Yo.

Héhé.

Je suis de nouveau en retard hein ?

Faut croire que je retrouve les vieilles habitudes.

Pour ma défense, j'ai eu pas mal d'excuses.

Vous vous souvenez de mes coups de soleil ?

C'est devenue pire que ça, j'avais l'impression d'être un panneau de signalisation ambulant.

Du coup, j'ai fini deux pots de biafine, mais avec les doigts pleins de crèmes, c'est dur d'écrire.

Après ça, j'ai été malade, puis il a fait trop chaud pour travailler, je suis retombée sur doctor who, j'ai dû réviser mon bac...

Mais au final on sait tous que ce sont des fausses excuses, alors voilà la vraie raison de mon retard : La princesse Peach m'a pas laissé respirer, elle n'a cessé de me faire des blagues "Toc toc, qui est là ?"

Et vous savez, on ne sort pas de ces blagues.

Sur ce, je voudrais que vous remerciez tous Gun d'Ange, cet ange tombé du ciel, qui m'a aidé à écrire une énorme partie du chapitre, comprenez qu'elle a totalement écrit du début jusqu'à l'arrivée dans la forêt.

Voilà voilà.

Sur ce, les réponses aux reviews:

Ah, attendez, avant ça THIS IS... SPARTAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !

Pour ceux ne comprenant pas, regardez le nombre de reviews, 300, puis le film 300.

Tonight we dine in hell. Or kebab. Mostly Kebab.

Passons.

Yemi: Je suppose que t'as eu quelques petits problèmes avec le système de review. Aha. Sinon, merci pour tout ces compliments, ça me fait très plaisir, j'essaye effectivement de m'approprier ma propre histoire, de peur d'être trop comparée à d'autres écrivains plus talentueux.

Margauxx68: Oui, j'ai bien compris que chez toi il fait très chaud alors que je révise mon bac avec un radiateur aux pieds. J'arrêterai jamais mes références, JAMAIS, rien que pour le fait de m'avoir fait voir le trailer. 2011, raah, mon dieu, ça fait un bail. Ukitake se prononce ukitake enfin (xD) D'ailleurs, j'ai vu Star Trek l'autre jour.

Nana: J'aime toujours autant lire tes reviews, mon dieu. Ah, tu combines les deux pouvoirs ? Mais... Je ne saurais dire si c'est du génie ou de la folie. Aizen est légèrement moins flippant qu'Alien, enfin, disons qu'il ne sort pas encore du corps d'humains. Je te permet, Excrement Terrible est tout à toi. Mon père voulait me faire tout voir, les bons comme les mauvais films, histoire de me forger ma culture cinématographique (Pulp fiction à douze ans, pas de problèmes) Si ça peut t'aider, j'ai du escalader mon portail vu que j'avais perdu ma clef,sous la pluie, et j'y arrivais pas, tout glissait, on était en novembre, j'ai eu trop froid, et je me suis fait pleins de bleus. Tu sais que dans un chapitre dans très longtemps, je changerais beaucoup de coiffures donc... ça risque d'encore piquer. J'aime bien les pavés moi. Alex a tout dans ses poches, tout. Ne t'inquiètes pas, j'ai téléchargé de film, et j'ai ri pendant trop longtemps avec le passage du père "Oooh, regardes ça, regardes ça !" Sinon, ça me fait plaisir de savoir que les théories d'Alex donnent à réfléchir. Et les Georges sont des hommes. Car je l'ai décidé. Et j'ai tout pouvoir ci BWAHAHA-Aiiie. Hector vient de nulle part. J'ai une certaine manie à nommer toutes les entités maléfiques que je croise. Tout simplement, sous mon lit j'ai paul le roi démon.

Mayou: Tu sais, on peut tomber de son lit. Enfin... C'est ce que j'ai entendu, ça m'est pas arrivé hein... Hum. Oh... Tu viens de me donner une idée géniale avec le répondeur de l'imagination, dans le prochain chapitre, tu pourras voir ça. Screufeufeu. (C'est mon nouveau rire) Bon, pour les éléments, j'ai réussi à caser très discrètement la statuette de Bob l'éponge, mais pour les deux autres je les ferais dans le prochain chapitre, j'ai la mauvaise habitude de répondre aux reviews après avoir écrit mon chapitre, donc là c'est plutôt dur. Le prochain promis. Mayou, petit lapin mangeur de radis, j'ai l'honneur de te dire que tu ne t'es pas trompée sur l'orthographe.

Madie: Merci

Cap'tain Biceps: V'là ti bien que t'es de retour ! Tu m'as porté la poisse, dès que tu parles de ma ponctualité, je suis en retard. Pff.

P'tit laiko: Merci beaucoup, heureuse de t'avoir fait rire

Robin: Err... Merci, c'est trop, je vais rougir. Et désolée de t'avoir fait mal, décidément j'ai l'habitude de faire souffrir mes lectrices ou quoi ?

Doctor Who: C'est à cause de toi que j'ai recommencé doctor who, du coup je suis en retard, maintenant, assumes l'entière faute. Screufeufeu Mais, t'es la seule à avoir pensé à mes coups de soleil. Donc, on va dire qu'on est quitte. Bon, sérieusement, merci, tu m'as fait très plaisir. :)

Ginounet: Et ouais, c'est que je travaille de plus en plus SBAM, ok, j'arrête. Désolée, je m'en veux, désolée d'avoir fait foirer ta scolaritéé !Nan, sérieusement, t'as cru que j'allais prendre toute la faute ? T'as qu'à lire les chapitres sur ton portable non mais ! Grosse patate. Je t'adore aussi.

Cauliotteuh: Mercii-Wait, what ? Oh shit, t'es un esprit, mais je suis en retard, tu vas venir me tuer ? En plus l'autre jour j'ai vu mamà au cinéma et ça parlait de papillons et il y en avait un dans ma chambre, et je l'ai tué et OH MON DIEU, je t'ai tué ?

SuigyLeSushi: Well, I think I kill a little bit too much peoples... I need to make a break. I will be in Tijuana. Goodbye. In fact, the old readers know who is the bad luck guy. But I won't tell you, it's much more funny like this. I like apple too. Maybe we should eat apple all day and then die of happiness together.

Plantie ?

Tiens, c'est bizarre.

Ma plante verte domestique ne me répond plus.

Est-ce que ça veux dire qu'elle m'a abandonnée pour de bon ?

Impossible, Plantie et moi nous sommes soudés, à la vie à la mort. Nous sommes nés ensemble, avons mangés dans la même écuelle, dormi dans le même lit. Nous sommes inséparables.

Tu te rends compte que tu viens d'utiliser le mot « écuelle » ?

PLANTIE C'EST TOI, TU ES REVENU, J'AI EU SIII PEUUURRR TE T'AVOIR PERDU A JAMAIS !

Je ne suis pas revenu pour toi, immonde raclure plébéienne. Je suis revenu parce que j'avais oublié d'emporter ça avec moi.

Ça ?

J'oublie parfois, que tes yeux ne peuvent pas se retourner à 180° pour que tu puisses voir le dedans de ta tête. Ceci, est du papier hygiénique, absolument nécessaire pour remplir chaque besoin naturel.

Les plantes ont des besoins naturels ? Mais non, sinon je l'aurais su dans mon exposé sur les plantes.

Nous respirons, mangeons, et par conséquent, allons aux toilettes. Tu croyais qu'on évacuerait comment nos déchets ?

Par la bouche ?

Je…Vais oublier que j'ai entendu ça, un jour…

Plantie, ne pars pas aux toilettes. Les toilettes, c'est le mal. C'est à cause d'elles que je suis morte.

Egoïste. Tu ne vois les choses que comme elles t'arrangent. Tu ne t'es jamais dit que c'était toi qui étais venu faire obstacle à la mission de ces pauvres toilettes innocentes ?

C'est pas vrai !

Maintenant, je vais te laisser quelques temps, parce qu'à me fatiguer à t'expliquer le sens de la vie, mon envie n'en est devenu que plus PRESSANTE !

Tu ferais un très bon poète tu sais, avec cette belle assonance en ''V'' ça rythme ta tirade tout en accentuant l'urgence de la situation.

Rha !

Plantie ?

Cette fois c'est définitif, le silence radio s'est installé dans ma tête.

Plantie n'aime pas qu'on lui fasse des compliments, ce qui veut dire qu'en plus de ça il est modeste. Si c'est pas une plante parfaite ça.

Mais attendez, cette plante parfaite, elle est partie aux toilettes.

Je panique.

Il ne sait pas que les toilettes lui veulent du mal. Je dois sauver Plantie.

C'est ma mission, je suis née pour ce jour, j'ai été élevée pour être ici aujourd'hui, maintenant pour pouvoir être à ma place en ce moment même, ici même pour secourir Plantie.

L'idée de partir en reconnaissance me semble la meilleure des choses à faire.

Histoire de repérer les points stratégiques où ces ennemis sont implantés.

Et surtout, c'est mille fois plus divertissant que de déambuler dans ce monde rempli de fous furieux en robes qu'un autre fou furieux en robe veux assouvir et donc risquer ma vie à chaque pas.

… Moui, l'ensemble de ces choses me fait dire que je suis bien mieux à secourir Plantie qu'à risquer ma vie sans but.

Là au moins je risque ma vie pour servir une noble cause.

Agir pour le plus grand bien. Chaque toilette de détruit sera un maillon de moins dans la chaîne. Moins ils en auront, moins ils seront puissants.

Ne me remerciez-pas, j'aime prendre soin de l'avenir de l'humanité, et je commence à en avoir l'habitude.

C'est ainsi que je pars, le cœur vaillant et les rouleaux de papiers aux poings, en vadrouille dans le Seireitei, avec dans l'idée de boucher un plus grand nombre de toilettes possibles.

Et avec bonne humeur s'il vous plait.

Or, qui dit bonne humeur dit bonheur, qui dit bonheur dit manger, qui dit manger dit glace au spéculos et au chocolat, qui dit glace au spéculos et au chocolat dit calories, qui dit calories dit grossir, qui dit grossir dit léger surpoids, qui dit surpoids dit obésité, qui dit obésité dit obésité morbide, qui dit obésité morbide dit Américains, qui dit Américains dit aigle, qui dit aigle dit oiseaux.

En fait, la bonne humeur est directement liée aux oiseaux. C'est pour ça que les personnes étudiant l'ornithologie ont toujours l'air d'imbéciles heureux.

Ce sont des simples personnes baignées dans la bonne humeur.


Pendant ce temps, à la septième division :

-Aaaah…

-C-Capitaine Komamura ?

-Mmh ? Tiens, c'est toi, Tetsuzaemon ? Que se passe-t-il ?

-Je euh…venais m'informer de votre état de santé.

-Mmh…

-Vous savez, vous avez l'air d'avoir un métabolisme hors du commun…

-Tu veux dire que je suis costaud ?

-Ahem, entre autres. Alors, de ce point de vu là, on pourrait s'attendre à ce que vous ayez des maladies tout aussi…costaudes.

-Où veux-tu en venir ?

-Capitaine, sans indiscrétion aucune, viendriez-vous par hasard de vous soulager ?

-Que…Comment ? Pourquoi une telle question ? interrogea le renard, se dandinant d'un pied sur l'autre.

-Capitaine, les toilettes de notres divisions sont bouchées et hors d'usages. Toutes les toilettes, de toute la division. L'association des hommes Shinigami ne peut même plus faire de réunion tant la situation est grave.

-Et comment ont-elles été bouchées ?

-Faut vraiment que je vous fasse un dessin ? Ça parle de papier toilette dans les bureaux, mais je suis sûr que ça cache quelque chose d'autre, de moins propre… Reprenons là où nous en étions restés, Capitaine. Vous me parliez de vos problèmes d'estomac.

-Iba. Je n'ai pas bouché ces damnés toilettes.

-Sans vouloir vous offenser, Capitaine, vous êtes le seul avec un gabarit suffisant pour pouvoir couvrir une aussi grande surface.

-Tu insinues que je serais allé me soulager dans chaque toilette de la division jusqu'à tous les boucher ?

-Et bien, c'est vrai que...

Cette fois-ci c'était au lieutenant de se dandiner d'un pied à l'autre.

-Apprend, Tetsuzaemon, que nos excrément sont naturels. Il n'y a pas à en avoir honte, d'une part. D'autre part, étant naturels, il est normal que cela doive…disons, revenir à la nature.

Il plante Iba là, s'enfuyant dans son bureau où il pourrait retrouver le calme, loin de toutes ces questions gênantes.

Sous le coup de l'émotion, Tetsu enleva ses lunettes, et observa l'ombre de son Capitaine stupéfait.

-Ça alors…le Capitaine fait ses besoins dans la pelouse !


Deuxième division :

-AAAïe, mais puisque je vous dit que je n'ai rien fait, Capitaaaaiiiinee !

Une table s'écroule sous le poids d'un corps jeté dessus.

-Mais c'est vraiment pas moi, je le jure !

Une chaise est balancée contre la forme allongée sur les débris de la table.

Un coup de pied et un couteau sont lancés contre cette même forme qui geint misérablement.

-D'accord, j'avoue tout, c'était moi.

Sans plus un mot, Oomaeda Marechiyo prit la brosse à toilettes et le seau que lui montrait son supérieur du doigt.

Le regard perçant de Soi-Fon, qui montrait du mécontentement il y a peu encore, laissait désormais filtrer un plaisir sadique.

Elle savait très bien qu'il n'y était pour rien. Mais tout de même. C'était un plaisir pour elle de le frapper jusqu'à ce qu'il admette des choses dont il n'était parfois même pas au courant.

Et puis, elle allait adorer le voir astiquer avec ce tablier à fleurs. Il fallait bien que quelqu'un le teste avant qu'elle ne l'offre à Yoruichi-sama.

La dernière fois elle lui avait offert une petite statuette jaune rectangulaire, mais ça n'avait pas plu à Yoruichi-sama.

Cette fois-ci, elle trouverait le cadeau parfait.


Quatrième division

-Alors, ça avance, messieurs ?

-O-oui, Capitaine Madame Majesté Lady Unohana-sama-dono-san, firent précipitamment les hommes de la onzième division, chiffons en main, en sueur à cause de l'effort. Qui que ça soit, il n'a pas raté son coup. Mais nous frottons et faisons briller, vous voyez, hé hé hé…

Il eut un rire nerveux qui mourut dans sa gorge, quand Retsu lui adressa un sourire.

-Au moins, cela nous aura permis de tester la collaboration inter-divisions, n'est-ce pas, messieurs ?

-Euh…

La Docteure ferma les yeux.

-N'est-ce pas ?


Sixième division

-C'est lui.

-Impossible.

-Puisque je te dis que c'est lui.

-Tu déconnes ou quoi ? Tu vois le Capitaine faire un truc aussi pas classe et cool ?

-Bien sûr. Tous les éléments concordent en ce sens.

-Renji…

-Non, Rikichi, écoutes moi. Tu connais le pouvoir ravageur des laxatifs ambulants que sont les pruneaux, pas vrai ?

-Oui, mais Ren…

-Tutut. Je finis. Nous autres, à midi, on mange un bol de riz avec un bout de viande qui ressemble à de la semelle de cheval. Immangeable, mais au moins on chie pas liquide après.

-R…

-Pendant ce temps, le Capitaine, lui se régale de mets plus raffinés les uns que les autres. Dont son plat préféré du jeudi, à la grande horreur de Rukia, le fameux lapin aux pruneaux ! Ah, la recette ancestrale des Kuchiki, cette viande tendre comme du papier, baignant dans cette sauce délicieuse…

-…

-Forcément, à force de manger une quantité phénoménale de pruneaux, il est arrivé ce qu'il devait arrivé : le Capitaine Kuchiki a choppé une diarrhée carabinée et a bouché toutes les toilettes de la division en utilisant tous les stocks de papier. Mais soyons délicats, Rikichi. Le Capitaine ne doit en aucun cas suspecter que nous savons.

-Délicat, en effet, intervint une voix froide, derrière le lieutenant.

Celui-ci eut un gémissement. Sa soirée de beuverie venait de s'envoler, sur le dos de son bien-aimé capitaine.

Attendez, il n'entend pas mes pensées de toutes façons ? Du coup pas besoin de mentir, sa soirée de beuverie venait de s'envoler sur le dos de son horrible capitaine sans aucun sens de l'humour.

-Vous savez, je n'entend pas vos pensées, mais si vous les gribouillez sur vos rapports alors que je suis derrière vous, j'arrive à les lire.

Renji se raidit sur sa chaise et dessina un énorme cœur à l'intention de son bien-aimé capitaine.


Douzième division

-C'est incroyable, l'acharnement avec lequel le sujet d'expérience n° #5987345552 s'emploie à détruire le système de plomberie du Seireitei. Il n'y aura bientôt plus aucune salle d'eau de disponible ! Il faut arrêter ce massacre avant d'être nous-mêmes touchés Nemu, active le piège, maintenant, elle se dirige vers nous !


Et pendant ce temps :

AAAAH, je ne mérite pas ça, je ne mérite pas ça, je ne mérite pas ça !

Je ne mérite vraiment pas ça, j'aime la vie, je suis en plein sauvetage de l'humanité, JE MÉRITE PAS ÇA !

Je vous explique, parce que suivre mes cris de porcinet est assez simple, mais j'ai remarqué que vous étiez plutôt lent d'esprit, je résume quand même, pour que vous compreniez bien.

J'étais en train d'accomplir ma glorieuse et périlleuse mission.

Tout se passait bien, aucun ennemi pour l'instant n'avait survécu à mes assauts répétés.

Des trentaines de toilettes furent bouchées grâce à mes soins.

Les baraquements en face de moi affichaient treizième division.

La treizième. Celle du Capitaine gentil, celle du beau gosse aux cheveux blanc et aux yeux de la couleur d'une pelouse qui me donnent envie de me rouler dedans jusqu'à y mourir.

Ce Capitaine là.

Il est primordial d'éradiquer la menace ici plutôt qu'ailleurs.

Et par ici, j'entend dans la chambre de ce capitaine, où la salle de bain de ce capitaine.

En fait, partout où se trouvera ce capitaine.

Dans la salle de bain, si possible.

Curieusement, alors que je m'avançais, rouleau de P-Q en main, sourire niais aux lèvres, j'ai été comme aspirée par le sol. Une trappe, un toboggan, ce genre de chose à la spy kids, et vous connaissez la suite.

Résultat, je me retrouve dans une salle, plutôt lugubre. Evidemment le passage derrière moi s'est effacé aussi vite qu'il s'était ouvert.

Sinon ça ferait pas le petit style des spy kids.

Et puis ça serait moins drôle aussi.

Ne jamais sous-estimer le côté drôle dans les évènements.

Je suis persuadée que si notre monde a évolué de cette façon, c'est uniquement parce que quelqu'un un jour a décidé que ce serait drôle de conquérir le monde, de même, un petit œuf s'est dit que ça serait drôle d'être un poisson, qui lui-même a trouver ça drôle de devenir un animal, un mammifère, un humain...

L'humour a créé l'humanité.

Je contemple la pièce dans laquelle je venais d'échouer. Taille moyenne. Recouverte d'une matière qui ressemble à du…chintz ?

Mais si, c'est bien ça, du chintz, cet espèce de papier peint fleuri immonde qu'on ne retrouve que chez les retraités séniles.

Ha, ha, on ne me l'a fait pas à moi !

Est-ce que j'aurais trouvé la maison d'Albus Dumbledore ?

Faites pas les étonnés, vous savez que partout où il y a du chintz, il y a Dumbledore. Je le sens…il est là…Caché…tout proche…peut-être a-t-il une baguette de sureau à me remettre…une prophétie à me révéler… Je vais encore devoir sauver le monde c'est ça ?

...

Ou alors je suis dans une cellule capitonnée.

Qui pourrait tout aussi bien être la cellule d'un Dumbledore qui aurait viré Dumby. C'est d'un Dumbesque. Tout le monde danse la Dub Step !

Vous savez, je pense vraiment qu'en vendant mon corps à la science je ferais un gros bénéfice. Parce que, quand même, mon aptitude à faire n'importe quoi m'impressionne moi-même.

J'étais en train d'essayer de faire un lap dance sexy sur une chaise, elle aussi capitonnée, bien sûr, sinon ça serait pas drôle.

Bref, tout ça pour dire que tout allait bien, mais j'avais encore tout ces rouleaux de papier toilette en main.

Et je faisais toujours mon lap dance, vous vous souvenez ?

Résultat, je me retrouve saucissonnée à cette chaise.

Sans aucun moyen de m'en sortir.

Encore un coup de ces maudits toilettes.

J'vous l'avais bien dit, même en étant éloignées des toilettes elles trouvent un moyen de me nuire.

Glups.

AU SECOUUUUUUUUUUUURRRRRRRRRRRRRRRSSSSS !

Je me débats comme une furie et réussit à faire sauter mes liens.

Certes, mes liens étaient en papier, du coup c'était plutôt simple à faire sauter.

Mais, bon, moi ce que je voulais surtout c'était faire sauter quelques boutons de ma chemise.

Du coup c'était un peu plus dur. Mais, bon. Je suis toujours là pour assurer le spectacle.

Après quoi, je me remet à danser le Dub Step, là où je m'étais arrêtée.

C'est à dire dans un frénétique tortillement, le soutien-gorge à moitié exposé.


Douzième division, au même moment, derrière une vitre teintée :

-Akon ! Tu peux me dire pourquoi notre viande fraîche se tortille de façon aussi dégoûtante dans MA cellule capitonnée d'urgence ?

-Mmh ? J'sais pas, poussez-vous, vous m'empêcher d'apprécier la vue…

-Cette farce tourne au ridicule. Nemu. Ejection d'urgence. Maintenant.

La lieutenant s'inclina brièvement, et appuya ensuite sur un gros bouton rouge, garni d'un motif de tête de mort.

-Bon voyage.


De l'autre côté de la vitre :

C'est dingue le nombre de choses incroyables qui peuvent arriver dans la chambre magique de Dumbledore.

J'étais en train de créer une nouvelle chorégraphie quand le sol s'est soudainement mis à trembler.

Puis un gros ressort est sortit du sol, et m'a éjecté loin, loin, très loiiiiin dans le ciel.

Encore une fois, on m'arrête alors même que j'allais révolutionner le monde de la danse et le monde tout court.

Je commence à croire que le mec qui joue au Jumanji avec ma vie a peur de me voir exposer mes superbes qualités au monde.

D'où la superbe idée de me cacher dans une cellule capitonnée de Dumbledore qui jouerait à spy kids, puis de m'en faire sortir avec un énorme ressort géant. Oui, exactement comme dans les dessins animés ridicules.

Fort heureusement, j'ai atterri non loin d'une forêt.

Forêt où il y a des arbres.

Logique, sinon on appellerais pas ça une forêt.

Ça s'appellerait comment une forêt sans arbre d'ailleurs ?

Ce serait un champ. Ou un désert, ou un terrain vague, ou un terrain sans vagues.

Ou une forêt sans arbre.

En tout cas il ne faudrait pas inventer la forêt sans chêne.

Celui dans lequel je viens d'atterrir vient de me sauver la vie.

Ça devait être un ami de Plantie, Plantie aime me sauver la vie. Plantie me sauve toujours la vie. Et en plus Plantie est une plante, or ce chêne est un arbre, les plantes et les arbres sont tout deux des végétaux.

Moi j'vous le dis, c'est trop coïncidencieux pour n'être qu'une coïncidence.

Plantie m'aime, il veut juste pas l'accepter en public.

Mais il m'aime, et il a demandé à ce chêne de me rattraper dans ma chute.

Il est haut d'ailleurs, suffisamment pour que je puisse distinguer un bâtiment au loin.

Tiens, il y a un titre dessus. Enfin, je veux dire que le bâtiment a un nom. Enfin, un titre, enfin un nom quoi, enfin il y a des lettres au-dessus du bâtiment. Enfin un symbole japonais.

Bref, le bâtiment a des écritures au-dessus.

Mais de toutes façons, je suis trop loin pour les lire. Donc en fait on s'en fiche.

Qu'est-ce qui s'est passé ici ? C'est quoi ce trou en bas dans le sol ?

PLANTIIIIIIIIIIIIIIEEE !

Non mais je rêve ? Pourquoi il y a une cellule capitonnée en plein sous-sol du Seireitei ? C'est quoi tout ce papier toilette dans tes oreilles ? On peut savoir ce que t'as foutu pendant ces quelques secondes d'absence ?

Je me suis trouvé un but dans la vie. Des ennemis. Une mission. Dès demain j'entame une tournée internationale. Je deviendrais un super-héros, je te le promet et les chiottes soviétiques ne tueront plus personne.

Et concernant la cellule ?

Quoi la cellule ? Quelle cellule ?

Tu as déjà oublié ? Tu peux m'expliquer comment tu t'es retrouvée enfermée dans une salle capitonnée ?

Non, pas vraiment.

Alors, peux-tu au moins m'expliquer, comment, je dis bien, COMMENT, tu as réussi à t'y retrouver alors que je ne me suis absenté qu'une demi-minute ?

Beeen... Non pas vraiment non plus.

Et tu n'as rien à dire pour ta défense ?

Fallait pas me laisser seule aussi longtemps ! Tu sais bien que j'ai tendance à paniquer et à faire n'importe quoi moi ! Et d'abord, si j'ai fait tout ça au départ c'était pour te protéger ! Alors la prochaine fois, pipi ou pas, tu restes ici.

Est-ce qu'une plante qui n'existe que dans notre cerveau peut soupirer en nous regardant dédaigneusement ?

Nan, parce que j'ai pas le souvenir d'un truc comme ça dans mon exposé pourtant. Et mon exposé ne peut avoir tort.

Après tout il est écrit par moi.

Or, tout le monde sait que j'ai toujours raison, même en ayant tort.

Bien que je n'ai jamais tort puisque j'ai toujours raison.

Mais je crois bien que Plantie vient de soupirer en me regardant dédaigneusement.

De une tu n'as encore jamais démontré d'une quelconque façon que tu as pu avoir raison à un seul moment de ta vie,et... oh, c'est maladroit de ma part, je dirais plutôt de ta mort.

Je grogne à l'intention de Plantie.

Tu t'es pris pour un chien ?

Totalement, et si tu ne veux pas que je te prenne pour coin pipi attitré, t'as intérêt à rester tranquille.

Je l'entend encore une fois soupirer et il reprend comme si rien ne s'était passé.

Ce qui est plutôt bon signe, j'arrive effectivement à paraître convaincante dans mes menaces.

D'un autre côté, il ne veut toujours pas que notre relation avance au point d'être très très proches, comme... Vraiment proches. Aussi proches qu'un chien et son lampadaire. Qui pour le coup serait une plante.

Je vais faire comme si aucune de tes paroles n'avait atteint mes oreilles et reprendre où j'en étais. Et de deux, je ne te demandais pas de te constituer une défense à mon égard ni même de tenter de m'apitoyer avec ta pathétique idée de me sauver, mais plutôt de m'expliquer comment tu t'es retrouvée coincée dans un arbre

Un chêne, que tu as envoyé, au passage.

Soit, un chêne, à plusieurs mètres de hauteur, et au dessus d'une trappe contenant une cellule capitonnée. Et aussi pourquoi il y a une demi-douzaine de personnes, dont des capitaines, qui te regardent avec une lueur meutrière.

J'ai paniqué ?

Tu as paniqué. Tu as paniqué. Tout va bien, elle a juste paniqué.

Quelque chose me souffle de ne pas répondre à ma plante sous peine de me faire assassiner vivante.

En même temps, c'est pas de ma faute si je panique.

C'est à cause de Sven, un ancien serveur du bar à côté de mon ancien collège.

Que d'ancienneté, ça me rajeunit pas. Je me fais vieille, je finirais par mourir, et que laisserais-je dans ce monde ?

… Oh, oubliez, je suis déjà morte.

Tout ça à cause de putain de chiottes. Je me vengerais, vous verrez, MA CAMPAGNE NE S'ARRÊTERA PAS LÀ !

Et concernant ce Sven, ça m'intéresse, comment a-t-il pu te forcer à paniquer ?

Il ne m'a pas forcé, loin de là. Seulement, Sven était viking.

Ah, tout s'explique.

Je m'accroche à une branche au niveau de mes pieds et descend de l'arbre.

Comprenez, je me laisse tomber comme une énorme baleine en pleine crise d'asthme.

Et si on ne voit que très rarement quelqu'un descendre d'un arbre comme une baleine asthmatique, il y a une raison.

C'est extrêmement douloureux. Et humiliant.

Je crachotte discrètement la terre que j'avais manqué d'avaler dans ma chut-descente et me retourne vers la demi-douzaine de personnes aux lueurs meurtrières dans le regard.

-C'était un chêne centenaire, et sacré, il symbolise la pureté depuis des générations, et il est interdit de le toucher.

Oh.

Oh.

Oh.

Comme c'est fâcheux.

Je me frotte la langue pour enlever le reste de terre, et essentiellement pour gagner du temps avant de devoir ouvrir la bouche et répondre.

-C'est un esprit viking qui m'a possédé, une malédiction très ancienne qui m'a projeté contre cet arbre, et je n'ai pu être autre chose que pauvre spectatrice, forcée de regarder mon corps ne m'appartenant plus se raccrocher à cet honorable chêne.

Sérieusement, les vikings, encore ?

Ça marche toujours, personne ne vérifie jamais quand une excuse a le mot viking dedans.

Un vieil homme rabougri s'approche, un énorme bâton à la main.

-Les vikings ?

Je relève les yeux du sol où je les avait planté.

Non, pas littéralement.

Ce serait franchement douloureux.

Et dégoutant.

Et douloureux.

Vous aimez me voir souffrir. Vous aimez la souffrance. Vous devriez consulter.

-Sacré vikings, ils me font le coup à chaque fois, allez, venez jeune fille, on a à discuter.

Un sourire idiot prend place sur mon visage alors que je suis le vieil homme.

Je me retourne et constate que cinq personnes me suivent, deux d'entre elles sont des femmes, portant des tailleurs strictes et de grosses lunettes, un carnet à la main et le regard sévère.

Des frustrées sexuelles, parfait.

Un peu en retrait se trouve le capitaine qui tente de sauver la banquise avec son regard et son système digestif bloqué.

Donc, nous sommes à trois frustrés sexuels. Parfait.

Encore plus en retrait se tient le capitaine m'ayant ''administré le konso'' le diable avec qui j'ai passé un pacte, l'homme malpoli. Bref, le capitaine de la troisième division.

Donc, trois frustrés et le diable.

Je vous ai déjà dit que ma vie me semblait parfaite ?

La dernière personne me dépasse, c'est un homme, les cheveux aplatis par du gel, le nœud de cravate impeccable et un short hawaien rouge aux pieds.

Oui, aux pieds.

Cet homme est en slip, avec son short sur les chevilles.

Et en plus de ça il empeste le carbonisé et des feux d'artifices sortent de ses poches.

Parfait.

Le vieil homme s'infiltre dans une petite maisonnette et j'hésite à le suivre.

Les frustrés s'arrêtent devant le seuil de la porte et l'homme qui sent le carbonisé a disparu.

Tout comme le diable.

Parfait.

Ma vie est nulle, mais au moins elle risque de s'achever rapidement.

Finalement, un énorme fracas se fait entendre, ainsi qu'un gros bruit sourd et le vieil homme sauter par la fenêtre.

BAM.

Enfin, il essaye, mais la fenêtre est renforcée.

Il se relève, ouvre la fenêtre et s'élance dans celle-ci.

Bien, à part ça, la porte était à deux centimètres, et elle est encore grande ouverte.

Je le sens pas trop ce monde des morts moi.

Le vieil homme attrape ma main et m'entraine avec lui dans les tréfonds de la forêt.

Bordel, je vais finir violée, c'est sûr.

-Vous voulez un peu de thé ?

J'attrape une tasse, suspicieuse.

-D'où vous le sortez ?

Il ricane, et son nez frétille.

-La maisonnette que j'ai cambriolé.

-Ah, ben, servez-moi une tasse alors.

Il glousse et sort une théière de sa poche.

Il souriait avec douceur. Comme le père Noël, le vrai pas le faux-vrai-faux shaman.

Nan, il souriait avec douceur comme le vrai père Noël.

Un père Noël à qui on aurait fait manger des biscuits au haschich.

J'attrape justement un biscuit qu'il me tend et je croque dedans.

Ils sont bons.

J'attrape la boîte et la fourre dans ma poche.

Ni vu ni connu.

-Rendez-moi mes gâteaux.

-Où sont passés les autres, les capitaines et les coincés ?

-Mes gâteaux.

-Sérieusement, ils sont partis faire un cache-cache, j'peux jouer ? Je compte pas, c'est toi qui compte !

-Ne m'obligez pas à vous faire une fouille corporelle.

Je réprime une envie de vomir et lui rend sa boîte.

-Bien, le thé devrait faire effet, bonne nuit mademoiselle, j'ai été enchanté de faire votre connaissance, à bientôt future recrue.

Mes paupières se font lourdes et je vois le sol se rapprocher.

-Eh, vous allez pas me violer hein ?

La dernière chose dont je me souviens c'est que le vieillard sourit et mange un de ses gâteaux en riant.

Du coup il fait des miettes.

C'est dégoutant.

-es yeux, allez ! Faut faire quoi pour que t'ouvres les yeux ? Tu vas finir par mourir dans d'atroces souffrances et-

J'ouvre un œil, me met à genoux, vomit tout ce que je peux et je me relaisse tomber sur le dos.

Tu te rendors ? Elle se fout de moi, elle se rendort. Tu t'es prise pour Ronflex ou qu-

-entrailles et je les ferais manger à ton chien, et je te laisserais en plein Sahara sans crème solaire, et quand tu seras couverte de coups de soleils je forcerais ton chat à te lécher avec sa langue rugueuse et tu souffriras affreusement et ensuite je prendrais tes globes occul-

Ça fait beaucoup d'animaux, tu serais pas un peu zoophile ?

Tu sais quoi ? Rendors-toi.

Je souris à l'entente de ces mots et je roule sur le côté pour trouver une position plus confortable.

Ma main entre en contact avec une matière visqueuse.

Avec de petits bouts solides.

Je ferme instinctivement mes yeux encore plus fort.

Je vous en supplie, dites moi que ce n'est pas du vomis.

C'est pas du vomis.

Ah, tant mieux, j'ai eu peur.

J'ouvre les yeux et inspecte ma main.

Plantie, c'est définitivement du vomis.

Tu m'as juste demandé de dire que ce n'était pas du vomis, tu ne m'as pas demandé de te dire la vérité.

Cette Plante est diabolique.

Et c'est la deuxième fois depuis ma mort que je rentre en contact avec du vomis.

Je commence à en avoir assez.

Sérieusement, normalement le vomis va dans les toile-Oh bordel.

Ça y est, c'est encore un coup des toilettes, là tu ne peux plus niez Plantie.

Les toilettes font exprès de me gâcher la vie, en me tuant, elles ont incrustés un programme sous ma peau qui fait que tout le monde me prend pour des toilettes, et donc tout le monde me vomit dessus.

C'était ton propre vomis que tu viens de toucher.

Non, le mien est de l'autre côté.

Oh... C'est... Exact. Et bien, tu devrais juste te frotter la main contre cette plante, ça te nettoiera tout ça.

J'applique les conseils de Plantie, un air dégoûté sur le visage.

Ça brûle. Oh putain ça brûle.

BORDEL PLANTIE, C'EST DES ORTIES !

Oh... Oups.

Les larmes me montent aux yeux alors que j'hésite entre me gratter la main, au risque de me retrouver avec du vomis sous les ongles, ou bien garder cette désagréable impression même si je préférerais me raper la main toute entière.

Ma vie est vraiment minable.

Irrévocablement et définitivement minable.

Et en plus de ça je viens de me faire drogué par un père Noël accro aux biscuits au haschich, et je suis seule dans une forêt, la main en feu et remplie de vomis.

J'attend toujours le moment où un mec sortira d'un buisson en hurlant que c'était une blague, et regardez, la caméra est derrière vous !

Mais faut croire que comme pour mon ange gardien, il est perdu dans le fin fond de l'Himalaya.

Cet enfoiré.

Je me lève difficilement et je tourne autour d'un arbre.

Il y a de la mousse sur ce côté de l'arbre, donc je me trouve vers le Nord.

Le terrain est légèrement en pente, ce qui laisserait penser qu'il y a un cours d'eau au bout de la pente.

Super.

Bon, maintenant je fais quoi de tout ça.

On m'a rien dit de tout ça quand je regardais Man VS Wild moi, maintenant c'est super, je sais distinguer le Nord du Sud et je sais trouver une rivière.

Super.

Vraiment, super. Ma vie est tellement minable en ce moment précis.

Non pas qu'elle ne le soit pas en dehors de ce moment, mais en ce moment, on le remarque un peu plus.

Je m'étire et m'adosse à un abre.

En plus de ça j'ai encore la tête qui tourne.

Je cherche au fond de ma poche une bouteille d'eau.

Bon, j'en met un peu sur ma main et je me lance le reste à la figure, ça devrait me réveiller.

Je débouche la bouteille et en verse la totalité par terre.

Super.

Maintenant, en plus de tout ça j'ai un problème de coordination.

J'arrive même plus à viser ma main.

Sérieusement, il y a quelqu'un de plus malchanceux que moi ?

Je me laisse tomber au sol.

Attendez, l'eau ne s'infiltre pas dans le sol.

Mais si la terre n'absorbe pas l'eau alors ça signifie que la terre a assez d'eau.

Effectivement.

Mais l'air est très sec ici, au point que ma gorge me brûle.

Et la forêt est trop luxuriante pour survivre dans ce climat sans absorber chaque goutte d'eau.

Donc, il y a deux possibilités. Soit je me trouve sur cette forêt elle-même au dessus d'une colonie de lutins qui humidifient nuit et jour les racines de ces arbres.

Soit c'est une nouvelle forêt implantée ici il n'y a pas plus de deux heures, sûrement un coup des toilettes. Ou des patates. Probablement un peu des deux.

Une alliance.

On est fichus.

Si ça se trouve les pommes de terres servent à nous donner envie de faire caca, et là les toilettes arrivent et quand on s'assoit sur le siège, les toilettes nous font vomis dessus.

C'est un plan machiavélique.

On n'y survivra pas.

À moins de monter une armée.

Dont je serais la chef.

Ça coule de source.

Ah, tiens, en parlant de source, il faudrait peut-être que j'aille faire un tour vers la supposée rivière loin devant moi.

Après tout, j'ai encore du vomi et des orties plein la main.

Cette pensée me ravive et je m'avance vers la pente.

Pente qui est très pentue.

Très très pentue.

Je me met à courir pour suivre la pente sans perdre mon équilibre.

Comme vous vous en doutez, ça marche pas très bien.

Je trébuche et roule sur une bonne dizaine de mètres avant de me retrouver arrêtée par un arbre.

La prochaine fois que Plantie m'aidera, ce serait cool que ce soit un peu moins douloureusement.
Tu sais que tu es dans une forêt, une forêt remplie d'arbres, donc il y a de très fortes chances pour que tu tombes sur un arbre et ça ne veut pas dire que ce sont des amis à moi à qui j'ai demandé de te protéger.

T'es encore trop timide pour avouer ton amour hein ?

Oh et puis merde.

J'entend le bruit d'une porte qu'on claque et le vide se fait dans mon esprit.

Non pas que mon esprit soit très rempli au naturel.

On sait tous que je suis une personne très calme et dont le cerveau est tout à fait vide.

Et bien sûr je n'ai aucune tendance à réfléchir à des tas de choses en même temps.

Et je n'utilise jamais l'ironie non plus.

Je suis une fille respectable moi.

Et là ce n'est pas ironique.

Promis.

Je me relève et me remet en route jusqu'à la rivière.

Désormais je l'aperçois en contre-bas.

Aha, je savais que regarder Man VS Wild m'aiderait un jour.

Après, je l'avoue, je ne savais pas que ça me servirait à me nettoyer du vomi d'un inconnu et d'une démangeaison horrible.

Mais au moins, ça m'a aidé.

Je m'accroupis face à l'eau claire et j'y plonge la main avec une certaine satisfaction.

J'ai rarement été aussi heureuse de ma vie.

Faut dire aussi que vu ma vie ces derniers temps, j'ai rarement été heureuse tout court.

-AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !

Je relève la tête.

De l'autre côté de la rivière, un homme se fait prendre pour un punching-ball par une petite fille de huit ans.

Sauf que la petite fille de huit ans a une énorme épée et que des ombres dansent derrière elle.

Bon.

Réfléchissons, si je décidé d'aider cet homme, vous pensez qu'il me paiera cher pour que je ne répète à personne d'autre qu'il s'est fait attaqué par une gamine de huit ans.

Mais en même temps, si ça se trouve il voudra me frapper jusqu'à ce que je me taise.

Ou bien encore pire, il est peut-être pauvre.

Si il est pauvre alors je ne gagnerais rien à l'aider.

Or, si je ne gagne rien à l'aider, pourquoi l'aider ?

C'est vrai quoi, pourquoi je ferais face à une gamine tout droit sortie d'un film d'horreur si je n'ai aucune récompense ?

Si l'homme était vraiment riche encore, mais là il n'est pas riche, sinon il aurait sûrement demandé des gardes du corps.


Perché sur un arbre, les femmes aux regards sévères sortaient des crayons et griffonnaient rapidement en grommelant.

-Long temps de réaction.

-Probablement une intellectuelle qui cherche un plan pour appréhender sans dégâts la petite fille.

-Ou peut-être qu'elle est comme cette autre fille, celle aux cheveux roses, elle a un démon scellé en elle et voir cette petite fille lui rappelle elle-même.

L'homme saute jusqu'à leur branche et remonte son short.

Uniquement jusqu'aux genoux, faut pas rêver non plus.

Il sort une cigarette de sa poche et l'allume.

Les deux femmes s'éloignent par réflexe.

-C'est bon, j'ai vérifié, c'est bien une cigarette et elle ne va pas m'exploser dans les mains, pas de panique.

Cela ne rassure pas les deux femmes qui s'éloignent encore plus.

Il sourit et inspire une bouffée de sa cigarette.

Il s'étouffe et éteint rapidement sa cigarette.

-Il y a pas à dire, je préfère les bonbons.

Ce disant il fourre une sucette dans sa bouche.

-N'empêches que, vous avez jamais pensé que cette fille était peut-être juste conne ? J'veux dire pour l'instant elle a juste tourné autour d'un arbre et versé de l'eau par terre avant de courir, tomber, et fourrer sa main dans l'eau. En plus elle sent le vomi.

Les femmes font claquer leurs langues dans une parfaite harmonie.

-Je suis persuadée que c'est un très bon élément qui réfléchit juste à sa stratégie.


Donc, cet homme est pauvre.

Ou alors, c'est un riche marchand d'armes qui est ici incognito.

Mais, à ce compte-là, vaut mieux pas me mêler de ses affaires.

J'veux dire, ça reste un marchand d'armes.

C'est dangereux un marchand d'armes.

En même temps, mon deuxième nom c'est Danger.

Enfin, pas vraiment, mais c'est une façon de dire que j'aime le danger.

Tant qu'il n'est pas trop dangereux

Mais il ne semble pas trop dangereux.

Ce n'est qu'une petite fille avec une grande épée et des ombres qui dansent.

Littéralement, les ombres dansent le rock et la petite fille frappe l'homme.

… Finalement, il y a peut-être plus malchanceux que moi.

Je me relève, secoue ma main et époussette mes vêtements.

J'inspecte mon reflet dans l'eau.

Parfait, j'ai l'air d'une folle débraillée, couvertes d'égratignures et de terre.

Je tente de sourire.

Et en plus de ça, j'ai l'air niaise.


-Elle contemple la rivière avec un air très concentré.

-Vous pensez que ça a un rapport avec une technique cachée, comme le contrôle de l'eau ?

Les deux femmes spéculèrent un bon moment sur la possibilité d'un nouveau pouvoir, tout en commentant les moindres faits et gestes d'Alex, un peu plus bas.

Une petite explosion retentit et elles se retournèrent, un air plus blasé que blasé sur le visage.

La source de l'explosion sourit et réajusta son short sur ses genoux.

-C'était pour ajouter un peu de spectacle, on se serait cru à Rolland Garros, vous deux à commenter tout ce qu'elle fait alors qu'il n'y a rien à commenter, elle regarde son reflet, c'est tout.


Je traverse la rivière, qui est, rappelons-le, gelée, et je me plante devant la petite fille et ses ombres.

Bien.

Et maintenant ?

Plantie ?

Ne comptes pas sur moi.

S'il te plait ?

Tu peux toujours rêver, il y a plus de chances pour que j'aille me couper la tête et l'envoyer dans ta poche que de chances que j'aille t'aider.

T'es glauque.

Je regarde la petite fille qui plante son épée contre mon cou.

Hum.

-Salut, je suis perdue, tu sais pas où je peux trouver une taverne ?

L'épée fuse et je me baisse juste à temps pour qu'elle ne fasse qu'entailler ma joue.

Merde.

Je plonge machinalement la main dans ma poche, après tout, j'ai de tout là-dedans.

Je tombe sur quelque chose de dur mais tout de même friable.

Jackpot.

Je le sors d'un geste magistral et le plante face aux deux yeux de la petite fille.

-Tu me laisses tranquille, ainsi que cet homme, et je n'appuie pas sur ce bouton.

La petite fille hausse un sourcil.

-Et pourquoi je ne voudrais pas que tu appuies sur ce bouton ?

-Si tu le fais, cette forêt explose. KABOUM !

Étrangement, mes grands mouvements de bras et mon imitation de l'explosion ne semble pas la convaincre.

-Oh. Et tu crois que je vais y croire ?

Qu'est-ce que je vous disais ?

-Regardes bien, l'air est sec, et pourtant il y a des tonnes d'arbres et de fleurs, donc ils devraient absorber énormément d'eau, et pourtant, si tu en déposes sur le sol, elle ne sera pas absorbée. Parce que cette forêt est artificielle, je l'ai crée moi-même et j'y ai caché un dispositif d'auto-destruction.

-Et pourquoi te ferais-tu exploser, toi ainsi que tout ce travail ?

Bon, là j'avoue, elle me pose une colle.

-Pour le plaisir d'avoir pu t'empêcher de nuire ?

-Ce serait stupide.

-Je suis stupide.

Aha. Elle ne sait plus quoi dire.

Elle me regarde et en une demi-seconde elle plante son épée dans le bouton que je tenais en main.

Bouton qui se réduit en miettes dans mes mains.

Bon.

J'avale les miettes et replante mon regard dans le sien.

-C'était stupide, et si ce bouton était vrai ? D'accord, c'était un gateau, mais ça aurait pu être un vrai bouton d'auto-destruction.

Elle me sourit, et ses yeux s'illuminent.

-Je suis stupide.

Sur ce, elle pose son épée au sol et sort une tasse de thé.

La dernière fois que j'ai bu du thé, j'ai été droguée et je me suis réveillée la main couverte de vomi.

En même temps, j'ai très soif.

J'accepte la tasse avec un grand sourire.


Derrière un rocher Ichimaru et le vieil homme drogueur discutaient.

-C'est pas vraiment ce qu'elle devait faire dans l'examen.

-Je vous l'avais bien dit que cette jeune fille était intéressante.

Gin attrapa un biscuit et l'observa attentivement.

-Un bouton d'auto-destruction, hein ? C'est astucieux.

-Il n'empêche qu'elle m'en a volé un.

-Elle a réussi à vous en voler un sans que vous vous en rendiez compte ? Vous vous faîtes vieux.

Le vieil homme sourit et ajouta nonchalamment :

-J'ai entendu dire qu'elle avait fait un lap-dance à une chaise dans une pièce de la douzième.

-C'est vrai.

-Vous étiez là ?

Le sourire du capitaine de la troisième division s'agrandit encore plus, si c'était possible.

-Oui, c'était... Intéressant

-Dans ce cas vous devriez vous retournez, elle est en train de danser avec une ombre.

-C'est l'examen d'entrée à l'académie des shinigamis la plus intéressante depuis bien longtemps.


Je m'affale sur le sol, le souffle court.

Faut dire que quand on se lance dans une battle de pole-dance avec des ombres, c'est épuisant.

Surtout quand on ne sait pas faire de pole-dance.

J'ai mal aux fesses.

La petite fille sourit et fait un signe de la main que je ne distingue pas très bien.

L'instant d'après, j'entend une explosion et six personnes me font face.

Le capitaine de la troisième division, son habituel sourire aux lèvres, à sa droite, e vieil homme drogueur, sa boîte de gâteaux jalousement serré contre lui, à côté les deux femmes sévères, toujours indifférenciables, regardant hargneusement l'homme aux cheveux pleins de gel et au short hawaien sur les genoux.

D'ailleurs, ils semblent mener une joute verbale.

-Je vous dit que c'est un bon élément.

-Peut-être, mais elle est conne, elle a voulu danser avec des ombres, elle devait les battre, pas danser avec.

-Je suis persuadée que ça fait partie d'un plan très complexe.

Oui, c'est vrai, un plan très complexe.

Un sourire étire mon visage.

Devenir championne du monde de break-dance.

Sacré plan.

J'adresse un clin d'oeil à la petite fille qui me répond en levant le pouce.

Et finalement, un peu à l'écart et trempé se trouve Byakuya Kuchiki, le sauveur de la banquise.

D'ailleurs, c'est le premier à prendre la parole :

-Mademoiselle Kichigai, nous vous avons observés et...

Oh.

Oh.

Oh.

C'est gênant.

… Mais attendez...

-Vous m'avez observés de sous l'eau ?

-Je... J'ai suivi le poste d'observation où j'ai été affecté.

Ah ouais... Quand même.

Il ne se rebellera jamais lui.

Attendre sous l'eau, sous l'eau où je vous le rappelle j'ai nettoyée ma main pleine de vomi.

Je sais pas, il pourrait s'offusquer, demander à être transféré, faire quelque chose, non ?

Faut croire que non.

-Tout ceci était organisé, je vous présente Annie, le but de cette mascarade était de voir si vous arriveriez à la rendre inoffensive.

Ben... J'ai réussi d'une certaine façon, non ?

Je me retourne vers eux, le visage inondé de fausses larmes et des étoiles pleins les yeux.

-Et vous avez en quelque sorte réussi.

Ah !

Un sourire victorieux s'étend sur mon visage.

Bon, maintenant que je sais que j'ai réussi.

-Et, j'ai réussi pour quoi en fait ? Enfin, pas pourquoi, je sais pourquoi j'ai réussi, mais je veux dire qu'est-ce que j'ai réussi ? Enfin, je sais, j'ai réussi à rendre Annie inoffensive, mais ensuite, je veux dire, à quoi ça rime ?

Cette fois-ci c'est le capitaine de la troisième division qui me répond, et étrangement, avant même qu'il n'ouvre la bouche, je sentis que ça allait être mauvais.

Pourtant, ça peut pas être encore pire, n'est-ce pas ?

Je me trompais. Et j'en eus la certitude quelques secondes plus tard.

-Pour entrer à l'académie des shinigamis enfin.


Voilà voilà.

Alors, je voudrais remercier mon lapinou d'amour, mon Dieu et mon âme soeur, Gun d'Ange pour avoir écrit une grosse partie de ce chapitre, du début jusqu'à l'arrivée devant la forêt en fait.

Donc, un très gros passage, que j'ai très peu remanié, parce que, que voulez-vous, on ne retouche pas un chef d'oeuvre.

Sérieusement, ce lapin est trop cool.

Je l'adore, et vous devriez tous venir lui embrasser les pattes.

Passons, j'ai eu un gros débat philosophique, une amie m'a soutenu que "Bob" était juste le raccourci de Robert.

C'est faux, on est d'accord ?

Ou c'est vrai et on n'est pas d'accord.

À part ça, j'ai fini le dernier livre de Game Of Thrones, c'était horrible.

Je me sens vide maintenant.

Alors je suis retombée dans Doctor Who.

À quelques jours du bac.

Je sens que je l'aurais pas.

En plus de ça il y a toujours Iwastsomuchtime et memecenter qui aspirent mon âme et mon temps à chaque fois que j'ouvre internet.

Sacrebleu, ma vie est trop remplie.

Passons, j'ai hésité à continuer un peu le chapitre, mais j'aimais bien l'idée de le finir comme ça.

Par contre, le prochain arrivera plus rapidement, promis.

Passons.

Je vous aime.

À la semaine prochaine.