Coucou :3
(Oui, c'est un sourire « qui ne me dit rien qui vaille »)
Lel. Pardon !
BON, je tiens à vous prévenir, ce chapitre est… et bien d'une, il répond à votre attente terrible (pardon de vous avoir infligé ça) quant au sort de Newt et de deux, il s'agit d'une grosse dédicace à tous mes lecteurs.
Je ne veux pas vous en dire plus, alors je dirai juste : Vive le Newtmas et j'espère que vous me détesterez pas trop et que vous rirez encore de mes bêtises.
Evidemment, je veux vous remercier. Avant-hier, j'ai eu 1300 visites en 24h, je savais plus quoi faire, j'ai cru qu'il y avait un bug. Vos reviews sont plus adorables que jamais… Vous êtes toujours plus nombreux…
Merci, vraiment ! T-T je mérite pas tout ça !
Oh et je vous invite vraiment à me rejoindre sur Twitter (Robin_nohood_) parce que je vais organiser des fic requests prochainement !
Bon, j'ai la pression parce que… vous allez voir, cette entrevue avec Janson, j'ai vraiment voulu qu'elle sorte de l'ordinaire par rapport aux autres fics. Et du coup, ça peut très bien être pas très bien, mais qui sait !
Je vous souhaite une bonne lecture ! *-*
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Quand il était descendu dans la première bouche de métro venue, Newt avait ravalé les larmes qui menaçaient de lui échapper en s'essuyant les yeux d'un geste rageur. Il n'allait pas pleurer comme un gosse. C'était de sa faute et c'était fait, quoi qu'il arrive, il n'avait aucun moyen de revenir en arrière. Alors il allait prendre ses responsabilités, son courage à deux mains et affronter ce cauchemar qui devenait réalité.
Il passa le trajet – trop court – en métro à se ruiner les doigts en les tordant sur la bordure de son teddy sans arrêt. Il n'arrivait pas à se calmer, son pouls battait si fort qu'il devait probablement résonner à travers tout New-York et l'angoisse lui nouait l'estomac.
En fait, lorsqu'il sortit du métro et qu'il se retrouva devant le building de Wicked Record, il était à deux doigts d'appeler Minho en lui disant qu'il démissionnait et qu'il avait besoin d'oublier. De se noyer dans de l'alcool, des drogues dures, puisqu'il allait finir, à l'évidence sous un pont, sans avenir, quelque part, à pleurer toutes les larmes de son corps. Jusqu'à ce que mort s'en suive.
« Hé Newt ! Qu'est-ce que tu fais-là, auj… wow, ça va mec ? »
Le blondinet fit un bond et se tourna vers Alby qui sortait de l'immeuble et qui lui jetait un regard clairement alarmé. Son état de détresse devait se lire partout sur sa figure, assurément.
« J'ai rendez-vous avec Janson, » parvint à répondre Newt avec une raideur évidente dans la voix.
« Tu veux que je t'attende ? J'ai fini ma journée, » proposa son ami, définitivement concerné.
Le blondinet acquiesça lentement, serrant les poings dans ses poches. Il ne pouvait plus reculer, oui, mais au moins il ne serait pas tout seul quand il apprendrait que sa vie était foutue. Alby lui indiqua qu'il l'attendrait dans la boutique de vinyles en face et Newt disparut dans les profondeurs de Wicked Record.
Par chance, sa vie n'était pas minable au point que le sort ne fiche Brenda dans ses pattes dans un moment aussi tragique et il monta jusqu'au bureau de Janson sans croiser ni l'assistante, ni qui que ce soit d'ailleurs.
D'un côté, il aurait préféré, ça aurait ralenti sa confrontation avec Janson. De l'autre, Newt n'était pas du genre à fuir ce genre de situations. Fuir devant un mec qu'il avait embrassé, oui, mais pas devant ses responsabilités professionnelles.
« Entrez, » fit la voix de son responsable de stage lorsqu'il eut frappé quelques coups à sa porte.
Il avait l'impression d'être soudain fait de gelée. Ses doigts lui répondaient à peine et il eut presque du mal à tourner la poignée.
« Oh, c'est toi ? » S'exclama le manager.
Newt ne releva pas sa surprise et répondit d'une petite voix :
« C'était marqué ASAP. »
« Oh ouais, bien sûr, vient donc par là. »
Newt était sur le point d'exploser lorsqu'il atteint le bureau. Sa pression artérielle allait surement lui faire perdre quelques années de vie, sa gorge le brûlait tant elle était sèche et son estomac était si contracté qu'il ne pourrait surement plus jamais rien avaler de toute sa vie.
Janson était penché sur un IPad et n'en leva pas les yeux lorsqu'il fit un signe de l'index au blondinet pour qu'il le rejoigne de l'autre côté du bureau. Newt se glissa dans le dos de son supérieur et identifia des photos que Janson faisait défiler sur l'écran tactile. A l'évidence il s'agissait d'une page trend de Tumblr sous le hashtag Maze Runner.
On y voyait des photos du concert de mardi, des billets concernant le groupe évidemment et… des photos des backstages. Newt vit passer une photo de lui et Thomas et son cerveau tira la sonnette d'alarme. Il aurait dégluti s'il avait encore eu un peu de salive.
« Ok, c'est quoi ça ? » Interrogea Janson en cliquant sur une photo similaire à celle qu'il lui avait envoyée pour l'agrandir.
Bordel mais combien de photos d'eux ces fans avaient pris ?
Au moins sur celle-là, Newt n'avait pas l'air béat en contemplant le chanteur, c'était un progrès.
« Une photo, prise dans les backstages du concert à la demande des fans du groupe, » répondit Newt d'une voix affreusement rauque.
Janson dégrossit la photo en faisant un « mmh mmh » pensif avant d'agrandir une photo d'eux avec tous les membres du groupe.
« Ça, c'est une photo prise dans les backstages du concert, » dit alors l'homme en levant enfin les yeux vers son stagiaire.
Newt ne dit rien, sentant le danger.
Ensuite, Janson agrandit une autre photo de lui et Thomas (mais combien, bordel, combien) et reprit en se repenchant sur la tablette :
« Et ça, c'est un gros buzz médiatique. Chacune de ces photos est rebloguée des centaines de fois, » déclara le manager. « Maintenant, dit moi ce que c'est ça, » demanda-t-il en montrant le bandeau sous les photos.
« Des tags, » se débrouilla pour répondre Newt alors que sa voix lui faisait défaut.
« Des tags, » répéta Janson et Newt crut qu'il allait s'évanouir sous la pression.
Le manager fit alors pivoter son fauteuil pour lui faire face. Comme un putain de superméchant dans un putain de film avant qu'il ne finisse dans ce putain de fleuve avec les pieds dans un putain de bloc de béton. Du calme, Newt. Tout va bien. Au pire tu es viré, personne ne va t'assassiner pour ça.
Janson avait l'air imperturbable et lorsque sa voix s'éleva à nouveau, le blondinet crut qu'il allait s'étrangler.
« Et c'est quoi ça ? Qu'est-ce que c'est que ce putain de hashtag Newtmas. »
« QUOI ? » S'égosilla Newt brusquement avant de rentrer la tête dans les épaules et de plaquer sa main sur sa bouche.
C'était quoi ces conneries, nom d'un chien ?
Un petit sourire mystérieux se dessina alors sur les lèvres de Janson, mettant Newt au supplice.
« Ouais, c'est un tag. Newtmas. Comme dans Newt. Et Thomas, » expliqua le manager en détachant chaque mot sans se départir de son sourire. « Et ça accompagne presque toutes les photos où vous êtes ensembles. Tu sais ce que c'est qu'un OTP ? Le shipping ? »
La mâchoire du blondinet se décrocha littéralement et douloureusement.
Newt était le plus gros nerd qui puisse exister ! Bien sûr qu'il connaissait ces termes et leur sens mais ce qui clignotait dans sa tête – qu'il hochait lentement par ailleurs –, actuellement, c'était un énorme « What the holy fucking fuck ».
« Je t'explique la situation, » recommença Janson, visiblement conscient d'avoir grillé le cerveau de son stagiaire. « Le groupe vient de naître et la base de fans s'élargit tous les jours. Enormément. Composé majoritairement de filles, mais t'as fait des études, Newt, tu connais notre marché. Je ne t'apprends rien. Et la plupart de ces filles, jeunes femmes, aiment leur musique et les garçons eux-mêmes. Thomas et Ben sont vraiment les deux principaux atouts physiques du boys band. »
Newt acquiesça à nouveau, même s'il trouvait toujours la conversation parfaitement surréaliste.
« Elles seront nombreuses à éprouver de l'admiration pour eux et tout autant à éprouver de l'attirance. Maintenant, j'ai une question. Est-ce que c'est judicieux de faire le buzz avec l'homosexualité du chanteur pendant qu'on construit une fanbase ? »
« Thomas n'est pas gay ! » S'exclama vivement Newt.
Avant de sentir son visage prendre feu. Il fallait qu'il retrouve l'usage de la parole à cet instant précis, bon sang. Le manager lui jeta un regard consterné avant de grommeler :
« Oui, enfin, la question n'est pas... »
« Non, ce n'est pas judicieux, » se reprit le blondinet en baissant la tête.
Il n'en revenait pas.
Comment s'était-il fourré dans une telle situation ? Comment c'était arrivé ? A quel moment ?
Et il en revint encore moins quand Janson sourit de plus belle, juste après.
« Non, en effet. Elles ont plutôt intérêt à croire que Thomas est un cœur blessé prêt à être cueilli et à les aimer en leur déclamant des mots doux sur l'oreiller, donc… même si Thomas et toi êtes les meilleurs amis du monde, faites gaffe à ne pas tendre des perches inutiles, ok ? »
Le stagiaire prit une inspiration profonde avant de se sentir hocher la tête avec de grands yeux. Janson avait presque l'air paternaliste. Tout ça n'avait ni queue, ni tête. Des fans pensaient qu'ils étaient peut-être ensemble ou…
« Mais ce tag-là, Newtmas, il n'est pas là pour rien. Il y a peut-être une armée de filles qui rêveront d'être dans les bras de Thomas mais il y en a aussi qui vous ship, alors… »
Le manager se leva et s'approcha de Newt qui n'avait cessé de reculer vers la baie vitrée dans son dos. Le garçon tenta de se faire tout petit, craignant ce qui allait arriver.
Il n'avait pas prévu que la main de Janson s'abattrait avec force sur son épaule, faisant flancher ses genoux légèrement. Heureusement, la poigne sur lui l'empêcha de tomber et il resta planté là, les yeux toujours écarquillés, attendant la suite.
« Quand ils seront bien implantés… avec des fans fidèles… on pourra peut-être jouer là-dessus en revanche. Tu sais, là, ce sera un buzz positif… Tu pourrais jouer la comédie, le moment venu, éventuellement… »
A nouveau, le corps de Newt réagit terriblement. Sa gorge se renoua, ses veines se remirent à bouillir. Il n'en revenait pas. Janson ne venait pas de suggérer ce qu'il croyait que…
Le manager éclata soudainement d'un rire tonitruant et relâcha Newt.
« Allez, j'arrête de jouer avec tes nerfs Newt ! »
Trop aimable. Newt sentit la pression redescendre, même si son cœur battait toujours en désordre et il fusilla du regard le sol, pour éviter d'en faire de même avec son patron.
« Tu peux filer ! Mais souviens-toi, et préviens Thomas, mettez quelques distances devant les flashs pour l'instant ! »
Le garçon resta un moment figé, muet de se voir congédier sur un Janson de bonne humeur, sans s'être fait égorgé, tué, arraché les membres… Renvoyé…
Ses pieds l'avaient déjà reconduit à la porte quand il revint sur terre et il se secoua avant d'ouvrir la porte. La voix de son supérieur retentit dans son dos :
« Tu fais du très bon boulot avec ces gars, Newt. On va pas tout foutre en l'air, ok ? »
« Oui, » souffla le concerné.
Et il disparut aussi vite qu'il le put.
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Newt ne savait pas trop comment il avait rejoint la boutique de vinyles. Ses membres semblaient obéir à une force dont lui-même ne connaissait pas l'existence. Il se sentait complètement anesthésié et ça n'avait rien à voir avec son manque cruel de sommeil.
Alby était penché sur un box rempli d'albums de groupes de rock et il releva la tête quand il sentit Newt s'approcher.
« On dirait que tu viens de voir un fantôme, » déclara son ami. « T'es euh… tout blanc. »
« J'ai besoin de boire et manger quelque chose, » croassa Newt.
Sa voix était tremblante et clairement affaiblie. Alby dû le prendre en pitié, puisqu'il l'entraina vers la sortie en lui indiquant :
« Allez, raconte-moi tout, c'est moi qui t'invite. »
Vingt minutes plus tard, les deux garçons étaient sur la terrasse chauffée d'un troquet qu'ils appréciaient beaucoup, dans l'arrière-cour. Newt savourait une cigarette et s'était enfin détendu. Il avait pu raconter à son ami tout ce qui c'était passé depuis la séance d'enregistrement où il lui avait seulement dit qu'il avait embrassé Thomas. Il avait peut-être deux ou trois petits trucs à lui raconter, ouais.
« Merde, va falloir que vous vous cachiez maintenant, » marmonna Alby en croquant dans son bagel.
« Cacher ? Alby mais… Oh non, tu vas pas la jouer comme Minho et Teresa, » soupira Newt.
Il avait pourtant un petit sourire. Il était tellement, tellement, soulagé de la manière dont les choses s'étaient passées avec Janson qu'il était prêt à prendre les taquineries de ses potes avec bonne humeur pour changer.
Le blondinet réalisa pourtant très vite qu'Alby ne riait pas et l'observait avec un sourcil arqué clairement sceptique.
« Quoi ? » Fit Newt, fronçant les sourcils.
« Je déconnais pas… »
« Mais qu'est-ce que tu racontes ? Pourquoi on se cacherait ? Il n'y a clairement rien entre Thomas et moi, » se défendit Newt en attrapant sa pinte de bière.
« Pour le moment, oui, » répondit Alby.
« Pour tout le temps, Alby ! T'as pas entendu Janson ? Enfin, ce que je t'ai dit ? Et puis même que j'ai le droit ou pas, c'est ridicule ! Comment tu voudrais que Thomas et… »
« Mmh, ça suffit ! » Le coupa Alby d'un geste de la main. « J'ai plus envie d'entendre parler de ça, Newt. »
Le blondinet sursauta, choqué par les mots de son ami qui finit par lui sourire par-dessus son verre.
« Fait pas cette tête. On en reparlera quand tu seras sorti de ta phase de déni. C'est contreproductif, là. »
Sur le coup, le jeune homme voulut protester, puis, à la surprise d'Alby lui-même, il se renfonça sur sa chaise et retourna à sa cigarette et sa bière sans un mot de plus. Après tout, c'était vrai qu'il ne dupait plus personne à prétendre qu'il ne se passait rien de particulier. D'étrange. De… Troublant.
Après ça, il demanda à Alby où en était l'album des garçons et le sujet changea totalement de direction.
Une heure plus tard, ils étaient mort de rire à débattre du bon gout, ou non, des casquettes à filet et des chaines en plaqué or de MC Gally. #Goudemer2
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Newt se laissa tomber, vidé, sur son canapé, lorsqu'il rentra chez lui à la fin de la journée. Il lui semblait qu'une éternité s'était écoulée depuis le départ de Teresa, le matin même. Et dire qu'il avait planté Thomas comme un idiot pour rejoindre Janson. Qu'est-ce que le chanteur avait dû penser ?
Il ouvrit son ordinateur après avoir pris une douche chaude et s'être préparé un thé. Une cigarette allumée de plus, installé sous son velux, en jogging confortable et en tee-shirt, il se mit à prendre des notes sur des interviews visionnées sur Youtube, histoire de prévenir les questions piège qui pourraient leur tomber dessus le lendemain.
La nuit était déjà tombée quand son téléphone vibra. Newt s'en empara tranquillement, les jambes en tailleurs recouvertes de feuilles pleines de son écriture et de ses gribouillages. Un nouveau message de Teresa.
- Comment s'est passé ton dîner aux chandelles ? –
- Très drôle. Je ne peux pas te parler, là. Je suis avec Thomas et il veut qu'on remette le couvert, ce mec est insatiable. –
Newt laissa retomber son téléphone au creux de ses jambes avec un sourire tordu. L'idiot était plutôt content de lui, là.
Son téléphone vibra à la vitesse de la lumière la micro seconde suivante :
- OH MON DIEU C'EST VRAI !? –
Newt éclata de rire, tout seul dans son petit appartement avant de pianoter tranquillement :
- Non –
- T'ES UN MONSTRE ! Nous faire de faux espoirs comme ça ! –
Répondit-elle aussitôt. Newt sourit encore, avant de froncer les sourcils :
- Nous ? –
- Minho et moi. On est jeudi, salle de sport. Change pas de sujet ! –
Evidemment qu'ils étaient en train de prendre soin de leurs corps en faisant de l'exercice. Quelque chose que le blondinet avait toujours trouvé peu attirant. Inutile. Dangereux.
- Y a pas de changement de sujet. On est allés boire un café et c'est tout –
- Vous vous êtes embrassés ? –
Cette fois, Newt grogna. Ils étaient exaspérants.
- Bien sûr que non ! On a juste mis les choses au point. Retourne faire tes abdos, il te reste un peu de graisse sur le coin des hanches –
Non mais c'était vrai quoi ! Pas la graisse sur les hanches, évidemment, mais l'exaspération ultime du garçon, grave. Le téléphone émit une nouvelle vibration :
- Parle pour toi, gros tas ! Mise au point, c'est-à-dire ? –
- C'est-à-dire qu'on est deux adultes qui savent être professionnels et que notre relation peut repartir à zéro sur des bases cordiales –
C'était très con, comme réponse, mais en même temps, il n'allait pas lui faire un résumé détaillé par texto de tout ce qu'il s'était passé. D'autant plus qu'il aurait fallu raconter l'entrevue avec Janson, tout ce que ça engendrait et il préférait larguer la bombe juteuse le lendemain au milieu d'un épisode haletant de Game of Thrones. Histoire de mettre un peu d'ambiance. Ou de foutre le bordel, selon le point de vue. Teresa répondit peu de temps après :
- Minho dit que t'es d'un ennui… -
Le téléphone vibra la seconde suivante. Un nouveau message, de Minho, cette fois :
- C'est faux. Très exactement j'ai dit : mais il devient chiant à en crever, ou quoi ? –
Newt se remit à ricaner.
- Dommage que vous soyez deux empêcheurs de tourner en rond… Sinon je vous aurais raconté la vérité. Genre à commencer par le moment où s'est devenu torride dans les toilettes du Starbucks –
Après ça, fier de lui, il rejeta son téléphone dans un coin du canapé et retourna à ses notes après s'être étiré. Il n'imaginait pas l'état de ses deux meilleurs amis qui devaient à présent se battre pour savoir s'il bluffait ou non. Choisir quelle insulte était la plus indiquée dans ce cas et ils en avaient visiblement trouvé plus d'une parce que son portable ne cessait plus de vibrer.
Il parvint à les ignorer pendant un moment, arrivant réellement à travailler, jusqu'à ce qu'il referme les fenêtres ouvertes (la dernière étant ses mails pour communiquer l'heure de rendez-vous au groupe le lendemain matin) pour ouvrir seulement un film qu'il avait vu douze millions de fois – Iron Man 2 – et déplier son canapé. Il était fatigué et voulait une bonne nuit de sommeil.
Alors que le téléphone vibrait une énième fois, il partit éteindre les lumières, poser son mug dans l'évier et quitta ses vêtements pour se retrouver en boxer. Ce n'est que lorsqu'il fut confortablement installé sous sa couette qu'il attrapa son téléphone.
Vingt-trois nouveaux messages. Newt se mordit l'intérieur de la joue alors que la bande son du film entamait les riffs endiablés d'ACDC. Teresa l'avait noyé autant que Minho et son pouce glissa le long de l'écran pour faire défiler les conversations, jusqu'à ce qu'il s'aperçoive qu'il y avait une troisième conversation qui n'avait pas été ouverte et contenait aussi un nouveau message.
Thomas TMR.
Jusque-là étendu sur le dos, le portable brandit en l'air, Newt roula soudain sur le ventre, le souffle plus rapide. Il l'ouvrit immédiatement.
- C'était bien de pouvoir se parler. Je suis content qu'on l'ait fait. J'espère que tout va bien, t'es parti vite… Bonne nuit. –
Newt resta un petit moment hébété devant l'écran du petit appareil, ne sachant trop comment réagir. Bonne nuit.
C'était con, mais à lire ce texto, on avait presque l'impression que Thomas s'inquiétait pour lui. Une chaleur agréable se diffusa dans son ventre puis dans ses jambes à cette simple pensée. Et il n'essaya même pas d'empêcher le sourire qui flottait sur ses lèvres.
Il se retrouva alors à taper un message sans réfléchir, pour répondre.
- Tout va bien, problèmes réglés. A demain alors. –
Qu'il n'envoya pas. Il se rendait compte que ce message ne lui convenait pas du tout et qu'il était en train de réfléchir à une centaine de réponses alternatives. Comme un lycéen. Non, un collégien. Bref, pas comme un adulte dont le cerveau fonctionnait proprement.
- Oui, c'était bien et tout va bien. Bonne nuit. –
Non. Il n'allait pas envoyer ça non plus. C'était chiant à en crever, pour citer Minho.
Il disait deux fois « bien » en trois mots, c'était ridicule.
Non, ce qui était ridicule c'était de se prendre la tête sur le nombre de « bien » dans son sms.
Newt poussa un grognement et enfouit son visage dans son oreiller. Bordel. Mais quel idiot !
Il finit par s'endormir après quelques minutes à réfléchir encore, son téléphone à bout de bras, pendant du canapé.
Sur l'écran, parmi les messages envoyés, on pouvait lire un simple :
- Bonne nuit à toi aussi –
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Lalalalalaaaaaaaaaaaa
Ô purée de…
La fin est un peu cheesy, désolée. Enfin, remarque, je sais que certaines adorent le cheesy alors pourquoi pas. YOLO comme disait ma mamie en 1944. Si Newt se réveille pas parce qu'il s'est vomi dans la bouche, je dirai que c'est votre faute !
Bon et sinon… est-ce que ça vous a plu cette histoire de Shipping, de Newtmas et d'OTP et de Tumblr ? *-*
J'me suis dit qu'en fait on l'exploite jamais dans les fics, mais euh… vous existez, on existe haha… j'aime bien le réalisme, vous savez donc… rendons ça concret ?
Bordel, si c'est trop stupide, dites-le moi !
Voilà, un peu fébrile mais j'attends vos avis !
Demain premier OS bonus de HOAFDG
Et sinon, ici, je vous dis à Mardi ou mercredi *-*
Robin.
