Bonjour !
Merci à Solealuna, July-bOnes, dju14, Calan94, BONES-NCIS, Bones81, angy et nath16.
July-bOnes : La chair de poule ? Tant que ça ?
dju14 : Tu sais que tu pars sur le même chemin que Calan94 ?
Calan94 : Tu vas peut-être pouvoir arranger ça…
BONES-NCIS : Chocolat-marshmallows ?
Bones81 : Je suis sûre que pour la coupe ça s'arrangera ^^ Green c'est Jack Green, lui il est dans le coma. Celle qui est morte, c'est Allison Bloom. Les boucles de Brennan ?
angy : ^^
nath16 : Tu verras ^^
Bonne lecture !
P.S : Merci à toi Calan94, comme tu le sais tu as eu la 200ème review !
Chapitre 21 : Torture
«Tempérance sera ravie de recevoir ce petit cadeau, vous ne croyez pas ?»
Brennan ouvrit l'appartement et entra, suivie des trois agents. Pendant que ceux-ci discutaient pour savoir qui allait où, elle se laissa nonchalamment tomber sur son lit, découragée et épuisée, physiquement et moralement. Elle avait l'impression de faire un cauchemar, un long et affreux cauchemar. Ces trois derniers jours avaient été éreintants.
Elle prit sa tête dans ses mains, souhaitant faire le vide quelques secondes dans son esprit. Mais une image s'imposait à elle, refusant de s'en aller, même pour quelques minutes. Cette image représentait Booth allongé sur le sol dans une mare de sang, blessé de toutes parts, à peine conscient, à bout de forces. Tout à coup, un murmure sortit de sa bouche. Tellement faible qu'il s'entendait à peine. Mais elle l'entendait malgré tout. Il l'appelait. Bones...Bones...Bones...
Elle mit ses mains sur ses oreilles pour ne plus entendre ce gémissement qui lui faisait tant de mal, même si elle savait que c'était stupide puisque ce bruit était purement issu de son imagination, et non d'un quelconque élément extérieur. Des larmes commencèrent à couler sur ses joues tandis qu'elle rouvrait les yeux, faisant se dissiper l'image et disparaître le bruit.
C'était dans ce genre de moment qu'elle avait besoin de Booth. En général, il le sentait, et il venait la consoler, la rassurer, malgré elle, qui lui mentait en affirmant qu'elle allait bien. En réalité, elle était bien contente qu'il soit là quand ça n'allait pas. Comme lui était content de la voir quand il avait «le moral a zéro».
Mais il n'était plus là. Un malade le lui avait enlevé, et il ne comptait le lui rendre que pour mieux le lui reprendre. Selon elle, la mort était la fin de la vie, et non le début d'une quelconque vie éternelle. Ah ! Pourquoi avait-elle eu besoin d'aller voir seule ce qui se passait dans cette fichue cuisine ? Si elle ne l'avait pas fait, si elle était restée avec lui, il aurait eu une chance face au tueur ! Mais non, comme une imbécile qu'elle était, elle y était allée toute seule ! Et maintenant, elle était toute seule, et lui aussi. Par sa faute.
Cependant elle n'était pas seule. Tout le Jefferson était avec elle, ils étaient ses amis, sa famille, et ils étaient là pour elle maintenant qu'elle avait besoin d'eux. Et ils ne la laisseraient pas tomber. Ils ne partiraient pas, jamais. Non, ça serait elle que le tueur emmènerait loin d'eux, et non le contraire.
Parce que ça allait arriver, elle le savait. Elle ne savait pas quand exactement, mais ça arriverait sous peu. Les Banks avaient été enlevés à quatre jours d'intervalle, et ça faisait presque deux jours que Booth avait disparu. Elle n'allait pas faire long feu...
Il fallait qu'elle continue de chercher des preuves elle finirait bien par en trouver ! Le crime parfait n'existait pas, les crimes parfaits non plus. Il avait forcément laissé une trace quelque part, il avait forcément un lien avec l'une des victimes. C'était ça ! Il fallait absolument identifier les deux premiers couples.
Elle sortit son téléphone et composa le numéro d'Angela de ses mains fébriles. Elle entendit le premier «bip», impatiente, elle attendait le moment où la voix chaleureuse de sa meilleure amie résonnerait dans le combiné.
Au bout du quatrième son, l'artiste répondit enfin.
«Ma chérie ? Qu'est-ce qui se passe ?
-Angela ? Tu es au Jefferson ?
-Oui, je termine les reconstructions faciales des premières victimes. Tu vas bien ? Tu as l'air...
-Angela, il faut absolument qu'on identifie les premières victimes. L'une d'elles a forcément un lien avec le tueur.
-J'ai déjà lancé une comparaison des reconstructions que j'ai faites avec le fichier des personnes disparues que m'avait fait parvenir B...le F.B.I.
-Des résultats ?
-Non, pas encore. Mais c'est en cours. Tu es sûre que ça va ?
-Oui.
-Au fait ma chérie...un agent est passé tout à l'heure, il te cherchait.
-Pourquoi ?
-Je ne sais pas. Je crois qu'il a dit que c'était urgent.
-Bon, j'irai au F.B.I. demain matin alors.
-Tu es chez toi ma chérie ?
-Oui.
-Tant mieux. Repose-toi bien et fais attention à toi, d'accord ?
-Oui Angela, ne t'inquiète pas. Tu devrais en faire autant.
-Je finis mon croquis et je rentre, promis. Mais ne renverse pas les rôles, c'est toi qui es épuisée. D'ailleurs ça m'étonne que tu ne sois pas ici.
-Les agents m'ont ramenée chez moi...je n'ai pas eu le choix Angela.
-Ils ont bien fait. Bon, à demain.
-Angela, tu m'appelles s'il y a du nouveau.
-Oui oui ma chérie. Allez, bonne nuit.
-Bonne nuit Angela.»
Brennan raccrocha et se leva. Elle entra dans sa chambre, et retira machinalement sa veste, la posant sur la chaise qui se trouvait dans le coin de la pièce. Elle se retourna pour prendre des vêtements dans l'armoire, mais son regard fut attiré par un objet plutôt sombre, qui contrastait avec le blanc des draps de son lit. Intriguée, elle se rapprocha du mystérieux objet et se rendit compte qu'il s'agissait d'une pochette en papier bleu clair, qui ressemblait beaucoup à une pochette-surprise. Sa curiosité grandissant, elle s'assit sur le lit et saisit l'objet. Elle palpa la pochette, mais elle ne sentit rien de solide. Que pouvait-il donc y avoir à l'intérieur ? Un gaz soporifique ?
Par précaution, elle alla chercher le masque qui se trouvait dans sa trousse de secours, qu'elle transportait toujours avec elle. Elle le mit pour protéger sa bouche et son nez au cas où, puis, les mains tremblantes, elle ouvrit la pochette avec précaution.
Apparemment aucun gaz n'en sortit. Elle regarda donc au fond de la poche de papier, et n'y trouva qu'un objet marron. Cela ressemblait à des fils. Elle le fit sortir de sa pochette et se rendit compte qu'il s'agissait de cheveux.
Il ne lui fallut pas plus d'une seconde pour comprendre qu'il s'agissait de cheveux de Booth, et que c'était le tueur qui les envoyait.
Son sang se glaça dans ses veines. Elle resta de longues minutes ainsi, assise sur le lit, la main gauche tenant toujours le papier, la main droite posée sur les draps, la mèche de cheveux posée dessus. Elle avait le souffle coupé elle était bouche bée, stupéfaite, triste, surprise, dévastée, mal, touchée. Elle était à la fois contente et triste d'avoir reçu cette mèche. Elle prouvait de façon certaine que Booth était vivant, chose qu'elle savait déjà…mais cela la déprimait au plus haut point, lui rappelant à quel point son partenaire lui manquait et était loin d'elle. Ce tueur ne cherchait qu'à lui briser le moral et à la détruire. Et elle devait bien avouer que ça marchait parfaitement…
Elle sentit les larmes submerger ses yeux tandis qu'elle s'effondrait lentement sur le lit, épuisée. Elle en avait plus qu'assez de lutter désespérément contre une ombre. Oui, une ombre. C'était ce que cet homme était. Une ombre. Personne ne le voyait jamais, il ne laissait jamais aucune trace, et pourtant il enlevait, torturait et tuait des gens. Il la détruisait sans même être présent.
Brennan fondit doucement en larmes, enfouissant sa tête dans le creux de ses bras. Elle ne voulait pas faire de bruit, elle ne voulait pas que les agents l'entendent, elle voulait être seule, seule pour pleurer, seule pour avoir mal, seule pour penser à Booth. C'était dans ces moments-là, quand Booth lui manquait, qu'elle avait besoin d'Angela, qu'elle était contente que sa meilleure amie vienne la voir dans son bureau, qu'elle était ravie que la jeune femme vienne la voir chez elle ou l'appelle. Mais là, pour une fois, Angela n'était pas là. Et elle était seule, face à ses démons, face à sa douleur, face à son mal-être.
Elle gémit malgré elle, tandis que sa respiration devenait irrégulière.
Quelque part près de Washington D.C.
Il sourit devant l'écran de mon ordinateur. Quel merveilleux spectacle c'était ! Mais, selon lui, il y en avait un plus beau encore : celui de voir un homme brisé devant les pleurs de celle qu'il aime.
Il prit son ordinateur et descendit les marches, qui l'amenèrent au sous-sol. Il prit la précaution d'éteindre l'installation électrique qu'il avait mise en place pour éviter que sa future victime s'échappe, puis il ouvrit la porte. Il alluma la lumière et avança lentement dans la pièce, se délectant de voir son prisonnier si faible et désespéré. Booth était un homme fort, mais son expérience ne lui avait que trop montré que plus les hommes sont forts, plus ils s'effondrent devant leur point faible. Et il allait une nouvelle fois tester cela avec son nouvel invité, Booth.
«Alors Booth, comment ça va ?» lança-t-il, même s'il connaissait déjà la réponse.
Il lui lança un regard haineux pour toute réponse. Le tueur posa l'ordinateur sur la table, qu'il tira pour mettre l'écran en face de Booth. Il voulait le voir détruit, désespéré, désintégré. Il voulait qu'il la voie pleurer, sa chère Bones !
Ce fut un succès. Dès que ses yeux virent l'écran, il se figea net. Il semblait attendri par ce qu'il voyait. Quoi de plus normal puisqu'il l'aimait ? Mais ça, ça serait une autre histoire. Il voulait que l'agent reconnaisse qu'il l'aimait, devant lui seul tout d'abord, puis et surtout devant elle. Quelque chose lui disait que ça serait plus facile avec lui qu'avec elle. Elle était froide en apparence, et cette coque de glace était très difficile à briser. Mais il ne doutait pas d'arriver à détruire ce rempart qui protégeait sa fragilité de femme amoureuse. Bientôt elle dirait à son Booth en face qu'il l'aimait, grâce à lui. Et elle entendrait qu'il l'aimait. Ça lui ferait une consolation avant de mourir !
Mais c' était lui qui devait payer le plus. C'était lui l'homme, c'était à lui de la protéger. Il accorderait donc à Brennan une chance de faire du mal à Booth. Parce qu'il le méritait amplement. Et sa punition commencerait à ce moment-là.
Le tueur s'aperçut que Booth fermait les yeux pour ne plus voir le «merveilleux» spectacle qui s'offrait à lui. Il s'approcha donc de lui et murmura à son oreille :
«Booth, rouvrez les yeux ou je lui rends visite cette nuit et je m'amuse à lui découper le bras…»
Cette menace lui fit apparemment de l'effet parce qu'il rouvrit les yeux. L'amour parle toujours d'abord.
Sa chérie était toujours sur son lit, mais elle s'était recroquevillée et formait désormais une petite boule. Ses pleurs étaient de plus en plus audibles, et cela ravissait le tueur au plus haut point. Il aimait beaucoup écouter les sanglots de ses victimes, même s'il préférait ceux des hommes. C'était un aveu de leur faiblesse.
Il se déplaça silencieusement vers un coin, où il avait pris soin de préparer quelques heures plus tôt la première torture qu'il lui infligerait. Le tueur tira en silence un chariot dans la direction de Booth, sur lequel reposait une bassine pleine d'eau salée. À côté de la bassine, un couteau.
«Continuez de la regarder, Booth» lança-t-il.
L'homme prit le couteau et le plongea lentement dans la chair de son bras. Son petit cri de surprise se transforma en long gémissement de douleur dont le tueur se délecta longuement. Ce dernier saisit ensuite le bras de Booth et le plongea d'un seul coup dans la bassine.
«RRRAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHH !»
Son hurlement déchira l'air. À cet instant, IL se sentit respirer, être vivant. C'était une sensation merveilleuse. Il se sentait planer, comme après s'être drogué. Une impression de bien-être total, d'extase, comme un orgasme. Mais celui-là était provoqué par le désir, par l'envie, par le plaisir de faire souffrir des hommes. C'était une jouissance quasi orgasmique de les voir pleurer comme des fillettes.
Il fit de même avec l'autre bras, faisant de nouveau crier Booth.
«Maîtrisez-vous Booth, elle n'aimerait pas vous voir pleurer…» ajouta-t-il pour le faire réagir, ce qui ne manqua pas.
«LA FEEEERME !
-Allons allons, vous n'êtes pas très poli avec votre hôte…» répondit-il en enfonçant d'un coup sec le couteau dans son bras.
Il retint à peine un nouveau hurlement.
«Alors, qu'est-ce que ça vous fait de la voir comme ça ? Vous pleurez ? Vous en devriez pas, car ce n'est que le début agent Booth, le tout début…ça sera bien pire quand vous verrez s'enfoncer le couteau dans son ventre...voir son regard se diriger vers vous, vous implorant de l'aider…voir sa main se tendre vers vous…être incapable de l'aider…voir le sang sur ses vêtements…la voir glisser lentement au sol…voir ses yeux s'éteindre lentement…»
Une larme jaillit au creux des yeux de Booth, qu'il avait fermés pour éviter de pleurer devant son tortionnaire. Grave erreur : ses yeux fermés ne permettaient que mieux l'apparition devant ses yeux de la vision d'horreur qu'il lui imposait…
«Voir son corps devenir mou… continua-t-il, voir la flaque de sang s'agrandir…sentir que vous la perdez un peu plus à chaque seconde…avoir envie de mourir pour qu'elle reste en vie…avoir la volonté de donner sa vie et même plus pour la sauver…sauf que vous ne pouvez rien…rien du tout…vous êtes totalement impuissant face au destin…face à la mort…
-BONES ! l'interrompit Booth. NON ! ARRÊTEZ ! STOP ! BONES ! BOOOOOOOONES !»
Les hurlements de l'agent se transformèrent rapidement en sanglots.
«Bones…non Bones…pas toi pas ma Bones…non…non…pas toi…»
Alors Calan94 ? Ca va mieux ?
Bon…alors ?
Reviewez s'il vous plaît !
Comme c'est un long chapitre, je mettrai la suite…jeudi prochain !
