Bonsoir !
Merci à tous ceux qui ont reviewé : Guest, Elodiev31, lulu037, Manooon, Guest, lavicalinaezza, Low-BB et July-bOnes.
Guest : Je ne sais pas pourquoi, mais il me manque toujours le milieu de ta review...
Elodiev31 : Ce n'est pas grave ! L'essentiel, c'est que tu n'abandonnes pas !
lulu037 : Mais non, mais non, il ne faut pas.
Manooon : :)
Guest : Ah...non. En fait, je suis en train d'écrire le chapitre où ça s'arrête. Ou devrais-je dire LES chapitres ?
lavicalinaezza : Il est là pour ça !
Low-BB : Je n'ai pas peur !
July-bOnes : Ah, quand, toujours quand. Carpe diem !
Bonne lecture !
Chapitre 39 : Mystification
Garrett sortit du bâtiment. Le docteur Hanks était parti à San Francisco depuis deux mois pour son travail. Aucune chance que ce soit lui. Voilà, encore une autre perte de temps. Cette enquête n'avançait pas.
Son téléphone sonna alors qu'il entrait dans sa voiture.
«Garrett.
-Agent Garrett, c'est vous qui avez arrêté le docteur Jack Hodgins ?
-Monsieur ? Oui, en effet, c'est moi. Il faisait entrave à la bonne marche de mon enquête.
-Cessez cela immédiatement, agent Garrett. Vous ne connaissez pas les fouines. Au début, moi aussi j'étais sceptique. Mais à présent je puis vous assurer que cet entomologiste n'est pas totalement fou ; malgré ses théories de complot de l'état, il est brillant. Je veux que vous retourniez à l'appartement avec lui et que vous perciez là où il vous dira de percer.
-Mais monsieur…
-Discuteriez-vous mes ordres, agent Garrett ?
-Non, monsieur…
-Bien. Il vous attendra là-bas avec deux personnes compétentes pour cette tâche.»
Garrett soupira en entrant dans l'appartement. Il savait déjà comment cela se finirait : ils ne trouveraient rien, et Hodgins continuerait de proclamer haut et fort que ce mystérieux passage secret existait bel et bien.
Les deux techniciens étaient déjà là ; le premier était équipé pour abattre d'éventuelles cloisons, et le second d'un détecteur permettant de trouver d'éventuels vides derrière les murs apparents.
Après un quart d'heure passé à sonder le mur, le détecteur émit soudain un son. Garrett ouvrit des yeux ronds. Pas possible…un passage ? Non, il devait y avoir une autre explication. Un mur un peu moins épais entre deux appartements ?
«Qu'est-ce qu'on fait, agent Garrett ? demanda celui qui tenait le détecteur. On perce ?
-Attendez, c'est sûrement que le mur est un peu plus fin à cet endroit. On ne peut pas prendre le risque de détruire le mur d'un appartement voisin.
-Mais il y a un passage derrière ce mur ! s'écria Hodgins.
-Peut-être, mais on ne peut pas prendre le risque d'un procès.
-Mais Cullen pense que ce passage existe, donc vous allez détruire cette cloison.
-Écoutez, ici c'est moi l'agent du F.B.I., donc c'est moi qui donne les ordres.
-Appelez votre chef, il me donnera raison» insista Hodgins.
Voyant que Garrett ne bougeait pas, Hodgins sortit son propre téléphone portable et composa le numéro.
Une sonnerie. Deux sonneries. Cullen décrocha en soupirant.
«Directeur Cullen.
-C'est le docteur Hodgins. Votre détecteur a trouvé un vide derrière une cloison, mais il refuse de la faire abattre.
-Passez-le moi, soupira Cullen. Garrett ? Abattez-moi cette cloison immédiatement !
-Mais monsieur…
-Ne discutez pas, Garrett ! Votre ego, ça suffit ! Percez-moi cette cloison, et je ne veux plus être dérangé par de telles stupidités alors que Booth est en danger de mort !
-Bien monsieur.»
Garrett raccrocha, et leva les sourcils en regardant avec de grands yeux l'homme à la masse.
«Alors, qu'est-ce que vous attendez pour m'abattre ce mur ?!»
L'homme leva les yeux au ciel et commença à frapper la cloison de sa masse.
Garrett et Hodgins entrèrent dans le bureau de Cullen.
«Agent Garrett, au rapport monsieur.
-Alors, qu'avez-vous trouvé ?
-Il y avait un escalier dans le mur. Cet escalier descendait sur une pente assez rude et donnait sur un appartement situé en-dessous de l'appartement voisin de celui loué par le F.B.I., monsieur. Le bail de location était au nom d'Allison Bloom, déclara Garrett en baissant la tête.
-Vous dites que l'agent Bloom louait cet appartement ?
-Oui. Cela semble confirmer qu'elle était la complice de Samuel.
-Oui…qu'avez-vous découvert dans cet appartement ?
-Des photos. Un écran aussi, et deux bureaux. Le reste semble avoir été totalement vidé.
-Des photos de quoi ?
-Du docteur Brennan et de l'agent Booth, monsieur.
-Bon. Plus de doute possible, dans ce cas. Sale affaire. Où en êtes-vous avec les différents Samuel de la ville ?
-Je dois encore aller en voir 7. L'adresse du docteur Johnson est pour l'instant inconnue, et le docteur Hanks est à San Francisco depuis deux mois. J'avais prévu d'aller voir le docteur Wilson à Alexandria et le docteur Barnes à Arlington cet après-midi. De plus, je crois que mademoiselle Montenegro devait aller voir l'agent Green à l'hôpital aujourd'hui, elle pourra peut-être en apprendre plus.
-Bien. Dans ce cas, raccompagnez le docteur Hodgins à l'Institut Jefferson et allez-y.»
Max et Fred entrèrent dans le cabinet du docteur Samuel Jenkins, à Springfield. Ils avaient pris rendez-vous, et attendaient le docteur. Angela leur avait transmis la liste, et ils avaient choisi de commencer par Jenkins, Hanks et Stevenson.
Le docteur Jenkins ouvrit la porte, et un patient sortit. Max et Fred se trouvèrent face à un homme qui avait un bras dans le plâtre. Ils se regardèrent. Apparemment, celui-ci n'était pas le bon…
Cependant, par conscience, ils entrèrent.
En ressortant cinq minutes plus tard – la visite avait été de courte durée parce que le docteur n'avait pas apprécié qu'ils viennent sans être malades – ils étaient persuadés que cet homme n'était pas le bon, et que ce plâtre était un vrai. Fausse piste. Exit docteur Jenkins. Suivant : docteur Hanks.
Ils eurent la même surprise que Garrett en entrant dans bâtiment où travaillait Hanks. Ce dernier était parti pour San Francisco deux mois auparavant pour un nouveau poste de chef du service d'oncologie d'un hôpital. Cependant, peu sûrs de la validité de cette information, ils décidèrent de se rendre à San Francisco par le premier avion le lendemain afin de s'assurer qu'il était innocent.
Ils se rendirent alors à Fairfax. Le docteur Stevenson les reçut. C'était un homme assez petit, chauve et légèrement bedonnant. Il les accueillit avec un sourire, et les écouta patiemment poser leurs questions. Il répondit à plusieurs d'entre elles, en laissa certaines en suspens. Il semblait ne rien avoir à cacher, et être un honnête citoyen.
Mais il faut toujours se méfier des honnêtes citoyens…
Le docteur Wilson n'était pas à son cabinet. D'après une voisine, il ne travaillait plus depuis une semaine pour cause de maladie. Garrett se rendit donc non sans un léger agacement à son domicile. Le docteur lui ouvrit en se mouchant bruyamment.
«Bonjour, docteur Wilson ? Agent Garrett, F.B.I., fit-il en sortant sa plaque.
-Le F.B.I. ? Qu'est-ce qui se passe ?
-Je peux entrer ?
-Euh…si vous voulez…»
Garrett passa la porte. L'appartement était sombre, et mal rangé. Quelques couvertures, sachets et boîtes de médicaments jonchaient le sol. L'agent ne s'attarda pas sur ces détails et commença son enquête :
«Depuis combien de temps êtes-vous malade ?
-Cela doit faire dix jours, mais je n'ai arrêté de travailler qu'il y a six jours.
-Connaissez-vous un certain Seeley Booth ?
-Non, jamais entendu parler.
-Temperance Brennan ?
-Ah, elle oui. J'ai lu tous ses livres. Et belle femme, avec ça. Elle a un de ces visages…on dirait un ange.
-Allison Bloom ?
-C'est celle qui est morte dans un accident l'autre jour ?
-Oui.
-Alors je la connais de nom. Pas plus.
-Êtes-vous sorti de chez vous cette semaine ?
-Non.
-Quelqu'un peut le confirmer ?
-Non, je ne pense pas. De quoi me soupçonnez-vous au juste ?
-De rien docteur. Du moins, pas pour l'instant. Avez-vous connu une femme appelée Alexandra ?
-Euh…non…ah, si. Alexandra Townsend. Une vieille histoire d'amour…ça date d'au moins dix ans. Pourquoi ?
-La revoyez-vous régulièrement ?
-Non.
-Pour quelle raison ?
-Elle est morte, agent Garrett.
-Quand cela ?
-Il y a neuf ans. Accident de voiture. Elle a été renversée alors qu'elle traversait la rue.
-Toutes mes condoléances. Vous étiez en bons termes avec elle à ce moment-là ?
-Oui, oui…mais pourquoi vous me posez toutes ces questions ? Vous pensez que je l'ai tuée ou quoi ?
-Non, non, ce n'est pas ce que j'ai dit. Vous pouvez me donner votre numéro ? J'aurai peut-être besoin de vous recontacter.»
Le docteur Wilson donna son numéro, et Garrett prit congé de lui.
L'agent se rendit ensuite chez Samuel Barnes, à Arlington. Ce dernier avait déjà quitté son cabinet, et Garrett dut se rendre chez lui.
«Bonsoir, agent Garrett, F.B.I., lança-t-il à l'adresse de l'homme qui lui ouvrit la porte. Vous êtes Samuel Barnes ? demanda-t-il en lui montrant sa plaque.
-Oui, c'est moi. Que se passe-t-il ? demanda le docteur en s'effaçant pour laisser Garrett entrer.
-Avez-vous connu une femme prénommée Alexandra ?
-Oui, il y a longtemps. Pourquoi ?
-Êtes-vous resté en contact avec elle ?
-Non.
-Pour quelle raison ?
-Elle est partie en Europe en me laissant là comme une…vieille chaussette, pour rester poli.
-Depuis combien de temps ne l'avez-vous pas vue ?
-Ça doit bien faire huit ou neuf ans maintenant. Pourquoi, elle a fait quelque chose ?
-Non, a priori non. Son nom de famille ?
-Seavers.
-Son métier ?
-Biologiste. Vous la recherchez ?
-Non. Je peux avoir votre numéro de téléphone, au cas où je devrais vous joindre ?
-Bien sûr.»
Angela et Green discutaient depuis environ une heure à l'hôpital, dans la chambre de l'agent.
«Vous avancez dans votre enquête ?
-Pas trop. J'ai établi une liste de suspects potentiels, mais rien de sûr encore.
-Il y en a combien ?
-J'en ai retenu huit.
-J'espère que vous allez l'attraper. Ce type est une vraie ordure.
-Je suis d'accord avec vous. J'ai peur, vous savez. Je n'arrive pas à me faire à l'idée qu'eux aussi…
-Ne vous inquiétez pas, fit Green en posant sa main sur celle d'Angela. Je suis sûr qu'ils s'en sortiront. Votre amie est débrouillarde, et Booth est solide.
-Je sais, mais…j'ai peur quand même. Cette enquête est vraiment…très éprouvante, vous savez. Ils s'appuient tous sur moi, ils se confient à moi, ils comptent sur moi pour leur remonter le moral, mais je crois qu'ils oublient que moi aussi j'ai du chagrin, que moi aussi je suis inquiète, que moi aussi j'ai peur…
-C'est souvent comme ça dans ce genre de situation. Le stress fait disparaître tout le reste. On finit par ne plus voir que ça.
-Ce doit être ça. Quand sortez-vous ?
-Normalement, demain ou après-demain. Vous viendrez me chercher ? D'habitude, j'aurais demandé à Allison, mais…»
Le visage de l'agent se ferma. Il baissa les yeux, inspira profondément et se tut. Les larmes brillaient dans ses yeux.
Angela était sincèrement émue par la douleur, la détresse et le chagrin de Green face à la perte qu'il venait de subir. On aurait dit qu'il avait perdu sa sœur. Et son bon cœur lui commandait d'être là pour lui, comme pour tous les autres. Son côté saint-bernard.
Elle prit sa main dans la sienne.
«Bien sûr. Je viendrai.»
L'artiste esquissa un sourire, et le demi-sourire de l'agent l'élargit.
Max et Fred rentrèrent dans leur repaire. Max avait trouvé ce petit appartement à louer, et ils habitaient là depuis l'agression de Fred. C'était devenu leur pied-à-terre. Un petit coin tranquille. Personne ne savait où ils étaient, c'était plus prudent. Samuel en voulait à la peau de Fred. Et avec lui, toutes les précautions étaient de mise.
En entrant dans l'appartement, Max remarqua une enveloppe sur le sol. Elle avait dû être glissée sous la porte. Il se baissa pour la ramasser, étonné de sa présence. Pas de nom d'expéditeur. Pas d'adresse, pas de destinataire. Juste un symbole, sur le devant de l'enveloppe : un cœur percé d'une épée. Le doute n'était plus possible.
Max regarda Fred, qui le regardait. Max ouvrit l'enveloppe rapidement, fébrilement. Il redoutait et voulait savoir ce qu'il y avait à l'intérieur à la fois. De toute façon, ce ne pouvait être qu'un indice. On ne peut pas piéger une enveloppe avec une bombe, de toute façon. Restait le poison. Après tout, c'était un risque à courir.
Il vida l'enveloppe sur la table. Juste une feuille de papier pliée en deux. Il déplia la feuille. Un paragraphe imprimé, et surtout…une boucle de cheveux tachés de sang. Max les reconnut instantanément. C'étaient ceux de sa fille. Une larme coula sur sa joue tandis qu'il lisait le mot.
Lorsqu'il eut fini, il sortit son téléphone et appela Angela.
«Angela ? C'est Max. Il m'a envoyé quelque chose. Venez, il faut que vous analysiez ça.»
Alors ?
Désolée d'avoir tant tardé...
Je mets la suite dès que j'ai fini le chapitre en cours !
