Bonjour !

Nous sommes conscientes que ça fait déjà très longtemps qu'on n'a pas posté (3 semaines), mais ces derniers chapitres sont totalement improvisés (pas prévus à l'origine) et nous devions donc «retomber sur nos pattes». Le Bac s'ajoutant au manque de temps déjà présent, nous n'avons pas avancé très rapidement…

Mais nous avons finalement réussi à le faire, et nous avons presque fini le 24 ! Nous allons donc reprendre les posts plus réguliers – pour le moment, un chapitre par semaine, nous réduirons le délai si possible.

Merci à Manooon, BONES-NCIS, nath16, July-bOnes, Solealuna, TempBrennan, anon, pucinette52, Bones81 (2 fois) et Calan94. Mention spéciale à lulu037…

BONES-NCIS : Nous horribles ? C'est de l'abus !

TempBrennan : Diaboliques ? Non mais c'est pas bientôt fini à la fin, il faudra qu'on fasse une liste de tous les adjectifs que vous avez employés !

pucinette52 : Tu n'oserais pas ^^

Bones81 : Pour ton info, c'est un garçon ^^ mais bon, c'est pas important…si ? Ce chapitre te donnera quelques réponses !

Calan94 : Faut vraiment que tu formes un groupe avec d'autres auteurs…ça donnerait !

Bonne lecture !


Chapitre 23 : Enfin une piste !

En regardant derrière elle pour voir si son poursuivant se rapprochait, ce qui était le cas, Brennan trébucha sur une plaque d'égout qui sortait un peu du sol, mal vissée.

Elle s'étala de tout son long sur le sol, heurtant violement le goudron. Elle se retourna alors et eut juste le temps d'apercevoir le visage souriant à pleines dents d'un homme qui leva sa batte dans le ciel, à l'unisson avec un éclair qui zébra le ciel et couvrit le cri d'une femme, déchirant le silence de la nuit.

Quelques heures auparavant

Tandis que Brennan était restée au bar tard pour boire des verres, Max, lui, était rentré tôt pour commencer le plus vite possible les recherches sur l'affaire du «bourreau des cœurs». Il n'avait pas été tout à fait honnête avec sa fille il n'avait jamais rompu le contact avec son ami Fred. Alors il lui avait dit qu'il avait quelque chose à faire, s'en était allé et s'apprêtait maintenant à appeler Fred, avec l'espoir qu'il lui serait utile parce qu'il ne se voyait pas dire à sa fille qu'il n'avait rien.

La voix rauque d'un homme certainement alcoolique répondit au téléphone à la quatrième sonnerie :

«Allo…

-Fred, c'est moi.

-Max ! Quelle bonne surprise ! Qu'est-ce qui me vaut l'honneur de ce coup de téléphone ?»

Après quelques minutes de retrouvailles et d'explications, Max orienta la discussion vers ce qui l'intéressait :

«Dis-moi Fred, tu te rappelles quand on traînait à Washington, dans la banlieue, sous ce pont miteux ?

-Comment pourrais-je l'oublier !

-Tu m'avais parlé d'un homme que tu traquais.»

L'homme qui était à l'autre bout du fil, moins sûr de lui, mit quelques temps à répondre :

«Samuel…oui…

-Pourquoi tu en avais après lui, je veux dire personnellement.

-Outre le fait que ce soit un tueur en série ?

-Oui, répondit Max, impatient d'en savoir plus.

-Samuel, en tant que tueur, recherchait et tuait des couples. Avant ma cavale, j'habitais à Philadelphie, juste à côté d'un couple…mon frère et sa femme. Un jour, il a disparu puis, peu de temps après, c'était le tour de ma belle-sœur. On ne les a jamais retrouvés. Elle était enceinte…»

Fred marqua une pause.

«Après leur disparition, je suis complètement parti en vrille, j'ai commencé à tremper dans des coups foireux, avec des gens peu fréquentables, j'étais triste, détruit et j'en voulais à la Terre entière. Un jour, après un gros coup, j'ai été obligé de fuir, rattrapé par la loi. Je me suis repris, même en cavale, et j'ai commencé à réaliser ce que je voulais vraiment : venger mon frère et sa femme. Je me suis débrouillé seul, j'ai fouillé où je pouvais et j'ai finalement dégoté deux-trois informations que les policiers en charge de l'enquête ne m'avaient jamais dévoilées.»

Il fit une nouvelle pause, soufflant avant de reprendre.

«Ma famille a été enlevée par un homme appelé Samuel qui avait envoyé des lettres de menaces et d'avertissement à mon frangin. D'après ma source, la fiancée de ce Samuel s'appelait Alex, enfin Alexandra. J'ai fait des recherches sur elle, et j'en ai trouvé une intéressante : elle est morte il y a longtemps alors qu'ils étaient fiancés. C'est pour ça qu'il tue : la mort de la personne qu'il a aimée a déclenché chez lui une envie de vengeance. Il tue les couples heureux parce que lui n'a pas eu la chance de vivre ce bonheur qu'est l'amour avec celle qui partageait sa vie.»

Après ces explications, Fred s'arrêta Max l'entendit boire. Puis il continua :

«J'ai continué les recherches pendant des années après qu'on se soit rencontrés, mais j'ai fini par abandonner il y un peu plus d'un an parce que je n'avais plus de piste, plus d'argent et que je me suis rendu compte que je gâchais ma vie pour rendre justice à celles de morts. Maintenant je me suis posé, et j'ai tourné la page.

-Je suis désolé pour ton frère Fred, répondit sincèrement Max, ému.

-Pourquoi tu t'intéresses à ce gars ?

-Parce qu'il a enlevé le partenaire de ma fille et qu'elle est la prochaine sur sa liste.»

Après un long silence, Max renchérit :

«Fred ?

-Oui…oui…c'est juste que…je suis désolé…

-Pourquoi ? Elle n'a pas encore été enlevée, et tant que ce n'est pas le cas, je ne baisse pas les bras et toi tu va me dire tout ce que tu sais d'autre parce qu'il est hors de question qu'il lui arrive quoi que ce soit ! s'énerva Max.

-Calme-toi Max. Je ne sais pas grand chose d'autre. Mais Samuel parvient toujours à ses fins. J'avais un contact qui avait l'air de bien connaître Sam. C'est lui qui m'a appris que l'enlèvement de mon frère n'était pas un cas isolé mais seulement un parmi d'autres méfaits d'un tueur en série qu'on appelait «le bourreau des cœurs».

-Et il t'a dit quoi d'autre cet indic ?

-D'après lui, Samuel ne s'éloigne jamais de ses proies.

-C'est-à-dire ?

-C'est-à-dire que si ta fille habite ici, à Washington, alors il n'est pas loin, et le partenaire de ta fille non plus.

-Ça c'est une info intéressante ! Merci Fred…j'ai encore une petite chose à te demander peux-tu essayer de retrouver ton indic ? Il me serait très utile !

-Je vais voir si je peux le retrouver.

-Merci, vraiment. Je te rappellerai dans les prochains jours.

-De rien et bonne chance.»

Max était tellement soulagé d'en savoir plus, de savoir quoi dire à sa fille, de pouvoir la rassurer et lui dire que tout n'était pas perdu.

Il saisit le dossier qu'elle lui avait donné et y inscrivit les informations qu'il avait récoltées.

Il repartit ensuite pour le bar, où il espérait trouver sa fille. Il se doutait bien qu'étant données les circonstances, elle avait dû rester au bar boire pour se changer les idées en se demandant «qui m'attend à la maison de toute façon ? L'homme que j'aime ? Non…»

Il la connaissait si bien.

Pourtant quand il arriva au bistrot, il ne la vit pas.

Il s'approcha alors du bar et héla le serveur :

«Excusez-moi, mais vous n'auriez pas vu une jeune femme, brune avec l'air triste ? J'étais avec elle tout à l'heure à cette place, demanda Max en désignant une table éloignée, à l'abri des oreilles indiscrètes.

-Oui oui, je me souviens d'elle, elle m'a redemandé à boire souvent. Elle est partie il y a quelques minutes monsieur, vous l'avez ratée de peu !

-Très bien, merci» répondit Max déçu.

Si sa fille n'était pas partie il y a très longtemps, il avait une chance de la rattraper, surtout que, si elle avait bu, elle ne devait pas marcher très vite.

À l'extérieur du bar, Max se lança sur le chemin qui le mènerait à l'appartement de sa fille, et, avec un peu de chance, à sa propriétaire !

Il allait partir vers la gauche au premier croisement quand soudain il entendit un hurlement, presque bestial, et qui reflétait une peur profonde, s'échapper de l'ombre d'une ruelle non loin de lui.

Ce cri, Max pourrait le reconnaître entre mille : Tempérance.

Poussé par l'inquiétude qui venait de s'emparer de ses entrailles, Max s'élança dans la rue.

Il n'avait jamais couru aussi vite qu'en cet instant. Il se demandait même comment ses jambes pouvaient encore le porter. Il dévalait la rue en direction du hurlement, le souffle court alors qu'un point de côté se faisait déjà sentir.

C'est essoufflé qu'il parvint au croisement. Il s'arrêta alors, regarda à droite rien. Il tourna la tête à gauche et c'est là qu'il vit un homme, grand, élancé, à l'allure svelte, penché sur le corps inanimé d'une femme, un objet à la main, comme s'il l'avait frappée. Max comprit tout de suite. L'homme en question avait dû suivre sa fille et l'assommer à l'aide de cette batte de baseball qu'il tenait dans sa main gauche.

«Hey vous ! hurla-t-il à l'inconnu. Ne la touchez pas ! Si je vous mets la main dessus, je vous jure que je vous tue !»

L'homme se retourna, surpris que quelqu'un lui tombe dessus à cette heure tardive dans une ruelle excentrée. Quand il réalisa qu'il s'était fait prendre, il prit ses jambes à son cou et détala comme un voleur.

Max envisagea une seconde de courser l'homme mais sa fille était là, inconsciente sur le sol, et elle avait besoin de lui. Il s'agenouilla alors près d'elle et c'est la gorge nouée qu'il posa deux doigts hésitants sur sa gorge. Les battements, faibles mais réguliers, lui arrachèrent un soupir de soulagement bien audible. Il se baissa alors un peu plus, passa un bras derrière la nuque de sa fille tandis que l'autre passait derrière ses genoux. Il la souleva et prit le chemin de son appartement dans la nuit.


Dès que Max était arrivé à l'appartement de sa fille, après l'avoir allégée de sa veste en cuir, il l'avait déposée délicatement sur le lit. Max, après avoir passé un gant de toilette imbibé d'eau sur les blessures de sa fille, s'assit sur l'unique fauteuil de cette chambre pour veiller sur sa fille, toujours inconsciente.

Il resta longtemps à la contempler de la sorte, comme le père si fier de sa fille qu'il était. Peut-être de nombreuses minutes, ou peut-être des heures. Il garda les yeux ouverts toute la nuit au cas où elle aurait besoin de lui. Il observa longuement son visage serein.

Il vit le ciel passer du noir au blanc, il vit la lumière de la Lune périr et celle du Soleil renaitre, il vit l'aiguille courir autour du cadran sans jamais se lever, s'endormir.

Et quand enfin sa fille émergea de son long sommeil réparateur, la mine fatiguée de Max disparut totalement. Il alla s'asseoir au bord du lit de Tempérance, qui grimaça de douleur en portant la main à sa tête :

«Papa ? Mais qu'est ce que tu fais là ? Et moi ? Comment je suis arrivée ici ?

-Tu es toujours comme ça le matin ? répondit-il avec le sourire avant de poursuivre ses explications. Tu t'es fait agresser par un taré hier soir en rentrant et il t'a mis K.O., ce qui explique ta bosse violette et ton mal de crâne certainement affreux !

-Je ne me rappelle pas vraiment ma fin de soirée d'hier…mais, et toi dans tout ça ?

-Moi, comme promis, j'ai rappelé mon contact et j'ai obtenu des informations, dont une qui va particulièrement t'intéresser. Hier soir, quand j'ai découvert ça, j'ai voulu te le dire tout de suite, alors je suis retourné au bar persuadé que tu y étais encore. Seulement le gérant du bar m'a dit que tu étais partie alors je me suis lancé à ta recherche sur le chemin qui mène chez toi. C'est là que je t'ai entendue crier alors j'ai accouru pour te sauver et je t'ai ramenée ici.

-Merci papa. Mais…quand tu dis «quand j'ai découvert ça», de quoi tu parles ?

-Tu devrais te lever, boire et manger un morceau, je t'en parlerai un peu plus tard.»

Devant la mine sombre de son père, Brennan comprit que l'information qu'il détenait n'était pas des moindres. C'était une piste, une vraie. Et elle en avait besoin.

«Papa ! Je ne bougerai pas d'ici tant que tu ne m'auras pas dit ce que tu as trouvé.

-D'accord, soupira-t-il, alors voilà…»


Jolie fin, non ? Encore mieux que celle du chapitre précédent !

Une petite review ? (Enfin, si vous voulez en mettre une longue, pas de problème ^^)

La suite dimanche prochain ou le lendemain, soit lundi ! (Voire plus tôt si on est en avance)

P.S : Pour Un simple poème peut bouleverser des vies, je mettrai la suite dans pas longtemps, le temps de finir le 62…