Hello there ! *-*
Bon, j'ai GRAVE la pression parce que vos reviews étaient claires : vous attendez la conversation comme le messie (la fille qui abuse pas trop).
D'ailleurs, je vous remercie, comme toujours mille fois (et j'en profite pour vous dire que NON je ne me lasse JAMAIS de vos reviews, JAMAIS) et je suis trop heureuse qu'autant de lecteurs aient apprécié le moment Minewteresa parce que ce trio me tient à cœur. Beaucoup.
Merci d'être de plus en plus nombreux à me rejoindre. J'en profite pour vous dire que vous pouvez désormais me trouver sur TWITTER sous le pseudo très original de ROBIN_NOHOOD_ Vous êtes déjà plein et vous êtes adorables !
Voilà, je m'attarde pas parce que je stress haha
OH et si je n'ai pas répondu à votre review du dernier chapitre, rassurez-vous, je suis en train en ce moment même d'y répondre. Je ne vous ai pas oublié !
Bonne lecture *-*
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« Alors ? »
Merde. Cinq longues minutes, peut-être les plus longues minutes de la vie de Newt à attendre et à se regarder dans le blanc des yeux après leurs derniers mots échangés et il avait fallu qu'ils choisissent de parler exactement au même moment, pour dire la même chose stupide. Si le cappuccino n'avait pas été aussi bon, Newt aurait souhaité mourir. Mais sa mère lui avait toujours dit de ne pas gaspiller la nourriture. Et il ne pouvait pas avoir envie d'en finir avec ses jours juste parce que Thomas et lui étaient deux abrutis.
Il s'éclaircit donc la gorge, tournant son gobelet entre ses mains et prit son courage à deux mains :
« Désolé, vas-y. »
En effet, il en fallait du courage pour dire une chose pareille.
« Non, vas-y… désolé, » répondit aussitôt Thomas, mal à l'aise.
Et oh putain mais c'était pas possible ! Newt se retint d'éclater sa boisson entre ses doigts. Il se retint de se pincer l'arête du nez. Il se retint de pousser un long, trop long soupir. Il se retint d'invoquer le Sheitan pour mettre fin à cette conversation qui n'avait même pas commencé à proprement parler et il répondit d'un ton le plus civilisé dont il était capable :
« Je n'ai aucune foutue idée de ce que j'allais dire. C'est toi qui voulais parler après tout, donc je t'écoute. De quoi voulais-tu… parler ? »
Thomas aussi sembla prendre sur lui et Newt devait avouer qu'il n'avait pas vraiment été utile sur le coup mais c'était vrai, non ? Si ça ne tenait qu'à lui, ils n'auraient jamais parlé. Parce que c'était bien connu… Le déni était la sainte solution à tous les maux de la terre. En tout cas, dans l'univers dans lequel Newt vivait. Apparemment, Thomas voyait les choses différemment.
« Je… Oui, c'est juste que… je ne sais pas. Je me disais juste qu'on pourrait peut-être essayer de repartir sur de meilleures bases. »
Newt sentit sa gorge s'assécher. Une vague de soulagement l'envahit. Ce n'était que ça ! Un sourire se dessina même sur son visage quand il répondit presque enjoué (et heureusement, parce que Thomas avait l'air au bord du malaise à attendre une réponse) :
« Evidemment, oui ! C'est une bonne idée ! On n'a qu'à dire qu'on repart à zéro, désolé. »
Re-merde. Vu l'air de Thomas, complètement consterné, ce n'était pas ce que le chanteur attendait comme réponse. Newt fronça les sourcils. Quoi ? QUOI ! Il aurait préféré que Newt réponde un « nope, va te faire voir, j'aime qu'on se prenne la tête ! » ?
« Euh… excuse-moi, je suis d'accord avec l'idée, » fit Thomas finalement, pourtant clairement sceptique – et Newt n'y comprenait rien. « Mais ce serait peut-être bien d'en parler, non ? »
Si Minho avait été là, il se serait probablement inquiété de voir la paupière de Newt s'agiter sévèrement.
Sérieusement ? Sér-ieuse-ment ? D'accord, Newt avait eu de trop grands espoirs. La situation voguait vers un de ces mauvais scénarios.
Est-ce que Thomas était une meuf ou quoi ? A chercher la petite bête inutilement ! Il ne pouvait pas juste être un gars normal qui traitait les problèmes normalement sans avoir besoin d'analyser la situation sous tous les angles en produisant un axe d'étude détaillé en trois parties-deux sous-parties ? Genre « On n'en parle plus ? – Nope. – Cool, on fait un foot ? – Ouais. – Cool. »
Bon ok, Newt simplifiait peut-être un peu les choses (en plus, il détestait le foot) mais quand même… Il essaya, très fort, mais ne put empêcher son sourire sarcastique quand il répondit, tout aussi sarcastiquement :
« Et tu veux qu'on aborde ça comment ? Introduction, développement, conclusion ? »
En voyant le visage du brun se fermer, il se ravisa aussitôt. Okay, il aurait peut-être dû prendre des pincettes, être moins cynique, moins agressif… Il poussa un petit soupir et ferma les yeux avant de reprendre d'un ton plus calme.
« Désolé, c'est pas ce que je voulais dire mais… écoute, j'ai merdé, je suis désolé. Mais je vois pas vraiment ce qu'on pourrait dire de plus. J'étais à cran ces derniers temps… »
« Seulement ces derniers temps ? » Coupa Thomas en grinçant presque des dents.
Newt lui lança un regard de travers.
« Ouais, et le fait que tu passes ton temps à me couper la parole n'aide pas, » répondit-il en croisant les bras. « J'ai traversé une période extrêmement stressante… »
« T'as toujours l'air nerveux, » observa Thomas, en voyant que Newt ne continuait pas.
« Oui, peut-être et je ne peux pas grand-chose à ça. Est-ce que je dois m'excuser aussi pour ça ? » Demanda le blondinet en levant les yeux au ciel.
Pas sûr que la conversation prenne le tournant qu'ils voulaient.
« Non, » reprit le chanteur calmement. « Mais si ça te donne une excuse pour être désagréable à chaque fois qu'on se voit, oui. »
Newt ne répondit pas de suite, les bras toujours croisés. Ils s'affrontaient du regard implacablement. Thomas l'air de nouveau aussi nonchalant que d'habitude. Newt clairement en position défensive.
« Je n'avais pas l'intention d'être désagréable, d'accord ? Le premier soir j'étais ivre, et fatigué… »
« Oui, enfin, t'avais pas besoin de ça pour me dire que tu trouvais mes chansons pourries, » coupa à nouveau Thomas en plaquant subitement ses coudes sur la table pour se rapprocher du blondinet. « Désolé, » ajouta-t-il en réalisant qu'il avait encore fait ça.
« Peut-être mais ça a grandement contribué à rendre ça plus terrible que ce que je le voulais, » grinça le jeune agent en reculant encore plus dans sa chaise.
Bon sang, il n'aimait pas cette nouvelle proximité.
« Tu m'as clairement dit que j'écrivais des conneries, » souligna Thomas, buté.
« OUI JE L'AI DIT ! CONTENT ? » S'exclama alors Newt brutalement.
Trop fort. En tapant de plat de la main sur la table. L'attention entière du café se porta alors sur eux et le blondinet se maudit pour ce coup de sang stupide. Même le chanteur avait reculé, les yeux grands ouverts.
« Désolé, » chuchota Newt dans un grognement désespéré. « Oui, je t'ai dit ces trucs là… mais si t'attends que je m'excuse parce que je ne gobe pas les histoires d'amour sentimentales et… bref ! Qu'on nous sert à longueur de journée, je crois que tu peux dresser un camp maintenant, parce que t'as pas fini, Thomas. »
Thomas sembla sur le point de dire quelque chose mais Newt secoua la tête, enchainant immédiatement toujours à voix basse:
« C'est pas la peine d'être vexé. Je n'ai aucune envie de te dire quelque chose si je ne le pense pas. Par contre, » et cette fois, le blondinet prit une grande inspiration : « Par contre, je reconnais que j'ai complètement manqué de jugement. Ce n'est pas parce que je n'achète pas ce genre d'histoire que c'est mauvais et oui, si tu veux savoir, je pense que vous êtes de très bons musiciens. »
Quand Newt se tut finalement, il se rendit compte qu'il était à bout de souffle et il se mit en tête de ne surtout pas regarder Thomas. Ce qu'il venait de faire revenait à peu près à une déclaration d'amour, venant de lui.
« Hum… je pense que j'aurais pas mieux ? » Fit alors la voix de Thomas, quelque part au-dessus de lui.
Newt sentit son sang bouillir dans ses veines en relevant la tête. Pour voir le chanteur sourire d'un sourire éclatant qui le prit totalement de court.
« Non, » grogna alors le blondinet en plongeant dans son café pour dissimuler ses joues brutalement rouges.
Le silence retomba et Newt eut le temps de se rendre compte que, oui, effectivement, un poids lui avait été ôté de la poitrine. Il espérait sincèrement ne jamais avoir à revenir sur la question parce que, sérieusement, c'était beaucoup trop embarrassant. Et puis il n'était pas doué pour ça. Du tout.
Encore que, Minho et Teresa auraient surement été fiers de lui. Et se seraient moqué aussi.
« Il y a… autre chose dont je voulais te parler, » dit encore Thomas.
Cette fois, sa voix était hésitante. Presque faible et Newt sentit son pouls crépiter désagréablement au creux de son poignet. Non…
Le blondinet fit de son mieux pour éviter d'avoir l'air mortifié, de regarder le chanteur ou… Bordel, sa tête s'était mise à tourner et il n'y avait aucune raison à ça. N'est-ce pas ?
Mais il ne voulait pas entendre ce que Thomas allait dire, et il avait fini son cappuccino et n'avait plus nulle part où se cacher. Il trouva alors l'excuse la plus lamentable pour fuir le tournant que prenait leur tête à tête en se levant, déclarant d'une voix aigüe :
« J'ai hum… besoin d'une cigarette et… Qu'est-ce que tu fais Thomas ? » Demanda-t-il, soudain presque horrifié.
Il jeta un regard anxieux à la main du chanteur qui s'était refermé sur son poignet fermement et qui l'empêchait de s'éloigner plus.
« Je t'empêche d'éviter le sujet, » répondit le chanteur très sérieusement. « Je savais que t'allais faire ça. C'est pour ça que j'ai pas commencé par… ce sujet-là. »
Newt déglutit un peu bruyamment et la sensation était carrément désagréable, compte tenu de la sécheresse de sa gorge. Il se rendit alors compte à quel point il était désarmé et comme Thomas pouvait être plein de ressources.
C'est docilement qu'il se rassit mais récupéra quand même son poignet d'un petit coup sec parce qu'il n'aimait pas du tout que son cœur cogne dans ses veines à cause de ce touché.
« Je t'accompagne, si t'as vraiment besoin de fumer ta clope mais on va en parler, ok ? » Reprit Thomas. « Pas besoin d'introduction ou de développement, » railla-t-il d'un ton presque amer. « Mais il faut qu'on en parle. »
Newt était incapable de dire quoi que ce soit. Il ne voyait pas comment s'en tirer. Il ne pouvait pas faire de mauvaise blague, parce qu'il n'avait pas la force de tourner ça en dérision. Il ne pouvait pas se barrer en courant, parce qu'il avait l'impression que Thomas n'hésiterait pas à lui courir après. Et il ne pouvait pas tomber dans les pommes, parce qu'il n'était pas une jeune fille en fleur sans fierté.
Il se contenta donc de regarder le chanteur droit dans les yeux et d'attendre. Ce dernier avait d'ailleurs l'air de se battre pour rassembler son courage. Suffisamment de courage pour lâcher sa putain de bombe :
« Je veux savoir pourquoi tu m'as embrassé. »
Réflexe défensif stupide ou non, Newt eut un couinement rentré avant d'enfouir son visage dans ses mains.
Je veux savoir pourquoi tu m'as embrassé. On y était. Evidemment que Thomas voulait savoir. Il voulait surement aussi savoir pourquoi il s'était enfui. Pourquoi…
Parce que j'avais envie.
Parce que j'ai envie ? Non. Newt préférait crever que se ridiculiser encore. Dire encore une bêtise. Sonner aussi mièvre. Il préférait aussi crever que demander « pourquoi t'as répondu à ce putain de baiser ? Pourquoi je me torture pour rien depuis ? Non. Pourquoi je me torture tout court ! » En fait, d'un coup, il avait autant envie de gifler Thomas que de l'embrasser à nouveau et ça le terrifiait alors il préféra tourner court au massacre.
Il dégagea ses mains de son visage, déglutit encore, et adopta son éternel ton flegmatique - et il n'en avait rien à foutre de la voix au fond de sa tête qui criait « menteur ! menteur ! » quand il répondit :
« J'avais bu trop de téquila. Je fais toujours des trucs très cons quand je bois trop de téquila. Je te demande pardon. »
Parce qu'après tout, qu'est-ce qu'il pouvait faire d'autre ? Envoyer le stage le plus important de sa vie se faire foutre juste parce qu'il avait aimé embrasser un garçon qu'il connaissait à peine ? Risquer l'opportunité de lancer sa carrière dans la maison de disque la plus prestigieuse des Etats-Unis pour les beaux yeux bruns d'un chanteur de boys band ?
Non mais sérieusement, à quel point ça sonnait ridicule ? C'était même trop bête pour en écrire une chanson.
Et Thomas qui ne répondait rien ! Pour une fois dans sa vie, Newt avait besoin que le brun dise quelque chose, n'importe quoi, qui les sorte de cette impasse, qui rattrape le coup mais non. Il se contentait de dévisager Newt, avec ce putain d'air mystérieux qu'il détestait et le blondinet était incapable de savoir à quoi pensait le chanteur et s'il vous plait faites qu'il dise quelque chose parce qu'il était à deux doigts de se raviser et….
« T'as bu. Trop de téquila, » finit enfin par dire Thomas en détachant chaque mot.
Cette fois, il n'était plus juste sceptique. Il était l'allégorie même du scepticisme. Non, pire, il était le scepticisme.
« Je n'avais pas l'intention de te mettre mal à l'aise, » répliqua aussitôt Newt, trop heureux de pouvoir repartir sur sa lancée. « Je sais pas pourquoi j'ai fait ça… »
« Parce que t'étais bourré, à l'évidence, » répliqua le chanteur, de nouveau peu affable.
Newt soupira et se tortilla sur sa chaise.
« Oui. Je sais pas. Je voulais surement le faire, parce que je réfléchissais de travers ! On se disputait, j'en avais assez, j'étais désolé et j'ai jamais eu l'intention de rendre les choses compliquées. C'était n'importe quoi cette soirée, » conclut Newt d'une voix lasse.
« N'importe quoi, oui, » répéta Thomas sombrement.
Il poussa ensuite un profond soupir et Newt ne pouvait pas s'empêcher de se dire que tout était faux. Tout allait de travers. Qu'ils n'auraient pas dû se dire des choses pareilles. Que quelque chose n'allait pas.
« Donc t'étais juste ivre et maintenant t'es juste désolé, » reprit Thomas, comme s'il voulait que les choses soient claires. Newt hocha la tête vivement. « Tu sais que pour un gars qui déteste ce genre d'histoires, t'as le don de tout rendre vraiment compliqué ? » Ajouta le chanteur, dépité.
Non, pas dépité. Triste.
Le blondinet avait vraiment envie de lui demander ce qu'il entendait par là mais justement, ce qu'il voulait, c'était clore le sujet, revenir à quelque chose de simple et peut-être passer l'éternité à ignorer ce sentiment qui rampait sous sa poitrine. Le sentiment que quelque chose était faux.
« Oui. Et je voudrais que les choses soient simples. Je peux pas perdre ce stage. Je peux pas faire foirer cette occasion, c'est la chance de ma vie et je sais que j'ai agi stupidement. Surtout avec toi. Et je ne peux pas perdre ce que j'ai gagné en travaillant jusqu'à me tuer juste parce que je ne sais pas me tenir en soirée. Je suis votre agent, j'ai pas à me comporter comme un… »
« T'as que vingt-deux ans Newt, » l'interrompit Thomas.
Et le blondinet s'aperçut qu'il avait complètement changé d'expression. C'était lui qui avait l'air désolé maintenant. Même pas compatissant. Désolé. Et ça n'avait pas beaucoup de sens. Il ne comprenait pas.
« Oui et est-ce que tu sais ce que c'est d'avoir vingt-deux ans et de ne venir de nulle part ? » Répliqua Newt, un peu plus acide qu'il ne l'aurait voulu. « J'évolue dans un milieu de requins et sans réseau, c'est presque impossible de se faire une place et… J'y suis arrivé. On m'a confié un poste inespéré alors que même Brenda avait un statut plus important que moi ! J'ai travaillé dur pour ça ! J'ai… j'ai failli manquer le mariage de mon meilleur ami ! J'ai arrêté de dormir, de vivre, pour ça ! C'est ma vie ! Ma putain de vie ! Je ne peux pas laisser le stress ou n'importe quoi risquer ça ! »
Il n'en revenait pas d'avoir lâché ça. Il regardait Thomas durement, à la fois honteux de s'être emporté avec autant de passion et soulagé d'avoir sorti ce qui le rongeait depuis des semaines.
« Et tu ne t'aies pas dit que tu pouvais souffler deux minutes ? » Interrogea alors Thomas. « Newt, tu fais un travail de titan. Tout… tout ce qui nous arrive c'est grâce à toi ! T'as le droit de relâcher la pression deux minutes, ils ne le verront même pas ! »
Le blondinet sentit son visage s'embraser. Il avait déjà entendu un discours similaire.
Thomas fronçait les sourcils, il avait l'air honnêtement préoccupé et… bordel, ça désarmait Newt complètement. Comme s'il avait juste besoin d'un câlin, ou une preuve d'affection qui puisse lui faire poser son cerveau et son trop plein de stress deux minutes.
« Je suis votre agent, » répondit-il simplement d'une voix légèrement brisée.
« Ouais, ça je sais, » souffla Thomas. « Je pense juste qu'on pourrait dédramatiser la situation. On n'a pas obligation d'être les meilleurs amis du monde mais sérieusement… être professionnel ça ne veut pas juste dire se refermer complètement jusqu'à craquer et faire des trucs que tu regrettes après, okay ? »
Newt voulait acquiescer parce que le chanteur avait raison. Il voulait même lui dire merci. Et lui dire qu'il n'avait pas envie de regretter mais, alors qu'il ne s'y attendait pas, Thomas se leva de son siège.
Le blondinet lui lança un regard d'où il essaya de dissimuler la panique et reçut un petit sourire incompréhensible du brun.
« Vient, on sort. C'était déjà bien pour une première fois, et je crois que t'as besoin de cette cigarette. »
Newt resta interdit une seconde avant que son corps ne suive le mouvement sans en avoir reçu l'ordre. Il devait avouer une chose… Malgré le bordel innommable entre eux et tout ce qui pouvait l'agacer chez lui, Thomas avait vraiment un fond adorable. Comme le premier soir…
« Briquet ? »
Newt sentit un rire s'étrangler dans sa gorge avant qu'il ne comprenne pourquoi. Ils étaient arrivés sur le trottoir devant le Starbucks et Thomas lui tendait un briquet, avec un sourire simple qui se transforma en interrogation quand le blondinet se mit à rire.
Newt se mordit la lèvre avant de chercher son paquet de clopes et répondre :
« Désolé, j'étais justement en train de penser à cette entrée en matière… Du coup… »
Il eut un sourire mutin et attrapa le briquet que le brun tenait toujours avant de reprendre :
« Non, moi c'est Newt. Enchanté. »
Avant d'allumer sa cigarette. Thomas leva les yeux au ciel mais laissa échapper un petit rire à son tour.
« J'ai pensé que tu te foutais de ma gueule, » avoua le brun sereinement.
« Pour être honnête, c'était un peu le cas. J'ai vraiment eu peur et ça m'a vraiment agacé, crétin, » répliqua Newt en savourant la première bouffée de nicotine qui envahit ses poumons.
« Trop aimable, » retourna Thomas en récupérant son briquet.
Newt allait lui proposer une cigarette, étonné de le voir ranger le petit objet dans sa poche, quand il sentit son téléphone vibrer dans la sienne.
« Tu ne fumes pas ? » demanda-t-il distraitement en sortant l'appareil.
Mais il n'entendit pas la réponse du chanteur.
Il y avait un e-mail de Janson sur son écran qu'il ouvrit aussitôt.
Une photo s'étala immédiatement sur le téléphone qui fit rater un battement douloureusement à son cœur.
C'était lui, et Thomas, clairement collés l'un à l'autre. Thomas souriait, détendu et Newt lui lançait un regard… putain c'était quoi ça ? Un montage ? Il avait l'air reconnaissant… non, pire… complètement en admiration ou allez savoir quoi, en regardant le chanteur ! Pas une expression qu'il portait d'ordinaire ! Jamais.
Nerveusement, le jeune homme fit glisser son pouce sur l'écran pour faire défiler la photo et lire le mot qui se trouvait en dessous.
- C'est quoi, ça ? T'es drôlement photogénique, tu ne trouves pas ? Les huit-cent cinquante reblogs de ce post tumblr ont l'air de penser la même chose en tout cas ! WR ASAP s'il te plait. Faut qu'on parle. –
Newt sentit un poids lui tomber sur les entrailles alors qu'un étau se resserrait autour de sa poitrine. Faut qu'on parle. Non… ça, ça, ça n'était pas en train d'arriver, pas vrai ?
Il rangea son portable, essayant de calmer en vain les tremblements incontrôlables de ses mains et lança un regard paniqué à Thomas qui sembla aussitôt s'inquiéter.
« Je dois… Il faut que je parte de suite, » expliqua Newt, la gorge atrocement nouée. « On se voit demain matin pour préparer l'interview. »
Là-dessus, il planta le chanteur et s'enfuit comme une tornade sans plus d'explications. Il avait envie de pleurer, soudainement. On se voit demain matin.
Les yeux de Newt le brûlaient quand il se dit qu'il n'y aurait peut-être pas de demain matin.
Il avait merdé.
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Ahem.
Si vous voulez me jeter des pierres, pointues et lourdes, je serai pas loin !
Je suis désolée, ce chapitre n'est PAS rigolo pour une fois mais… OBLIGATOIRE.
Allez, vous me connaissez, vous savez que ça ne dure pas les moments trop graves chez moi ! (Peut-être. Lol. J'arrête.)
Merci à tous et surement à vendredi pour le prochain chapitre ? Genre dans ces eaux là, promis *-*
Robin.
