Bonjour !
Merci à Solealuna, angy, BONES-NCIS, Manooon, July-bOnes, Bones81 (2 fois), nath16, anon, Calan94 et Low-BB.
Solealuna : LUNA !
angy : Nous aussi on aime, on adore même !
BONES-NCIS : Capito ?
Manooon : Moi aussi ^^
July-bOnes : Si si, c'est possible ) Nous, cruelles ? Nooon ?
Bones81 : Salopard ? Probable ! Sully ? Non, tu as raison, ce n'est pas lui. J'aime comme tu nous comprends ^^ Pellan ? C'est qui ? Je crois que du coup j'ai pas suivi…sur quelles conclusions débouches-tu ?
nath16 : J'adore la longueur de tes reviews ^^
anon : Haha ! Tu verras bien ^^
Calan94 : En fait c'est toi le psychopathe ! Espèce de malade xD
Low-BB : Du B&B ? Euh…dans quelques chapitres !
Bonne lecture à toutes et à tous !
Chapitre 20 : À bout
Elle se figea, soudain en proie à des tremblements incontrôlés. Elle se sentait de plus en plus mal, les pleurs envahissaient son visage malgré la lutte acharnée qu'elle livrait contre eux. La douleur s'empara de son corps, tandis qu'elle glissait lentement vers le sol, les yeux fermés, les larmes coulant le long des joues, ses dernières forces l'abandonnant petit à petit. Pourquoi elle, pourquoi lui, pourquoi eux…c'était trop injuste…qu'avaient-ils fait pour mériter une chose pareille ?
Depuis la découverte de la montre de Booth, la montre qu'elle lui avait offerte et qui symbolisait la relation qu'elle entretenait avec Booth, Brennan se trouvait toujours sur le sol, pleurant à chaudes larmes, la tête baissée, son menton reposant sur sa poitrine.
Ce qu'elle ressentait en cet instant était tellement plus profond que la tristesse, tellement plus fort que la douleur, tellement plus puissant que la haine.
Elle avait laissé cette douleur l'envahir, les larmes couler, son corps tomber.
Elle ne savait pas trop combien de temps s'était écoulé depuis l'ouverture de ce «cadeau», mais elle ne s'en souciait guère.
Elle s'en fichait éperdument puisqu'elle restait là, inerte, immobile, les yeux clos, le souffle long.
Ce fut Angela qui la découvrit finalement ainsi quatre heures plus tard.
L'artiste avait oublié son sac à main et avait aperçu de la lumière dans le bureau de Brennan en passant devant.
Elle s'était dit que sa meilleure amie cherchait à se plonger dans le travail pour ne pas trop penser à Booth.
Alors qu'elle allait entrer dans son bureau, l'un des agents de protection qui servait de garde du corps à Brennan se déplaça d'un pas vers la porte, bloquant ainsi l'accès au bureau.
Après un soupir d'Angela, qui en avait plus qu'assez de ces molosses, et un long discours dans lequel elle expliquait que ces «bonshommes» n'étaient que des «gros bras sans cervelles muets payés pour imiter des armoires à glace», l'un d'entre eux, toujours impassible, la laissa entrer.
C'est alors qu'elle trouva Brennan adossée, ou plutôt avachie, à son bureau. Elle se précipita vers le corps de sa meilleure amie, qui paraissait complètement inerte :
« Ma chérie ?» demanda la dessinatrice d'une voix douce.
Devant l'absence de réponse de l'anthropologue, Angela redressa sa tête avec sa main, découvrant ainsi le visage ravagé de Brennan, qui avait finalement cessé de pleurer, à court de larmes.
La première réaction d'Angela fut de jurer intérieurement contre les «statues» du F.B.I., qui n'avaient bien sûr rien remarqué, la seconde, de se demander ce qui avait pu causer cette réaction chez son amie. Elle se redressa et regarda autour d'elle.
Elle découvrit alors la boîte qui contenait la montre de Booth.
Angela se souvenait parfaitement de cette montre. Brennan et elle l'avaient choisi ensemble pour Booth.
Elle comprit, peut-être en voyant les gouttes de sang caillé sur l'objet, que c'était ça la source du mal-être de sa meilleure amie.
Elle revint près de cette dernière et s'assit à côté d'elle en lui murmurant des paroles rassurantes comme elle savait si bien le faire dans les moments difficiles comme celui là :
« Ma chérie, ce tueur se joue de toi, il joue avec tes sentiments parce que c'est tout ce qu'il peut faire pour t'atteindre. Il veut que tu te décourages, que tu abandonnes parce que cela signifiera qu'il aura gagné. Alors ne le laisse pas faire, ne lui donne pas cette satisfaction, fais-lui comprendre qu'il échouera, qu'il ne peut pas t'avoir, vous avoir.
-Je n'ai plus la force Angela…je n'en peux plus. Il s'attaque à ma partie sensible, à ma partie vulnérable, à ma faille.
-Je sais, je sais que c'est dur comme je sais que, te connaissant, tu es forte et tu peux résister. Tu vas résister, comme toujours. Parce que dès qu'il s'agit de Booth, tu n'as aucune limite, pour lui tu peux tout faire. Il est ta force, pas ta faiblesse, alors utilise-le comme tel et ne laisse pas un sociopathe déçu par sa vie te prendre la tienne !
-Oui, tu dois avoir raison…mais je ne comprends pas pourquoi il fait tout ça, pourquoi s'acharner sur nous…qu'est-ce qui l'énerve autant chez nous ? Qu'est-ce qui le passionne ?
-Je n'ai pas la réponse à toutes ces questions honey, mais je peux t'éclairer un peu : son seul but dans la vie, c'est faire du mal au gens, peut-être plus émotionnellement, psychologiquement que physiquement, alors je te le redis une fois encore, ne lui donne pas cette satisfaction, ok ?
-Oui… soupira Brennan, reprenant peu-à-peu contenance.
-Maintenant debout !» s'exclama Angela, aidant son amie.
Et, comme si la vie avait décidé de ne lui accorder aucun répit en cette journée, à peine fut-elle redressée que la sonnerie du téléphone déchira le silence :
«Allô…» répondit Bones d'une voix faible.
Angela l'observait et vit son visage changer d'expression. Quand enfin la conversation téléphonique fut terminée, Angela, d'un signe de tête, demanda qui c'était :
«L'agent King m'appelait pour me dire que Sweets avait avancé un peu dans le profil du tueur et qu'il avait apparemment quelque chose d'important à me dire.
-Ah…ça va aller ? Tu veux que je t'accompagne ? demanda Angela, inquiète.
-Non, ne t'inquiète pas, ça va aller.»
Angela finit donc par récupérer son sac à main, motif initial de son retour, pendant que Brennan se rendait sur le parking où l'attendait sa voiture, toujours suivie par ses fidèles toutous.
Elle connaissait le trajet par cœur, heureusement parce qu'elle avait du mal à se concentrer ces derniers temps.
Elle arriva au F.B.I. dix minutes plus tard avec la ferme attention de repartir au plus vite au Jefferson pour essayer de trouver de nouvelles pistes.
L'hôtesse d'accueil, la reconnaissant, lui indiqua où se trouvaient Cullen et Sweets ainsi que l'agent King.
Elle les retrouva donc dans une salle de réunion et claqua pour la seconde fois de la journée la porte aux nez des gorilles qui la suivaient, seul moyen pour elle de se libérer un peu :
«Alors, quelle était la chose si importante qui ne pouvait pas attendre et que vous ne pouviez pas me dire au téléphone Sweets ?
-Bonjour à vous aussi docteur Brennan ! Bon, puisque vous avez l'air pressée, je vais aller droit au but : commençons par le profil du tueur. J'ai réussi à déterminer que c'est sûrement un évènement de son passé qui a été le déclencheur et qui l'a poussé à commettre des meurtres. Et compte tenu de ses cibles, je peux affirmer sans trop de doutes qu'il a perdu quelqu'un de très important à ses yeux, quelqu'un qu'il aimait beaucoup et qui a dû mourir tragiquement, certainement sa femme ou du moins celle qui partageait sa vie. Et puisque la vie lui a arraché sa raison de vivre, il s'est octroyé le droit d'arracher la vie aux autres, aux couples heureux. Il doit se dire «si moi je n'ai pas pu être heureux avec celle que j'aimais, alors personne n'en a le droit». D'ailleurs ceci explique pourquoi il vous faisait parvenir des messages de haine lorsque Booth et vous vous disputiez, il voulait vous faire comprendre qu'à ses yeux, vous gâchiez du temps en vous querellant et que vous ne méritiez pas l'amour.
-Je vois…ceci explique cela…» marmonna Brennan, chez qui le nom de Booth avait fait entraîné un frisson.
Elle détestait ce tueur pour ce qu'il leur faisait subir, à Booth et à elle, elle le haïssait comme jamais elle n'avait haï personne de sa vie. Mais pour la première fois depuis le début de cette enquête, elle le comprenait. A elle, on lui avait pris Booth, et elle tuerait pour le retrouver. Elle pouvait concevoir ce que le tueur pensait. Et, à cet instant, elle ressentait ce qu'il avait ressenti lors de la perte de la femme qu'il chérissait. Même si elle comprenait sa souffrance, elle ne comprenait pas et cautionnait encore moins ses actes. Et c'est cela qui les différenciait, cela qu'elle devrait toujours garder à l'esprit.
«Autre chose ? poursuivit-elle.
-Oui, malheureusement. Les détails du profil que je vous ai énoncés peuvent expliquer beaucoup de choses, dont notamment la raison pour laquelle l'homme est enlevé le premier. D'autre part, j'ai relevé une chose intéressante dans le dossier de ses victimes précédentes : la femme a toujours, et cela sans exception, été enlevée quatre jours après l'homme…
-Donc c'est pour bientôt, conclut Brennan, coupant le psychologue. Génial !»
Elle était à la fois effrayée par l'idée de rencontrer ce tueur et soulagée : elle allait bientôt revoir Booth…
«Mais nous n'allons pas le laisser faire, intervint alors Cullen. J'ai un plan.»
Brennan doutait qu'un quelconque plan puisse déjouer les machinations ingénieuses du tueur mais bon, elle n'avait pas le choix !
Elle ouvrit donc – métaphoriquement – grand les oreilles et écouta attentivement le directeur du F.B.I.
«Docteur Brennan, docteur Sweets, suivez-moi.»
L'anthropologue ouvrit des yeux ronds. Sweets venait ? Alors qu'il était suspect ? Elle s'arrangea pour s'éloigner de Sweets et rejoindre Cullen un peu plus loin dans le couloir.
«Il vient avec nous ? Alors qu'il est suspect ? s'étonna-t-elle, chuchotant.
-Il ne l'est plus, répondit Cullen d'une voix atone.
-Ah bon ? Depuis quand ? Pourquoi ?
-Depuis tout à l'heure. Il n'a pas pu donner l'information de votre attaque ou de votre changement d'appartement. Il n'y a rien de suspect dans ses finances, ses mouvements ou ses contacts téléphoniques. Donc je le considère comme fiable.
-Mais ça ne le disculpe pas ! Ça prouve juste qu'il y a un traître non découvert !
-Je sais docteur Brennan, mais j'ai confiance en cet homme. Franchement, il a l'air d'un gamin, et c'est ce qu'il est dans sa tête. Il est intelligent il ne serait pas complice du tueur, il serait le tueur. Mais il ne l'est pas, nous avons vérifié. Pour chacune des lettres, il était présent. Pour les appels aussi. Alors vous pouvez lui faire confiance.
-Bon…»
Ils arrivèrent bientôt à une pièce qui était inconnue à Brennan, un peu à l'écart, devant laquelle se trouvaient deux armoires à glace. Elles s'écartèrent pour laisser entrer Brennan, Cullen et Sweets, puis se remirent en place.
À l'intérieur de la petite salle sombre se trouvaient plusieurs agents. Parmi eux, l'anthropologue reconnut l'agent Garrett, qui lui avait paru si détestable après l'enlèvement de son partenaire.
«Approchez, docteur Brennan, fit Cullen. L'agent Garrett va vous équiper d'un micro et d'un traceur GPS. Je vais vous expliquer notre plan. Je vais faire en sorte que, dès demain matin, tous les journaux fassent leur une sur le tueur. Dans leur article, ils parleront de Booth et de vous ils dévoileront notamment que vous avez trouvé sur l'un des corps l'ADN du tueur et que des analyses sont en cours. Le profil de Sweets y sera également. Vous resterez dans même appartement, puisque nous avons lieu de croire qu'il sait où il se trouve. Je vais réduire à un le nombre d'agents chargés de votre protection, mais ne vous inquiétez pas, d'autres seront cachés dans des passages spéciaux de votre appartement.
-Attendez…il y a des cachettes dans l'appartement ? demanda-t-elle, éberluée.
-Comme dans tout appartement où nous protégeons des témoins docteur Brennan.
-Docteur Brennan, voici vos nouvelles boucles d'oreille, annonça Garrett. Ce sont en réalité un micro et une balise GPS, qui nous permettra de connaître votre position en temps réel.»
La jeune femme mit les boucles d'oreille et continua :
«Vous auriez pu nous le dire !
-Quelle importance cela aurait-il eu pour vous de le savoir ?
-Mais enfin ! Quand nous avons fermé toutes les issues avec Booth…il était dans l'une de ces cachettes…
-C'est impossible. Personne à part les agents King et Garrett ne les connaissaient. Sauf bien sûr les agents qui s'occupaient normalement des personnes habitant cet appartement…c'est-à-dire les agents Bloom et Green. Donc il est hautement improbable qu'il s'y soit trouvé caché.
-Et si c'était l'un d'eux le traître ?
-Vous voulez dire King ou Garrett ? Impossible.
-Ou Green. Ce n'est pas impossible directeur Cullen.
-Voyons, il n'est pas dans le coma ?
-Et alors ?
-Alors je ne vois pas pourquoi le tueur aurait essayé de le tuer, ou même comment il aurait pu lui dire comment accéder à la cachette !
-Vos témoins protégés, ils connaissent les cachettes ?
-Non, jamais.
-Alors je ne sais pas. Mais je suis certaine qu'un agent du F.B.I. est mêlé à toute cette histoire.
-Pour vous dire la vérité, murmura Cullen, je sais que l'un des trois est complice du tueur, mais je ne sais pas lequel. Je fais de discrètes recherches sur eux, mais ça prendra du temps parce qu'elles doivent rester secrètes.
-Alors pourquoi mettre l'agent Garrett au courant ?
-Parce que si c'est lui, le tueur connaîtra notre plan et nous pourrons ainsi supposer que Garrett est notre traître.
-Vous oubliez qu'il sait tout de nous ! De moi ! Cela ne prouvera rien il le saura de toute façon. Quoi qu'on fasse.
-Pas cette fois.
-Comment pouvez-vous en être sûr ?»
Un sourire fit son apparition sur le visage du charismatique directeur du F.B.I. Son plan était infaillible, il en était certain.
Pourtant, quelque part à Washington D.C., un homme seul devant son écran éclatait de rire devant la réaction de Cullen.
«Qu'est-ce qu'il peut être présomptueux ! Enfin, il comprendra vite que son plan n'est pas si infaillible qu'il le prétend.»
Il se leva et, descendant un escalier, il entra dans une pièce assez sombre. Il alluma la lumière, voulant que l'homme se trouvant déjà là le voie.
Le pauvre homme, épuisé, à bout de forces, eut un mouvement de recul face à l'homme, qui s'avançait vers lui avec un objet brillant et qui avait l'air coupant.
«Comment allez-vous cher agent Booth ?»
Il reçut pour toute réponse un grognement.
«J'en suis ravi. Vous permettez que je vous prenne une mèche ? demanda-t-il avec un grand sourire tout en s'approchant de sa victime.
-Ne me touchez pas espèce de grand malade…» grommela l'agent.
L'homme sourit en coupant une mèche des cheveux de Booth.
«Tempérance sera ravie de recevoir ce petit cadeau, vous ne croyez pas ?»
Il sortit de la pièce en éclatant une nouvelle fois de rire, hystérique, tandis que sa pauvre victime hurlait :
«NOOOOOOOOON ! NE FAITES PAS ÇA ! JE VOUS TUERAI ! VOUS ENTENDEZ ? JE VOUS TUERAI !»
Alors alors ? Meeeerveilleux non ?
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La suite...on va dire mercredi/jeudi, vu qu'on n'a pas encore fini le chapitre 22 !
