Bonjour !

Nous venons de finir le chapitre 23 – je sais, ça a pris du temps – mais le principal, c'est le résultat, non ? :D

Merci à Solealuna, Bones81, Calan94, Adrianna Duncan, angy, July-bOnes, nath16, pucinette52, SeeleyAndTemperanceAreInLove, Sodebo25, BONES-NCIS et Low-BB.

Solealuna : Honte ? Nous ? Connaît pas !

Bones81 : Nous ? Vouloir ta mort ? Pourquoi ça ? Tu ne nous laisserais plus de review xD Ah, à propos de ton enquête, tu devrais commencer par suspecter Calan94…il n'y a qu'à lire ses reviews ^^

July-bOnes : Une petite preuve ? Euh…faut voir !

nath16 : ^^ Tu sais, ça ne dépend pas que de moi xD

SeeleyAndTemperanceAreInLove : Quel pseudo ! Horrible à écrire xD Le tueur est sadique, mais il est là pour ça ! Bienvenue !

Sodebo25 : Merciii :DDD Bienvenue !

BONES-NCIS : On est horribles, mais c'est pour la bonne cause ! Ou pas… )

Bonne lecture !


Chapitre 22 : Max

Elle s'était recroquevillée et formait désormais une petite boule. Ses pleurs étaient de plus en plus audibles.

Cette fois encore, Brennan ne savait plus depuis combien de temps elle pleurait. Elle s'était laissé tomber une fois de plus sur le sol, signe de sa faiblesse, puis s'était remise en position fœtale, comme pour se protéger. Mais le mal était déjà fait. Elle ressentait encore une fois cette tristesse trop intense, qui lui serrait le cœur et lui broyait les entrailles.

Elle se répétait qu'il fallait qu'elle se relève, mais elle ne pouvait pas, épuisée par ce combat qu'elle menait sans relâche.

La dureté du sol lui procurait ce sentiment de sécurité, de stabilité pour le moment. Tout ce dont elle avait besoin pour ne pas perdre totalement pied.

Elle s'interrogeait toujours sur les motivations du tueur : pourquoi faisait-il ça ? Pourquoi la faire souffrir ? Les faire souffrir ? Pourquoi cette torture si efficace ? Qu'avait-elle fait pour mériter ça ? Pourquoi ne la tuait-il pas tout simplement ? Pourquoi n'abrégeait-il pas une bonne fois pour toutes ses souffrances ?

Brennan se doutait bien qu'en tant que sociopathe, le tueur devait jouir de la voir ainsi, souffrante, triste et détruite, étalée sur le sol de sa chambre et gémissant comme une faible femme sans volonté.

Alors elle se remémora les paroles d'Angela, elle qui savait toujours quoi dire dans ce genre de situation, elle qui savait toujours quoi faire, elle qui lui avait pratiquement ordonné de ne pas baisser les bras et de ne pas donner satisfaction à cet homme si doué quant il s'agissait de faire du mal aux gens.

Alors, poussée par une force qu'elle puisait dans ses ultimes ressources, elle se releva avec un nouveau sentiment qui naissait en elle : la haine.

Oui, elle avait de la haine pour cet homme qui lui volait sa vie, son amour et ses sentiments. Elle avait de la haine pour cet homme mesquin, dénué de toute conscience, qui arrivait toujours à la surprendre, et qui avait toujours un coup d'avance sur elle.

Et la détermination s'ajouta à cette haine naissante.

Elle ne devait plus se faire avoir, ELLE devait LE surprendre et pas l'inverse. Elle devait trouver un moyen de faire avancer l'enquête.

Un moyen que personne n'avait imaginé, même pas elle, ni le tueur d'ailleurs, s'imposa alors à Bones. Son père !

Lui qui avait fui pendant des années les autorités, qui avait changé d'identité comme de visage, comme de vie. Lui qui avait commis des meurtres et côtoyé les pires crapules. Lui devait bien savoir quelque chose sur ce psychopathe, ou connaître quelqu'un qui pourrait les aider un peu dans l'enquête.

L'anthropologue courut presque jusqu'à son téléphone avant de composer le numéro de son père, qu'elle connaissait par cœur.

Elle attendit quelques instants, puis enfin quelqu'un décrocha à l'autre bout du fil :

«Allô ? répondit une voix endormie.

-Papa, c'est Tempérance.

-Mmmh, bonjour Tempérance.

-Il faut que je te voie. Tout de suite

-Tout va bien ma chérie ?

-Je te raconterai tout quand on se verra.

-15h au bistrot habituel ça te va ?

-Parfait, je te retrouve là-bas.»

Elle raccrocha.

Pour la première fois depuis le début de l'enquête, Tempérance avait de l'espoir. Elle pouvait enfin croire en quelque chose. Et elle venait peut-être de trouver ce qu'il lui fallait pour ne pas baisser les bras, pour sauver l'homme qu'elle aimait, celui qu'elle refusait de perdre, celui qui représentait tout pour elle.

Avec ce nouvel élan et un grand sourire, elle se lava, s'habilla et partit, en quête de réponses, de plus d'espoir, et de solutions.


Fidèle à elle-même, Brennan arriva avec une demi-heure d'avance au bistrot et fut bien surprise de trouver son père qui l'attendait déjà, sirotant un verre de whisky, les cheveux en bataille.

Lorsque Max avait eu sa fille au téléphone, il avait compris que quelque chose n'allait pas, tout d'abord parce qu'elle ne l'appelait pas souvent, ensuite parce que le son de sa voix, triste, faible et saccadé, certainement à cause des sanglots, avait renseigné le père sur l'état de sa pauvre fille.

Il avait donc décidé d'annuler tous ses plans de la journée pour ne la consacrer qu'à sa fille, qui avait l'air d'avoir besoin de souffler et de changer un peu d'air.

Puis il l'avait vu entrer dans le bâtiment, avec son expression morose qu'elle ne réservait d'ordinaire qu'aux plus mauvais jours, les épaules baissées, le regard rivé sur ses pieds, pâle, et là il avait été convaincu qu'il était arrivé quelque chose de grave, de très grave. Et à en juger par ce qu'il savait de sa fille, il était presque sûr que cela concernait Booth, l'homme qu'elle aimait même si elle n'était pas prête à l'admettre.

Elle s'assit à ses côtés, sans pour autant prononcer un seul mot. Elle ne le regarda même pas.

Mais, dans son rôle de père, il ne la força pas à lui dévoiler le sujet de sa venue, il attendit simplement qu'elle se sente prête à parler.

Elle commanda un verre d'eau pétillante au jeune serveur, puis se tourna enfin vers son père :

«Merci.

-Pourquoi, demanda Max, intrigué.

-D'être venu alors que je ne t'ai pas donné de raison, d'explication. Merci parce que tu ne demandes rien.

-Tu sais Tempérance, je te connais sur le bout des doigts et ne me remercie pas, c'est normal. Après tout, je suis ton père. »

Et, pour la première fois depuis longtemps, elle adressa un mince sourire à son père avant de poursuivre :

«Si je suis là, c'est pour Booth.»

Sans blague, faillit murmurer Max. Mais il se retint par respect, parce que ce n'était pas le moment.

«Il a été enlevé il y un peu moins d'une semaine par un tueur qu'on surnomme le «bourreau des cœurs» au F.B.I. Il nous a adressé des lettres de menace, disant qu'on allait mourir, pensant qu'on était en couple. Finalement, malgré les efforts du F.B.I. pour nous cacher et nous protéger, Booth s'est fait enlever par le tueur. Depuis, ce malade ne cesse de m'envoyer des messages avec des «cadeaux» comme qu'ils les appellent. Je veux dire par là des objets appartenant à Booth. Nous n'avons aucune piste. Je ne sais vraiment plus quoi faire papa. Alors si je suis ici c'est pour ça, parce que j'espère vraiment que tu vas me dire que tu peux m'aider, que tu as une piste.

-D'abord calme-toi chérie. Ensuite, j'ai besoin de plus d'informations, de tout ce que tu as en fait.

-Oui euh…j'ai amené le dossier complet avec moi. Tiens» dit-elle, lui tendant un tas de papiers et une pochette bleue.

Bones laissa quelques minutes à son père pour prendre connaissance du dossier mais, impatiente, elle finit tout de même par l'interrompre :

«Alors ?

-Tempérance, tu me demandes de t'aider et je vais le faire mais là…c'est très mince ce que vous avez, ce qu'on a, répondit Max, guettant la réaction de sa fille.

-Je sais, mais c'est tout ce qu'on a.

-Bien. On fera avec. Je vais t'emprunter ce dossier, l'étudier plus attentivement, passer deux ou trois coups de fils à de vieux… amis. Mais j'ai déjà une info qui pourrait peut-être t'intéresser : j'ai déjà entendu le pseudonyme de «bourreau des cœurs» il y a quelques années, quand j'étais en cavale. Pendant un temps, je traînais dans la banlieue de Washington avec plusieurs autres gars comme moi, qui fuyait quelque chose. On discutait souvent et je me souviens que l'un d'eux, Fred je crois, était à la recherche de ce gars, de ton tueur.

-Sérieusement ? Pourquoi ? Et que t'a-t-il dit sur lui ?

-Je ne sais pas pourquoi il le cherchait mais il m'a appris qu'il s'appelait Samuel. Il ne m'a jamais donné de nom de famille.

-C'est tout ?

-Oui euh…il me semble qu'il avait aussi mentionné une «Alex», sa fiancée décédée si je ne me trompe pas. Mais ne t'en fais pas, je vais tenter de retrouver ce Fred et je le contacterai.

-Merci papa, vraiment.

-Faut bien que je sois utile ! rigola l'homme avant de se lever de sa chaise. Désolé chérie, mais je dois y aller ! N'hésite pas à m'appeler si tu as besoin, et surtout, sois prudente !

-Salut papa.»

Le rendez-vous n'avait duré que deux heures, mais Brennan n'avait pas envie de rentrer chez elle. Alors elle passa de l'eau pétillante à un verre de vodka : elle avait besoin d'arrêter de penser, au moins pendant quelques secondes, et pour ça, l'alcool était parfait !

Elle ne se cantonna pas à un verre ou deux mais plutôt à une dizaine. Heureusement pour elle, elle tenait bien l'alcool.

Aussi quand elle décida de rentrer chez elle, elle ne titubait presque pas. Il faisait nuit noire, les rues étaient désertes, Brennan était seule. Mais il en fallait bien plus pour l'effrayer.

Elle n'était plus très loin de chez elle quand elle se rendit compte qu'un homme, tout de noir vêtu, la suivait. Il marchait assez loin derrière elle, mais elle l'avait tout de même remarqué. Elle ne pouvait pas voir sa tête à cause d'une capuche qu'il avait baissée sur sa tête.

Bien sûr, Brennan avait semé ses gardes du corps en venant pour avoir un peu plus de tranquillité et d'intimité avec son père. Dommage parce qu'en cet instant, ils auraient été bien utiles.

Elle tourna à la première intersection, puis du même côté à la suivante : l'homme la suivait toujours et il commençait à accélérer, certainement énervé par le petit jeu que Brennan essayait de mener.

La jeune femme accéléra à son tour, pressa le pas et se mit à courir quand l'homme s'élança dans la même direction, une batte de baseball à la main.

Brennan abandonna son sac à main dans la course-poursuite et courut de plus belle. Elle ne savait pas trop où elle allait mais elle fuyait, toujours plus vite, toujours plus loin.

En regardant derrière elle pour voir si son poursuivant se rapprochait, ce qui était le cas, elle trébucha sur une plaque d'égout qui sortait un peu du sol, mal vissée.

Elle s'étala de tout son long sur le sol, heurtant violemment le goudron. Elle se retourna alors, et ne put apercevoir qu'un visage, mais quel visage. Un visage souriant à pleine dents d'un homme qui leva sa batte dans le ciel. Ciel qui fut traversé au même moment par un éclair qui zébra le ciel et dont le bruit couvrit le cri d'une femme déchirant le silence de la nuit.


Alors ? Que pensez-vous de cette fin…merveilleuse ?

Laissez une review, nous posterons le chapitre 23 quand nous aurons terminé le 24 !