Hévouicémoi

Alors j'espère que vous êtes toujours autant dans l'histoire! J'avoue que j'ai eu quelques insécurités mais je continue à poster évidemment!

Je vous remercie toujours pour vos reviews, normalement j'ai répondu à tout le monde (yaaaay enfin, désolée) *-* Et vos follows ! Fin c'est trop cool, vraiment! Je sais plus quoi dire!

Concernant le chapitre précédent, et bien après sondage Twitter, vous êtes majoritaires dans la team Thomas dans ce conflit héhé et on va voir si ce chapitre arrive à vous surprendre!

Je vous avoue que, depuis le début, c'est un de ceux qui m'a mis le plus de pression et j'ai peur de votre réaction! C'est assez décisif comme moment (ça et le chapitre suivant), d'ailleurs je suis désolée deux millions de fois pour la fin de ce chapitre par avance haha, là, vous aurez le droit de gueuler! Promis!

Je ne vous retient et vous souhaite une bonne lecture *-*

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Newt ne savait pas combien de temps il était resté là, les mains crispées sur la bordure de la vasque, à sentir cet ouragan se déchainer en lui. Il avait eu envie de pleurer, envie de vomir, envie de fuir, envie de crier à un moment et s'était renfermé dans une cabine avant de ressortir pour se passer le visage sous l'eau et se renfermer encore. A un moment, il avait eu tellement de mal à respirer qu'il s'était laissé tomber par terre sur le marbre glacial pour essayer de se calmer avant de retourner la situation sous tous les angles.

Quelque chose avait volé en éclat quand Thomas avait claqué la porte et il s'était rendu compte à quel point toute cette situation avait putain de dégénérée trop vite !

Trois semaines. Trois semaines bientôt et seulement et pourtant c'était la situation la plus bordélique dans laquelle Newt ne se soit jamais retrouvé. Et celle qui avait le plus sollicité ses émotions, celle où il s'était le plus surpris, celle qu'il avait le moins comprise.

Il n'avait jamais réagi de la sorte avec qui que ce soit, n'avait jamais autant pris les mauvaises décisions ou raté les bons moments. C'était comme si l'univers décidait de faire dysfonctionner tout ce qu'il entreprenait ou de tourner à la blague même quand il essayait de rester en retrait. Et à chaque fois qu'il essayait d'écouter son instinct, d'être lui, il avait l'impression de se tromper mais… il ne pouvait pas être une autre personne, juste comme ça, pas vrai ?

En se prenant la tête dans les mains, à présent un peu plus calme, il réfléchit… Pourquoi avait-il parlé d'Aris ? Ben avait été très clair, le souvenir hantait Thomas. Il en avait écrit une putain de chanson. Une chanson ! Entière. Et c'était surement seulement une des multiples choses qu'il avait dû faire pour exorciser ce souvenir. Et lui, il avait juste vomi ça, comme ça, dans la conversation.

Mais Newt était si furieux contre lui. Il n'avait pas pensé, il avait juste vu que Thomas s'empressait encore de le juger, sans se soucier de le blesser, et… Il avait eu tort de laisser échapper ça. Thomas ne voulait surement pas que des inconnus se mêlent de sa vie privée. Surtout pas de ça. Mais Thomas aussi avait eu tort.

Et ça les avait menés à quelque chose de terrible. Leurs petits conflits, ils pouvaient passer au-dessus, prétendre que tout allait bien, faire comme si de rien n'était. Mais Newt n'était pas dupe, à se rendre malade, là, il n'était pas prêt d'oublier tout ce qu'il avait lu sur le visage de Thomas. La haine, le dégout, la déception, la tristesse…

Sans qu'il ne s'en rende compte, son corps se remit en marche, bien avant que son cerveau ne réalise et il sortit des toilettes dans lesquelles il était resté enfermé presque trois quart d'heures. Il allait appeler Thomas, le retrouver, régler tout ce qu'il y avait entre eux une bonne fois pour toute et pas seulement parce que son poste le demandait. Il ne pouvait plus supporter la situation.

Une fois dans le couloir, il sortit son téléphone, marchant machinalement vers l'ascenseur. Il voulait récupérer ses affaires puis s'il fallait y passer le reste du mercredi, ou de la semaine, il retournerait New-York pour retrouver Thomas.

Il n'eut même pas besoin de dépasser le bout du couloir pour tomber sur Ben terriblement nerveux qui, lorsqu'il aperçut Newt, sembla soudain libéré de tous ses problèmes quels qu'ils soient.

Il fonça sur le blondinet – ce dernier nota qu'il avait une guitare sur le dos – et semblait vraiment désemparé.

« Mec ! Ça fait presque une demi-heure que je te cherche ! »

« Où est Thomas ? » demanda simplement Newt comme s'il ne l'avait pas entendu.

Sa voix était affreusement rauque et heureusement qu'il n'avait pas pleuré, c'était déjà trop évident, à son ton, de savoir qu'il s'était passé quelque chose.

« Je sais… » fit Ben comme si ça avait du sens et son agitation était claire. « Il m'a foncé dessus furieux, il a vaguement parlé d'Aris mais il était furieux. Winston a ramené Chuck chez lui, mais Thomas était… mec… un bordel ! Je l'ai amené dans le studio pour parler et le calmer et quand il a réussi à redescendre de son… enfin, il m'a dit de partir mais je savais que vous vous étiez disputés mais il ne m'a pas dit où tu… »

« Où est-il ? » Demanda encore Newt, se passant une main nerveuse sur le visage.

« Le studio d'enregistrement. Normalement. Je ne suis pas retourné voir mais il avait l'air d'avoir besoin de temps… »

Newt ne l'écoutait plus, il avait déjà foncé sur l'ascenseur dont les portes s'ouvrirent aussitôt par chance. Quand il entra dedans, l'angoisse l'étouffant, il entendit la voix de Ben dans son dos :

« Ecoute, appelle-moi quand tout ça s'est réglé, d'accord ? »

Newt se retourna et se retrouva à acquiescer sans trop savoir pourquoi. Ben avait l'air de culpabiliser et Newt se demandait pour quoi exactement. Parce qu'il n'aurait pas dû lui parler d'Aris ? Ou parce qu'il pensait qu'il était à l'origine du conflit entre Thomas et lui ?

Nerveusement, et par lassitude, Newt sentit un sourire triste et tordu écorner ses lèvres alors que l'ascenseur s'ébranlait. Personne n'était coupable du bordel entre le chanteur et lui, à part eux. Et ce n'était pas un regard inquiet qui règlerait les choses pour commencer.

Heureusement, ou malheureusement, Newt ne savait pas exactement, l'ascenseur s'arrêta très vite à l'étage désiré et le jeune homme se retrouva avec l'estomac complètement comprimé, la nausée le submergeant et la sensation d'être à deux de se jeter du haut d'un précipice. Cependant, pas question de reculer.

A peine fit-il un pas hors de la cabine que de la musique lui parvint, bien qu'étouffée. Ses pas le portèrent tous seuls vers la dynamique qu'il entendait, et il se retrouva devant la porte du studio. Cette dernière était fermée mais il n'hésita pas une seconde à entrer, pour s'arrêter aussitôt et se glisser par l'ouverture avant de refermer tout doucement derrière-lui.

Ensuite, il s'aplatit contre la porte et son cœur se mit à battre à tout rompre. Thomas était de l'autre côté de la vitre, bien qu'il ne le voit pas parce que la glace de séparation ne commençait qu'un mètre plus loin. Il pouvait l'entendre parfaitement parce qu'il aurait reconnu la voix suave et riche entre mille. Il l'entendait tous les jours depuis trois semaines, en chanson ou non.

Ce qu'il ne reconnaissait pas, en revanche, c'était la chanson. Il n'y avait qu'une guitare pour accompagner la voix mais ça ne sonnait pas comme les balades langoureuses et les rythmiques sombres et poétiques habituelles de The Maze Runner. C'était plus vivant, plus édulcoré, bien que les paroles restent élaborées. En fait, c'était excellent, Newt se surprit à réaliser, frappé par le constat.

Beaucoup plus osé, avec de vrais accords recherchés, pas seulement commerciaux et réarrangés. Quelque chose qu'il aurait adoré écouter en boucle peut-être. Et la voix de Thomas ne gâchait rien. Rien du tout.

Comme un idiot, il quitta la sureté de sa cachette, attiré par la voix, et se retrouva bientôt face à la vitre, réalisant trop tard qu'il avait bougé jusque-là. Jusqu'à ce que Thomas relève les yeux de sa guitare et ne l'aperçoive pour s'arrêter brusquement sur un accord dissonant qui resta planté dans l'air un moment, sonnant désagréable de la surprise.

Le blondinet fut transpercé par le regard – pourtant un instant plutôt habité par la passion – voilé par l'indifférence. Il appuya machinalement sur le bouton qui leur permettait de communiquer et la grimace de Thomas aurait pu le décourager. Une très faible grimace, presque involontaire, mais qui trahissait clairement son manque d'envie de faire face à ce qui allait arriver. De faire face à Newt.

Il avait l'air blessé, mais comme quelqu'un qui s'évertue à le cacher et le blondinet sentit les mots s'échapper comme s'il les vomissait, incontrôlables :

« Thomas, c'était… »

Avant d'immédiatement se rebloquer dans sa gorge.

Le chanteur eut une moue presque méprisante mais elle était clairement forcée. En réalité, il avait plutôt l'air las et énervé que dédaigneux. Il emprunta pourtant ce ton quand il finit la phrase que Newt avait laissé en suspens :

« Quoi ? Mauvais ? Tu n'es pas obligé d'écouter tu sais. »

Le fil de pensées de Newt s'emballa à nouveau et le blondinet prit sur lui pour contrôler le tremblement de ses mains, son sang s'était remis à bouillir. Tirer la situation au clair. Ne pas aboyer

« Non. En fait, j'allais dire que c'était très bon mais je ne vais pas prendre le risque de me fatiguer puisqu'à l'évidence, tu sais déjà tout. »

Un silence glacial s'insinua immédiatement. La réponse de Newt leur rappela – comme si c'était utile - la raison de leur dispute et tout ce qui en avait découlé. Le blondinet inspira profondément, se rendant compte qu'il ne pouvait pas décemment trembler autant où il allait lâcher le bouton.

En face de lui, Thomas, déstabilisé, perdit son masque et se retrouva penaud mais toujours agacé. Emotions qu'il balaya lorsqu'il réalisa que Newt était sérieux et il resta simplement indécis et mal à l'aise. Puis il ôta la sangle de la guitare et tourna le dos au blondinet pour aller reposer l'instrument sur un socle.

Il ne lui faisait toujours pas face lorsqu'il répondit d'un ton qui sonnait faux tant il était neutre :

« C'est un morceau récent… J'ai composé quelques nouvelles chansons depuis les démos qu'on faisait… c'est différent. »

Ensuite, il se retourna et, vue son expression, Newt comprit que le chanteur était comme lui, en fait. Mort de stress, nerveux, à se tordre les doigts, fuyant son regard à chaque fois qu'il l'accrochait et il sentit sa gorge se serrer dans le silence pesant. Enfin, après deux bonnes minutes à ce que ni l'un, ni l'autre ne sachent quoi faire, il dit simplement :

« Il faut qu'on parle. »

Thomas acquiesçant imperceptiblement en baissant les yeux était une réponse suffisante pour lui. Il relâcha la pression sur le bouton et entreprit d'ouvrir la porte qui conduisait de l'autre côté de la vitre. Newt fit tous les efforts du monde pour ne pas se sentir mal quand le brun battit en retraite comme un animal traqué, dans le fond du studio.

Le jeune agent referma la porte et s'arrêta donc après quelques pas, comme s'il ne voulait pas plus effrayer le chanteur. Il ne parvint pas à empêcher son air blessé pour autant et c'est peut-être ce qui fit se détendre légèrement Thomas. Comme s'il s'apercevait que Newt n'était pas là pour lui faire du mal.

Pendant quelques secondes, les deux garçons s'observèrent sans détour, heurtés autant l'un que l'autre, honteux autant l'un que l'autre et tous les deux indécis puis…

« Je suis désolé de m'être mêlé de ça. »

« Je suis désolé de m'être emporté. »

Evidemment.

C'est d'abord la surprise qui peignit leurs visages, après que Newt et Thomas aient parlé en même temps, puis deux faibles rires nerveux accompagnés de regards fuyants qui signifiaient clairement qu'ils n'étaient pas tirés d'affaire.

Finalement, c'est Thomas qui parla le premier, seul, le regard baissé sur le sol alors qu'il tordait le bord de son cardigan entre ses doigts :

« Ce n'est pas… mon genre. »

Newt arqua un sourcil malgré lui mais attendit patiemment que Thomas se sente de poursuivre.

« M'emporter comme ça, sans réfléchir. J'ai juste vraiment paniqué parce que… »

« Je sais, » coupa Newt, essoufflé sans comprendre pourquoi et Thomas lui lança un regard complètement ahuri avant d'avoir un sourire timide.

« Qui interrompt l'autre, maintenant, hein ? » grogna-t-il et son sourire avait déjà disparu.

Newt souffla un « désolé » et sentit ses joues s'embraser. Thomas décida d'ignorer l'interlude, parce qu'il semblait avoir besoin de continuer de toute façon et Newt ne pouvait pas l'en blâmer.

« Je sais que c'est Ben qui a décidé de t'en parler et que tu n'as rien demandé. Je ne veux pas savoir ce qu'il t'a dit exactement, mais j'ai dû traverser cette… chose terrifiante avec ce garçon et… c'est encore récent. C'est la raison pour laquelle j'ai réagi de la sorte. »

Newt ne se fit plus assez confiance pour rester plus longtemps debout et tira l'ampli le plus proche pour s'asseoir dessus. Ses genoux étaient devenus plus mous que jamais et son souffle court lui faisait manquer d'oxygène cruellement.

Il voulait répondre cependant et quand il ouvrit la bouche, Thomas le devança de nouveau :

« Je ne peux pas t'en vouloir d'avoir découvert. Je suis juste… c'est juste… »

« Difficile, » coupa Newt quand même.

Parce qu'il voulait que le brun sache qu'il comprenait, qu'il était désolé.

Thomas recula finalement jusqu'au mur du fond mais pour se laisser glisser contre et s'asseoir près du piano dans le coin, les coudes posés sur les genoux, le regard fixé sur le plafond.

« Difficile oui, très. Je veux laisser tout ça en arrière mais parfois ça me rattrape et quand c'est aussi brutal, je ne sais plus quoi faire… »

« J'aurais dû être plus délicat, » répondit le blondinet déterminé quand Thomas se tut.

« Ouais, » fit le brun en reposant son regard sur Newt.

Et cette fois, il souriait légèrement ? Le blondinet déglutit.

« Mais on sait que c'est pas ton fort, tous les deux, pas vrai ? » Demanda le chanteur, et il n'y avait pas de reproche dans sa voix – Newt s'autorisa à sourire. « Et de toute façon, ce n'est pas ta faute. Je ne sais même pas comment j'ai pu penser que tu avais fait une chose pareille. Je suis désolé d'avoir été aussi brutal. »

Ils ne souriaient plus, ni l'un, ni l'autre, mais il n'était plus question de colère pour autant.

« Je comprends, Thomas, » déclara Newt en se relevant.

Il ne savait pas exactement pourquoi mais il vint s'asseoir à côté de Thomas et fut plus que soulagé quand ce dernier n'émit pas de mouvement de recul. Leurs épaules se frôlèrent même avant que Newt ne s'assoit plus confortablement. Les deux garçons regardaient droit devant eux à présent.

« J'ai été… terrifié quand j'ai appris. Quand Ben m'a raconté. C'est juste… Je me suis demandé comment quelqu'un avait pu te faire ça, c'est tellement… »

« Newt, s'il te plait, » l'interrompit Thomas dans un souffle.

Sa voix était légèrement brisée et Newt en eut mal au cœur. Et cette fois, le blondinet ne dit rien parce qu'il savait que c'était légitime. Et que la voix de Thomas vibrait d'émotions.

« S'il te plait, je ne veux pas en parler. »

La respiration de Newt se bloqua dans sa gorge et il voulut poursuivre mais Thomas donna un coup de genoux dans le sien, léger mais bien volontaire et le blondinet tourna la tête vers lui. Le brun avait un œil fermé, l'autre clairement posé sur Newt, son visage en arrière dévoilant son cou et il souriait à nouveau doucement.

« Je suis déjà passé par une longue, très longue et ennuyeuse, et douloureuse thérapie, avec Ben, Chuck, Winston… Je ne veux pas en reparler. Je n'en ai plus besoin, » expliqua-t-il d'un ton léger qui rassura Newt un peu. « Il ne mérite pas que je me rappelle de lui, je veux juste continuer à l'oublier. »

L'autre garçon se contenta d'acquiescer parce qu'il n'était de toute façon pas doué pour ce genre de choses. Et ce n'était pas nouveau. Il aurait juste voulu que Thomas sache qu'il se souciait de lui, qu'il était touché… Qu'il était là. Du coup, il renvoya un léger coup de genoux dans celui de Thomas.

Le silence, cette fois plus apaisant, s'installa à nouveau et Newt étendit ses jambes devant lui. Le brun avait refermé les yeux et il passa une main nerveuse dans ses cheveux. Quand il en écarta sa main des mèches blondes, toutefois, le chanteur l'attrapa doucement et Newt se laissa faire, sentant son ventre tressauter.

Thomas apporta son avant-bras devant lui et remonta délicatement la manche du jeune agent pour en découvrir le bandage remit à la va vite.

Newt tourna le regard vers lui, espérant ne pas avoir trop rougi et interrogea le brun du regard quand il entreprit de le défaire et de dévoiler la blessure. Il avait les gestes les plus tendres du monde et quand le bout de ses doigts effleura la plaie, il frissonna. A cause du contact, pas de la douleur, mais Thomas sursauta doucement en chuchotant presque « Désolé. »

Newt hocha la tête pour lui indiquer que tout allait bien.

« Comment tu as fait ? » demanda Thomas avec une grimace.

« Euh… j'essayais de couper un citron et… »

Newt eut un sourire clairement amusé avec le recul, en fait, et poursuivit d'un ton léger, lui aussi :

« En fait, tu as complètement essayé de saboter l'interview en avouant que j'étais plus beau que toi et j'ai euh… dérapé parce que j'étais choqué par cette déclaration d'amour malvenue. Toi, en train de faire exactement ce que je vous avais interdit de faire. »

Thomas éclata de rire. Un rire franc et dégagé bien qu'un peu timide et Newt eut une exclamation similaire avant que le brun ne réponde :

« Certainement pas. Je me souviens d'avoir dit que tu étais presque aussi beau que moi, ça oui. Mais certainement pas plus ! »

« Comme si tu ne pensais pas que j'étais plus beau que toi, » osa Newt avec un sourire en coin plein de sarcasme.

« Je le pense, » fit alors Thomas brusquement.

Les rires s'étranglèrent et Newt sentit qu'il se tendait. Seulement, Thomas repartit aussitôt, en essayant de sourire plus que ce qu'il n'avait l'air d'y arriver :

« Mais comme tu m'as expressément interdit de dévoiler mon amour pour toi à nos fans, j'ai enfoui mes sentiments et me contente de chansons tristes sur des histoires d'amour à sens unique. »

Le rire de Newt, qui suivit, sonnait légèrement faux. Et il n'osa pas se tourner vers le brun. Ils venaient peut-être de se disputer violemment mais il était difficile d'oublier aussi vite à quel point Thomas pouvait lui faire tourner la tête.

« Laisse-moi… » murmura alors le chanteur, le ramenant brutalement sur terre.

Newt n'eut pas besoin de demander quoi puisque le brun se mit aussitôt à refaire le bandage délicatement et prudemment et c'était pire que tout. Son ventre se tordit encore plus, et il eut tout le mal du monde à réprimer un autre frisson. Il se souvenait de la claque avec laquelle Thomas avait balayé le même bras. Et maintenant, il faisait preuve d'une douceur qu'il n'aurait même pas soupçonné. A son égard.

Newt décida donc de profiter. Même s'il devait culpabiliser ensuite, il était juste apaisé à présent et il ne voulait pas empêcher Thomas. Même si c'était mal…

Et ce, jusqu'à ce que la porte du studio ne se rouvre. De là, ils ne pouvaient pas voir qui, mais ils ne prirent pas la peine d'attendre, se raidissant. Newt souffla un « Merde ! » et son regard paniqué tomba sur le chanteur.

D'ailleurs, il se demanda pourquoi ils paniquaient étant donné qu'ils avaient tous les droits d'être là. Peut-être parce que le moment était intime ? Newt n'en savait rien mais il ne voulait pas être surpris stupidement. Et quand il allait prendre une initiative, en fait c'est Thomas qui en prit une.

En une fraction de seconde, le blondinet sentit la main de Thomas se refermer fermement sur la sienne et puis son monde bascula.

Littéralement.

Le chanteur l'avait tiré d'un coup un peu brusque en disparaissant derrière le piano et l'attira avec lui entre l'instrument et le coin de la pièce.

L'espace était ridiculement petit et le mouvement incroyablement trop rapide. Et Newt avait toujours été trop maladroit et Thomas était trop emporté.

Le blondinet se sentit simplement partir en avant et la seconde suivante, tout ce dont il était au courant, c'était de son menton, heurtant le torse de Thomas alors qu'il lui tombait dessus et l'écrasait de tout son poids dans un bruit sourd et deux exclamations étouffées.

« Oh non, » fut tout ce que Newt put souffler quand il releva un peu la tête pour se détacher du cardigan du chanteur, toujours allongé sur lui.

Chanteur qui le fixait avec des yeux écarquillés, une main toujours dans la sienne, l'autre retombée au creux du dos de Newt.

Oh non, en effet.

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Musique d'ambiance ON

A votre avis, qui est entré? ;)

Bordel, ça y est, j'ai l'impression que c'est pas assez bon! Je sais que certains s'attendaient à ce qu'ils se battent, se violent à moitié et deviennent très physique et JE NE DIS PAS QUE CA N'ARRIVERA PAS, mais là... selon moi, ça devait se passer comme ça!

Vraiment navrée de couper le chapitre ici! 2000 fois navrée même !

Mais promis ;) vous aurez la suite d'ici jeudi/vendredi!

Juste, cette semaine j'ai mon oral préliminaire pour ma soutenance de mémoire, donc je vais être méga occupée et peut-être que je posterai seulement ce week-end. Si vous voulez vous tenir au courant, n'hésitez pas avec Twitter (Robin_nohood_) je préviens des publications et empêchements en direct! Mais du coup, maximum à ce week end parce que j'avoue moi-même avoir trop hate que vous en sachiez plus sur leur situation de derrière le piano hahaha.

Je vous adore tellement!

A très bientot, *-*

Robin!