Bonsoir !

Merci à Guest, lavicalinaezza, July-bOnes et Low-BB.

Guest : Tu sais, je n'ai jamais le milieu de tes reviews. J'ai le début, et puis après ça passe à la fin directement...merci quand même !

lavicalinaezza : Nous verrons bien !

July-bOnes : Oui pauvre Max. J'aime bien Max !

Low-BB : Comme tous les fans !

Bonne lecture !


Chapitre 40 : Disparus

Angela était venue environ une heure après l'appel de Max. Elle prit la feuille et discuta de la marche à suivre avec les deux hommes avant de se rendre au Jefferson. Avec un peu de chance, Camille y serait encore. Ils devaient savoir.

«Camille !»

La pathologiste leva la tête des papiers qu'elle remplissait.

«Angela ? Que faites-vous là ? demanda-t-elle en étouffant un bâillement.

-Il faut que vous analysiez ça» répondit Angela en posant sur le bureau un sachet en plastique.

Camille le prit et le regarda.

«Qu'est-ce que c'est ?

-Une mèche de cheveux de Brennan. Je…on doit savoir…parce que si elle est vivante, il ne leur reste pas longtemps. Et si…»

Camille acquiesça.

«Je vois. Si elle est morte, alors il est sûrement mort aussi. Je m'en occupe.»

Elle se leva et partit au laboratoire.

Angela entra dans son bureau, posa son sac et s'assit sur le canapé. L'angoisse lui tenaillait l'estomac depuis que Max lui avait donné les cheveux. Dans quelques heures, elle serait fixée sur le sort de son amie. Elle saurait…


Garrett arrêta son réveil. Il soupira et, passant une main dans ses cheveux encore ébouriffés, se leva. Un peu groggy, il se dirigea vers sa cuisine pour se faire un café. La nuit avait été assez courte ; les deux Samuel qu'il avait vus, les docteurs Wilson et Barnes, l'avaient empêché de dormir.

On frappa à sa porte. Il laissa échapper un grognement en passant rapidement un sweat-shirt. Qu'est-ce qu'on lui voulait, encore ?

«Salut, Garrett ! s'exclama jovialement son visiteur.

-King…qu'est-ce que tu fais là ? Cullen t'a demandé de venir me chaperonner ?

-Tout juste ! Il veut savoir où tu en es avec les docteurs, et que je t'aide pour aller plus vite. Apparemment, leur mort est soit imminente soit récente.

-Oh…bon. Je crois qu'on peut éliminer celui de San Francisco. Après tout, lui il était loin au moment des meurtres.

-Ne brûle pas les étapes, Garrett. Imagine qu'il ne soit pas à San Francisco en réalité. Imagine que ce soit lui.

-Bon, bon…et les deux autres ?

-Wilson me paraît être un très bon candidat. Quant à Barnes, j'ai pris le nom de son amie Alexandra, il faudrait chercher ce qu'elle est devenue.

-Ok. Bon, je te laisse vingt minutes pour t'habiller, après on va au Jefferson transmettre les infos et recevoir les nouvelles, et on continue la tournée des docteurs ! Tu as du café ?» demanda Garrett.

King montra la cafetière avant de finir sa tasse. Puis il disparut dans sa chambre. Garrett se servit une tasse en souriant. Grâce à cette enquête, s'il réussissait à les retrouver, il pourrait enfin venger son amie Leslie…


Max et Fred avaient atterri à San Francisco autour de quatorze heures heure locale. Ils étaient passés à l'hôpital qui avait engagé le docteur Hanks, mais on leur avait dit qu'il n'était jamais venu. Ils étaient donc à l'aéroport, attendant le prochain vol pour Washington qui partait dans une demi-heure.

«Je suis sûr que c'est lui, déclara Max.

-Attends, vieux, tu ne peux pas en être sûr. Ce type, c'est un malin tu peux être sûr qu'il a pris toutes les précautions pour ne pas paraître suspect. Le connaissant, je pencherais plutôt pour Stevenson. C'est tout à fait le genre de Samuel.

-Mais tu aurais reconnu sa voix, non ?

-Je ne sais pas trop. Tu sais, ça fait longtemps…et puis l'autre soir, j'étais bourré. Mes souvenirs ne sont pas très clairs.

-Mais tu pourrais t'en souvenir, quand même ! Ce type a tué ton frère, il a ma fille !

-Je suis désolé Max, mais je n'y suis pour rien. On va tout faire pour le retrouver, promis.

-Je ne le laisserai pas la tuer, Fred. Jamais.»

Le téléphone de Max sonna.

«Allô ?

-Alors Max, tu as reçu mon petit cadeau ? Je peux te tutoyer, au fait ?»

Max se crispa.

«J'espère que tu as aimé. Ton dernier souvenir de ta chère fille…

-Je te retrouverai sale pourriture, et tu paieras pour tout ça.

-Ah, c'est ce que nous verrons ! Enfin, si tu arrives à temps…ce dont je doute, vu qu'il leur reste moins de quarante-huit heures à vivre…

-Je les retrouverai.

-Certainement, certainement…la question, c'est : quand ?»

Samuel se laissa aller à un petit rire.

«Enfin…ne t'inquiète pas, je te laisserai la revoir une dernière fois. Tu pourras lui dire adieu…»

La communication coupa sur un nouveau ricanement de Samuel.

Max se tourna vers Fred, qui lui donna un petit coup sur l'épaule en signe de soutien.


Booth et Brennan étaient chacun dans un coin. Aucun d'eux ne parlait. Aucun d'eux ne bougeait. Aucun d'eux ne dormait.

Le temps était à la fois suspendu et accéléré ils étaient figés, mais chacun ressassait dans sa tête les derniers événements, qui passaient comme des flashes.

Booth ne regrettait pas ce qu'il avait fait pour ce qu'il avait fait, mais pour la façon dont il l'avait fait. Il avait été cruel. Beaucoup trop. Il était allé au-delà du nécessaire. Et il s'en mordait les doigts.

Il avait depuis quelques temps déjà perdu espoir. C'était fini, ils ne s'en sortiraient pas. Il leur restait tout au plus une ou deux journées à vivre. Si le F.B.I. avait pu les retrouver, il l'aurait déjà fait. Il fallait se rendre à l'évidence : Samuel était insaisissable.

Une semaine auparavant, il était résolu à se battre, mais cet enfermement avait fini par devenir une routine, et il ne voyait plus la fin de ce calvaire. Il ne l'imaginait pas, tout simplement. C'était comme un long tunnel obscur sans lumière au bout, avec une épée de Damoclès au-dessus de sa tête.

L'espoir avait laissé place au désespoir, au fatalisme. Il ne pouvait pas les sortir de là, alors pourquoi essayer ? Pourquoi résister ? Après tout, s'ils ne résistaient plus, peut-être Samuel se résoudrait-il à mettre fin à tout cela. Une bonne fois pour toutes.

Brennan quant à elle était plus que jamais déterminée à se battre. Elle avait eu un moment d'égarement, un moment de faiblesse, mais cela ne se reproduirait plus jamais. Elle ne laisserait pas un homme lâche et prétentieux comme Samuel avoir le dessus sur elle.

Elle avait survécu à beaucoup de dangers, parfois avec l'aide de Booth, parfois seule. Elle s'était battue pour en arriver là, elle avait lutté. Elle ne laisserait pas un homme cruel comme Samuel tout détruire.

Elle avait enfin retrouvé une partie de sa famille. Elle avait commencé à se reconstruire, peu à peu. Elle avait souffert, elle n'avait pas abandonné la recherche, même des années plus tard. Elle ne laisserait jamais quiconque, et encore moins Samuel, réduire à néant tous ses efforts.

Personne n'avait jamais dirigé sa vie, et personne ne la dirigerait jamais. Elle était indépendante, forte et déterminée. Et, par-dessus tout, c'était un esprit libre. Cet homme ne la ferait pas vivre dans la peur, pas même pour une journée ou quelques heures. C'était tout simplement hors de question. Hors de question.

Samuel savait que le F.B.I. et le Jefferson se rapprochaient de lui, mais ils n'arriveraient jamais à temps. Écumer tous les Samuel de la ville, sans compter le fait qu'il en avait supprimé deux ou trois pour donner le change…ils ne remonteraient pas jusqu'à lui, jamais. Il partirait dans un autre état, trouverait d'autres victimes et recommencerait son petit jeu macabre.

Max et Fred étaient en revanche des ennemis plus sérieux. Ils n'obéissaient à aucune règle officielle, et surtout Samuel n'avait aucune taupe chez eux. Heureusement, il en avait une au F.B.I…

Il décrocha son téléphone. Le moment était venu de mettre quelques bâtons dans les roues de Max et Fred. De plus, cela jetterait encore davantage de confusion au F.B.I. et au Jefferson, ce qui augmenterait sa sécurité.


Angela arriva à l'hôpital à treize heures pile. Green se présenta quelques instants plus tard. Il avait encore un bandage au torse, mais ce dernier était masqué par ses vêtements. Mises à part quelques coupures sur le visage, il avait l'air en pleine forme.

«Bonjour Jack.

-Bonjour Angela. Merci d'être venue. Sans vous, j'aurais dû prendre un de ces taxis…

-Ce n'est rien, répondit-elle avec un grand sourire. Je suis contente que vous alliez bien.

-Vraiment, je tiens à vous remercier pour tout ce que vous avez fait pour moi. Vous êtes tout ce qui me reste à présent.

-Arrêtez, fit Angela en souriant, rougissante. Ne dites pas n'importe quoi.

-Non, je le pense. Je vous assure.»

Angela ne répondit pas, et se dirigea silencieusement vers sa voiture. Green la suivit.

«Au fait, je me suis rappelé quelque chose ce matin, à propos d'Allison.

-Ah oui ?

-Elle voyait régulièrement un alcoolique, un type pas très recommandable…je crois qu'il s'appelait Fred. Je ne connais pas son nom de famille.

-Elle le voyait à quelle fréquence ?

-Toutes les semaines à peu près. Elle ne m'en parlait pas, mais un jour je les ai surpris dans son bureau. Ils parlaient d'un homme qui s'appelait Tom. Sur le coup, j'ai cru qu'ils parlaient du frère d'Allison, mais maintenant…

-Vous pensez qu'ils parlaient de Tom Banks ?

-J'en ai peur…

-Bon. Je ferai des recherches là-dessus. Vous auriez une indication quelconque pour m'aider ?

-Je sais qu'il est allé en prison il y a quelques années, à Baltimore.

-Merci. Cela me sera sûrement très utile. Où allons-nous ?

-Oh euh…je voudrais passer chez moi déposer quelques affaires. Ensuite, je peux venir avec vous à l'Institut Jefferson ?

-Oui, bien sûr, mais pourquoi ?

-Eh bien, en réalité, Cullen ne m'a pas encore autorisé à reprendre le travail. Mais j'aimerais vraiment participer pour cette enquête. Je tiens à retrouver ce taré, et je veux vous aider à sauver le docteur Brennan.

-Et Booth, ajouta Angela.

-Oui, bien sûr. Et Booth…»


Max et Fred se présentèrent au cabinet du docteur Wilson aux alentours de quatorze heures. D'après Angela, cet homme avait de nombreuses similitudes avec l'homme qu'ils recherchaient, ce qui en faisait leur suspect n°1. Il y avait aussi ce docteur Hanks, qui semblait avoir disparu. Ils iraient faire une petite enquête de voisinage après avoir rencontré ce fameux docteur Wilson. En effet, si Wilson était le suspect n°1, alors Hanks était certainement le suspect n°2.

«Qui êtes-vous ? demanda le docteur avant d'éternuer dans son mouchoir.

-Docteur Wilson ?

-Oui, c'est moi. Qui êtes-vous ? Que me voulez-vous ?

-Nous euh…je m'appelle Matthew Brennan.

-Brennan…comme l'anthropologue ?

-Oui. Vous la connaissez ?»

Après une discussion d'environ une demi-heure, Wilson fit sortir de chez lui Max et Fred avec politesse.

«Alors, qu'est-ce que tu en penses ? demanda Max.

-Je suis presque sûr que ce n'est pas lui. Tu as vu comment il éternue ?

-Cela ne prouve rien. Il fait peut-être semblant d'être malade.

-Ouais…mais tu as vu chez lui ? C'est le bazar ! Comment un type aussi bordélique pourrait être assez méticuleux pour ne laisser aucun ADN ou empreinte sur les lieux de ses crimes et sur les cadavres ?

-Mouais. Admettons. On va voir du côté de chez Hanks ?»


Angela trouva Hodgins au laboratoire.

«Angela ? Tu as quelque chose ?

-Oui, Green m'a parlé d'un type que l'agent Bloom voyait, un certain Fred. D'après Jack, ce type est louche, pas recommandable. Du coup, j'ai creusé de ce côté-là, et j'ai découvert un homme qui correspond. C'est sûrement lui le complice de Samuel !

-Ce n'est pas logique. Comment Samuel aurait-il eu toutes ces infos sur l'enquête ? Et sur l'appartement du F.B.I. ? Non, il y a forcément une taupe au F.B.I. D'ailleurs, ce Green, il me paraît louche. Je le sens, fit l'entomologiste en inspirant profondément.

-Arrête de dire n'importe quoi. Green est une victime, il vient de perdre l'une des personnes qui comptaient le plus pour lui. Et, pour les fuites sur l'appartement, ça a pu être l'agent Bloom.

-C'est ça. C'est surtout bien commode de tout mettre sur le dos de sa super-copine une fois qu'elle est morte…

-Hodgins !» s'exclama Angela.

Elle lui lança un regard désapprobateur avant de sortir du laboratoire. Hodgins, lui, n'en démordrait pas. Green était louche, et l'entomologiste mettrait sa main au feu qu'il connaissait Samuel. Mais Angela…ah, Angela. Puisqu'elle avait décidé de faire confiance à Green, il n'allait pas la contredire. Mais il lui restait tout de même un doute. Un petit doute.

Pendant ce temps, dans son bureau, Angela répondait au téléphone.

«D'après une voisine, depuis qu'il est censé être à San Francisco, Hanks n'est pas revenu chez lui. Il loue à un couple, qui ne sait pas où il se trouve. Il n'a donné aucun signe de vie depuis qu'il est parti.

-Je m'occuperai de lui dès que j'aurai fini les recherches concernant le docteur Johnson. Ah, au fait, King a appelé tout à l'heure : pour lui, Carston et Jenkins ne sont pas des candidats sérieux. Le premier s'est marié avec l'Alexandra qu'il connaît, et l'autre a le bras cassé, comme vous le saviez déjà.

-Bon. Sinon, on est passés chez Collins il était en consultations à domicile, d'après un voisin. Il paraît que c'est comme ça tous les jours. Mais on n'a pas pu e savoir plus, vu qu'on n'est pas policiers.

-Très bien.

-Vous avez du nouveau sur les cheveux ?

-Non, mais le résultat ne devrait pas tarder à tomber. Venez au Jefferson, ça nous permettra de confronter nos dernières informations. J'ai une autre piste.

-D'accord, on arrive.»


Alors ?

Je mets la suite dès que possible, il faut d'abord que je m'occupe de Un simple poème.