aise de nouveau. Il essaya d'acquiescer quand même mais la cigarette tremblante qu'il porta à ses lèvres le contredisait.

« Ecoute, je ne sais pas ce qu'il se passe entre toi et Thomas, mais je vois qu'il y a quelque chose. »

Newt fut surpris d'entendre de la lassitude dans ses paroles.

« Non, c'est juste… ce n'est pas… grave. On a des petites choses à régler. »

Et le voilà qui bredouillait, encore. Pourtant, maintenant qu'il parlait, c'était plus facile. Même si Ben restait un parfait inconnu. Il se sentait moins tendu. Il reprit mais ne trouva pas les mots véritablement.

« Je n'ai peut-être pas été très… »

« Ne lui fait pas de mal, d'accord ? » Coupa simplement Ben doucement.

Il n'était pas énervé, ou méchant. Juste… Newt ne comprenait pas…

« Non ! Je suis désolé ! Je n'avais pas l'intention ! Brenda est arrivée et… » protesta-t-il, sur la défensive.

Et Ben sourit. Qu'est-ce qu'il se passait, bordel ? Newt ne comprenait rien.

« Je ne parlais pas d'elle. Je sais qu'elle a… enfin, j'ai compris. Mais Thomas… tu lui rappelles tellement… Juste, ne lui fait pas de mal, d'accord ? »

Ok, cette fois, il était complètement…

« Perdu. Tu m'as perdu là, » souffla Newt, sincèrement largué.

Ce que Ben racontait était incompréhensible et tout l'alcool et toutes les émotions qu'il avait absorbés ce soir empiraient les choses. Et comme le guitariste ne dit rien, Newt lui attrapa le poignet :

« De quoi tu parles, Ben ? Qu'est-ce que je rappelle à Thomas ? »

L'autre garçon poussa un long soupir et son sourire était un peu moins lumineux.

« Je ne suis pas sûr que ce soit à moi de raconter ça, » expliqua-t-il.

« Oh non ! » Fit aussitôt Newt, ne pouvant empêcher un sourire sardonique d'écorner ses lèvres. « Non, non, non, Ben. Tu ne peux pas juste dire ça à un homme et t'enfuir ensuite ! Je ne plaisante pas, s'il te plait. »

Il avait ajouté ces derniers mots comme une plainte qui contredisait son sourire pâlissant. Ce fut surement ce qui résigna le guitariste.

« C'est très personnel. »

« Je crois que ça commence à me concerner un peu, alors tu devrais me le dire, » dit Newt en écrasant sa cigarette.

« Bien, » soupira Ben. « Il faut que tu saches que Thomas a eu une histoire un peu… compliquée. Destructrice en fait. Il y avait ce gars… »

« Ce gars ? » Interrompit Newt et sa voix tremblait.

« Quand Thomas a commencé à enchainer les petits boulots il y a un peu plus d'un an, il a rencontré un garçon de notre âge, Aris. Cheveux blonds, plus jolis yeux ambrés de la terre, grand… Et… il est tombé amoureux immédiatement. C'était comme… Comme s'ils se comprenaient d'un simple regard. Il suffisait qu'ils échangent un coup d'œil et c'était comme s'ils pouvaient lire dans leurs pensées. Très fusionnel voire agaçant quand tu es à côté et désespérément célibataire. »

Ben eut un rire sans joie et Newt se raidit un peu plus. Il n'était pas certain de vouloir entendre le reste. Il imaginait déjà ce qui allait suivre et la révélation le frappa net.

« Kill me, please, » souffla-t-il en fixant le sol sans vraiment le voir.

« Ouais. Aris a commencé à devenir possessif. Beaucoup trop possessif. Et Thomas n'est pas du genre à se laisser marcher dessus ou dicter quoi que ce soit malgré son grand cœur. Alors il a voulu prendre ses distances et Aris a commencé à jouer son petit jeu pervers… A le faire sans arrêt culpabiliser, se sentir minable et lentement dépendant. Il était purement méchant avec lui et adorait rejeter la faute, toutes les fautes d'ailleurs, sur Thomas et comme il était fou amoureux, il le laissait faire. »

Ben se tut un moment et Newt se rendit compte qu'il avait la bouche grande ouverte, stupéfait et horrifié à la fois. Le guitariste reprit aussitôt.

« Cet espèce de malade a même commencé à se mutiler et lui dire que c'était de sa faute, qu'il le faisait pour lui, pour eux et Thomas en est devenu malade. A la fin, il a réalisé que ça ne pouvait pas continuer en prenant l'ultime revers en pleine face. Un soir, la mère de Thomas était malade et Chuck a eu des ennuis avec des garçons au lycée alors il a du tout laisser, y compris son taff pour rejoindre son frère. Et Aris était dans une de ses mauvaises passes et il a aussi appelé Thomas qui ne pouvait pas le rejoindre. Aris a menacé de se suicider, il est devenu hystérique en disant qu'il était désolé d'être aussi mauvais avec Thomas, qu'il voulait en finir. Thomas est devenu comme fou alors il m'a demandé de venir récupérer Chuck pour partir rejoindre Aris. Je suis arrivé un peu tard et Thomas est arrivé chez lui avec beaucoup de retard pour trouver ce… ce sale petit… »

Ben se tut à nouveau, il avait l'air vraiment énervé à l'évocation du souvenir et Newt se sentait une furieuse envie de vomir. Quoi que le guitariste dise maintenant, ça ne pouvait pas être pire, pas vrai ?

« Ce sale enfoiré était au pieu avec un autre gars. »

Newt sentit son cœur se briser péniblement.

« Tu comprends, il pensait que Thomas ne viendrait pas ! Il pouvait prendre le temps de le culpabiliser plus tard. Ce petit bâtard a, en plus, cru qu'il était légitime qu'il pète les plombs pour l'intrusion de Thomas. Comment osait-il débarquer chez lui sans prévenir ? Que tout était sa faute, parce qu'il ne l'aimait pas assez et qu'Aris se sentait délaissé. Et toutes ces sales conneries qui ont fait se sentir Thomas malade pendant des mois. Il l'a quitté cette nuit et ça nous a pris des mois pour le remettre sur pieds, » conclut Ben en poussant un très long soupir.

Newt ne savait plus quoi dire, ni quoi faire. Son sang bouillonnait dans ses veines dans un torrent furieux et son estomac se soulevait par à-coups douloureux que l'alcool n'aidait pas. Il se sentait furieux à l'idée qu'on puisse faire autant de mal à quelqu'un. Malade à l'idée que Thomas ait vécu ça. Et on se demandait pourquoi Newt ne faisait pas dans le sentiment ! Mais quelle idée de s'infliger une torture pareille !

« Et ce qui est cocasse c'est que tu lui ressembles Newt. Physiquement c'est… frappant ! Vous êtes différents bien sur mais en même temps, si semblables. Même si je te préfère toi, » ajouta Ben et il arrivait encore à rire malgré cette horrible histoire. « J'ai vu comme Thomas est resté sur le cul quand il t'a vu le jour de la signature du contrat. Je pense que de mauvais souvenirs sont remontés. Ce n'est pas ta faute mais… s'il se passe quoi que ce soit de négatif entre vous, s'il te plait, règle-ça. Je ne voudrais pas le voir souffrir à nouveau. »

« Mais nous ne sommes pas… » Commença Newt, alarmé.

« Je sais, je n'insinuais rien. Je voulais juste que tu saches ce qu'il en est et que tu t'assures que tout ira bien. Je t'apprécie beaucoup, sous ton caractère adorable ! On t'apprécie tous ! »

Là-dessus, il lui fit un clin d'œil et se releva, surement pour rejoindre la fête. Newt resta muet un moment. Il se rendait compte que la fête continuait autour d'eux, tout près, et que le monde ne s'était pas arrêté de tourner. La conversation finissait de manière si brutale… et il avait l'esprit tellement embrumé… Finalement, il se retrouva à se lever à son tour et appeler le guitariste :

« Hé Ben ! »

Ce dernier se retourna aussitôt vers lui, un air interrogatif sur le visage.

« Si tu veux lui éviter les histoires d'amour bancales… éloigne-le de Brenda, » dit simplement Newt, la gorge un peu nouée. « Elle n'est pas vraiment intéressée par qui elle peut blesser ou non, tant qu'elle a ce qu'elle veut… »

« T'en fait pas pour ça, » répondit Ben, son visage s'illuminant à nouveau. « Il n'est pas exactement… enfin… ne t'en fais pas ! »

Et là-dessus, il disparut entre les invités.

Newt se laissa retomber sur le bord de la fenêtre en poussant un long soupir. Le plus long de la soirée.

C'était vraiment, vraiment le bordel…

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Tadaaaaah haha

Alors ? On veut toujours me tuer ? *-*

Parce que là, double jackpot, nope ? Ok, ils ne sont pas tirés d'affaire avant de longs chapitres mais… il y a eu un changement, non ?

Et vous savez enfin ce qu'il en est des paroles de cette chanson *-*

Bon en vrai, je vais vous le dire, je suis carrément TROP stressée et nerveuse parce que c'est un chapitre très important et que j'espère que vous n'êtes pas doublement déçus, ni par le premier baiser, ni par l'explication autour d'Aris

N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez !

On se retrouve très vite d'ici la fin de la semaine ! ( :

Robin (qui vous veut du bien)