Bonjour !

Honte à moi, ça fait 23 jours que je n'ai pas posté...honte à moi.

Merci tout de même beaucoup à tous ceux qui ont reviewé, particulièrement à Gossip Monkey, qui a reviewé tous les chapitres en moins d'une journée !

Manooon : Merciiii :)

July-bOnes : Oui, je sais, ça n'arrive pas souvent...merci beaucoup !

Guest : Ah, on verra bien...

Elodiev31 : C'est maintenant ^^

lavicalinaezza : L'avenir vous le dira...

Low-BB : "Tout"...es-tu sûre que "tout" va s'arranger ?

Gossip Monkey : Ah, on verra...

Bonne lecture !


Chapitre 41 : Arrestation

Max rejoignit Camille, Angela et Hodgins dans le bureau de l'artiste. Fred avait choisi d'attendre dehors.

«Le sang dans l'escalier était bien celui de Brennan, déclara Hodgins. Il y avait aussi des cheveux de Booth, mais pas d'autre trace génétique. En bref, on n'a ni ADN ni empreinte du coupable. Pareil pour l'appartement. Quant aux photos…il y avait une empreinte partielle sur cette photo» fit-il en faisant un geste en direction d'Angela.

Cette dernière acquiesça et afficha une photo de Brennan sortant d'un immeuble avec un homme.

«Mais elle est incomplète, donc on ne peut pas trouver l'identité de son propriétaire, poursuivit Angela. Toutefois, si l'on a une empreinte à comparer, on pourra savoir avec exactitude si c'est la même ou non.

-Et les cheveux ? demanda Max. Vous les avez analysés ? Ce type m'a appelé, et apparemment ils sont toujours en vie, mais…je ne lui fais pas confiance.

-Oui, j'ai fait des tests toute la journée. Je suis formelle : elle était vivante quand on les lui a coupés.

-Est-ce qu'on peut savoir de quand ça date ?

-Grâce au sang qui se trouvait dessus, je peux estimer qu'ils ont été coupés moins d'une journée avant qu'on me les amène, à savoir hier soir.»

Un soupir de soulagement général se fit entendre.

«Alors il reste peut-être un espoir…il faut tout tenter pour les retrouver, on n'a plus beaucoup de temps. Vous avez trouvé Johnson ?

-Non, on dirait qu'il s'est volatilisé. Comme Hanks. Introuvable. Pas de mouvement sur la carte bleue, pas de dépense sur le compte, pas de dépôt, rien. Il n'a rien retiré depuis qu'il a quitté la prison.

-Bon…à votre avis, lequel est le plus suspect ? Sans compter ce Wilson…

-Je pense que ce docteur Wilson a toutes ses chances, répondit Angela. J'ai retrouvé la tombe d'Alexandra Townsend. Elle est morte il y a neuf ans dans le Maryland. Le chauffard responsable de sa mort n'a jamais été retrouvé.

-Meurtre ?

-Non, apparemment c'était un accident. Mais le rapport de police de l'époque stipule que le docteur Wilson était vraiment très affecté. D'après le policier, il avait dit que personne ne pourrait jamais plus être heureux devant lui si lui-même ne pouvait pas l'être.

-J'appellerai Garrett et King pour qu'ils mettent Wilson sous surveillance et qu'ils le réinterrogent, répondit Camille.

-Et nous, on va retourner chez Collins ce soir, fit Max. Peut-être qu'on pourra le retirer de la liste.

-Ce n'est pas tout. J'ai appris tout à l'heure de Green que Bloom voyait régulièrement un homme…on va dire, peu recommandable.

-Vous avez son nom ? demanda Max. Je pourrais aller le voir avec Fred.

-Vous avez dit Fred ?

-Oui, Fred Gallagher. Pourquoi ?

-Hum…la personne que Bloom voyait s'appelait Fred…vous êtes sûr de lui ?

-Certain. On a fait un bout de chemin ensemble. Il m'a aidé à me cacher, à une époque. Il m'a rendu quelques...services. Et puis, de toute façon, il n'est pas complice de Samuel.

-Qu'en savez-vous ? intervint Camille.

-Samuel a tué son frère, sa belle-sœur et leur enfant. Je le vois mal devenir son complice après l'avoir traqué pendant des années.

-Vous savez, parfois, à force de côtoyer des psychopathes… murmura Hodgins.

-Pardon, docteur Hodgins ?

-Rien. Je disais juste qu'il n'était pas impossible que votre ami soit le type qui m'a assommé l'autre jour. Vous devriez vous méfier de lui.

-Et moi je vous dis que ce n'est pas lui. Samuel a essayé de le tuer, il y a quelques jours. Et Fred m'aide à sauver ma fille. Vous devriez davantage vous concentrer sur vos preuves plutôt qu'accuser Fred sans preuve. Après tout, qui vous prouve que ce n'est pas ce Green qui ment ?

-Non, Jack est honnête, répliqua Angela. Ce ne doit pas être le même Fred, c'est tout.

-Oui, certainement…»


Samuel entra dans la pièce. Booth dormait, et Brennan elle avait le visage enfoui dans ses bras.

«J'ai trouvé ton secret» annonça-t-il sans plus de cérémonie, parfaitement conscient qu'elle était réveillée.

Elle releva immédiatement la tête, surprise. Ils se regardèrent dans les yeux pendant plusieurs minutes, se défiant silencieusement. Brennan ne voulait pas fléchir devant cet individu, et Samuel la sondait. Il pouvait voir cette étincelle dans ses yeux, étincelle qui avait disparu quelques jours après le début de cette captivité. Et ça, c'était passionnant.

Brennan ne le croyait pas. Il ne pouvait pas savoir, il n'y avait aucune trace. Plus aucune trace…

«Tant mieux pour vous, répondit-elle sur un ton faussement détaché.

-Intéressant, je dois dire…très intéressant. La seule clef de ta personnalité qui me manquait encore.

-Oh, eh bien je suppose que maintenant vous pouvez lire dans ma tête comme si vous y étiez. Vous aimez ce que vous y lisez ?

-Le sarcasme te va si mal, Temperance. Mais j'aime ce sursaut de confiance en toi, je trouve ça fascinant. Tu as bien changé depuis tes vingt ans…

-Vous aussi, j'imagine. Surtout depuis la mort de votre petite amie. Je crois que ça a dû créer un vide chez vous, et surtout un grand sentiment de solitude. Il arrive que, chez les gens qui ont perdu un proche, il apparaisse un sentiment de colère et une envie de vengeance. C'est une réaction physique plus qu'émotionnelle.

-Et toi Temperance ? Tu as dû être coutumière du fait, toi qui as tout perdu…tes parents, ton frère, tous les hommes que tu as aimés…dis-moi, qu'est-ce que ta colère t'a fait faire de pire ?

-Je n'ai pas commis de meurtre, moi. Contrairement à vous, je considère que la vie est primordiale. Personne n'a le droit de mettre fin à une autre vie que la sienne.

-Ça dépend du point de vue…j'ai entendu dire que tu avais descendu deux personnes. Et à chaque fois, c'était pour le traître qui dort juste là…curieux. Tu es capable de renier tes propres principes, tes valeurs pour cet homme qui t'a brisé le cœur. Tu dois vraiment être dépendante de lui…

-J'ai sauvé une vie.

-En en prenant une autre. Pourquoi sa vie vaut-elle plus que celle de Pamela Nunan, pour ne parler que du plus récent ?

-Cette femme était folle. Booth…il sauve des gens en faisant son travail. Il sauve des vies.

-Mais il en a tellement pris avant…à ton avis, en a-t-il tué plus qu'il n'en a sauvé ou non ?

-Si je ne l'avais pas tuée, elle s'en serait pris à quelqu'un d'autre. Booth lui essaie de réparer ses erreurs passées.

-Mais il tue encore…

-Seulement pour me protéger.

-Il a des tendances à la violence.

-Non.

-Et le clown qu'il a flingué ?

-C'est autre chose.

-Si tu le dis. Depuis qu'il est ici, il s'est bien calmé, je trouve. Il faut dire, il a eu le temps…et toi, tu t'es endurcie. Tu as encore de l'espoir. Tu penses que le F.B.I. va vous retrouver, mais tu te trompes : s'ils pouvaient te retrouver, ça ferait longtemps que tu ne serais plus là.

-Ils nous retrouveront, ce n'est qu'une question de temps.

-Le problème, vois-tu, c'est que du temps, tu n'en as plus beaucoup. Sais-tu depuis combien de temps tu es ici ?

-Quelques jours. Mais ce doit sûrement faire plus longtemps, vous m'avez fait perdre la notion du temps.

-Ça fera une semaine demain. En une semaine, ils ont eu largement le temps d'analyser les quelques preuves qu'ils ont pu rassembler. Tu crois qu'ils vont subitement avoir un éclair de génie ?

-Vous avez peur. Vous savez que l'ami de mon père peut vous retrouver.

-Là encore, c'est une question de temps…

-Qu'est-ce qu'il sait sur vous pour que ça vous fasse si peur ?

-Il ne sait rien. Mais ne t'inquiète pas, tu reverras ton père une dernière fois, avant la fin…ta fin.

-Vous êtes venu seulement pour ça ?

-Pour ça…et pour te dire que tu vas mourir, ma belle.

-Tout le monde meurt.

-Plus ou moins rapidement…toi, ce sera plus.

-Personne ne peut dire comment je vais mourir. En tout cas, une chose est sûre.

-Tu ne me laisseras probablement pas te tuer sans te défendre. Je le sais. Et j'ai hâte…tu ne peux pas imaginer. À bientôt, jolie Temperance…»


Garrett et King étaient en salle d'interrogatoire avec le médecin Samuel Wilson. Ayant appris la veille d'Angela que Wilson était un candidat plus que sérieux, ils s'étaient rendus chez lui à la première heure pour une perquisition et l'avaient ramené au poste pour interrogatoire.
Ils n'avaient rien trouvé chez lui, mais il restait tout de même suspect.

«Écoutez, je vous l'ai déjà dit, je ne connais pas ces gens !

-Vous n'avez jamais entendu parler du docteur Brennan ? demanda King.

-Mais si, bien sûr, elle écrit des livres ! De là à dire que je la connais, il y a un grand pas, inspecteurs.

-Et vous n'avez jamais entendu parler de l'agent Bloom non plus ? l'interrogea Garrett.

-Si, bien sûr…elle s'est occupée de mon affaire il y a deux ans.

-Que s'est-il passé il y a deux ans, docteur Wilson ?

-J'ai…frappé un type dans un bar.

-Ce type était un peu plus qu'un «type» docteur Wilson, c'était votre frère ! Et vous l'avez un peu plus que «frappé» : il avait le nez et deux côtes cassées !

-J'avais bu, d'accord ? Vous n'avez jamais été ivre, vous ? C'était sans importance, sans motif.

-Si, mais je ne frappe pas les gens pour autant. Pourquoi l'avez-vous frappé ? Vous lui en vouliez parce qu'il était avec votre petite amie Alexandra Townsend quand elle s'est fait renverser ? Parce qu'il n'est pas mort, c'est ça ?

-Non ! Puisque je vous dis qu'il n'y avait aucune raison pour ça ! C'était juste à cause de l'alcool !

-Du calme, docteur Wilson. Vous me semblez vous énerver bien facilement… déclara King en le regardant fixement.

-Vous étiez le médecin du docteur Johnson, que l'on vient de retrouver enterré dans un jardin public près de chez vous. Une explication ?

-Non, je n'en ai pas. N'importe qui aurait pu enterrer ce type là, et puis je ne connaissais même pas ce Samuel Johnson !

-Qui vous a dit qu'il s'appelait Samuel ? fit remarquer King. Allez, Samuel Wilson, je vous arrête pour le meurtre de Samuel Johnson, pour l'instant du moins.

-Quoi ? Non, non, attendez ! Samuel Johnson était mon patient avant qu'il aille en prison ! C'est vrai, je le connais, mais je ne l'ai pas tué !

-Donc vous reconnaissez avoir menti ?

-Oui, mais je vous jure que je ne l'ai pas tué ! Croyez-moi, bon dieu ! J'ai tourné la page depuis…

-Où habitiez-vous il y a deux ans ?

-À Seattle, dans le Washington.

-Vous étiez où entre le 4 et le 8 décembre de cette même année ?

-Probablement à Seattle, je ne me rappelle plus ! Ça fait longtemps !

-Vous pouvez le prouver ?

-J'habitais dans un hôtel. Je doute qu'ils se souviennent de moi, mais vous pouvez essayer de voir s'ils ont gardé leurs bandes de vidéosurveillance…»

Garrett et King se regardèrent. Apparemment, ce n'était pas lui. Mais il valait mieux vérifier cela on ne pouvait être sûr de rien avec Samuel.

Max et Fred sortirent de la pièce de laquelle ils avaient observé l'interrogatoire. Ce n'était pas sa voix, ce n'était pas le bon. Retour aux autres suspects.


Johnson était mort, Wilson avait un alibi. Jenkins avait le bras cassé, Carston avait épousé son Alexandra, qui n'était donc pas morte, et Stevenson n'avait pas la corpulence de Samuel, il était trop petit et trop rond. Pas du tout l'homme qui leur avait échappé, dans la ruelle. Restaient Barnes, pour lequel il fallait retrouver Alexandra Seavers, Hanks, volatilisé, et Collins, qu'il fallait aller revoir. Max et Fred décidèrent de d'abord rendre visite à Collins pour pouvoir le rayer de la liste et se concentrer sur les deux autres.

Ils sonnèrent. Un homme d'une quarantaine d'années leur ouvrit. Il avait les yeux bleus, les cheveux noirs et un grand sourire.

«Bonjour, que puis-je faire pour vous ?

-Docteur Samuel Collins ?

-Oui, c'est moi.

-Pouvons-nous entrer ? Nous venons de la part du F.B.I., nous devons vous poser quelques questions.

-Bien sûr, entrez. De quoi s'agit-il ? demanda-t-il alors qu'ils s'asseyaient dans son salon.

-Nous faisons une enquête sur des événements remontant à deux ans et qui concernent un de vos patients. Où vous trouviez-vous à cette époque ?

-Ici, pourquoi ? Vous savez, je suis à la retraite, je n'ai plus que quelques patients et ce sont le plus souvent de vieux amis.

-Nous aurions besoin des noms de ceux que vous avez vus récemment.

-Oui, bien sûr. Tenez, fit-il en leur tendant son agenda.

-Merci. Avez-vous connu, à une époque, une certaine Alexandra ?

-Oh. Oui…pourquoi me posez-vous cette question ?

-Savez-vous où elle est à l'heure actuelle ? demanda Fred.

-Elle est morte, monsieur…comment, déjà ?

-Gallagher.

-Toutes mes condoléances, docteur Collins, déclara Max.

-Comment est-ce arrivé ? l'interrogea Fred.

-Un accident. Un camion lui est rentré dedans.

-Oh. Le chauffeur a-t-il été arrêté ?

-Oui, oui. Pourquoi me posez-vous toutes ces questions sur Alex ? Cela fait si longtemps...

-Simples formalités de routine. Merci de votre coopération, docteur.

-De rien» répondit-il avec un léger sourire.


Hodgins entra dans le bureau de Camille.

«Ce n'est pas Bloom la complice» lâcha-t-il devant celle-ci, qui était plongée dans ses papiers.

La pathologiste releva la tête et le fixa, étonnée.

«Qu'est-ce qui vous fait dire ça ?

-Le bail de l'appartement. Ce n'est pas sa signature.

-Oh. Et alors ? Elle a très bien pu faire ça pour brouiller les pistes, pour se couvrir.

-Le souci, c'est que ce n'est pas son écriture. Et il n'y a pas ses empreintes sur le bail.

-Et alors ? C'est peut-être Samuel qui a signé pour elle. Elle devait simplement l'accompagner.

-J'ai parlé au gérant. On lui a donné cent dollars pour dire que c'était une femme qui avait signé le bail.

-Comment avez-vous fait pour le faire parler, docteur Hodgins ?»

Ils soutinrent le regard de l'autre quelques instants. Soudain, Camille se leva :

«Non, ne me dites pas que vous l'avez…

-Payé ? Si. Je n'avais pas le choix ! Il fallait qu'il parle. En tout cas, il a bien dit que c'était un homme qui avait signé.

-Vous savez que ce sera irrecevable devant un jury.

-Oui, mais au moins on avance ! Ils n'en ont plus pour longtemps !

-Il a pu le décrire ? soupira Camille.

-Oui. Un homme brun, assez grand, avec des yeux clairs.

-Samuel ?

-Ou Green.

-C'est impossible.

-Pourquoi ça ? Parce qu'il est charmant ?

-Non, parce qu'il s'est retrouvé dans le coma à cause de Samuel. Ça vous paraît être une raison suffisante ?

-Cela ne prouve rien. Ce n'était peut-être pas prévu dans leur plan.

-Ou peut-être qu'ils n'étaient pas complices et que Samuel a décidé de se débarrasser de Green qui devenait gênant.

-Ce qui rejoint ma théorie si Green était son complice. Dans nos deux hypothèses, l'un des deux ou les deux devenaient gênants. Donc tout est possible.

-Vous oubliez que c'est sur Bloom qu'on a retrouvé le portable à carte, et non sur Green.

-Il a très bien pu l'y mettre.

-Vous pouvez très bien être complètement paranoïaque. Arrêtez cette stupidité et retournez travailler.

-Mais c'est lui ! Il sait où ils sont, il n'y a qu'à lui demander !

-Écoutez, pour le moment, on se concentre sur Booth et Brennan. On s'occupera de l'agent Green plus tard.»

Hodgins quitta le bureau le poing serré. Il revint dans son bureau et fit une rapide recherche Internet. Puis il décrocha son téléphone et composa un numéro :

«Allô, c'est bien l'agence Spencer ? Oui, je voudrais parler au patron. Je patiente.»

Il tapota des doigts sur le bureau. Green n'allait sûrement pas lui voler Angela et s'en tirer alors qu'il avait sûrement aidé à tuer Bloom. Ça, non. Et il ne s'approcherait plus d'Angela.


Alors, un avis ?