Bonsoir !

Merci à Guest, toutdoux-Dadou, Elodiev31, harrysteph, Manooon, Guest, July-bOnes et lavicalinaezza.

Guest : non, effectivement ;)

toutdoux-Dadou : la victoire du bien contre le mal ? dans ma fiction ? *ouvre des yeux hallucinés*

Elodiev31 : ah, je dirais même plus que tordu !

harrysteph : haha. J'ai bien envie d'être très méchante sur ce coup-là.

Manooon : Merci :))

Guest : J'ai bien reçu tes ondes positives !

July-bOnes : ah oui, pourvu, pourvu...

lavicalinaezza : tu paries sur eux ou sur le F.B.I. ?

Bonne lecture !


Chapitre 34 : Booth dans le déni

Brennan avait les paupières closes, la tête appuyée sur l'épaule de Booth. Ce dernier avait les yeux fermés, mais il ne dormait pas. Il réfléchissait. Il devait trouver un moyen pour permettre à Brennan de s'enfuir avant qu'il ne la tue. Il fallait la sauver, mais comment ? Samuel ne la laisserait pas partir, quoi qu'il lui propose en échange. Alors quoi ?

Les tentatives qu'elle avait mises en œuvre avaient toutes échoué. Et elle avait été battue après. Mais elle était seule à ce moment-là. Cette fois, il serait avec elle. À deux contre un, ils l'emporteraient certainement. Et dans le cas contraire…Booth n'aimait pas l'envisager, mais si c'était le cas, alors il prendrait tout sur lui. Elle ne souffrirait pas. Il serait le seul responsable.

Le problème, c'était qu'elle ne le laisserait sûrement pas agir. Elle ne voulait jamais qu'il se sacrifie pour elle. Et, à y réfléchir, il ferait comme elle. Il ne voulait pas, il ne pouvait pas la laisser mourir. Il tenait beaucoup trop à elle…beaucoup trop. Il ne pourrait pas tenir, il disjoncterait. Il ne savait pas encore comment, mais il partirait en vrille.

Il fallait qu'il l'aide à s'échapper, à fuir cet enfer au plus vite. Elle devait vivre. Il devait la protéger contre ce fou furieux, il devait l'aider à partir. Il ne voulait pas être témoin de la mort d'une autre personne qu'il…qu'il quoi, déjà ? Non. Il n'allait pas penser à ça. Pas maintenant du moins. Ce n'était pas le bon moment. Les sentiments devaient rester loin. Samuel cherchait à les faire réagir, à se servir de leurs émotions pour leur faire du mal. Brennan était déjà tombée dans le piège deux fois et lui une, et il n'allait pas refaire la même erreur.

Une fois Samuel entré, il se jetterait sur lui par surprise ; ils se battraient, et Booth crierait à Brennan de s'enfuir. Il espérait pouvoir la convaincre de partir et retenir Samuel le plus longtemps possible. C'était sa dernière chance de la sauver. Restait à espérer qu'elle ne ferait pas la forte tête…

Cela faisait plusieurs heures maintenant qu'ils n'avaient pas bougé. Brennan faisait de petits mouvements, vraisemblablement en proie à un rêve pas agréable. Il n'avait pas pris la décision de la réveiller. Tant qu'elle dormait, elle était protégée. Elle était invulnérable face à Samuel, et c'était sûrement pour ça qu'il ne venait pas. Il les avait laissés tranquilles. Du moins, jusqu'à présent.

La porte s'ouvrit dans un grincement. La fréquence cardiaque de Booth augmenta soudainement, comme à chaque fois que cette maudite porte s'ouvrait. Cela le rendait nerveux. Il n'osait employer le mot «peur».

«Ça alors, c'est trop mignon ! s'exclama Samuel à peine entré. Ta chérie est vraiment jolie quand elle dort, Seeley.

-Laissez-la. Elle a besoin de repos.

-Je n'avais pas l'intention de la déranger. Pour le moment, c'est à toi que je veux parler. À toi et à toi seul.

-Allez-y, dites ce que vous avez à dire.

-Négatif, Seeley. Vois-tu, je préférerais que nous allions dans l'autre pièce.

-Pourquoi ?

-Tu préfères qu'elle se réveille en sursaut ? Tu sais, ça risque de l'effrayer. Elle est vraiment devenue vulnérable ces derniers temps…»

Booth jeta un regard noir à son tortionnaire. C'était sa faute, et il le savait parfaitement. Il retira son bras du dos de la jeune femme en même temps que sa tête malgré tous ses efforts, elle émit un petit gémissement et commença à se redresser en se frottant les yeux.

«Booth ? fit-elle d'une petite voix endormie. Qu'est-ce qui se passe ?

-Temperance, bon retour parmi nous ! s'exclama gaiement Samuel. Ton chéri et moi parlions justement de toi.

-Booth… murmura-t-elle en se rapprochant encore de lui.

-Chut Bones, tout va bien. Je n'en ai pas pour longtemps, d'accord ? lui promit-il en la regardant dans les yeux.

-Qu'est-ce qui se passe ?

-Je reviens, d'accord ?»

Elle acquiesça lentement, hésitante et inquiète. Il déposa un baiser sur son front avant de se lever pour suivre Samuel.

«Comme c'est touchant ! déclara ce dernier, faussement atteint par l'émotion du moment. Voyons Temperance, ne pleure pas. Il n'a pas fait exprès de faire le même geste que moi, c'était un accident…enfin, je crois !»

Booth se mordit la lèvre, adressant un regard d'excuse à Brennan. Il n'y avait pas pensé non plus. Zut ! Il fallait qu'il fasse plus attention, ce n'était pas le moment de s'éloigner d'elle.

Samuel poussa Booth hors de la pièce, laissant sur le sol une Brennan au cœur mal en point.

C'était dur, trop dur. Ce type…il trouvait toujours comment faire mal avec des mots…c'était tellement douloureux. Il était…Booth aurait dit que c'était le diable en personne. Et en tout cas, il s'en rapprochait.

Booth…que lui arrivait-il en ce moment ? Il n'y avait aucun bruit, et elle savait qu'on pouvait entendre quand les gens criaient de l'autre côté. Brennan ne savait pas si c'était bon ou mauvais signe cela signifiait qu'il ne criait pas…ou qu'il ne pouvait pas crier.

De toute façon, elle n'avait aucun moyen de le savoir. Elle devait attendre. Attendre…elle détestait ce mot. Attendre signifiait généralement perte de temps, et pour elle le temps était primordial. Elle ne voulait pas perdre de temps. Surtout maintenant qu'elle n'en avait plus beaucoup. Elle ne se faisait plus d'illusion ; elle savait qu'elle allait finir par mourir, ce n'était qu'une question de temps.

Mais Booth…Booth allait souffrir à cause d'elle. Elle n'aurait pas à le voir mort, mais lui si. Elle se devait d'être forte pour lui, elle ne devait pas craquer, ça ne lui ferait que plus de mal. Mais là…elle n'en pouvait plus, c'était trop. Entre son passé qui refaisait surface, les efforts de ce fou pour la pousser à s'éloigner malgré elle de Booth et cette inquiétude constante qu'elle avait pour ce dernier, elle n'en pouvait plus.

«Booth, je suis désolée…» murmura-t-elle, en larmes.


Samuel ferma la porte. Booth le regarda avec méfiance, incertain de ce qui allait se passer.

«Alors Seeley, dis-moi, tu sais que tu l'aimes depuis quand ?»

Cette question déstabilisa Booth, qui ne s'y attendait pas. Que devait-il répondre ?

«Que…quoi ?

-Seeley, voyons…

-Je ne l'aime pas.

-Seeley…arrête de te mentir. Tu sais que tu l'aimes.

-Non, c'est faux.

-Mais encore ?»

Il y eut un silence. Booth ne voulait pas répondre. Il ne voulait pas lui répondre. Mais le regard insistant de Samuel lui fit comprendre qu'il le pousserait à parler, et que s'il gardait le silence il irait voir Brennan. Et ça, Booth ne le voulait à aucun prix. C'était cruel de lui faire ce que ce pourri lui faisait. Qu'il la laissât tranquille…

«Je l'apprécie énormément, mais c'est ma partenaire de travail et une amie, c'est tout.

-Bien sûr, bien sûr…dans ce cas, pourquoi es-tu prêt à donner ta vie pour elle ?

-Ça fait partie de mon rôle de partenaire et d'agent du F.B.I.» répondit Booth avec froideur.

Tant que ce malade était là à lui poser des questions, il n'était pas dans l'autre pièce en train de faire du mal à Brennan. Et ça, c'était déjà quelque chose.

Il devait faire néanmoins attention à lui et garder le plus longtemps possible le contrôle de la situation. C'était primordial.

«Certainement, certainement…tu peux m'expliquer ta réaction exagérée vis-à-vis de ses petits amis et prétendants ? David, Sullivan, Hastings, Wexley, et tous les autres ?

-Ce n'était pas exagéré. J'essayais de la protéger.

-De quoi ?

-Ça ne vous regarde pas ! s'emporta Booth.

-Tsss tsss tsss…Seeley…si tu continues sur cette voie, je vais devoir lui demander à elle…

-Non ! Vous allez lui fiche la paix maintenant. Elle ne vous a rien fait, alors laissez-la tranquille. Elle ne mérite pas de souffrir comme ça.

-Ah oui ? Dans ce cas, tu peux me dire qui le mérite ?

-Personne. Donc vous allez la laisser maintenant.

-Tu crois vraiment être en position de me donner des ordres ?»

Booth se tut, soutenant le regard de Samuel. Il ne voulait pas plier devant cet homme. Mais il devait en tout premier lieu protéger sa partenaire. C'était sa mission numéro 1, et elle avait priorité sur toutes les autres.

«Je voulais qu'elle ait un homme bien pour elle, lâcha-t-il. Je voulais être sûr que l'homme qu'elle aurait choisi serait quelqu'un de bien qui ne lui fasse jamais de mal.

-Tout l'inverse de ton père, quoi. C'est pour ça que tu n'as jamais tenté ta chance avec elle ? Tu avais peur d'être le digne fils de ton père ?

-Non. Je ne suis pas comme lui.

-C'est évident…

-Je-ne-suis-pas-comme-mon-père, c'est clair ? répliqua Booth, énervé.

-En es-tu bien sûr ?

-JE NE SUIS PAS COMME LUI ! Lui c'est un pourri, un escroc, un alcoolique qui ne se souvient même pas qu'il a deux fils ! Un minable qui battait son épouse et son fils sans vergogne ! Je suis différent ! DI-FFÉ-RENT ! C'est compris ?

-Alors pourquoi n'as-tu pas tenté le coup avec elle ? Elle n'en valait pas la peine ?

-Si…si ! Bien sûr qu'elle en valait la peine !

-Alors quoi ? Tu as eu peur ?

-Non mais…oh, et puis après tout ce ne sont pas vos affaires !

-Je me demande pourquoi elle ne t'a pas donné ta chance…je devrais peut-être aller le lui demander, tu ne crois pas ?

-Fichez-lui la paix.

-Alors réponds-moi.

-Ça n'aurait pas fonctionné. C'est tout.

-Qu'est-ce que tu en sais ? Temperance te dirait : «personne ne peut connaître l'avenir».

-De toute façon, elle ne m'aime pas.

-Pardon ? fit-il en écarquillant les yeux, surpris. Seeley, je t'en prie ! s'exclama Samuel en pouffant de rire. Je t'en prie, pas ça ! Tout mais pas ça !»

L'agent fronça les sourcils. Qu'entendait-il par là ?

«Enfin, tout le monde sait bien qu'elle t'aime, c'est évident. Elle refuse de l'admettre, c'est tout. Tout comme toi d'ailleurs.

-C'est faux.

-Qu'est-ce qui te fait dire ça ?

-Qu'est-ce que vous voulez, à la fin ? Qu'est-ce que ça vous apporte de me poser ces questions ?

-J'essaie simplement de te comprendre Seeley, répondit Samuel avec un sourire exagéré.

-Je ne vous laisserai pas entrer dans ma tête.

-Pas comme avec ta chère Temperance, n'est-ce pas ? Tu as peur que je parvienne à te comprendre aussi bien que je la comprends ? À t'atteindre aussi profondément qu'elle ?

-Vous…vous êtes…oh et puis taisez-vous, merde !

-Comme tu veux. De toute façon, j'ai suffisamment d'éléments à présent pour aller parler à Temperance. À tout à l'heure, Seeley.

-Non ! Arrêtez ! Restez !»

Le tueur lui adressa un sourire victorieux avant de sortir. Booth se précipita sur la porte, tentant de l'ouvrir, mais il était trop tard : la clef tournait dans la serrure, il était enfermé.

Il s'adossa à la porte, visage tourné vers le ciel – représenté par le plafond – et se laissa lentement glisser jusqu'au sol. Il avait encore échoué à la protéger. Encore une fois. Une fois qui venait s'ajouter à toutes les autres. Stires, Kenton, Epps, le Fossoyeur…il en avait laissé tellement lui faire du mal. Ils l'avaient tous…blessée, trahie, détruite. Tous avaient laissé une trace indélébile dans son esprit. Et tout cela était arrivé sous ses yeux.

Comment pouvait-il encore se présenter comme son protecteur ? Il les avait tous laissé faire, il les avait tous laissés la blesser devant lui, il n'avait rien fait. Et cette fois encore il ne ferait rien. Il resterait là, enfermé dans cette pièce, impuissant, fou de rage, tournant en rond, ivre de colère et de haine, pendant qu'il lui ferait du mal, qu'il la blesserait, qu'il la détruirait, qu'il la tuerait un petit peu plus encore.

C'était infernal. Son impuissance face à Samuel le rendait totalement fou. Il était frustré. Il bouillait de rage et ne pouvait assouvir sa vengeance. C'était…ARG !


Qu'en avez-vous pensé ?

On dit samedi pour la suite ?