Coucouuuuuuuuuuuu vous *-*

Bon, ça va, vous n'avez pas trop trop attendu? Je suis désolée, mais je suis rentrée de vacances!

En tout cas, douze millions de mercis pour TOUTES ces reviews (ça faisait longtemps que j'en avais pas eu autant, j'imagine que ça vient du bisou-ENFIIINFUEZGHIFNNJKM comme l'ont commenté pas mal d'entre vous hihi) et vraiment, c'est trop encourageant!

Aussi, vous êtes 90 à suivre cette fic! WHAT THE... C'est DINGUE! C'est ENORME *-*

Et 99 sur Twitter! Je vous rappelle qu'à 100 followers, je poste l'OS inédit qui reprend les Newt et Thomas de "Virtuellement Insupportables", je sais qu'ils vous ont manqué, à moi aussi *-*

Voilà, je ne vous fait pas plus attendre et m'excuse par avance pour ce chapitre! Je sais que certains voulaient du smut, d'autres un beau dialogue pour mettre les choses à plat, d'autres un mariage et des gosses et même certain un Minho sauvage pour les interrompre? Et je ne pourrai pas satisfaire tout le monde ): mais après relecture vraiment, j'espère avoir fait de mon mieux ici!

Bonne lecture *-*

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Le tee-shirt de Thomas ne resta pas en place très longtemps. Newt ne savait pas ce qu'ils faisaient, il n'en avait pas la moindre idée. Mais quand le bout de tissu, légèrement humide, passa par-dessus la tête du chanteur et que ce dernier l'attira de nouveau dans le baiser brûlant qu'ils partageaient depuis de trop courtes minutes, Newt se rendit compte qu'il n'arrivait plus à réfléchir.

Il ne sentait que les mains de Thomas qui passaient dans son dos, sur sa nuque, dans ses cheveux. Ses jambes qui s'enroulaient autour de ses hanches et qui le tenait si étroitement serré contre le corps du chanteur. Et ses lèvres. Ces lèvres brûlantes, humides, qui glissaient sur les siennes, suçotant, embrassant, jusqu'aux petites morsures qui s'égaraient parfois sur son menton, puis sa mâchoire.

Thomas embrassait divinement bien, beaucoup trop bien pour la santé mentale de Newt qui rendait chaque petit coup de langue, chaque soupir avec une ferveur tremblante et bouillante. Il répondait à chaque mouvement du brun comme si sa vie en dépendait. Maintenant qu'il avait baissé sa garde, il ne pouvait plus songer ne serait-ce qu'à reculer une seconde.

Il se rendait tout juste compte qu'il avait attendu désespérément ce moment depuis… il ne savait même pas, en fait. Toutes ces fois où la frustration l'avait fait grincer des dents, où il avait serré les poings devant l'attitude de Thomas… comme s'il n'avait attendu que ça et que la tension ne faisait que monter. Toute cette pression, qui explosait enfin.

Mais ce qu'il y avait de meilleur, et de plus dangereux, aussi, c'était que le chanteur – non content d'avoir initié ce baiser – semblait aussi passionné que ne l'était Newt.

Quand ses mains s'agrippèrent à ses épaules et le firent glisser sous lui, profitant d'un moment d'inattention (il venait de lui mordre la lèvre et de le faire gémir plus encore que les autres fois), Newt comprit que le danger était même bien plus que réel.

Il ouvrit de grands yeux, et croisa le regard incandescent du brun, alors qu'ils ne cessaient de s'embrasser et poussa un faible gémissement quand Thomas le cloua sur le canapé. Ses mains se glissèrent en tremblant sur le torse nu au-dessus du sien et il referma les yeux, au moment où ses doigts effleurèrent la peau douce. Il ne s'était pas trompé, comme il l'avait imaginé, Thomas était un peu plus étoffé que lui.

En revanche, il ne s'était pas attendu à sa détermination. Il y avait dans les gestes du brun de l'attention, une certaine douceur, que Newt aurait pu anticiper. Mais pas cette ferveur, cet empressement. Le brun était aussi enfiévré que lui, et bien moins maladroit.

Ses gestes étaient beaucoup plus déterminé, comme lorsque son corps glissa un peu plus et qu'il se faufila exactement entre les jambes de Newt qui poussa un soupir tremblant, ses jambes s'ouvrant un peu plus d'elles-mêmes, pour mieux accueillir le brun.

Thomas fit courir une de ses mains le long de sa joue, jusque sur son cou puis son col… qu'il tira et…

« Thomas… » souffla Newt, pris par surprise, quand ce dernier rompit le baiser pour venir planter un coup de dents délicieux à la base de son cou, mordillant sa peau longuement et Newt sentit venir la marque de loin.

Hors de question. Ou peut-être que si ? C'était tellement bon. Non.

D'un coup tremblant mais sûr de lui, Newt repoussa Thomas qui se redressa immédiatement, posant ses mains de chaque côté du visage du blond.

Son regard exprimait sa surprise, ses pommettes étaient du rouge le plus soutenu et ses yeux étaient voilés par l'envie. L'envie qu'il avait de se recoller à l'autre garçon le plus tôt possible mais Newt hochait la tête inconsciemment, lentement, de droite à gauche. Thomas fronça les sourcils, rattachant le jeune agent à la réalité suffisamment longtemps pour qu'il ne gigote sous le brun et… mauvaise idée.

« Pas de marques, » grogna Newt, changeant de tactiques en sentant ses joues le brûler.

Autant que son bas-ventre.

Et, à sa plus grande surprise, un sourire en coin se dessina sur les lèvres de Thomas qui se repencha sur lui avec une lenteur extrême, terrible.

Newt s'entendit gémir longuement quand la langue du brun remonta comme une caresse de la morsure, jusqu'à sa mâchoire, puis son oreille.

« Thomas… »

« D'accord, pas de marques, » chuchota le brun près de sa tempe.

Newt s'accrocha à la ceinture de son jean pour éviter de perdre pieds et quand Thomas y vit une invitation à donner le coup de hanches de trop, le blondinet craqua et les fit de nouveau changer de place.

Il ne pouvait plus rester sous lui, qui le torturait surement délibérément, alors qu'il sentait que Thomas perdait le contrôle autant que lui. Le brun résista un instant et ce qui devait arriver… arriva. Tous les deux basculèrent du canapé et s'écrasèrent lourdement sur le sol entre ce dernier et la table basse.

Mais Newt était sur Thomas à présent, et tous les deux se regardèrent avec confusion avant que le même sourire tordu n'écorne leurs lèvres rougies. A peine s'en rendirent-ils compte que le sourire disparut et tous deux demandèrent d'une même voix :

« Quoi !? »

Deux froncements de sourcils simultanés.

« Non, toi, quoi ! »

Et cette fois, Newt eut un petit rire gêné. Est-ce qu'ils avaient l'air aussi bête de l'extérieur qu'ils ne se sentaient à cet instant ?

« Je me doutais qu'on n'arriverait pas à s'entendre là-dessus non plus, » souffla-t-il, bien qu'aucun reproche ne sonne dans sa voix.

Thomas se redressa immédiatement sur ses coudes, lui lançant un regard alarmé. Voire franchement inquiet, et Newt se mordit la lèvre. C'était terrible d'être là, tellement tentant… mais il fallait qu'il parle, pas qu'il se jette comme un affamé sur l'autre garçon.

« Non ! Je veux dire… j'aurais dû me douter qu'on se battrait à ce niveau-là, aussi, » ajouta-t-il en forçant un sourire quand tout ce qu'il voulait était l'embrasser encore.

Un petit sourire gêné illumina alors adorablement le visage de Thomas qui trouva tout de même l'audace de répondre :

« Oh, ça… tu sais, tu pourrais aussi simplement me laisser faire et… »

L'enfoiré. Ça aussi, il aurait dû le voir venir.

« Même pas dans tes rêves les plus fous, » gronda Newt en se redressant.

Il se rendit compte qu'il s'asseyait et qu'il était à présent à califourchon sur Thomas dont les yeux s'allumèrent de nouveau de cette flamme dangereuse. Plus de sourires… Juste… du désir.

« Je me doutais que tu dirais ça, » chuchota Thomas en se redressant aussi, jusqu'à se retrouver en position assise. « Mais ça ne va pas m'empêcher d'essayer ! »

Le corps de Newt entier trembla quand Thomas tira brusquement sur son tee-shirt pour l'attirer de nouveau à lui et l'embrasser. Le choc lui coupa le souffle et permit aux mains de Thomas de se faufiler jusqu'à la ceinture du blondinet dont la boucle sauta immédiatement.

Instinctivement, Newt sursauta et recula légèrement, malgré lui.

Il ne savait pas ce qu'il voulait. Une part de lui voulait laisser Thomas faire ce qu'il voulait, et tant pis ce qu'il devait se passer par terre, ici, entre ce canapé et cette table. Mais une autre part de lui, un peu plus raisonnable, savait que tout se bousculait, qu'il ne voulait pas de ça, pas comme ça. Que tout allait trop vite, sans les bonnes réponses.

C'est surement pour ça qu'il se releva, tant bien que mal, embrassant tout de même Thomas, incapable de s'éloigner de ses lèvres une seconde de trop, et qu'il retomba assis au bord du canapé.

Erreur la plus totale.

Thomas se faufila immédiatement devant lui et Newt sentit que le brun écartait ses cuisses pour se glisser entre elles, tirant sur son tee-shirt pour le forcer à se pencher en avant. A présent, le chanteur, par terre, était entre ses jambes et ses mains étaient posées sur les cuisses du blondinet dont le cerveau se déconnecta encore quand les mains fines remontèrent le long de sa jambe, vers sa ceinture, encore.

A quel point les jeans slims pouvaient-ils être étroits ? Au point d'en être douloureux, visiblement.

Lorsque les mains curieuses tirèrent sur le bord dudit jean, Newt fut tenter de le laisser faire, parce qu'il avait besoin de ça. Mais quand les lèvres de Thomas quittèrent de nouveau les siennes, laissant un froid mordant, pour redescendre sur son cou, puis plus bas, et que le visage du brun se retrouva finalement au niveau de la taille de Newt, cette fois, le blondinet réagit presque violemment.

Plus précisément quand Thomas commença à tirer sur le slim, le faisant glisser lentement sur les hanches de Newt… qui l'arrêta brutalement en lui saisissant les poignets.

Des deux, il était extrêmement difficile de savoir qui était le plus surpris par ce geste soudain. Thomas releva la tête vers Newt, ses grands yeux brillants de questions et Newt relâcha ses poignets comme s'il s'était ébouillanté.

« Non, » lâcha-t-il dans un souffle à moitié mortifié et inquiet.

« Non ? » Répéta Thomas, dans la plus grande incompréhension.

Newt se releva du canapé immédiatement et rattacha nerveusement sa ceinture, ses mains tremblantes rendant l'acte plus difficile encore alors qu'il remontait son pantalon sur ses hanches minces.

« Je… On ne peut pas faire ça… pas comme ça… je… »

Se rendant compte qu'il bredouillait comme un idiot, Newt fit volteface et disparut dans la salle de bain, laissant un Thomas perplexe sur le sol de son salon.

Le blondinet claqua la porte derrière lui et appuya immédiatement sa tête en arrière pour se calmer avant de fondre sur le robinet et de faire couler de l'eau froide. Il en avait grandement besoin.

Il allait exploser, toujours, et il fallait qu'il se calme le plus vite possible avant de retourner se jeter sur Thomas.

Qu'est-ce que ce dernier avait failli faire… Qu'est-ce qu'ils étaient en train de faire ? Si Newt ne s'était pas enfui, que ce serait-il passé ?

Dix minutes plus tôt, ils s'insultaient presque et on ne pouvait pas dire que le jeune agent n'appréciait pas ce changement dans leur relation, mais ils ne pouvaient pas se jeter l'un sur l'autre comme deux animaux, sans se poser de questions.

Bien sur, Newt en mourrait d'envie, et il avait à peine honte pour ça, mais ça ne sonnait pas juste. Thomas le voulait autant que lui, après trois semaines de comportement étrange et d'échanges houleux, ça crevait les yeux, alors peut-être qu'il était temps qu'ils échangent quelques mots.

Après quelques courtes minutes et s'être passé suffisamment d'eau sur le visage, Newt respira profondément et décida de retourner dans l'autre pièce.

Quand sa main se posa sur la poignée, il hésita un instant à la tourner, inquiet de se qu'il allait retrouver ou non de l'autre coté. Est-ce que tout allait avoir disparu ? Est-ce qu'ils allaient retourner à ce qu'ils avaient été depuis le début ? Est-ce que Thomas serait encore là ? Allait-il lui en vouloir ?

Newt avait la gorge complètement nouée lorsqu'il ressortit enfin de la salle de bain.

Et il s'arrêta dans ses pas aussitôt.

Thomas était toujours là, mais plus torse-nu sur le parquet devant son canapé. Il avait remis son tee-shirt et se trouvait de l'autre côté du comptoir, versant de l'eau bouillante dans un mug, à côté du premier qui fumait déjà.

Quand il entendit Newt, il releva la tête et l'inclina aussitôt de côté, un regard soucieux traversant son visage une seconde. Ensuite, il reposa la bouilloire et interrogea, légèrement inquiet :

« Est-ce que tout va bien ? »

Le blondinet ne dit rien, trop choqué. Avant de porter le bout de ses doigts à ses lèvres et d'acquiescer inconsciemment, perdu.

« J'ai fini de faire le… thé. Tu en veux ? » Poursuivit Thomas en contournant le comptoir avec les deux tasses, hésitant.

Il s'arrêta devant Newt qui en prit une et réalisa que le brun était affreusement gêné. Lui aussi devait se demander ce qui leur était passé par la tête.

« Merci, » dit-il très simplement.

Tous deux se retrouvèrent à fuir leurs regards l'un devant l'autre, et celui de Newt tomba bientôt sur son velux. A l'extérieur, la pluie avait cessé. Le ciel était simplement sombre. Il était temps de parler, et de prendre l'air.

Newt se voyait mal rester assis sur son canapé, à faire la conversation à Thomas, précisément là où tout avait dérapé. Il remit donc le mug dans les mains du chanteur, fit son possible pour ne pas rougir, passa devant lui et ouvrit la fenêtre au-dessus d'eux.

« On peut prendre l'air deux minutes ? » Indiqua-t-il avant de se hisser par l'ouverture.

Quelques secondes plus tard, deux mains apparurent à sa suite, alors qu'il se laissait retomber sur son bout de toit, et il s'empara des tasses pour laisser Thomas le rejoindre. Tous les deux se retrouvèrent bientôt dans l'air frais, assis sur la légère pente, en face de la ville qui s'étendait devant eux, sous le ciel noir.

Le vent s'était levé et commençait à souffler mais Newt était reconnaissant pour cet air nouveau qui lui changeait les idées agréablement.

« Désolé pour tout à l'heure, » marmonna-t-il enfin, en serrant ses mains autour de l'émail brulant.

Thomas était assis juste contre lui, leurs épaules se touchant à peine et il ne répondit pas immédiatement, buvant d'abord de son thé, le regard posé sur l'étendue devant lui. Ensuite, Newt, qui se réfugia dans sa propre boisson, entendit :

« Non, ça va. Je comprends… c'était peut-être un peu… soudain. »

Newt s'étrangla à moitié avec son thé et essaya de garder ça le plus silencieux possible. Un courant d'air de plus passa, les laissant muet. Puis c'est Thomas, peu surprenant, qui parla encore :

« Je suis désolé pour ce que j'ai dit avant. »

« Mmh, » fit Newt, songeur, en repensant au moment douloureux.

Il devait avoir l'air sombre, soudain, car Thomas se pencha plus vers lui et se tourna pour le regarder. Le blondinet se décida à faire de même.

« J'imagine que je voulais te provoquer. C'est pour ça que j'ai réagi aussi… »

« Impulsivement, » finit Newt pour lui.

Leurs regards s'accrochèrent, Thomas eut un faible sourire coupable.

« Je fais ça souvent, » admit le brun en reposant son regard sur la ville. « Des fois peut-être volontairement… »

Newt l'entendit alors avoir une petite exclamation amusée qui sonnait désincarnée et il lui jeta un regard interrogateur avant de demander :

« Tu parles du moment où tu as failli faire sauter mon appartement parce que je t'ai taquiné sur tes chansons ?... Ou toutes les autres fois ? » Tenta-t-il, sans trop savoir s'il plaisantait lui-même, ou s'il était sérieux.

Thomas ne rit pas cependant, même s'il n'avait pas l'air énervé non plus. Juste… mélancolique ? Qu'est-ce que ça voulait dire ?

« J'avais besoin d'une réaction Newt ! Je n'arrive jamais à savoir ce que tu penses et c'est… troublant ! » Lança alors soudain le brun en pivotant sur lui-même pour s'asseoir face au jeune agent.

Newt se figea, son souffle pris dans sa gorge et il sentit ses joues le brûler, de même que sa nuque.

Thomas ne se laissa pas démonter. La détermination avait balayé la nonchalance, même s'il n'avait toujours pas l'air plus énervé que ça.

« Qu'est-ce que tu pensais ? Trois semaines que je ne sais pas comment agir autour de toi… »

« J'étais certain que tu ne pouvais pas m'encadrer, au début,» dit Newt soudainement, quand Thomas se tut.

Ce dernier roula des yeux et se pinça les lèvres.

« Je ne suis pas stupide. J'ai très vite compris que tu n'étais pas un monstre après le mariage. Ce n'est pas ça… » Répondit Thomas. « Mais ensuite… à chaque fois que j'essayais de faire un pas vers toi, t'étais si… »

« Antipathique ? » L'aida le blondinet sombrement.

« Réservé, » offrit plutôt le brun et il lui sourit.

Newt sentit ses joues chauffer encore plus.

« Oui et bien… ce n'est pas exactement facile de savoir comment agir autour de toi non plus. Tu as pris la mouche pour des trucs trop… étranges, » se défendit Newt.

Puis il abandonna soudainement son air gardé et susceptible. La première fois que Thomas l'avait envoyé voir ailleurs, c'était dans la cabine d'essayage. Newt ne savait pas à ce moment, que Thomas souffrait à propos de certain sujets difficiles.

Ce dernier haussa d'ailleurs les épaules.

« Oui. Mais t'es du genre à mettre les pieds dans le plat sans arrêt, j'te signale. On peut pas dire que t'y connaisses grand-chose en matière de tact. »

C'était la deuxième fois que Thomas lui disait cela et Newt baissa subitement les yeux, incapable d'empêcher son visage de rougir furieusement plus longtemps.

Il ne pouvait plus soutenir le regard du chanteur.

Du moins, c'est ce qu'il croyait jusqu'à ce que la main de Thomas ne se pose sur sa cuisse et qu'il ajoute d'un ton léger :

« Je trouve ça plutôt attirant, en fait. »

Newt releva la tête si vite qu'il entendit son cou craquer légèrement. L'idiot.

Et Thomas qui souriait doucement. C'était terrible. Une torture.

Il ne pouvait pas lui dire des choses pareilles et sourire comme ça. Pas quand son cœur était sur le point de s'emballer et d'imploser.

« Tu n'y connais pas grand-chose en relation tout court, je me trompe ? » Poursuivit ensuite Thomas en ôtant sa main.

Le blondinet ne put s'empêcher de grincer à ça et Thomas se mit à rire doucement.

Allez-savoir, Newt l'imita presque aussitôt. Le cœur plus léger.

Après tout, il ne pouvait pas vraiment contredire le brun à ce propos. C'était un fait parfaitement établi et il aurait été stupide de s'en cacher.

La seule chose qui les coupa dans leur hilarité fut la bourrasque de vent un peu trop forte qui s'accompagna d'un claquement sec. Claquement sec que Newt aurait reconnu entre mille.

« OH NON ! » S'exclama-t-il brutalement en cessant de rire, bondissant en arrière vers le velux.

Mais trop tard, ce dernier s'était définitivement refermé. Implacablement.

Thomas sembla réaliser à peu près au même moment puisqu'il cessa aussi de rire pour écarquiller les yeux avant de se tourner vers le jeune agent de nouveau, l'air plus que sceptique.

« Ne me dis pas qu'on vient de se faire enfermer dehors? »

Le grognement déchirant de Newt fut suffisant pour réponse.

« C'est pas sérieux ? » Demanda aussitôt Thomas avant de regarder droit devant lui, vers le bord du toit. « Newt ! On est au moins au sixième ! Qu'est-ce qu'on va… »

« THOMAS RELAX ! » Le coupa alors le blondinet.

Newt était surpris de voir le brun s'agiter de la sorte. Lui qui était toujours si nonchalant. Heureusement, ce n'était pas la première fois qu'une telle chose lui arrivait.

C'était la troisième en fait, et c'était à cause de la première que Newt avait trouvé un stratagème pour parer cette éventualité. Il sortit son téléphone de sa poche et se mit à pianoter un message, avant de lâcher :

« Tu n'as plus qu'à espérer qu'il ne se remette pas à pleuvoir avant que Minho ne débarque… »

« Minho ? » Demanda Thomas, incrédule.

« Oui… je me suis déjà retrouvé sur ce toit coincé et… Minho a un double des clés depuis, » répondit simplement Newt, mi-amusé, mi-honteux.

Thomas arqua un sourcil et Newt grogna à nouveau.

Son grognement couvert par un coup de tonnerre.

« Merde, » souffla-t-il.

Et, à côté de lui, Thomas éclata de rire à nouveau, encore plus franchement cette fois. Newt ne l'accompagna pas, en revanche, trop surpris, et quand le brun se calma, il hoqueta seulement :

« Cet après-midi ne se passe pas du tout comme je l'avais imaginé ! »

Newt ouvrit de grands yeux et sourit, attendant que Thomas ne retrouve son calme. Il pensait exactement à la même chose.

Quand le silence revint, seulement troublé deux fois par les grondements lointains de l'orage, les deux garçons retournèrent à leur thé.

Quelques minutes passèrent paisibles et longues. Avant que Thomas, encore, ne vienne rompre le silence.

Pour être honnête, Newt lui en était plus que reconnaissant. Parce qu'il y avait encore trop de questions et d'interrogations qui tournaient à plein régime dans sa tête, triturant son cerveau.

« Pourquoi tu m'as embrassé ? »

Merde, ça, ça n'aidait pas du tout, en revanche.

Newt se tassa légèrement et marmonna un :

« A ton avis… »

Thomas sembla retenir un soupir. Pourquoi revenait-il toujours à ça ?

« Non, ce que je ne comprends pas c'est… à l'évidence, tu ne veux pas de… toi et moi ? Et pourtant, deux fois… »

Le ton légèrement blessé et défaitiste heurta Newt plus qu'il ne s'y attendait, et cette fois, c'est lui qui se tourna vers Thomas, abandonnant son mug. Ils y arrivaient. Et c'était encore plus difficile que Newt ne l'avait imaginé.

« Ce n'est pas que je ne veux pas de ça, Thomas. Si je l'ai fait, c'est parce que je le voulais et pas à cause d'une excuse stupide ! C'est juste que… Janson… mon stage… » Commença-t-il maladroitement.

Thomas se tourna aussi vers lui, et à présent, ils se faisaient face, assis en tailleur, l'air affreusement sérieux.

« Je m'en fou de ça, » dit simplement le brun, catégorique et… déçu ?

« On ne peut pas s'en foutre Thomas… On peut pas tout foutre en l'air, et il ne s'agit pas que de ma carrière, votre groupe… »

Le brun soupira à nouveau, coupant un Newt impuissant dans sa tirade. Il passa ensuite sa main dans ses mèches brunes, comme il avait l'habitude de le faire lorsqu'il était nerveux. Le blondinet se mordit la lèvre.

« A dire que tu n'es pas doué pour les relations, en fait… c'est que tu n'en veux pas ? » Interrogea alors le chanteur, baissant les yeux.

Cette fois, Newt sentit vraiment son cœur se serrer et il eut envie de se jeter en avant, vers Thomas, mais tout ce qu'il trouva à faire fut de remuer inconfortablement.

Quelques secondes passèrent et l'air de Thomas était à présent aussi sombre que les nuages menaçants au-dessus d'eux. C'est ce qui fit répondre Newt.

Ou plutôt, qui lui fit prendre la main du brun dans la sienne pour obtenir son attention, avant de dire :

« Je ne sais pas. Je ne fais jamais ça. Je ne sais même pas comment ça marche et avec toi… c'est tellement insensé, sans arrêt. Je ne sais pas quoi faire, ni ce que tu veux. J'ai l'impression que tu ne veux pas la même chose, la plupart du temps, à propos de tellement de trucs et c'est troublant et… »

Newt parlait avec animation, à toute vitesse. Habité par son débordement de passion et Thomas le fit taire en tirant un peu fort sur la main qui tenait la sienne. C'eut le mérite de fonctionner et le blondinet se tut, le souffle court, essayant de déchiffrer l'air de Thomas. Mais c'était impossible. Il avait retrouvé son sérieux mystérieux, celui qui l'impressionnait.

« Qu'est-ce que toi tu veux, Newt ? » Demanda alors le brun abruptement.

Le sang de Newt se figea, glacé, avant de ne faire qu'un tour, bouillant. Il pouvait sentir son pouls soudain qui cognait jusque dans sa gorge, alors que ses iris ambrés rencontraient les prunelles noisette.

Ce qu'il voulait ?

Newt ne pouvait pas avoir ce qu'il voulait, n'est-ce pas ?

Et pourtant, quand il répondit, il n'utilisa pas de mots. Il fit ce dont il avait envie. Il se pencha en avant et ferma les yeux, sa main glissant pour remonter et attraper le poignet de Thomas. Il le tira doucement vers lui.

L'orage gronda de nouveau et Newt effleura ses lèvres des siennes.

Il entendit le soupir d'aise de Thomas, de soulagement peut-être aussi, et essaya de repousser le sentiment de culpabilité qui grandissait dans sa poitrine, puis les mains du brun attrapèrent délicatement son visage et il se laissa aller dans le baiser.

Un baiser aussi enfiévré que les premiers, mais plus contrôlé, plus profond.

Le tonnerre résonna encore alors qu'un éclair zébrait le ciel au-dessus d'eux.

« Oh, je peux revenir plus tard, si vous avez besoin d'un moment, » fit alors une voix largement amusée.

Newt se détacha aussi sec de Thomas, rougissant furieusement et jeta un coup d'œil par-dessus son épaule pour apercevoir ce fourbe de Minho, dont la tête dépassait du velux avec l'air le plus triomphant que le blondinet ne lui ai jamais vu.

« Je vais attendre sur ton canapé, Nerdy, ne vous souciez pas de moi ! Vous n'aurez qu'à taper sur la fenêtre quand vous aurez fini, » ajouta-t-il finalement avant de disparaitre avec un sourire éclatant trop grand pour son visage.

Et Newt n'avait jamais eu autant envie d'étrangler celui qui se sentait obligé de se comporter comme un parent embarrassant. Son sang bouillonnait littéralement.

Pire, Thomas fut secoué d'un petit rire à côté de lui et le jeune agent l'entendit répéter « Nerdy… » dans un murmure hilare.

« Je vous jure que je vais en prendre un pour taper sur l'autre, » grogna Newt en roulant des yeux à s'en faire mal.

Et il ne plaisantait qu'à moitié.

x

It's... something? ;_; pitié, ne me jugez pas trop sévèrement!

Est-ce qu'ils sont en couple, on m'a demandé: vous verrez bientôt? Impossible de le savoir pour le moment?

Qui domine: Hahaha, on le saura quand ils arrêteront de se battre!

En tout cas, ils sont moins perdus à présent!

Et je ne suis pas désolée de ne pas avoir donné de rating M dans ce chapitre, mais j'trouvais pas ça super cohérent qu'ils couchent ensemble direct.

Par contre je suis désolée pour Minho mais c'est la faute de mes abonnés Twitter *-*

J'espère que c'est pas trop naze! BREF!

Demain vous aurez le prologue de la SAISON 2 de HOAFDG et Jeudi, un OS des requêtes Twitter.

Ici, on se retrouve Samedi ou Dimanche (:

A très vite et merci de me donner aussi fidèlement vos avis!

Robin