Eh cutie pies ! *-*

Daaaamn, j'ai l'impression que ça fait 2501248623 ans que j'ai pas écrit T^T

Alors que non, techniquement, ça fait une semaine mais BON, ne chipotons pas !

Vous avez eu le temps de me manquer quoi…

D'ailleurs, MERCI, encore mais sérieux, vos reviews (normalement j'ai répondu à tout le monde, soit ici, soit sur Twitter! et sinon, venez m'engueuler!) étaient peut-être encore plus génialissimes que d'habitude et j'ai trop ri de vos suggestions de QUI est venu les interrompre xD ! J'ai sérieusement considéré l'idée de faire entrer Voldemort, parce que j'ai mouru de rire en lisant cette review.

Oh ! Je suis aussi NAVREE parce que j'en ai laissés je ne sais pas combien sur la corde raide, avec, visiblement, une envie de m'étrangler d'avoir coupé le chapitre alors je ne vais pas vous faire attendre plus longtemps !

Sachez juste que c'est un des chapitres que j'ai le plus aimé écrire, que j'espère que vous l'aimerez autant que moi et… bonne lecture ?

x

Newt se rendit compte qu'il ne respirait plus quand sa tête se mit à tourner. Il essaya de se redresser sur un coude et, aussitôt, il aspira une grande bouffée d'air qui se bloqua dans sa gorge la seconde suivante, quand la cuisse de Thomas, étouffant une exclamation, remonta entre ses jambes. Les yeux du blondinet s'écarquillèrent et le chanteur remit sa jambe à plat sur le champ.

« Désolé, » couina-t-il à voix basse. « Mais tu m'as appuyé sur… »

Newt ne trouva pas la capacité à répondre quoi que ce soit et se contenta de regarder le brun rougir.

« Newt, » reprit Thomas, toujours dans une position inconfortable. « Tu es vraiment appuyé sur… »

Et cette fois, Newt comprit et baissa les yeux vers leurs tailles pour voir que sa propre cuisse, entre les jambes de Thomas, et sur laquelle il appuyait tout son poids, devait écraser les dernières chances de paternité du brun.

« Oh merde, désolé ! » Souffla-t-il paniqué et rougissant à son tour en se redressant.

Il arracha sa main à celle de Thomas pour la poser à plat près du visage du chanteur et se redressa pour essayer de se mettre à quatre pattes. Il y parvint plutôt bien, si ce n'est que son genou remonta directement entre les cuisses de Thomas et…

« Non, non, c'est pire, » gémit le brun fermant les yeux.

Le blondinet se sentit rougir encore plus violemment et se retrouva incapable de détacher son regard de Thomas qui se mordait la lèvre jusqu'au sang.

Il analysa la situation une seconde, pendant laquelle il recula un peu son genou compressé contre l'entrejambe de l'autre garçon mais il n'y avait pas vraiment de solution. Ils ne pouvaient pas tenir allongés côte à côte dans un espace aussi étroit et Newt ne pouvait pas tenir à quatre pattes avec les jambes autour de celles de Thomas sans buter contre le piano.

D'un regard désespéré, il le lui fit comprendre et le brun arqua le dos pour regarder derrière lui et…

SERIEUSEMENT THOMAS ?

Le chanteur était en train de se cambrer sous Newt sans gêne ?

Et pourquoi les bras du blondinet tremblaient comme ça ! Pourquoi, merde !

« Faut qu'on recule, » dit alors Thomas, l'arrachant à des pensées beaucoup trop obscènes.

Newt essaya de comprendre et, en effet, c'était logique. S'ils se glissaient vraiment dans le coin, ils auraient un peu plus d'espace qu'entre le mur et le piano mais… non, en fait. Une personne pouvait tenir tranquillement assise là. Deux, c'était plus compliqué.

Pourtant, Thomas -qui avait cessé de se cambrer, dieu merci- se laissa glisser et Newt l'observa se tapir au fond du coin où le chanteur s'assit. Il ne put s'empêcher de noter que le chanteur avait encore les joues rouges, mais ce qui le perturba un demi-million de fois plus fut le geste de Thomas à son égard. Un signe de le rejoindre mais Newt voyait bien que le seul espace libre restait celui entre les jambes du chanteur.

No. Fucking. Way !

Il ne savait déjà pas par quel miracle son corps de jeune adulte en pleine santé et en manque de sexe ne l'avait pas trahi en se réveillant, il n'allait pas s'asseoir entre les jambes de Thomas et tenter le diable en plus. Newt aimait vivre dangereusement, mais pas à ce point-là.

Alors pourquoi Thomas venait-il de le saisir par les bras pour le tirer en avant ? Et pourquoi se retrouvait-il compressé contre le corps du brun ? C'était pas bon ! Pas bon du tout !

« Retourne-toi, » souffla le brun contre sa joue.

Trop hébété pour faire fonctionner ses trois neurones qui se courraient après, le blondinet obtempéra et s'assit le dos contre le torse de Thomas, ramenant ses longues contre lui pour éviter de les étendre entre celles du brun. Evidemment, ça ne pouvait pas être pire, pas vrai ?

Oh si, Thomas aurait pu entendre son cœur qui tambourinait à présent contre sa cage thoracique à lui en faire mal, pas vrai ? Heureusement, ce n'était pas le cas !...

Jusqu'à ce que deux bras ne se faufilent autour du torse de Newt pour le plaquer en arrière contre le corps de Thomas. Le blondinet devint aussitôt rigide, mais par chance, Thomas le relâcha juste après avoir callé Newt contre lui, laissant retomber ses mains étrangement sur ses cuisses. Pianotant maladroitement sur son jean comme s'il ne savait pas quoi en faire.

L'agitation retomba donc complètement, et les deux garçons se retrouvèrent dans un silence gênant qui ne dura heureusement pas longtemps. Newt n'avait pas refermé la porte complètement derrière lui et une voix leur parvint dès qu'ils prirent la peine d'écouter (histoire de ne pas avoir à se focaliser sur leur situation gênante.)

« … pas possible ! Vous êtes tous gays ?! »

Si Newt, dans son ensemble, de la pointe de ses cheveux, jusqu'au bout des pieds, n'avait pas été trop occupé à se raidir et à écarquiller les yeux à s'en faire mal, il aurait probablement noté que Thomas faisait la même chose, contre lui.

Au lieu de ça, il ne fit pas le moindre micro-geste, lorsqu'il entendit la voix de Brenda. Thomas, lui, si.

Ses jambes jusqu'alors étendues de part et d'autre de Newt se replièrent pour les ramener contre son corps, emprisonnant le blondinet de plus belle.

« Non, c'est juste que… » commença alors…

« Merde. C'est ce MC Gally machin, » s'entendit dire Newt dans un souffle ahuri.

Enfin, ahuri restait gentillet pour qualifier son air proprement halluciné. Mais la conversation se poursuivait :

« Quoi ? T'as une petite amie ? » Coupa Brenda, visiblement ennuyée.

Et, bordel, Newt pouvait parfaitement imaginer son affreuse moue boudeuse. Inconsciemment, il grimaça.

« Peut-être, » répondit le rappeur et on pouvait sentir le défi dans sa voix.

« Peut-être ? Tu ne veux pas que je t'aide à te décider maintenant ? » Reprit la voix obscène de la brune.

Contre lui – non, autour, partout autour de lui – Newt sentit Thomas s'agiter un peu plus. Il sentit alors le sentiment de gêne sur lequel il n'arrivait pas à mettre le doigt grandir soudain en lui. Il avait complètement oublié, mais alors complètement, que Thomas et Brenda flirtaient. Et que cette garce, sans le savoir évidemment, était en train de draguer un autre mec à deux pas de lui, sans la moindre gê…

Une seconde.

Tous gays ?

Le fil des pensées du blondinet s'interrompit aussi sec et vite qu'un coup de fouet.

Il avait bien entendu Brenda dire « vous êtes tous gays »… non ?

Dans son dos, il sentit Thomas essayer de reculer un peu de leur étreinte, chose impossible à cause du mur, évidemment. Sans réfléchir, Newt tourna la tête pour essayer de voir le chanteur qui échappait un peu à son champ de vision.

Ce dernier, en plus, tourna immédiatement, et délibérément – oh le con – la tête à l'opposé pour éviter le regard du jeune agent.

Newt se tortilla légèrement entre les jambes du brun pour se retourner encore pour essayer de mieux l'apercevoir, et fut d'ailleurs interrompu dans sa tentative :

« Newt, arrête, » siffla Thomas qui semblait étrangement… au comble du désespoir ?

Fronçant les sourcils, le concerné bougea de nouveau, dans l'idée de se recoller au torse du brun, qui retint un drôle de bruit de gorge, à mi-chemin entre le soupir et le gémissement et… oh.

Ce fut plus fort que lui, Newt couina de surprise et sa mâchoire se décrocha comme jamais encore elle ne l'avait fait de toute sa vie.

« Désolé, » gémit alors un Thomas visiblement mort de honte, son souffle chaud buttant contre sa nuque.

Et EN EFFET, Newt pouvait comprendre pourquoi le chanteur était mort de honte. Non, il sentait, pour être plus précis, pourquoi, le brun était mort de honte. La partie basse de son dos, en fait, sentait par-fait-te-ment, pourquoi Thomas essayait de se fondre dans le mur…

Si Newt ne se trompait pas, Thomas était en train de le poignarder dans le dos. Voilà la dure réalité des choses. Et Thomas était aussi dur que la réalité.

Ou une certaine partie de son corps, mais pourquoi s'attarder sur des détails.

C'était tellement moins intéressant que de se poser les vrais questions comme « pourquoi Newt ne se décollait-il pas au quart de tour de l'autre garçon alors qu'il se passait clairement quelque chose de gênant entre eux ? »

Mais non. Newt ne bougeait de nouveau plus d'un millimètre, le cerveau tournant à plein régime, en revanche, à propos de choses incohérentes qui n'étaient pas du tout reliées à leur petit problème d'intimité.

Ou peut-être que si. Un peu. Dans un sens.

Comme par exemple le fait que Thomas soit gay. Enfin… oui, bien sûr, Newt savait pour Aris – comment oublier ?... – mais Aris aurait pu être l'exception, non ?

Thomas n'était pas forcément gay du genre tellement-gay-que-je-ne-touche-même-pas-les-filles-avec-un-bâton mais visiblement plus gay que ce que Newt l'avait imaginé, non ?

Parce que, lui, Newt, n'était pas ouvertement gay. Pas vrai ? Enfin, il ne se baladait pas avec une étiquette sur le front qui indiquait qu'il aimait les garçons aussi. Ou, en tout cas, il n'avait pas montré cette étiquette à Brenda.

DONC Brenda parlait forcément de Thomas !

« Tu pourrais euh… bouger ? » fit soudain la voix de ce dernier contre sa peau.

Newt sursauta presque, comme s'il avait oublié que le brun se trouvait là, pour commencer. Puis il nota deux choses : que le chanteur avait toujours l'air mortifié. Mais surtout qu'il avait parlé à voix haute. D'une voix rauque, certes, mais haute.

Le blondinet ne put s'empêcher d'hausser les sourcils et se tourner légèrement vers le brun, l'air interrogateur et Thomas enchaina aussitôt :

« Ils sont partis ! Qu'est-ce que t'attends… »

Et il avait clairement l'air au supplice ce qui remit le cerveau de Newt en marche.

« Oh, oui, pardon ! » Répondit-il immédiatement avant de se glisser en avant pour s'écarter du corps de l'autre garçon.

Il sentit aussitôt la chaleur humaine émanant de Thomas lui échapper (en même temps qu'autre chose) et se surprit à éprouver de la déception à cette perte. Celle de la chaleur !

Putain… Newt était tellement foutu.

Finalement, il se releva complètement, étirant ses longs membres fins et s'échappa de l'arrière du piano. Il n'en revenait même pas de ne pas avoir entendu Brenda et Gally repartir mais, s'il était de bonne foi, il devait avouer que c'était un peu la dernière chose qu'il avait en tête sur le moment.

Derrière lui, il pouvait entendre Thomas remuer, surement pour se relever et…

Et oui, c'était bien l'instant le plus gênant de leurs trois semaines de coexistence. Vraiment. Pourtant, Newt n'arrivait pas à être agacé ou déçu, ou à paniquer. Pas qu'il trouve la situation hilarante ou même cool, mais il n'était pas dérangé outre-mesure. C'était juste bizarre, surprenant et tout un tas d'adjectifs qu'il n'avait pas le temps de chercher dans le dictionnaire.

De toute façon, il entendit Thomas toussoter dans son dos et ne put s'empêcher de se retourner immédiatement. Son corps ne lui obéissait même plus, génial.

Il passa une main nerveuse dans ses cheveux et s'arrêta dans son geste en découvrant que le brun faisait exactement la même chose, fixant le sol, les joues du plus beau et écarlate rouge que Newt n'ait jamais vu.

« Alors, euh… » commença-t-il, stupidement.

Avant de se taire, hésitant, parce qu'il ne savait pas ce qu'il pouvait dire ou faire pour rendre les choses encore plus étranges. Si c'était possible.

Finalement, c'est Thomas qui ouvrit la bouche, bien qu'il soit bien moins éloquent et nonchalant qu'à son habitude :

« Désolé pour ça. Hum… réaction humaine ? »

Mais Newt ne fit même pas un geste pour lui signifier qu'il n'en prenait pas ombrage. Il était toujours trop… hébété.

Logiquement, tout ce qu'il trouva à répondre fut :

« Donc t'es gay ? »

Et il écarquilla de nouveau les yeux, plaquant aussitôt une main sur sa bouche. Bordel mais qu'est-ce qui ne tournait pas rond chez lui, à la fin !

Merci heureusement, comme Thomas était toujours derrière le piano, ça lui évitait de poser son regard sur son entre-jambe et de rendre tout ça encore plus grossier et évident.

En face de lui, le chanteur grogna de désespoir avant de rouler des yeux. Puis il répondit :

« Je crois que c'est évident… J'connais peu de filles qui s'appellent Aris. »

Il n'osait plus regarder Newt dans les yeux et semblait désormais plus agacé qu'honteux.

Newt se sentit rougir stupidement. Peut-être parce que son inconscient savait déjà ce qu'il allait dire avant que sa bouche de garçon impulsif et sanguin ne parle sans qu'il ne l'y autorise :

« Non, j'veux dire… Pourquoi t'es sorti avec Brenda, si t'es vraiment… gay ? »

Aussitôt, le blondinet eut de nouveau envie de plaquer sa main sur sa bouche mais se gifla mentalement à la place. La situation devenait clairement inconfortable.

Thomas baissa un peu plus le regard, si c'était possible, et se massa la nuque pour dissimuler sa gêne. Newt ne l'avait jamais vu aussi mal à l'aise que lorsqu'il lui répondit :

« On n'est pas sortis ensemble. En fait… »

Il se tut mais le blondinet n'osa rien dire. Même pas pour l'encourager. Et, de toute façon, Thomas trouva le courage de le faire tout seul. D'ailleurs, il releva la tête et plongea son regard chocolat dans les yeux ambrés de Newt, avec une lueur de défi toute nouvelle.

« Je lui ai dit tout de suite. Et au lieu de se comporter comme si j'étais sa meilleure copine, elle a complètement changé d'attitude et elle est devenue adorable. Bon… peut-être un peu trop mais, elle est très gentille. Et elle a essayé de m'écouter, même si j'avais pas forcément envie de lui parler et… on s'en fout, en fait ! »

Thomas regardait à présent la porte de sortie comme si cette dernière était soudainement bourrée d'un charme fou et que tout ce qu'il voulait était de sortir de là.

Malheureusement pour lui, Newt n'en avait pas fini :

« Alors ce n'est pas ta copine… »

Clairement, cette fois, le chanteur émit un grognement agacé et Newt songea que sortir de ce studio n'était peut-être pas une si mauvaise idée finalement.

« Non ! » Fit alors Thomas, au comble de l'exaspération.

Puis, devant l'air courroucé du blondinet, il se radoucit et poursuivit d'un ton étrangement las après s'être de nouveau passé la main dans les cheveux :

« Mais je te l'ai déjà dit, Newt. Tu sais… Juste avant que tu ne m'embrasses. »

Wow.

Cette fois, effectivement, il fallut toute sa volonté et sa bravoure à Newt pour ne pas s'évaporer en un éclair, prenant la fuite comme il savait si bien le faire. En revanche, il ne put contrôler ses pommettes désormais d'un rouge qui n'avait rien à envier à celui qu'avait abhorré Thomas.

Le silence flottant dans l'air resta un petit moment suspendu, les mettant dans un inconfort terrible. Finalement, Newt se mit à triturer son bandage qui pendait de sa manche relevée et finit par tirer dessus complètement. Mais il ne pouvait pas fuir Thomas éternellement alors le blondinet bredouilla:

« Oui… encore désolé pour ça. Je suis votre agent, alors… »

« Oh putain mais c'est pas vrai ! » Le coupa brutalement Thomas en levant bras et yeux au ciel.

Newt en sursauta presque et lui lança un regard alarmé.

Le brun secoua simplement la tête et sortit de derrière le piano en marmonnant un :

« On finira par le savoir que t'es notre putain d'agent… »

Puis il passa devant le blondinet et se dirigea vers la sortie.

Quand Newt le fixa, presque avec horreur (tout allait soudain beaucoup trop vite), poser la main sur la poignée, ne réalisant pas exactement ce qu'il se passait, Thomas se tourna rapidement vers lui et grogna plus qu'il ne dit :

« Bon, tu viens, ou tu passes la nuit ici ? »

Et Newt n'avait pas du tout envie de passer la nuit ici.

-x-

« La trique de la honte ? Oh non, mec, c'est magique ! » S'étrangla Minho de rire.

« Chéri, tu t'es bavé ton coca dessus, » lui indiqua Sonya de sa voix douce. « Newt, tu restes manger ? »

Avant de lui répondre, Newt dévisagea son meilleur ami d'un air qui signifiait clairement mais bordel qu'elle idée j'ai eu de venir ici pour chercher du réconfort alors que mon meilleur ami n'est qu'un sombre crétin, puis il dit :

« Si ça ne dérange pas… »

« Comme si tu dérangeais, » répondit la jeune femme avec un sourire.

Et Minho cessa enfin de rire pour retrouver un peu de contenance.

Après ce moment de gêne absolu, Newt avait suivi Thomas immédiatement hors du studio. Cependant, ni l'un, ni l'autre, n'avait eu le loisir de revenir sur le sujet (et Newt suspectait de toute façon Thomas de ne pas en avoir envie du tout) puisqu'ils avaient trouvé Ben assis contre le mur en face de la porte, l'air fébrile.

Le visage du guitariste s'était mué de l'appréhension et du questionnement à un lumineux sourire quand Thomas lui avait fait un clin d'œil et Newt avait essayé d'ignorer le fait qu'il avait un poids sur l'estomac depuis que Ben avait passé un bras autour des épaules du chanteur. Il était vaguement au courant qu'il disait des choses à Thomas, comme :

« J'te retrouve bien là ! » ou « On a fini de piquer sa p'tite colèèère ? »

Et il s'était finalement éclipsé le plus vite possible. Thomas lui avait juste lancé un maigre sourire par-dessus l'épaule de Ben quand Newt avait expliqué qu'il s'en allait et le blondinet avait tourné les talons à la vitesse de la lumière.

Une fois hors des bâtiments maudits, il avait fumé trois clopes à la suite, les consumant implacablement et quand il les avait finies, il avait réalisé que le jour déclinait déjà mais qu'il allait devenir fou s'il passait la soirée seul.

Naturellement, il avait foncé chez Minho et Sonya, dans l'appartement qu'ils partageaient depuis quatre mois à Brooklyn, et, après s'être laissé tomber sur le canapé de celui qui se disait être son meilleur ami – mais Newt avait des doutes – il avait raconté cet étrange après-midi.

Evidemment, Minho n'avait pas prêté plus attention que ça au passage de la guerre nucléaire occasionnée à cause de sa blessure. Par contre, de savoir que Thomas avait eu « la trique de la honte » dans le dos de Newt, ça, ah oui monsieur, ça, il l'avait noté, merci bien !

« Ton degrés d'immaturité ne cessera jamais de m'impressionner, » s'exaspéra Newt en appuyant sur le « jamais » dramatiquement.

« C'est ça ! T'es dingue de moi, ouais, faudrait que t'arrêtes de te mentir, » répliqua Minho avec malice en se levant du canapé.

Newt grogna et Minho le força à se lever aussi.

« Allez, bouge-toi, » dit-il en riant à moitié avant de se faufiler dans le dos de Sonya qui rinçait un mug dans l'évier et de l'attraper par la taille.

Newt les observa se lancer ce genre de regards amoureux de films romantiques qui le faisaient vomir et il détourna les yeux avec un sourire en coin. Il était trop heureux que son meilleur ami nage dans le bonheur, même s'il faudrait qu'on le paye une somme astronomique pour qu'il ne l'avoue à voix haute.

« Retourne faire ce que tu faisais, mon amour. Ce soir, ce sont les hommes qui cuisinent ! » Déclara alors l'Asiatique.

Tout en s'approchant de l'îlot, Newt essaya de ne pas grincer au surnom mièvre. D'autant plus que Sonya l'observait avec un air concerné très appuyé. Il s'occupa donc plutôt à triturer la corbeille de fruits qui se trouvait de son côté.

Finalement, elle déposa un rapide baiser sur les lèvres de Minho (et MERDE, est-ce qu'ils allaient arrêter d'être ridiculement mignons pendant deux minutes ?) puis elle déclara :

« Je ne suis pas sûre que Newt soit si dingue de toi, vu son air meurtrier… »

Le sourire jubilatoire qui s'étala alors d'une oreille à l'autre sur le visage de Minho fit songer Newt qu'il n'augurait rien de bon.

« Oh non… tu as raison, chérie… C'est dur à avaler mais… Je crois qu'il est plutôt raide dingue de Thomas. »

Pour toute réponse, Newt lui jeta une pomme à la figure.

x

Mouahahahahaha

Par commencer ?

Bordel, j'espère TELLEMENT que vous ne l'avez pas vu venir le coup de « l'awkward boner » ou trique de la honte, d'après Minho ?

Minho que je me suis régalée à faire passer pour un gros lourd, à la fin !

Et puis voilà, Brenda ! Encore elle ! Mais peut-être que vous la détestez moins, après ça ? *-*

Et puis, oui, pour l'instant, on en saura pas plus, mais avouez que leur relation a pris un tournant sévère !

D'ailleurs, je ne vous spoile rien, mais dans le prochain chapitre… ça va encore escalader drastiquement haha

Bon, on revient sur une note plus humoristique sur ce chapitre mais du coup, léger stress ! Dites-moi si vous trouvez que j'ai balayé ça trop vite. Promis, on y reviendra !

Sinon, bonne nouvelle :

Demain je poste l'avant dernier OS Bonus de HOAFDG (oui, y'en aura 5 finalement, parce que vous avez assez attendu comme ça pour la saison 2 !)

Samedi ou Dimanche, il y aura le premier chapitre de Glade Park (d'ailleurs T^T j'en reviens pas de l'accueil que vous avez fait au prologue ! Je vous remercie du fond du cœur ! Y compris pour tous vos merveilleux fanarts que vous postez sur Twitter)

Et je vous dis à mardi/mercredi pour le prochain chapitre ici (;

Et surement un OS des requêtes Twitter Dimanche aussi.

Oui, je suis de retour ^^'

A très vite,

Robin !