Bonjour bonjour !

30 reviews. Pour un chapitre ? POUR UN BISOU ? VRAIMENT ?

J'vais en avoir 300 quand ils vont conclure, ou comment ça se passe ? *_* Surtout que toutes étaient soit simplement rassurantes et trop adorables, soit carrément méga élaborées (j'ai vraiment pris le temps de tous vous répondre soigneusement j'espère é_è) et je me suis bien, bien roulée dans ma bave (ouais, je suis une grosse dégueulasse, je sais ._. mais c'est vous aussi là) VOUS ÊTES TROP PARFAITS.

Je vais demander à FF de vous mettre un label « lecteurs géniaux ». (Y compris Kalice, nekokawaii99, Daxy et Eviljokercat qui sont fidèles et adorables)

Je sais même plus quoi dire. Avant-hier, j'ai eu plus de 1000 visites en une journée. Mon nez saigne, mais ça va… J'espère juste que je vais continuer à vous divertir du mieux que je le peux ! C'est tout ce que je souhaite *-*

Merci de m'avoir rassurée aussi pour ce premier baiser, effectivement ! Et OUF vous avez trouvé l'explication Aris chouette et c'était ce qui importait le plus. Sus à cette grosse daube d'Aris, j'approuve, faut le démembrer et le jeter en pâture à des animaux affamés.

Dans le chapitre d'aujourd'hui, il se passe des choses (oui, j'aime être vague), oui, mais c'est surtout une transition ! Vers un autre rebondissement parce que je vous en ai promis quelques-uns… Et j'espère que vous ne me jetterez pas de pierres aujourd'hui :3 (ça devrait aller *-*)

Donc bonne lecture !

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D'une manière ou d'une autre, Newt avait fini la soirée avec Teresa et Minho, réussissant à éviter honteusement Thomas qui quitta de toute façon la fête avec son frère une petite heure après le drame et tout aurait pu se passer vraiment divinement bien si Brenda n'avait pas tenté de dormir avec lui sur la minuscule portion de canapé qu'il partageait déjà avec Siggy lorsqu'il avait échoué là vers cinq heures du matin. Il s'était donc trainé à travers Manhattan à presque six heures, préférant marcher dans l'air froid pour dessoûler et réfléchir plutôt que de prendre un taxi ou le métro.

Finalement, il était tombé raide sur son canapé même pas déplié une bonne heure plus tard et avait dormi d'une traite jusqu'à midi. Le reste de la journée n'avait été qu'un trainage intensif de son grand corps larvesque, de la douche, au canapé, à son bureau, à son ordinateur, à son canapé, à son clavier, à son canapé, à… vous avez compris… jusqu'à ce qu'il se rendorme vers onze heures du soir, épuisé, morne et peu avancé sur la question.

De toute façon, il n'y avait pas de réponse, parce qu'il n'y avait pas de vrai question.

Il avait déconné, il ne boirait décidément plus jamais de téquila et non, non, on n'embrassait pas son client, surtout son client avec qui les relations étaient tendues, surtout quand ce dernier avait un passé amoureux aussi lourd et… non, juste non.

Newt avait aimé embrasser Thomas et n'avait pas pu se contrôler, et c'était ce qui l'effrayait définitivement. Il y avait à l'évidence quelque chose qui l'attirait vers ce garçon et s'il n'arrivait à l'exprimer qu'en étant sarcastique ou en collant sa bouche sur la sienne… il allait y avoir un léger problème d'organisation et de communication.

« Regardez qui voici venir, gracieux comme un rayon de soleil matinal et en avance ! » Lâcha Alby le lundi matin quand Newt entra dans le studio. « Brenda a déposé des cafés il y a cinq minutes, tu es chanceux. »

La seconde remarque fit fondre le semblant de sourire que le blondinet s'était composé pour saluer son ami en ce lundi matin. Il n'arrivait plus à associer Brenda et sa chance. Peu importe comment il tournait les choses. Heureusement, Newt était transparent pour Alby et ce dernier tapota immédiatement le siège à côté de lui, l'air compatissant.

« Raconte-moi tout, » fit-il alors que l'agent s'asseyait lourdement en attrapant un des gobelets fumants.

Newt poussa un soupir d'outre-tombe, sans même demander de quoi Alby voulait parler. Il avait compris à l'instant où il l'avait vu. Il réfléchit donc une seconde et se tourna vers son ami, le regard transperçant mais blessé, avant d'énoncer clairement :

« Version courte : J'ai embrassé Thomas. »

Et il but une longue, très longue gorgée de café chaud. Observant attentivement la mâchoire d'Alby se décrocher et glisser à peu près à hauteur de sa ceinture.

« Est-ce que je veux connaître la version longue ? » Interrogea Alby en faisant rouler son siège jusqu'au blondinet, clairement ahuri.

« C'est la question, » grommela Newt en se détournant.

Heureusement, la porte du studio se rouvrit juste à cet instant et Brenda entra, vêtue de sa jupe la plus fendue (et Newt était presque sûr qu'une telle tenue était illégale sur un lieu de travail), introduisant les garçons avant de ressortir comme si de rien n'était.

Alby bondit aussitôt de son siège pour serrer la main des quatre garçons comme il le faisait ces derniers jours et Newt releva simplement la tête des consoles de mixages :

« Salut les gars, » lança-t-il.

Inconsciemment, il avait agrippé son gobelet à deux mains, bien résolu à ne pas avoir le moindre contact avec qui que ce soit. Comme ils commençaient à être habitués, ils le saluèrent simplement chaleureusement. Enfin, c'est ce qu'il imagina, puisqu'il se retourna aussitôt vers les consoles, désireux d'éviter à n'importe quel prix le regard brun qu'il ne voulait pas croiser.

Les musiciens disparurent aussitôt derrière la vitre, dans le caisson d'enregistrement et Newt sentit le regard pesant d'Alby sur lui, qu'il ignora aussi résolument. Il devenait carrément doué à ce jeu-là. Pourtant, il allait clairement devoir arrêter ses conneries, parce qu'il avait des choses à leur dire. Bizarrement, il ne pouvait pas arrêter de faire son travail.

Résigné, il enclencha donc le bouton qui permettait de communiquer et leva le regard vers eux, choisissant de le poser sur Winston, déjà caché derrière sa batterie, plutôt que sur Thomas qui… lui tournait le dos pour régler son micro, de toute façon, ok, génial, super, coooool, bordel ! Bref !

Newt se rendit subitement compte que tous les autres l'observaient, attendant qu'il parle, étant donné qu'il avait appuyé sur ce foutu bouton et qu'il continuait à fixer le dos de Thomas, un air profondément offensé sur le visage, qui ne seyait pas à la situation. Il s'éclaircit la gorge et força un sourire :

« Ok, dernière séance d'enregistrement aujourd'hui. Demain, le concert se passe au Crank Palace, et j'ai le plaisir de vous annoncer que vous êtes sold out. Le public s'est littéralement jeté sur les places. Le single Grievers noie les ondes. Bref, tout se passe vraiment bien. Techniquement vous serez libres jusqu'à vendredi après-midi pour votre interview mais je veux d'abord un briefing ici, le matin, pour voir ce que vous pouvez dire, les réponses types, ces conneries, histoire de ne pas saboter la campagne de pub et… »

Newt fouilla dans sa sacoche pour sortir la tablette numérique qu'il utilisait au travail et ouvrit le fichier qu'il avait reçu dans un mail la nuit même, avant de la brandir pour que les garçons la voient depuis l'autre côté de la vitre.

« Voici votre nouveau logo, dans sa version finale. Félicitations ! »

Un concert d'exclamations ravies fusa aussitôt pour acclamer le dessin de Newt désormais finalisé et Thomas se retourna, enfin. Son regard eut beau tomber sur la tablette, Newt eut l'impression qu'il le transperçait lui littéralement. Finalement, il sourit au milieu des appréciations de ses trois potes et sa voix s'éleva, aussi suave que d'habitude :

« Félicitation à toi. »

Newt déglutit difficilement et soutint le regard chocolat qui sondait à présent ses yeux. Un sourire flash illumina son visage, avant qu'il ne se laisse retomber sur son fauteuil, la tablette contre lui, le regard de nouveau fuyant et Alby se pencha vers le micro :

« Ok, finis les sentiments. Newt risque de vomir dans un coin vu sa tête et on a des chansons à enregistrer ! »

Le blondinet ne pouvait pas lui en être plus reconnaissant.

-x-

Newt ne savait pas exactement comment c'était arrivé mais la session d'enregistrement avait filé à une vitesse effrayante et il n'avait même pas assisté au départ du groupe parce que Janson avait eu besoin de lui. Eviter Thomas n'avait donc même pas été une option, il n'avait pas eu le choix.

Le lendemain, ils ne les avaient pas croisés avant l'arrivée au Crank Palace, la salle de concert où se déroulait le show case, et les techniciens sur place les avaient aussitôt entrainés pour faire les balances, laissant Newt régler les autres détails tout seul. Tout se passait donc de la manière la plus cordiale, même bon enfant, puisque tout ce que tout le monde faisait se résumait à se lancer des « bonjour », « ça va ? », « voilà le plan. »…

Newt devait être honnête avec lui-même, si ça continuait comme ça, il allait mourir d'ennui. Voilà. Au moins, il venait de le reconnaître. Peut-être que le rythme des dernières semaines l'avait poussé à bout et qu'il était au bord de la syncope sans cesse, mais après seulement deux jours et demi de routine, il était plus terrifié que jamais. Il était juste hors de question que s'installe une ambiance aussi… chiante à en crever.

Bordel, ils étaient dans l'univers le plus palpitant possible et il ne se passait rien. Plus rien. Tout se déroulait selon les plans. Tout se passait bien. Trop bien.

« Newt, on est prêts, » fit la voix de Chuck, le tirant de ses pensées.

Newt abandonna son carnet sur lequel il griffonnait des non-sens et releva la tête. Chuck venait d'entrer dans la petite pièce où se trouvaient (Newt accessoirement) la bouffe et les boissons prévues pour le groupe et… il avait l'air mort de panique, avec ses grands yeux pleins de questions et ses mains qu'il tordait en tous sens.

Le blondinet ne put s'empêcher d'avoir l'air attendri. Chuck avait l'air tellement plus jeune que ce qu'il n'était déjà…

« Tout va bien se passer, vous allez être géniaux, je le sais, » dit-il au bassiste avant de le suivre dans le couloir où Ben, Winston et Thomas trépignaient sur divers degrés d'impatience. Allant d'un Winston muet comme une tombe, le teint cendré à un Ben qui gesticulait nerveusement en parlant avec animation et en sautant à moitié sur place. A intervalle régulier, Thomas laissait échapper un rire tout aussi nerveux et clairement étranglé à quelque chose que disait Ben, tout en réajustant son bonnet noir d'où dépassaient des mèches qu'il n'arrêtait pas de décoiffer et…

Newt trouva la scène aussi touchante que désespérante. Parce que, clairement, ils n'étaient pas prêts.

« Ok ! » Fit-il en claquant des mains, s'accaparant immédiatement toute l'attention des musiciens.

« Douze minutes, » dit au même moment une technicienne en passant à toute vitesse dans le couloir – arrangeant au passage le boitier sur la ceinture de Winston.

Les quatre pauvre garçons se raidirent et se tournèrent vers Newt avec des airs définitivement paniqués. Il était temps de faire son travail. Et de le faire bien.

« Je sais que c'est impressionnant et que ça n'a rien à voir avec une salle de bar ou une fête de lycée mais c'est la même chose. Vous allez jouer les mêmes chansons que vous connaissez depuis des mois, voire des années et toutes les personnes présentes sont là parce qu'elles aiment ce que vous faites, » dit-il avec patience en se postant dans le petit cercle qu'ils venaient d'improviser.

« Sept cent personnes, » couina aussitôt Winston.

« Justement, vous devriez vous réjouir ! Sept cent personnes sont fans de vous, et dix fois plus ont appelé pour essayer de gagner une place pour être là ce soir, » poursuivit Newt avec un sourire encourageant.

« Et si on les déçoit ? » Interrogea Chuck avec une appréhension grandissante.

Vu le regard de Thomas, le grand frère semblait penser la même chose et Newt se pinça une seconde l'arête du nez, cherchant ses mots.

« Vous n'allez décevoir personne. Ils ne connaissent même pas tous vos morceaux et, confidence d'agent artistique : on a lancé les deux plus commerciaux qui ne sont pas… ils sont bons mais vous en avez de beaucoup plus élaborés à montrer ce soir, avec des paroles encore plus… »

Comment, bordel, pouvait-il vendre ça ?

Il n'avait pas envie d'être hypocrite. Mais en étant objectif, il était honnête de dire que les morceaux qu'ils allaient montrer ce soir étaient beaucoup plus travaillés, vraiment meilleurs…

Du coin de l'œil, il nota que Thomas avait plissé les yeux en l'observant, comme s'il attendait le revers que Newt semblait réticent à balancer. Heureusement, Ben le sauva :

« Mais s'ils n'aiment pas ce qui est moins commercial ? S'ils… »

« Ils vont adorer. Les retours sont tous plus que positifs pour l'instant. Toutes les radios ont parié sur vous. Wicked Record a parié sur vous. J'ai juste envie de vous rappeler qu'on est la plus grosse maison de disque New-Yorkaise, et la plus réputée. Alors arrêtez-moi ça immédiatement, » continua Newt en souriant de son petit sourire en coin mutin. « Et montez sur cette scène tout de suite pour vous faire une place ou c'est moi qui vous y traine. Je ne me suis pas cassé le cul pour rien, c'est clair ? »

Il récolta plusieurs sourires timides, la technicienne revint au même instant pour récupérer les trois musiciens et les entraina avec elle. Newt leur fit un clin d'œil, avant de réaliser qu'elle n'emmenait pas Thomas avec elle.

Il se rappela alors d'avoir acquiescé sans trop faire attention quand la régie avait proposé de faire entrer Thomas sur scène après le début de l'intro musicale, pour plus d'effet, et s'administra une claque mentale cuisante.

A cet instant, c'était sur Newt que cette décision avait de l'effet. Et il ne tarda pas à se racler la gorge, mal à l'aise. Thomas n'osait pas le regarder, lui non plus. Qu'est-ce que c'était mature comme comportement. Comme ça les avançait ! Oui, vraiment, c'était parfait.

« Vous allez vraiment bien vous en sortir, » finit-il par laisser échapper, pour meubler le silence gênant.

« C'est sûr, » fit Thomas qui n'avait pas l'air sur du tout.

Et sa voix où perçait la panique fit se tourner Newt vers le brun. Il était désolé de les savoir dans cet état. Plus encore Thomas qui était la nonchalance incarnée et qui semblait rarement pouvoir être déstabilisé. Il nota alors que le chanteur avait encore fait de son bonnet et ses cheveux un bordel pas possible et il sourit malgré lui quand il entra d'un pas dans l'espace vital de Thomas.

Ce dernier se raidit légèrement, leur rappelant aussitôt à tous les deux pourquoi ils agissaient de la sorte l'un envers l'autre faisant perdre à Newt son sourire quand il lui ôta son bonnet.

Il passa sa main dans les cheveux bruns pour leur redonner (ou tenter de leur redonner) un peu de forme, avant de se préparer à remettre le bonnet. Quand il le fit, la voix de Thomas le força à reposer son regard sur lui :

« Est-ce que… est-ce qu'on pourrait… parler ? » Tenta-t-il.

Et clairement, cette petite question le rendait beaucoup plus nerveux que l'idée de monter sur scène. Newt fit retomber ses mains et les croisa sur sa poitrine, ne sachant décidément pas quoi en faire.

« Après, ou… » poursuivit maladroitement Thomas, comme le blondinet ne disait rien.

Mais s'il ne disait rien, c'était parce que son cerveau entier s'était mis à mijoter. Parler. Parler. Lui qui avait cru échapper à Thomas, échapper à des questions compliquées… Finalement, le néant, c'était bien, non ?

« Ecoute, c'est pas grave, désolé… » déclara alors Thomas en se détournant.

« Non, bien sûr ! Enfin, oui ! Oui, on pourra parler. Je suis là pour ça, » répondit Newt de la manière la plus ennuyeuse qui soit.

Et bordel depuis quand était-il un mec chiant ? C'était pas possible d'être aussi naze !

Thomas semblait d'ailleurs tirer le même constat puisqu'il soupira et répliqua, légèrement agacé peut-être :

« Non, pas comme ça. Pas comme notre agent. Parler de… »

Newt n'aurait pas eu le temps d'être énervé par le commentaire, ou le ton que prenait Thomas, même s'il l'avait voulu, car la technicienne revenait alors que les musiciens commençaient à jouer sur scène. Figé, il regarda le chanteur la suivre après avoir lancé un dernier regard plein de reproches à Newt.

« Oui, » lança-t-il alors assez fort pour que Thomas l'entende, se réveillant au passage. « On en parlera ! »

Et Thomas se retourna pour lui lancer un petit sourire avant de disparaitre, micro en main.

Dans quoi Newt venait-il de s'embarquer, encore ?

-x-

Le jeune homme n'arrivait plus à arrêter de sourire quand le public rappela pour la troisième fois le groupe en hurlant. Il regardait Winston, Ben, Chuck et Thomas descendre de scène une dernière fois, après une deuxième rappel acclamé comme lui-même ne l'aurait pas cru possible.

On pouvait dire qu'il avait accompli sa mission, mais ce n'était rien à côté de la joie qu'il éprouvait tout simplement à voir les quatre garçons sourire comme des déments, des étoiles plein les yeux, après leur premier vrai concert réussi.

Ils le suivirent en parlant avec animation, fous de joie, jusqu'à la salle où se trouvait la nourriture, puis Newt les regarda s'étreindre, se donner de grandes accolades, au milieu des techniciens qui allaient et venaient pour les débarrasser des micros et boitiers et il faillit recracher sa gorgée de jus d'orange quand Chuck l'attira dans une étreinte à lui broyer les os.

Avant qu'il ne réalise ce qu'il se passait, les trois autres garçons entourèrent Newt et formèrent une espèce d'énorme boule humaine autour de lui, le remerciant dans un torrent inintelligible et le blondinet ne put que rester pétrifié, à la fois content, mal à l'aise et carrément nerveux à cause de la soudaine proximité.

« Euh… oui, enfin… bravo à vous les gars… pas… » marmonna-t-il en toussotant comme un idiot.

« Tu rigoles ? On en serait pas là sans toi ! » Répliqua Ben en lui ébouriffant les cheveux (et il ne se doutait clairement pas qu'il risquait le meurtre pour ça.)

« Ouais merci Newt ! » Rajouta Chuck en tirant sur la manche de son sweat à capuche (et il ne savait pas à quel point Newt l'aurait étranglé dans d'autres circonstances.)

Même Winston le remercia aussi chaleureusement que Thomas.

Heureusement, ils finirent par le laisser respirer et Newt dû s'adosser au mur pour éviter de s'écraser par terre après tant d'émotions.

« Ne faites plus jamais ça, » grinça-t-il avec un petit rire néanmoins amusé.

« Tu plaisantes ? On le refera après chaque concert,» le taquina Ben.

« Câlin traditionnel, » ajouta Thomas sur le même ton.

« Oh ouaaaais ! » S'exclama Chuck, ravi.

Nope !

« C'est moi qui rompt le contrat si vous refaites ça, » menaça Newt.

Mais son air enfantin venait contredire la menace. Il finit par reprendre contenance donc, alors que les musiciens retournaient au buffet et leur annonça d'un air moqueur :

« Ne mangez rien qui ne se coince entre les dents. Les gagnants de la radio ont droit à une demi-heure dans les back stages avec vous pour des photos et des autographes. »

Et, en effet, dix minutes plus tard, les techniciens firent entrer une vingtaine de personnes, majoritairement des filles, en fait, mais Newt s'y était clairement attendu, et ce fut une mini cohue.

D'un côté, il était content que le groupe ait rencontré son public – c'était prometteur – de l'autre, il avait juste envie d'attraper cette jolie blonde par les cheveux et de la décoller de Thomas parce qu'elle avait déjà eu trois photos avec le chanteur, dont deux où elle l'écrasait contre elle dans un câlin que Newt trouvait indécent (en toute objectivité).

Un flash le sortit de sa torpeur brusquement un peu plus tard. Et il réalisa qu'on venait de le prendre en photo. Il cligna des yeux comme un idiot et aperçut deux filles, sautillant presque devant lui, alors qu'il était depuis le début dans un coin de la pièce, certain de passer inaperçu et il ne put que composer un sourire passablement gêné. Qu'est-ce qu'elles avaient à lui glousser dessus ?

« C'est toi leur manager ? » Interrogea la première (une rousse rondelette avec de très jolis yeux verts mais un sourire proprement effrayant).

« Je crois que c'est lui oui, » répliqua aussitôt son amie (reine en chef du gloussement hystérique) sans laisser le temps à Newt de répondre.

« Il est trop beau, » souffla la rousse.

Est-ce qu'elle pensait être discrète ? Ou est-ce qu'elle n'en avait simplement rien à foutre que Newt ne les entende ? Bonne question.

« C'est le manager les filles, » souffla alors la glousseuse à l'adresse d'un petit groupe qui tournait autour de Ben et Thomas.

Les cris hystériques qui suivirent firent écarquiller les yeux de Newt à lui en faire mal. Il avait probablement l'air stupide, mais toujours moins que la situation qui était complètement grotesque. Il n'avait toujours pas décroché un mot et voilà que cinq filles trépignaient autour de lui, en parlant de lui comme s'il n'était même pas là, ravies d'elles-mêmes.

Mais si la situation paraissait dingue, ce n'était encore rien. En effet, une main se glissa subitement autour de sa taille et Newt allait clairement repousser la dangereuse groupie qui s'était aventurée bravement jusque-là, quand son regard tomba sur Thomas qui lui souriait doucement et qui venait de l'attraper.

Le regard du blondinet, choqué et muet, oscilla des yeux chocolats à la main définitivement masculine sur sa taille qui l'entrainait plus près des folles furieuses et il entendit la voix de Thomas comme si elle lui parvenait d'une bonne année lumière (plus ou moins quelques kilomètres, on va pas chipoter) :

« … manager, Newt. C'est lui qui a organisé le concert de ce soir ! »

« C'est trop génial, merci ! » S'égosilla aussitôt la première rousse, à l'adresse de Newt (son merci résonnant longtemps aux oreilles de tous). « On peut avoir une photo de vous deux ? S'il vous plait ? »

La main qui commençait à se détacher de sa hanche à ce moment précis raffermit aussitôt sa prise et Newt se maudit (et maudit tous ses ancêtres au passage) pour être aussi maladroit socialement. Heureusement, Thomas était beaucoup plus charismatique et il envoya un sourire digne d'une publicité de dentifrice de luxe aux filles qui manquèrent de s'évanouir.

Newt nota mentalement qu'il pourrait négocier un contrat publicitaire à prix d'or pour le chanteur avec Colgate.

« Bien sûr ! » Fit la voix de Thomas.

La seconde suivante, il se tourna vers Newt et murmura au creux de son oreille un « ça ne te dérange pas ? » qui était beaucoup plus timide que tout ce qu'il avait sorti aux groupies. Et Newt ne put qu'hocher la tête et passer lui-même une main dans le dos de Thomas.

Parce que s'il ne s'accrochait pas à quelqu'un ou quelque chose immédiatement, ses jambes allaient cesser de le porter, purement et simplement. Les flashs se mirent aussitôt à crépiter. Attirant les autres fans qui en profitèrent pour avoir leur part du lot et Newt tenta de sourire de la manière la plus civilisée qui soit, debout contre le chanteur.

La séance s'éternisa aussitôt il se mit à jouer nerveusement avec le bord du tee-shirt de Thomas du bout des doigts.

La pression sur sa hanche se fit alors un peu plus présente et Newt sentit son ventre faire un bond quand le pouce de Thomas se mit à dessiner de petits cercles qui se voulaient surement apaisants, à travers le tissu de son sweat. Si discrets qu'il n'y avait surement que Newt pour les sentir, mais son corps se relaxa immédiatement. Il s'en préoccuperait peut-être plus tard. Sur le moment, il offrit juste un regard profondément reconnaissant au chanteur.

Dire que ce genre de manifestation n'était pas sa tasse de thé était un euphémisme. Newt détestait purement être le centre de l'attention. Là, c'était pire que tout. Et quand la glousseuse s'exclama, folle de joie :

« Vous êtes trop beaux ! »

Newt faillit s'étrangler avec sa propre salive. Heureusement, elle enchaina, alors que Thomas éclatait de rire :

« Est-ce qu'on peut avoir tout le groupe avec vous maintenant ? »

Et l'attention s'écarta légèrement de Newt, même si tous demandèrent à ce que le manager reste au centre de la photo de groupe.

Le blondinet fit son maximum pour ignorer son cœur qui s'était lancé dans une course effrénée.

Plus difficile à dire qu'à faire quand la main de Thomas se baladait régulièrement le long de sa hanche. Encore plus quand il sentit le geste délibéré de la main qui glissa le long de son dos lorsqu'ils se séparèrent pour de bon, de longues minutes plus tard.

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Regardez-moi ça !

J'en deviens presque écœurante de Newtmas !

Promis, ça va pas durer :3 (Robin qui n'est pas consciente d'allumer le bucher sur lequel les lecteurs vont la jeter)

J'ai déjà quasiment fini d'écrire le chapitre suivant, donc à moins d'avoir de grosses obligations à cause du master, je pourrai peut-être vous poster la suite lundi ? Je m'avance un peu, mais sinon ce sera mardi hein donc bon *-* c'est pas un fabuleux cadeau non plus !

On se retrouve d'ici là pour le chapitre 15 de HOAFDG pour ceux qui la suive !

Tendrement (un peu)

Robin (qui vous kiffe beaucoup)