Chers amours de lecteurs…
Je ressens en ce moment-même une trouille indescriptible à l'idée de poster ce chapitre alors je vais faire court.
J'ai encore répondu à toutes vos reviews (oui, là, j'ai oublié personne *-*) et bordel, mais… MERCI. Vous êtes géniaux et j'espère que vous serez… indulgents avec ce chapitre. Surtout après le décollage en sucette du précédent.
Je vous en supplie… dites-moi que je n'ai pas à regretter d'avoir posté ce nouveau chapitre !
Gnnnn c'est atroce comme je stresse.
Bonne lecture…
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La pluie glaciale eut le mérite de distraire Newt un moment mais son cœur ne cessait de cogner dans sa poitrine. Thomas avait fini par le relâcher après quelques pas et les avait fait quitter la place sur un coup de tête visiblement, car il n'avait pas l'air de savoir plus que lui où ils allaient.
Ils se retrouvaient donc à errer dans les rues proches de Little Italy, se trempant petit à petit et silencieux. Jusqu'à ce que Thomas ôte son manteau.
OTE SON MANTEAU ?
Newt l'observa, paniquant légèrement, finalement étendre le vêtement au-dessus de sa tête pour se protéger des affres de la pluie. Puis le chanteur se tourna vers lui et d'un signe du menton, lui fit comprendre de le rejoindre sous l'abri de fortune.
Le blondinet ne fit pas le moindre mouvement vers l'autre garçon, carrément perturbé. Le brun roula des yeux et fit alors deux pas vers lui, le foudroyant un peu plus sur place.
« Allez, soit pas stupide ! Soit… professionnel… » dit Thomas à voix mi-basse.
Et quand Newt tourna la tête vers lui avec de grands yeux, il vit que le chanteur souriait légèrement.
Le temps qu'il réfléchisse, la main de Thomas glissa autour de sa taille et l'attira brusquement contre lui avant de reprendre le manteau et l'étendre au-dessus de leurs têtes.
Le cerveau du blondinet subit un court-circuit de plusieurs longues secondes.
Malheureusement, la pluie était de plus en plus violente et bientôt, le manteau de Thomas ne suffit plus à les abriter.
Heureusement, Newt savait parfaitement où ils se trouvaient et ils ne pouvaient pas mieux tomber. Enfin… quand sa main hésitante attrapa le coude de Thomas pour le guider dans une rue adjacente, il était à peu près certain qu'il allait regretter cette idée mais il était aussi sur qu'ils risquaient une pneumonie à rester sous les trombes d'eau glacées.
Thomas le suivit silencieusement pendant trois bonnes minutes et naturellement, Newt, dont les cheveux étaient à présent ruisselants, l'emmena jusqu'à son immeuble.
« Où est-ce... » commença justement Thomas quand Newt gravit le perron.
« Chez moi, » répondit simplement ce dernier d'un ton qu'il voulait léger.
Mais il n'était pas sûr d'avoir été convaincant. En fait il devait laisser transparaitre sa panique totale. Thomas ne dit rien, toutefois, et le blondinet parvint à ouvrir les portes et l'introduire dans le hall. Ensuite, il lui fit signe de le suivre jusqu'à l'escalier minuscule qui montait jusqu'aux combles, bien des étages plus haut et se retourna avec un air vaguement coupable vers le brun :
« Désolé… ça devrait aider à faire sécher tout ça ? Je suis tout en haut… »
Thomas lui répondit par un petit sourire qui signifiait qu'il n'y voyait aucun problème avant de le suivre dans l'escalier de bois. Et Newt entendit :
« Avec tout le taff que tu abats pour eux, ils pourraient au moins t'avoir un appartement de fonction sur Broadway avec limousine et chauffeur… »
Thomas avait un rire dans la voix même s'il était presque imperceptible et le blondinet laisser lui-même échapper une exclamation amusée. Elle sonnait presque étrange et éraillée mais Thomas arrivait presque à rendre la situation normale. Ou, en tout cas, il prétendait très bien que c'était le cas et Newt ne savait pas s'il lui en était reconnaissant ou s'il se sentait mal à l'aise à cette idée.
Ensuite, ils grimpèrent les étages en courant à moitié, pressés de pouvoir se réchauffer un peu.
En moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire, Newt était devant sa porte, enfonçant maladroitement sa clé dans la serrure, jusqu'à enfin pousser le panneau de bois et se précipiter en avant. L'appartement était toujours aussi simple. Après la petite entrée se trouvait le salon, qui faisait office de chambre dès que Newt dépliait le clic-clac (pas le cas ce jour-là) et cette pièce était séparée de la cuisine par un long comptoir devant lequel se trouvaient des tabourets.
Newt ignora tout ça et fonça dans la seule autre pièce du fond, à savoir la salle de bain, abandonnant d'un coup d'épaules son teddy quelque part sur le sol. Là, il fouilla le dressing qui faisait face à la douche italienne et s'empara de plusieurs serviettes. Il se sécha les cheveux en les frottant rapidement et changea de tee-shirt. Quand il revint dans la pièce à vivre, il s'arrêta sur le seuil de la porte. Thomas lui tournait le dos, ses doigts effleurant la surface de son clavier de synthé.
Le blondinet s'approcha dans son dos et fit sursauter le brun quand il lâcha – et son ton était clairement morne :
« Il est probablement plein de poussière. »
Thomas se retourna vers lui, surpris de le voir aussi près et retira ses mains, visiblement confus.
« Je ne voulais pas… »
« Pas de problèmes, » coupa le blondinet.
Et il lui tendit une des serviettes de bain que Thomas récupéra avec gratitude.
« Un thé ? » Demanda ensuite le blondinet en contournant le comptoir pour retourner dans la cuisine.
« Avec plaisir, » répondit le chanteur.
Il s'approcha à son tour et quand Newt lui jeta un coup d'œil, il put le voir observer les trois guitares accrochées au mur au-dessus du canapé. Inconsciemment, il sourit. Finalement, Thomas se débarrassa de son cardigan et se retrouva simplement vêtu de son tee-shirt bleu et de son jean, pour le moment humide.
Quelque part, Newt était content de lui tourner le dos parce que tout ça était plutôt étrange. Il ne savait pas exactement ce qu'il se passait entre lui et ce garçon mais tout était immédiatement plus simple lorsqu'il n'avait pas besoin de regarder le chanteur dans ses vêtements trempés. Mettre de l'eau à chauffer pour le thé, par exemple, aidait beaucoup plus.
« Je ne savais pas que tu jouais vraiment, » dit soudain Thomas dans son dos.
Et Newt se retourna aussitôt. Le chanteur était assis, une serviette sur les épaules, et ses cheveux étaient plus en bataille que jamais après qu'il les ait séché et le regardait avec insistance. En attendant que l'eau ne boue, le blondinet vint s'accouder en face de lui, un sourire en coin sur les lèvres. C'était beaucoup plus facile qu'il ne l'aurait cru :
« J'avais prévu de faire seulement semblant mais il s'est avéré que ça pouvait être utile dans mon métier, » fit-il remarquer.
Thomas roula des yeux.
« Je veux dire… je ne savais pas que tu connaissais vraiment la musique comme… »
« J'avais compris, » l'interrompit Newt et, cette fois, son sourire était sincère. « Je joue du piano depuis que j'ai huit ans, de la guitare depuis que j'en ai douze et je touche à quelques autres instruments. »
Il quitta sa place et retourna près du clavier. Il ne savait pas pourquoi mais il était heureux que Thomas découvre cette part de lui. Peu de gens savaient finalement que Newt était musicien, et encore moins qu'il était talentueux ou que c'était une vraie passion, dévorante, chez lui.
Il sortit finalement un carnet de derrière le clavier et voulut se retourner vers Thomas mais, cette fois, c'est le brun qui le surprit. Il s'était glissé jusqu'à lui et regardait par-dessus son épaule. Newt eut un de ses habituels gestes protecteurs pour son carnet, tandis que le brun arquait un sourcil.
« Ce sont des compositions ? » S'enquit le chanteur, l'air plutôt enthousiaste.
Newt se contenta d'acquiescer, la gorge soudain nouée et il fit un pas un arrière pour éviter de rester collé à Thomas. Il tendit ensuite le carnet, la main légèrement tremblante et Thomas lui jeta un regard ébahi, comme s'il n'était pas certain que le blondinet lui proposait vraiment d'y jeter un coup d'œil.
« Vas-y ! » Dit-il en le poussant dans ses mains.
Il était affreusement nerveux, pourtant, et tout ce qu'il trouva pour dissimuler son stress, fut d'afficher un rictus et de balancer d'un ton narquois à Thomas alors que ce dernier ouvrait prudemment les pages entre ses mains :
« C'est surement moins poétique que toi mais j'imagine qu'on n'a pas tous le don pour les histoires d'amour romantiques.. »
Eeeeet… le chanteur referma aussitôt le carnet dans un claquement sec qui fit sursauter Newt et fit fondre son sourire sardonique. Là-dessus, Thomas envoya le carnet sur la table basse qui se trouvait juste à côté d'eux et il ferma les yeux, se pinçant l'arête du nez. Euh… Quoi, encore ! Qu'est-ce qu'il avait fait, cette fois ?
« Quoi ? Thomas ça va, c'est… » commença Newt, mal à l'aise, et légèrement exaspéré.
« Non, ça ne va pas ! » Coupa Thomas aussitôt, lui clairement énervé.
Le ton claquant et menaçant fit reculer Newt d'un pas et le fit monter aussitôt dans les tours lui-même. Il leva un doigt accusateur vers la poitrine du chanteur et répliqua aussitôt :
« De toute façon, ça ne va jamais avec toi, pas vrai ? Dès que ça commence à aller, faut que ça reparte en vrille ! Monsieur est trop sensible ! Monsieur est colérique ! Monsieur prend toujours tout mal ! »
Le brun laissa immédiatement échapper une exclamation de dédain peu flatteuse.
« T'as pas l'impression de te foutre de la gueule du monde, là ?! C'est pas moi qui me vexe ou part au quart de tour pour… »
« Non mais je rêve ! » S'emporta Newt à son tour en refranchissant le pas qui les séparait, furieux.
L'hôpital qui se fout de la charité. Restait à savoir à qui cette expression s'appliquait.
« Parfait ! » S'exclama Thomas en soutenant le regard noir du blond. « Comme ça on est deux ! » Ajouta-t-il en fulminant, ses poings se crispant.
« Parfait ! » Répéta Newt, dans le même état.
Putain mais pour qui il se prenait à venir lui donner des leçons ?
Ils étaient à présent dressés l'un contre l'autre, séparés seulement par quelques centimètres, la tension qui électrisait l'air remplissant le peu d'espace restant entre eux. Newt sentit sa gorge s'assécher devant le brun. Il avait l'air d'un animal blessé. Et il était beaucoup trop proche pour que Newt ne réfléchisse avec cohérence et c'est Thomas qui rompit le silence tout frais, la voix tremblante de fureur. Et il était beaucoup trop proche pour que Newt ne réfléchisse avec cohérence.
« On dirait que c'est trop demandé de ne pas te comporter comme un espèce de… »
Et il chercha un court instant ses mots, suffisamment pour que Newt saisisse l'opportunité :
« Un espèce de quoi ? Vas-y Thomas ! Dit-le ! »
A présent, il criait, et ses bras gesticulaient en même temps, comme à chaque fois qu'il était trop passionné. Thomas ne dit rien pendant un instant et Newt se rendit compte que leurs corps s'étaient encore légèrement rapprochés, l'un penché vers l'autre, l'air plus menaçant encore. Il sentait son ventre se tordre alors que le souffle chaud du brun buttait sur sa peau.
« Dit-le, Thomas, » répéta alors le blondinet, plus bas, la voix vibrante.
Le regard chocolat accrocha les iris ambrés et une étincelle s'y alluma brusquement. L'instant suivant, Thomas poussa un grognement rentré clairement frustré, parce qu'il ne savait probablement plus quoi dire. Ils s'étaient retrouvés dans cette impasse trop de fois et le sentiment de frustration était devenu familier à force de ne jamais trouver l'issue adéquate.
Mais à la place d'une nouvelle tirade, Thomas changea de stratégie et Newt en resta foudroyé. Il venait d'attraper le blondinet par la nuque. La seconde suivante, il attira son visage contre lui, plaquant aussitôt ses lèvres, avides, sur les siennes.
Newt fut incapable de bouger. Ni pour l'en empêcher, ni pour se retirer une fois que leurs lèvres furent scellées.
Il était trop choqué. Ou trop occupé à rester sur ses deux jambes qui s'étaient mises à trembler violemment. Ou trop concentré sur le saut périlleux que venait d'effectuer son estomac. Ou inquiet à cause des martellements frénétiques de son cœur.
En tout cas, il dû bien se rendre compte que le chanteur était en train de l'embrasser quand ce dernier jugea finalement que Newt avait dû revenir de sa surprise pour en demander plus. Et en effet, deux mains décidées se plaquèrent dans son dos, lâchant sa nuque, pour appuyer son corps fin contre celui du brun. En même temps, les lèvres de Thomas se mirent à bouger sur les siennes et le corps entier de Newt s'embrasa. Les résolutions s'étaient envolées à l'instant où ils s'étaient effleurés mais Newt devait faire quelque chose…
Il ferma les yeux une seconde, incapable de supporter tout ça d'un coup, puis lâcha enfin une exclamation de surprise – plus pour la forme qu'autre chose – avant de glisser ses mains entre leurs torses pour repousser – toujours pour la forme – le brun, en glissant un « Thomas » qui s'avéra plus éraillé et suave que prévu.
Mais « Thomas » n'avait pas envie de laisser Newt lui échapper. Sa bouche se fit plus pressante sur la sienne et la température corporelle du blond lui parut augmenter encore alors que son estomac continuait son tour de grand huit. Ses protestations mouraient presque sur ses lèvres, et Thomas y coupa court en attrapant ses poignets et en le repoussant en arrière sans pour autant rompre le baiser.
Incapable de réfléchir correctement plus longtemps, le blondinet suivi le mouvement, jusqu'à ce que ses jambes ne heurtent le canapé. Le faible choc le réveilla alors et il rouvrit les yeux pour repousser enfin Thomas qui grogna.
Non mais, c'était vrai quoi ! Ça n'avait strictement aucun sens ! Newt était là, à essayer de reprendre sa respiration, haletant, son corps le trahissant sans y avoir réfléchi à deux fois… et ça n'avait pas de sens. Ils ne devaient pas. Newt ne pouvait pas céder à ce dont il avait envie. Ils étaient trop… trop tout.
Leurs regards se croisèrent et Newt ne put s'empêcher de déglutir quand il vit à quel point les yeux de Thomas étaient sombres, et empreints d'une flamme prédatrice qui l'hypnotisa aussitôt. Pas de sens…
Et la main du brun, qui descendit le long du flanc de Newt pour venir se nouer autour de sa taille et qui le tira brusquement à lui, faisant s'entrechoquer leurs hanches, n'avait pas de sens non plus. Pas plus que le gémissement rentré qui échappa aussitôt à Newt. Son sens commun en profita pour commencer à faire ses valises.
Ce simple petit gémissement fut le doigt qui presse la détente et Thomas fondit à nouveau sur la bouche du blond. Pour la ravager. Il lui mordit la lèvre une première fois, électrisant Newt. La seconde fois, il lui fit ouvrir la bouche et leurs dents se cognèrent. La troisième fois, leurs langues se rencontrèrent et c'est à cet instant que Newt perdit définitivement tout sens commun.
Il empoigna lui-même le tee-shirt du brun pour l'amener plus contre lui et approfondir ce baiser déjà plus que bordélique et excitant mais encore trop insuffisant. Thomas comprit aussitôt et poussa définitivement Newt sur le canapé. Le blondinet tomba assis mais ils se décollèrent à peine le temps de reprendre leurs respirations. Thomas s'était déjà assis sur ses cuisses, les emprisonnant entre les siennes, et avait scellé leurs lèvres à nouveau.
Affamé, en voulant toujours plus, Newt glissa ses mains sous les fesses du chanteur et le força à se coller un peu plus contre lui, leur arrachant à chacun un long gémissement quand ils se rencontrèrent vraiment. Il n'y avait aucun doute, ce baiser mettait Thomas dans tous ses états autant que Newt. Il pouvait le sentir. Et ça faisait une éternité que Newt n'avait senti personne contre lui, de cette manière. Et ça le rendait fou.
« Pas trop romantique pour toi, ça va ? » grogna à ce moment le brun contre ses lèvres.
Non. Le blondinet se raidit brutalement et son estomac se tordit. Cette simple réflexion coupa littéralement Newt dans le feu de l'action et il repoussa sur le champ les hanches de l'autre garçon pour le décoller de lui. Ensuite, il lui jeta un regard assassin.
Putain mais ce qu'il pouvait être… borné ! Stupide ! Et le pire, c'est que Thomas n'avait même pas l'air de regretter pourtant, juste surpris de se voir repousser. Il tenta de l'embrasser à nouveau mais Newt le repoussa encore.
« C'est bon, ça suffit ! T'as eu ce que tu voulais ? T'as prouvé quoi au juste, là ? » Cracha-t-il en se dégageant.
Cette fois, Thomas fut assez surpris pour retomber à côté de lui dans le canapé et le regarder avec des yeux ronds. Il comprenait enfin que quelque chose de mauvais venait d'arriver. Peut-être même qu'il réalisait qu'il avait merdé.
« Quoi ? Non, mais… c'est toi… »
« Moi quoi ? » Cracha à nouveau Newt.
Il ne savait pas pourquoi exactement mais il avait la nausée. En réalité, Thomas ne lui avait encore jamais fait aussi mal. Il reprit néanmoins sans hésiter :
« Faut toujours que tu fasses comme si tu me connaissais et visiblement tu penses que je suis un vrai connard ? Parfait ! Je préfère t'arrêter de suite, parce qu'en effet, ça devenait trop sentimental pour moi ! Seulement tu m'excuses mais même juste du sexe, ça ne me dit pas. T'es mon client après tout, pas mon plan cul. »
Voilà ! C'était absurde ? Et bien tant mieux. Newt essayait d'avoir l'air le plus dur et mauvais possible, juste pour montrer à Thomas à quel point il pouvait être ridicule. Comme c'était absurde de lui dire des conneries pareilles. Et peut-être aussi comme il était blessé qu'il puisse penser des choses pareilles de lui. Peut-être que le chanteur finirait par se rendre compte qu'il se trompait parce que, putain… putain, ça faisait mal.
Sans compter le fait que Newt avait irrémédiablement fait sauter ses résolutions et qu'il venait de se mettre dans une position vraiment délicate.
Finalement, sentant qu'il fulminait à nouveau, le blondinet se releva du canapé, prêt à s'éloigner le plus possible de ce garçon qui le rendait à moitié cinglé mais il n'en eut pas l'occasion. La main de Thomas rattrapa la sienne et le tira en arrière maladroitement.
La différence de poids et de force fit son travail et Newt ne fut pas surpris de s'étaler de tout son long sur l'autre garçon. En revanche, il fut plus que surpris de trouver de la douceur ailleurs que dans ce geste. Dans le regard désolé du brun. Qui semblait déterminé mais honnêtement coupable. Un regard noisette déterminé qui se perdait dans le sien implacablement. Peut-être que c'était pour s'empêcher de s'y noyer que le chanteur posa ses mains sur les joues de Newt, effleurant ses pommettes de ses pouces. Peut-être. Newt ne savait plus parce qu'il essayait de comprendre ce que Thomas essayait de lui dire d'un regard.
Il s'en voulait, c'était évident. Mais il y avait une autre lueur dans ces iris chocolat. Il y avait plus.
Le blondinet voulut dire quelque chose, ne serait-ce que gémir, essayer de le repousser quand même, pour avoir une explication peut-être. Mais il ne savait plus quoi faire parce que quoi qu'il arrive, il ne voulait pas vraiment se détacher.
Ses yeux le brûlaient… Newt ne voulait pas vraiment pleurer mais il sentait qu'il s'étouffait intérieurement.
Toute la situation était aussi infernale qu'insoutenable.
« C'est pas ce que je voulais, je suis désolé, » souffla alors Thomas contre sa peau. « Je voulais comprendre… Mais je suis juste mauvais à ça, je crois… J'ai toujours peur de ta réaction mais… j'ai besoin de cette réaction et… j'en peux plus de ne pas savoir quoi faire. Pardonne-moi. »
Newt se rendit alors vraiment compte du fait qu'il était entre les jambes du brun quand ce dernier ondula sous lui, lui arrachant un soupir obscène incontrôlable. Et comme s'il s'agissait du signe qu'il attendait, Thomas, dont les yeux s'assombrirent de nouveau, verrouilla aussitôt ses jambes autour de la taille de Newt et aspira le nouveau soupir qu'il arracha au garçon en l'embrassant encore.
« Désolé, » répéta de nouveau Thomas en mordillant doucement sa lèvre et en enfouissant une main dans ses cheveux blonds.
Le contact fit trembler le jeune agent et Newt lui laissa une nouvelle fois l'accès libre, gémissant, incapable de repousser ce corps bouillant qui l'attirait inexorablement plus longtemps. Il ne voulait plus dire non à Thomas.
Les mots, toujours trop de mots, ne fonctionnant pas, peut-être que des gestes leur apporteraient de nouvelles réponses.
De toute façon, les paroles dont ils avaient besoin pour se comprendre auraient bien le temps de venir après, surement trop tôt, mais tout ce que Newt voulait pour l'instant c'était de ne plus penser.
Quand il tira sur le tee-shirt de Thomas, il s'était clairement déjà noyé.
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J'attends vos réactions.
Je meurs dans un coin.
OUI alors ne criez pas « ENFIN » (mais quand même IL ETAIT TANT QU'ILS SE SAUTENT DESSUS MERDE) trop vite parce qu'il reste plein de chapitres, c'est loin d'être la fin. A commencer par le fait qu'il va falloir que Thomas s'explique, bordel de m… pardon !
Même moi j'pars en vrille !
LA SUITE VENDREDI ! *-*
