Bonsoir...
Vraiment, je suis désolée pour le retard, mais ces derniers jours je suis peu inspirée, manque de discussions avec les autres...et manque de nouveaux chapitres de fictions, qui me délivraient parfois du syndrome de la page blanche...c'est moi ou il y a de moins en moins de gens qui écrivent ?
A cela s'ajoute l'absence d'honey'l, qui est très occupée en ce moment entre ses études et sa fiction sur Castle.
enfin, bref. Merci à ale2695, lavicalinaezza, Manooon, pucinette52, Twix13, Guest, harrysteph, July-bOnes et Low-BB.
Bonne lecture !
Chapitre 32 : Un problème à régler
Brennan était toujours calée dans les bras de Booth, la tête posée sur son épaule. Sa respiration avait repris un rythme normal, tout comme son cœur. Elle fermait les yeux, glissant lentement vers le sommeil, se sentant en sécurité, protégée, invulnérable. Mais une voix l'empêcha de s'endormir tout à fait :
«Bones ? murmura Booth. Vous dormez ?
-Si je dormais, je ne pourrais pas répondre, Booth.»
L'agent sourit. Ça, c'était sa Bones.
«Vous…vous avez avancé dans l'enquête pendant mon…absence ? demanda-t-il, perdant le sourire.
-Oh euh…oui. J'ai appelé mon père pour lui demander son aide, et il m'a dit qu'il avait un ami qui connaissait Samuel. Il s'appelle Fred.»
Brennan s'arrêta un instant ; elle se massa le poignet, qui était encore douloureux.
Samuel se mordit la lèvre. Fred. Ce type avait toujours été un problème à éliminer, mais paradoxalement une source d'excitation également. Quatre ans auparavant, ce Fred avait failli l'avoir. Cela avait été amusant de le voir le chercher sans relâche et le rater à si peu de chose. Mais il avait abandonné, et il avait manqué à Samuel. Il l'avait presque oublié. Presque. Il était son plus gros problème à l'heure actuelle. Enfin…lui et le père de Temperance, évidemment. Il faudrait supprimer ces deux gêneurs. Mais pour l'heure, il fallait empêcher Temperance de dire tout ce qu'elle savait sur lui à Booth. Elle ne savait pas s'en servir, mais lui saurait. Il était le coeur. Et Samuel ne voulait pas perdre le contrôle sur eux.
Il fit irruption dans la salle, désireux de couper court à leur discussion.
«Il habitait…» venait de commencer Brennan, qui s'arrêta net en voyant Samuel.
Elle se pelotonna un peu plus contre Booth, peu rassurée par l'expression que Samuel avait sur le visage en la regardant. Elle ne voulait pas quitter les bras de Booth, pas maintenant. Elle ne voulait pas être séparée de lui, pas encore…
Booth resserra son étreinte. Il ne voulait pas qu'elle s'en aille. Il ne voulait pas qu'il l'emmène, pas encore. Il ne voulait pas qu'il lui fasse encore du mal, il voulait juste pouvoir encore la serrer dans ses bras et la tenir contre lui sans jamais la lâcher. Il en avait besoin.
«Temperance, viens. Maintenant, ordonna Samuel.
-Non. Elle ne bougera pas de là, déclara Booth.
-Seeley…ne te mêle pas de ça. Temperance, chérie, ne m'oblige pas à te menacer. Allez, viens.»
La jeune femme se cramponna au haut de Booth. Elle échangea un regard avec ce dernier. Elle ne voulait pas partir. Elle avait peur de partir. Que lui voulait-il ? Qu'allait-il encore lui faire ?
«Temperance… soupira Samuel, s'approchant d'elle et de Booth en sortant son arme. Tu me fatigues.»
Samuel prit le poignet blessé de Brennan et le serra en la tirant vers lui, ce qui la fit crier.
«Booth ! Je ne veux pas…ne le laissez pas m'emmener… supplia-t-elle en pleurant, se retenant à lui tant bien que mal de sa main valide. Non !
-Bones ! fit-il en lui prenant le bras, ne voulant pas la laisser aller. Laissez-la ! Si vous voulez taper sur quelqu'un, tapez sur moi !»
Samuel ne l'écouta pas et tira d'un coup sec sur le bras de Brennan, ce qui la fit lâcher Booth. Il la poussa en avant, vers la porte.
«Allez !»
La porte se referma sur eux, et Booth pesta. Quel incapable ! Il s'était fait avoir. Et maintenant, elle était seule avec lui. Il ne pouvait même pas voir ce qui se passait…
Pendant ce temps, dans l'autre pièce, Samuel jetait Brennan au sol.
«Qu'est-ce que vous me voulez ? demanda-t-elle, remettant son masque de glace.
-Tu te souviens que tu me dois quelque chose, n'est-ce pas chérie ?»
Brennan se mordit la lèvre en détournant le regard. Voici venu le moment tant redouté…
«Qu'est-ce que vous voulez ? demanda-t-elle d'une voix qui se voulait forte en le fixant dans les yeux.
-Ne dis pas à Seeley ce que tu as appris sur moi.
-Pourquoi ? Vous avez peur ?
-Ne lui dis rien, c'est tout.
-Sinon quoi ?
-Souviens-toi si tu lui en parles, j'irai rendre visite à son fils…tu ne voudrais pas qu'il apprenne que le petit Parker est mort parce que tu n'as pas su tenir ta langue, n'est-ce pas ?
-Vous n'oserez pas» dit-elle en lui lançant un regard plein de défi.
Elle savait qu'il avait peur que Booth apprenne ça, mais pourquoi ? Samuel ne semblait pas être quelqu'un qui attachait beaucoup d'importance à ce que pouvaient penser les autres de lui. Il semblait hors d'atteinte, alors pourquoi paraissait-il appréhender cela ? Si Booth était là, il le lui expliquerait probablement, mais il n'était pas là. Elle devrait se débrouiller seule cette fois.
«Je te déconseille de jouer à ce petit jeu avec moi. Tu n'es pas en position de force, et si je veux je peux te faire très mal. Tu veux vraiment prendre le risque ?»
Il lui prit le bras et le serra.
«Chérie ?»
Brennan envoya son poing dans le nez de Samuel. Ce geste bien calculé le fit reculer de plusieurs centimètres et lâcher son bras. Il porta la main à son nez, se rétablissant rapidement. Elle profita de ce court instant pour se précipiter vers la porte, tentant frénétiquement de l'ouvrir.
«Tu vas me le payer, Temperance. Tu n'aurais pas dû…»
La porte s'ouvrit enfin, elle se rua au-dehors. Le même couloir que la dernière fois. Mais cette fois, elle prit à gauche. Elle dépassa la pièce où se trouvait Booth et tomba sur un petit escalier, caché dans l'obscurité. Elle pouvait entendre derrière elle les pas pressés de Samuel, qui était bien décidé à l'arrêter. Elle commença à monter l'escalier à toute vitesse, sachant que si elle ne sortait pas, il la rattraperait et elle replongerait dans cet enfer.
Elle devait sortir, s'enfuir, trouver un téléphone, appeler le F.B.I. et retourner chercher Booth, il le fallait…
Mais, alors que son pied se posait sur la seizième marche, la jeune femme dérapa et tomba dans l'escalier, sa tête heurtant avec violence l'une des marches supérieures dans un cri. Elle songea à se relever, mais c'était trop tard. Samuel était là, juste derrière elle. C'était fini.
Il l'empoigna par le bras et la tira sans ménagement vers lui.
«BOOTH !» hurla-t-elle, désespérée.
L'agent se redressa brusquement, en état d'alerte.
«BONES ?! QU'EST-CE QUI SE PASSE ?» cria-t-il en se précipitant vers la porte, tentant de l'ouvrir.
Il n'obtint aucune réponse. Une porte claqua. Il y eut d'autres bruits, et Booth craignit le pire. Il y avait tant de douleur et de désespoir dans sa voix…un frisson lui passa dans le dos. Il pouvait se passer quasiment n'importe quoi là-bas…
Brennan ferma les yeux, encaissant un nouveau coup. Elle commençait à perdre pied, elle ne sentirait bientôt plus rien…ce serait temporairement fini. Une pause dans cet enfer, une perte de connaissance bienfaitrice.
Cela faisait plus de cinq minutes qu'il la frappait et qu'elle ne se défendait plus, et ses côtes devenaient douloureuses. Elle avait cessé de supplier. Cela ne servait à rien, elle l'avait compris. Elle n'avait rien dit, rien fait. Ce Samuel avait le cœur plus dur qu'une pierre, si toutefois il en avait un. Elle n'avait aucun moyen de s'échapper, sinon le sommeil…
Elle laissa son corps s'évanouir, sachant qu'au moins inconsciente elle ne souffrirait plus.
Le visage de Samuel se détendit. Elle en aurait sûrement pour plusieurs heures, voire toute la nuit. Il allait pouvoir s'occuper de Fred avant d'aller dormir un peu…
Il lui prit le bras et la mit sur son épaule pour la transporter dans l'autre pièce. Il la jeta sur le sol avant de refermer la porte, rebranchant le système électrique. Ce n'était pas le moment qu'ils s'enfuient pendant son absence.
Le problème «Hodgins» était réglé. Restait le problème «Fred».
Fred reposa avec violence son verre sur le comptoir.
«Un autre, marmonna-t-il à l'intention du barman avant de se tourner.
-Alors Fred, y paraît qu' t'as r'vu Max y a pas longtemps ? le questionna un de ses compagnons de boisson.
-Ouais, il est passé.
-Qu'est-ce qu'y r'vient traîner là çui-là ? L'en a pas marre de nous faire des emmerdes ?! s'exclama un autre, que la conversation avait visiblement échauffé.
-Y voulait que j'l'aide…pour sa fille qu'y paraît, répondit Fred avant d'avaler le contenu de son verre cul sec. Un autre ! Et laissez la bouteille…
-Sa fille ? L'est pas morte ? réagit le deuxième.
-Ouais, l'avait dit qu'elle était morte c'te pourri ! Un bobard de plus qu'y nous a fait gober… intervint un troisième. Il a bien fait de s'tirer !
-Et pourquoi y te d'mande à toi ? demanda le premier.
-Parce que j'connais le mec qui l'emmerde… répondit Fred, déjà saoul.
-Manque pas d'air lui ! Bon, ben moi j'vais y aller les mecs, dit le deuxième.
-Mouais, j'm'en vais aussi, soupira le premier.
-Tu m'déposes ? interrogea le troisième. Bye, Fred. À la prochaine !
-Ouais, à plus les mecs !» répondit Fred en levant son verre à ses amis, qui étaient déjà partis.
Un ou deux verres plus tard, il laissa un billet sur le comptoir et sortit en titubant.
«Vous voulez que j'appelle un taxi ?» demanda le barman, un peu inquiet de l'état de son client.
Il savait qu'il n'aurait pas dû laisser la bouteille. Ce n'était pas la première fois que Fred venait se saouler là avec ses amis, mais cette fois il rentrait seul. Heureusement, il n'habitait pas loin et n'aurait pas à conduire. Restait à espérer qu'il ne se fasse pas renverser par une voiture…
La porte du bar passée, Fred rentra dans un lampadaire qu'il avait cru éviter, voyant double. Il chancela mais continua néanmoins sa route, ignorant que, dans l'ombre, un homme attendait le bon moment pour frapper…
Max frappa la table du poing. Rien, toujours rien ! Cela faisait des heures qu'il parcourait chaque ligne du dossier que lui avait remis Angela, qu'il regardait une carte marquée des différents lieux liés à l'enquête, qu'il fouillait dans les rapports des policiers en charge de l'affaire Banks, mais toujours rien. Il patinait, il piétinait, il était cloué sur place, bref, il n'avançait pas. Il n'avait pas dormi depuis quasiment deux jours, et toute la caféine qu'il avait ingurgitée commençait à devenir inefficace. Il se sentait faible, impuissant, stupide, et ça le rendait fou. Il se sentait tenu en échec par ce tueur, ce psychopathe, ce Samuel qui semblait être tout-puissant, et il détestait ça. Personne ne lui avait jamais imposé sa loi, pas même l'État, et ce n'était pas aujourd'hui qu'il se laisserait domestiquer. Il ne se résignerait pas. Il y avait un moyen d'avancer, c'était certain, mais lequel ?
Il se leva et commença à tourner en rond dans son salon, relisant une nouvelle fois une page du dossier. Mais il s'arrêta bien vite. Il n'y arriverait pas seul, c'était une évidence. Il vieillissait, il n'était plus aussi vif d'esprit et en forme qu'avant.
Le vieil homme décida d'aller faire un tour chez Fred. Peut-être son «ami» avait-il gardé quelque trace de son enquête passée. Avec un peu de chance, peut-être pourrait-il même changer d'avis. De toute façon, il n'avait rien à perdre. Max enfila son manteau et prit ses clefs avant de partir pour le taudis de Fred.
Fred avançait toujours lentement dans la rue. Hormis quelques voitures qui passaient au loin, la ville était calme. Il arrivait devant chez lui quand il entendit quelqu'un l'appeler par-derrière.
«Fred !»
Il tourna lentement sur lui-même, découvrant un homme vêtu de noir. Il portait un chapeau et un manteau à col relevé qui, ajoutés à la pénombre, le rendaient méconnaissable.
«Qu'est-c'que vous m'voulez vous ? J'vous connais po moi.
-Mais si, mais si. Cela fait plusieurs années déjà, mais tu dois te souvenir de moi. Tu m'appelais «le bourreau des cœurs»…» siffla l'homme en noir en s'approchant de l'homme ivre.
Une étincelle prit naissance dans les yeux de Fred. Samuel. Il aurait cru ne jamais le voir. Il l'avait presque oublié durant toutes ces années. Presque.
«Pourquoi t'es là pourriture ?
-Tu ne devines pas, sale alcoolique ?»
Samuel avait du mépris pour cet individu. Alcoolique, minable, un raté. Mais il l'admirait aussi, pour l'homme qu'il avait été malgré son manque flagrant de bienséance, il était le seul à avoir failli le coincer. Il s'était montré plus malin que tous les flics réunis qui avaient travaillé sur son affaire, et Samuel devait admettre que ça l'excitait de savoir qu'un homme le mettait en danger. Mais cette excitation avait disparu quand Fred avait cessé de le chercher, et le psychopathe ne le lui avait jamais tout à fait pardonné cet abandon.
«J't'ai oublié y a des années, alors fous-moi la paix 'spèce de taré.
-Faux. Tu n'as pas oublié cette envie de te venger de tout ce que j'ai fait à ton frère et sa femme…et leur enfant…une fille, si je ne m'abuse…mais je me demande si après tout c'était vraiment de la vengeance…avoue-le, tu jalousais ton frère. Tu le haïssais.
-Que dalle ! Maintenant connard tu débarrasses le plancher, j'veux plus voir ta sale gueule de con.
-Pour que ton ami Max me suive et fasse tomber mon plan à l'eau ? Non, j'ai une autre idée.»
Samuel sortit quelque chose de sa poche, et Fred vit la lumière de la Lune se refléter dans l'objet. Un couteau. Et ce n'était certainement pas pour le lancer sur une cible en carton. La cible, ce serait lui.
Alors ?
J'ai déjà quatre chapitres, mais je suis quasi bloquée depuis quelques temps...je vais essayer d'avancer, promis. Je ne veux pas contribuer à la fuite des auteurs, je continuerai mes fictions. Juré.
