Bonjouuuuuuuur!
Me revoilà, avec un petit jour de retard, j'en suis désolée. Je suis d'ailleurs en train de finir de répondre à vos reviews pour ceux qui attendent encore leur réponse, excusez-moi! Au passage, les POV de Newt seront postés demain pour les OS de HOADFG!
Aloooooors ensuite, un immense remerciement est de rigueur! IMMENSE. 1300 vues pour la journée d'hier?! Pourquoi? Wow... merci! Et puis vous avez lâché une demi-tonne de reviews sur le dernier chapitre. On va atteindre les 300 en 17 chapitres... j'ai envie de pleurer de bonheur, vous êtes fantastiques!
Et je suis si heureuse que le dernier chapitre vous ait plu! Voldemort n'est donc pas apparu mais visiblement, personne n'a été déçu et c'est l'essentiel.
En ce qui concerne le chapitre d'aujourd'hui... ceux qui me suivent sur Twitter savent déjà que j'ai prévu quelque chose de... vous verrez mais on prend vraiment un virage tout nouveau dans la relation de Newt et Thomas là.
Je suis un peu en stress comme d'habitude... surtout que oui, clairement, enfin, vous verrez!
Je vous souhaite une bonne lecture, et encore merci!
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Newt était confortablement vautré sur le canapé, Minho avachi à côté de lui, somnolant tous les deux en cette fin de mercredi mouvementée. Après avoir mangé comme des gros porcs (des pizzas commandées parce que Minho avait fini par faire cramer le riz au curry et le poulet qu'ils essayaient de cuisiner), ils s'étaient affalés sans retenue dans le salon, Sonya travaillant sur sa thèse à côté d'eux, et ils suivaient à présent sans vraiment y prêter attention le match de basket sur l'écran plat.
« Tu retouches ton piano au fait, ces temps-ci ? » Grogna Minho, glissant un peu plus du canapé.
« Moui… en fait lundi j'ai un peu composé, » avoua le blondinet en songeant à son carnet derrière son piano, rempli de gribouillages.
« Pour le groupe, ou pour toi ? » S'enquit l'Asiatique.
« Pour moi… » soupira Newt en s'étalant un peu plus.
« Et t'as composé quoi ? Des chansons d'amour pour Thomas ? »
Evidemment. Le blondinet l'aurait probablement vu venir à des kilomètres s'il n'avait pas été aussi apaisé et confortablement installé. D'un coup d'épaule appuyé, il poussa le tas amorphe qu'était son meilleur ami et Minho finit de dégouliner du canapé dans un grognement de protestations mais n'esquissa pas le moindre mouvement pour remonter à sa place.
« Il est presque onze heures Min' et j'ai pas la patience de t'entendre raconter des conneries à propos de Thomas, » l'informa Newt.
« T'as pas de patience tout court ! » Répliqua le brun en relevant la tête.
« Je t'emmerde et… »
« Eh, les deux idiots, au lieu de vous battre, vous feriez mieux d'écouter ce qu'il se passe autour de vous, » les interrompit Sonya soudainement. « Newt, ça fait deux fois que ton portable vibre. »
Ce dernier bondit presque pour récupérer le petit appareil qui était resté sur le comptoir de la cuisine, Minho se redressant lui-même en se dévissant le cou pour mieux l'épier. Newt ne l'entendit même pas demander qui était-ce parce qu'il était bloqué sur l'identifiant de l'auteur du message.
Non, des deux messages. Thomas TMR.
Il ouvrit la conversation en essayant de garder un semblant de calme et lu le plus ancien des deux.
- Je me demandais si t'étais partant pour manger un truc vendredi midi ou boire un café ? –
Newt faillit s'étrangler. Son cœur lui joua soudain l'affreux tour du « je bats méga vite puis je m'arrête brutalement comme un petit batard ». Thomas, après leur après-midi plus qu'étrange, lui proposait d'aller manger avec lui. Okay…
Le blondinet se jeta presque sur le second texto :
- Y'aura Chuck, et peut-être Ben et Winston –
Et là, un poids massif s'écrasa sur Newt et il mit un petit moment avant de l'identifier clairement. De la déception. Ce qui était parfaitement inapproprié. Ils n'étaient pas… ils étaient…
« Adieu le tête à tête romantique, hein ? » Fit soudain la voix de Minho et Newt fit un tel bond qu'il se cogna les hanches douloureusement contre le comptoir.
« Minho ! Bordel ! Ne jaillit pas comme ça sans prévenir ! Et ne lit pas mes textos ! » S'exclama le blondinet dans un sifflement perçant.
Il ramena aussitôt son téléphone contre sa poitrine et son meilleur ami haussa les épaules devant le regard meurtrier. Il souriait tranquillement :
« Répond-lui oui ou c'est moi qui le fait, » dit-il simplement avant de retourner vers le canapé.
« Qu'est-ce qui te fait croire que j'en ai envie ? » Répliqua aussitôt Newt.
Minho lui lança aussitôt un air de « vraiment ? » blasé et le blondinet rentra la tête dans les épaules. Ok, il mourrait d'envie d'y aller…
- Partant –
Bon, ce n'était pas LA réponse enjouée du siècle mais Newt ne savait toujours pas sur quel pied danser avec le brun. Et c'était encore plus flou après cette journée.
Il regagna sa place à côté de Minho au moment où son téléphone vibra de nouveau :
- Cool ! 13h au McDo de Canal Street, ça te va ? –
Un sourire se dessina sur les lèvres de Newt quand il repensa à une conversation vieille de trois semaines avec Alby. Tu comptais pas te faire inviter à Mcdo et coucher avec lui, pas vrai ?
Non, bien sur que non.
- C'est bon pour moi. A vendredi ! –
Newt avait répondu très vite. Il ne pouvait plus vraiment reculer de toute façon, n'est-ce pas ? Et puis le fast food choisi par Thomas était au coin de Little Italy, une vraie aubaine pour Newt.
« He, arrête de sourire comme un gros débile immédiatement ! C'est moi l'homme marié et comblé ici ! » S'offusqua Minho en lui mettant une claque derrière la tête.
Newt n'eut même pas envie de répliquer. Il s'empressa juste de cesser de sourire comme un niais.
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Le vendredi arriva à toute vitesse. En fait, Newt ne vit pas le jeudi passer, trop occupé avec son rapport de stage et l'échange de mails qui lui montraient l'évolution du montage du clip. Ni la matinée du vendredi, réservée à continuer le plan de tournée qui devait commencer très bientôt à présent.
Vers midi, en ressortant de la douche, il avait simplement regardé par son velux, vu un ciel clair, et s'était enfermé dans le dressing pour choisir ses vêtements. Ce qui était stupide parce qu'il n'allait pas à un stupide rendez-vous amoureux. Et puis, même, même s'il avait eu rendez-vous avec Thomas, depuis quand Newt s'occupait de comment s'habiller ? C'était la deuxième fois, déjà, et heureusement que Teresa n'était pas là parce qu'elle se serait bien foutue de lui.
Finalement, son choix s'arrêta sur le même genre de tenue qu'il portait habituellement, alors qu'il grognait en voyant qu'il s'était mis en retard à se retourner le cerveau pour rien et il dû se contenter d'attraper son teddy à la volée avant d'enfiler ses bottines et de sortir en trombe de son appart.
Techniquement, il était à cinq minutes à pieds du McDo et avec ses conneries, il en avait dix de retard quand il apparut au bout de la bonne rue. Entre temps, ledit ciel clair s'était bien foutu de sa gueule et s'avérait presque noir et surtout menaçant mais tant pis. Il redoubla juste l'allure et ne tarda pas à apercevoir Thomas.
Seul. Sur le trottoir, les mains dans les poches de son manteau, le regard fixé sur le pavement. Newt fronça les sourcils, sentit son cœur se mettre à battre plus fort et repoussa ce sentiment d'excitation stupide. Sans blagues…
Finalement, il se posta devant Thomas qui releva la tête aussitôt, l'air surpris, avant de sourire légèrement. Newt repensa à la dernière fois qu'ils s'étaient quittés, chez Wicked Record, et sentit ses joues chauffer. Pour dissimuler sa gêne, il préféra lancer :
« Désolé pour le retard… Euh, les autres sont dedans ? »
Thomas ne répondit pas et se contenta de lui lancer un regard… long et… énigmatique, ne souriant plus. En fait, c'était carrément une lueur de défi qui brillait dans ses yeux quand il répondit un simple :
« Non. »
Newt arqua un sourcil malgré lui, perplexe. Comment ça non ?
A nouveau, il repoussa le rush d'excitation qui envahit ses veines et son système nerveux et dit d'un ton le plus dégagé possible :
« Je croyais qu'on devait manger avec les garçons et… »
Avant de s'arrêter, hésitant et rougissant presque devant un Thomas qui croisa les bras, l'air d'attendre la suite. Mais comme Newt se tut pour de bon, le brun, de sa voix la plus nonchalante déclara sans ciller :
« Oui ? Eh bien, peut-être que j'ai menti. Tu viens quand même ou tu restes planté sur le trottoir ? »
Newt fit un effort pour ne pas laisser tomber sa mâchoire par terre alors que le chanteur lui tournait le dos.
Est-ce que Thomas venait de lui jouer un tour pour le faire venir manger seul avec lui en tête à tête ?!
Ce n'est qu'après avoir déglutit que le blondinet se rendit compte qu'il l'avait fait bruyamment et il s'empressa de rejoindre le chanteur à l'intérieur.
Newt s'attendait peut-être à être salué par un véritable capharnaüm, toujours est-il que c'est l'étrange calme du lieu qui le surprit. Et c'était une excellente chose parce qu'ils n'auraient pas à se justifier d'être seulement tous les deux devant un public.
D'ailleurs, il semblait que Thomas lise ses pensées, car lorsqu'ils s'approchèrent des bornes de commande, le brun avoua enfin :
« J'avais peur que tu refuses si je disais qu'il n'y avait que moi. A cause de… ce truc là, que Janson a dit. »
Et Newt ne put s'empêcher de remarquer que, malgré qu'il ait l'air sûr de lui, le chanteur n'osait pas le regarder dans les yeux. Le blondinet décida donc de la jouer cool, lui aussi. Après tout, merde, il n'était pas une collégienne en chaleur.
« Ouais et j'aurais du m'attendre à ce que tu contournes les règles. Pas foutu de faire ce qu'on te dit, pas vrai ? »
Heureusement, il ne pouvait pas s'empêcher de sourire en disant cela et Thomas ne sembla pas se vexer. En fait, il avait presque un petit air triomphant quand il haussa les épaules et se retourna pour passer sa commande.
Newt l'entendit cependant très bien quand le chanteur marmonna :
« Parce qu'il faut que je demande la permission pour passer un moment avec mon agent, maintenant ? »
Finalement, les deux garçons passèrent leurs commandes et il s'avéra au passage que Thomas mangeait aussi malsain et gras que le blond quand tous les deux posèrent leurs plateaux sur une table dans un renfoncement tranquille à l'étage. Ils croulaient littéralement de trop de variétés de produits différents pour tous les nommer.
« Je suis content que t'ais accepté, en tout cas, » dit finalement Thomas en sortant son cheeseburger de son emballage.
Newt suspendit son geste (l'ouverture de sa paille) et observa le chanteur par-dessus son immense Fanta. Le blondinet ne trouva rien à répondre d'autre que :
« Ouais… Mais ça aurait été bizarre de rester sur… enfin… »
Et pourquoi, soudainement, il était si compliqué de faire une phrase cohérente ? Il aurait dû commencer à être habitué, à présent, mais non. Mieux valait donc rester dans la traditionnelle taquinerie :
« Enfin de toute façon, j'ai accepté parce que je pensais voir les autres. Si j'avais su qu'il n'y avait que toi, tu m'attendrais encore ! »
Thomas haussa un sourcil et sa bouche s'écorna d'un sourire joueur.
« Oh vraiment ? Parce que tu crois que j'aurais attendu pour toi ? »Fit le chanteur avant de mordre dans son hamburger.
Newt sourit à son tour.
« C'est ce que tu faisais avant mon arrivée. J'ai vu le désespoir dans tes yeux, Thomas. »
« Dans tes rêves, » lâcha ce dernier en roulant des yeux.
Le blondinet ne put s'empêcher de rire et attaqua son propre hamburger, baissant le regard. Il manqua le petit sourire du brun de justesse et prétendit ne pas se rendre compte que son estomac venait de faire un saut périlleux.
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« Alors pourquoi le retard ? Tu habites hors de Manhattan ? » Demanda finalement Thomas après plusieurs minutes de silence à peu près apaisant, pour une fois.
Newt avala presque de travers, dans sa hâte de répondre et se maudit.
« Non, » fit-il enfin. « Enfin, si ! »
Eh merde… il n'arrivait pas à se concentrer avec ces yeux bruns qui le dévoraient du regard. Et dans lesquels il avait trop de facilité à se noyer.
« Si, en fait, j'habite pas loin. Et toi ? Tu vis avec Chuck, non ? »
Thomas acquiesça vivement.
« Au sud, China Town, avec notre mère. Je suis retourné là-bas quand… Enfin, bref. »
Newt sentit sa respiration se bloquer alors que le visage du brun s'assombrissait et qu'il retournait à sa nourriture. Le blondinet était sûr de ce qu'il avait faillit dire. Après Aris. Après l'avoir découvert dans leur lit avec un autre garçon. Evidemment que Thomas avait quitté les lieux.
« Et toi ? Tu vis seul ? »
La voix du chanteur lui parut lointaine et eut du mal à le tirer de ses pensées. Pourtant, quand Newt se concentra sur la question, il remarqua que Thomas était de nouveau détendu.
« Oui, » finit-il par répondre. « Mon père est en perpétuel déplacement entre New-York et Boston. Il travaille pour les laboratoires pharmaceutiques Flare Inc. Et ma mère est retournée en Angleterre après leur divorce. »
« Je le savais, c'est trop cool ! » S'exclama alors Thomas d'un air joyeux.
Newt lui envoya un regard interrogatif immédiatement. Thomas lui répondit aussitôt par un regard d'excuse paniqué adorable.
« Non, enfin ! Non, je suis désolé pour tes parents ! Je voulais dire… j'étais sûr que tu avais un accent anglais. »
Le sourire de Newt retrouva sa place alors que Thomas marmonnait.
« Ne t'inquiètes pas, je m'en fiche, c'était il y a des lustres. Et oui, je suis anglais. J'ai la double nationalité pour être précis. J'avais un an quand on est venus s'installer à New-York mais j'ai passé presque tous mes étés en Angleterre et une année entière de mon lycée à Londres avant de craquer et de retourner vivre ici, » expliqua le blondinet avec une facilité déconcertante.
C'était bizarre de déballer sa vie à Thomas, soudainement. Et, en même temps, Newt n'avait même pas besoin d'y réfléchir.
« Oh, je vois. Tu t'entends mieux avec ton père ? »
Là-dessus, le blondinet éclata clairement d'un rire légèrement sinistre.
« Certainement pas. On ne se supporte pas. Mon père est un enfoiré. »
« Bienvenue au club, » grogna Thomas en détournant le regard. « Si ce n'était pas pour la pension irrégulière qu'il verse à ma mère quand ça lui chante, je pourrais croire qu'il est mort. »
Newt ouvrit de grands yeux effarés. Et lui qui avait toujours considéré sa situation familiale comme désespérée…
« Wouaw… » Souffla-t-il.
« On finit par s'y faire, » dit Thomas en souriant à nouveau. « Et puis j'ai les garçons. Ben et moi, ça dure depuis qu'on est gosses. »
Cette fois, le visage de Newt s'illumina.
« Je comprends. C'est la même chose avec Minho. C'est en partie pour lui que je suis revenu. Sa famille m'a souvent accueilli après le divorce. Sa mère passe son temps à dire qu'elle préférerait m'avoir pour fils, » plaisanta-t-il.
« C'est sûr qu'avec ta personnalité si charmante, » grinça Thomas en se cachant derrière un autre cheeseburger, ricanant.
« Eh ! Tant de sarcasme me meurtrie ! » S'exclama Newt en lui envoyant un petit coup dans l'épaule, par-dessus la table.
Thomas sursauta et leurs genoux se cognèrent. Instinctivement, chacun recula dans son siège et leurs regards se fuirent. Ok… peut-être que c'était un peu bizarre d'être là, dans un McDo, à plaisanter de tout et n'importe quoi, comme s'il ne s'était jamais rien passé. Comme s'ils n'avaient pas failli déclencher quatre guerres nucléaires en moins d'un mois.
Finalement, l'habituel silence se réinstalla entre eux et dura jusqu'à ce qu'ils entament leurs desserts. Ou, du moins, que Thomas s'attaque un immense McFlurry bourré de sauce au caramel. Newt avait déjà fini le sien et observait le chanteur en essayant de faire taire son cerveau rempli de questions quand il demanda, l'air de rien :
« T'avais une idée en tête pour après ? »
Mais raté. Quand Thomas croisa son regard, Newt sut que l'air de rien s'était transformé en joues rouges et en cœur battant à tout rompre. Mais il n'allait pas battre en retraite maintenant et prit son courage à deux mains pour essayer de rester naturel :
« Je n'ai rien de très précis à faire cet après-midi. Je me disais que… »
Et le visage du chanteur se fendit d'un grand sourire ravi qui fit un truc au ventre de Newt qui le choqua tellement que le blondinet préféra se taire.
« Moi non plus ! » S'empressa d'enchainer Thomas. « On n'a qu'à sortir, et on avisera ? Peut-être un ciné ? »
Les yeux de Newt s'écarquillèrent brutalement.
Merde.
Wow.
En fait, son cerveau se court-circuita littéralement devant la rapidité à laquelle les choses escaladaient soudainement. Pas qu'il y voit un mal. Ni un bien d'ailleurs.
Est-ce qu'il était censé passer du temps avec Thomas à faire des choses qui ressemblaient autant à… un putain de rendez-vous ?
La voix de Teresa et Minho en lui soufflait un catégorique « Ouuuuiiiihihihi » tout à fait puéril.
La voix de Janson, après avoir bu une gorgée de champagne, lâchait un vulgaire « Nope ! Pro-fes-sion-na-lisme. »
Et la voix de la raison, elle, qui ne ressemblait à rien, lui soufflait « Oh mais tu m'emmerdes, fait ce que tu veux au lieu de te frire le cerveau ! »
Et si Alby avait été là, il aurait fait remarquer à Newt que dans professionnalisme, il y avait fesse. Mais Alby était d'aussi bon conseil que Minho et…
« Newt, hey ! Newt ! » Entendit enfin le blondinet, et il réalisa que Thomas claquait des doigts devant son visage, partagé entre l'inquiétude et l'amusement. « On peut faire autre chose qu'un ciné. J'voulais pas rendre les choses bizarres. »
Newt secoua la tête, mortifié.
« Non, non, ça va ! » Assura-t-il immédiatement, bien qu'un peu hésitant et encore hébété.
« Sûr ? » Interrogea Thomas en fronçant les sourcils. « Ecoute, vient. On n'a qu'à se balader et on avisera, ok ? »
Là-dessus, le brun quitta sa chaise, emportant sa glace et Newt se sentit le suivre machinalement.
Voilà. Ils allaient simplement se balader. Et… merde, Newt était cuit.
« Oh non ! » S'exclama Thomas à l'instant où il mit les pieds dehors.
La seconde suivante, Newt se retrouva à côté de lui, sous la devanture qui les protégeait en effet d'une pluie fracassante. La balade semblait soudain plus que compromise.
« Bon… » Grogna le brun, terriblement déçu.
Et Newt trouva aussitôt cet air dérangeant. Il n'avait pas envie que l'après-midi ne s'achève si vite ou ne tourne au cauchemar juste parce que la météo n'en faisait qu'à sa tête.
Après avoir observé le ciel noir, il se tourna vers Thomas qui avait replongé dans sa glace, l'air morose.
« Attend… j'ai envie de fumer une clope. On n'a qu'à réfléchir à ce qu'on fait pendant ce temps, ok ? »
Thomas releva aussitôt un regard enjoué presque enfantin vers Newt et le blondinet sentit son ventre refaire ce truc étrange… Il s'éclaircit la gorge alors que le brun acquiesçait et dissimula ses mains légèrement tremblantes en fouillant ses poches à la recherche de son paquet de cigarettes.
Au pire, il pouvait toujours prétendre qu'il avait froid.
A d'autre.
Mais peu importe. Il fallait qu'il s'occupe parce que la proximité avec le chanteur devenait de plus en plus étrange à gérer pour Newt. Et puis, il crevait de chaud malgré le froid humide et mordant. Bordel…
« Il y a un centre commercial, plus loin, » dit Thomas à l'instant où Newt portait la cigarette à ses lèvres.
Le blondinet braqua ses iris ambrés sur lui et constata que le chanteur regardait au loin, au bout de la rue. Mais Newt ne suivit pas son regard. Un autre détail attira son attention et l'hypnotisa littéralement.
Juste là, au coin des lèvres de Thomas. Un soupçon de crème glacée.
Le blondinet lâcha sa cigarette, qui resta entre ses lèvres, et franchit le pas qui le séparait du brun, portant la main à son visage.
Le chanteur n'eut même pas le temps de sursauter et se contenta d'ouvrir de grands yeux quand Newt fit glisser son pouce au coin de sa bouche pour ôter la glace.
Puis leurs regards se croisèrent et Newt s'immobilisa, sa main posée contre la joue de Thomas, dont les iris bruns étaient à présent incandescents. Et rempli de questions. Et d'autre chose que Newt ne pouvait analyser.
« Tu avais… un peu de glace, là, » souffla alors le blondinet.
Newt ne sentit même pas sa cigarette lui échapper des lèvres pour tomber sur le pavement détrempé. Il était incapable de bouger, les yeux rivés sur la langue de Thomas qui se glissa soudainement entre ses lèvres pour en lécher le coin doucement.
Newt ne put définitivement pas retenir le frisson qui lui parcourut le corps entier et il ferma plutôt les yeux, essayant de respirer calmement.
Mais son cerveau enregistra la mauvaise terminaison nerveuse et il se retrouva à effleurer de ses lèvres celles de l'autre garçon avant même de l'envisager. Le contact fut bref et le fit frissonner de plus belle, mais ce fut suffisant pour le réveiller et lorsqu'il rouvrit les yeux, il recula presque violemment, le bout des doigts caressant sa bouche, incrédule.
« Oh non… Thomas, je… »
En face de lui, le brun lui renvoya un regard indéchiffrable avant de finalement lui tourner le dos brusquement et jeter sa glace dans la poubelle proche. Avec plus de brusquerie que nécessaire.
Newt sentait ses jambes se dérober sous lui et regretta presque d'être debout. Il était trop sonné par ce qu'il venait de faire pour dire quoi que ce soit de plus. Et quand Thomas lui fit de nouveau face, les mains fourrées dans les poches, il trouva son sourire tordu et maigre.
« Laisse-moi deviner… il y avait trop d'alcool dans ton Fanta ? Oh ! Et tu es désolé ? » Railla le brun en shootant dans le sol de la pointe de sa paire de sneakers.
Newt eut l'impression de recevoir un coup en pleine poitrine et ouvrit la bouche sans savoir quoi dire. Il était complètement hébété et savait qu'il n'avait pas le droit d'être outré mais n'arrivait pas à agir en conséquence.
« C'est bon, pas la peine de te torturer, » ajouta le brun un peu sombrement.
Il lui passa alors devant, jaugeant le ciel du regard et Newt réagit enfin, le rattrapant par le bras.
« Thomas ! »
Là-dessus, le concerné fit volte face, un sourire désabusé ornant tristement ses lèvres avant de se dégager et s'exclamer :
« Pourquoi Newt ? Juste… Pourquoi ! Je croyais que tu avais dit que… l'autre nuit… »
Thomas était hésitant et Newt raffermit sa prise sur son bras, mal à l'aise.
Il n'avait aucune idée de ce qu'il faisait et ne trouva qu'une chose à supplier :
« Thomas… »
« J'étais ivre ! C'est ce que tu as dit ! » Reprit aussitôt le brun, d'un ton accusateur. « Et pourtant, tu recommences ! »
Cette fois, un éclat de douleur flasha dans le regard chocolat et Newt retira sa main aussi vite que s'il s'y était brûlé. Il croisa les bras et fronça les sourcils.
Pourquoi est-ce qu'on l'accusait lui, alors que Thomas lui-même se montrait sans cesse si… indéchiffrable.
C'est plein d'audace et le nez en l'air qu'il répondit :
« Eh bien… peut-être que j'ai menti moi aussi. Mais ça ne change rien ! » Ajouta-t-il très rapidement, en baissant les yeux.
Mais quel crétin. Ça n'allait pas les mener ou que ce soit. C'était clair, net, précis. Janson s'était bien fait comprendre !
Et puis, ça n'avait pas de sens. Ils passaient leur temps à se disputer ou être en désaccord.
« C'était stupide, oublie-ça, s'il te plait. Je n'aurais pas dû, » dit finalement Newt en baissant le regard.
« Stupide, hein ? Génial, » souffla Thomas à son tour, détournant lui-même le regard. « Génial, ouais. »
« Thomas… » s'entendit murmurer Newt.
« Vient. On ne va pas rester là… Oublions-ça, tu as raison. »
Le brun lui attrapa alors le poignet et l'entraina sous la pluie glaciale dans son sillage.
Cette histoire devenait beaucoup trop compliquée.
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Tatataaaaaaaaaaaaaan
PARDON. Pardon! Je vous abandonne là après ça et vous devez vous dire MAIS WTFF!
Mais en même temps, bordel, vous ne pouvez plus dire que je ne donne pas de Newtmas? x)
Oui, ok! Peut-être que ça se barre en sucette, mais promis, il y aura des explications. De l'action, tout ce que vous voulez et...
Oh ce chapitre est si important, j'espère qu'il ne vous déçoit pas! ET désolée, il est vachement long
Je préfère aussi vous prévenir... Le prochain est... Bref, je crois qu'il vous surprendra/plaira peut-être?
Est-ce qu'on se dirait "à lundi"? Pour le prochain? Mmh, ça vous irait?
Alors à lundi, et n'hésitez pas à me dire ce que vous pensez de ce nouveau... semi-baiser!
Si vous êtes aussi perdu que Thomas, pardonnez-moi.
Robin
