HEY !

Je suis même pas en retard.

Pourtant, je peux vous dire que j'ai été asphixiée par le dissolvant et le vernis.

J'ai pris un max de temps pour faire mon nouveau vernis, mais j'en suis très fière, c'est un motif différent sur chaque doigt, des ronds, des lignes, des triangles, un coeur... De quoi le bac ? Ah nan, je connais pas ça.

Bon, la vraie excuse, c'est que ma maman m'a volé mon tricycle en fait, du coup j'ai été obligé d'aller combattre un dragon pour le domestiquer et m'en servir comme moyen de transport, mais j'ai fini par le tuer malencontreusement, donc j'ai dû aller à mon lycée à pied, j'ai raté l'heure de mon bac, donc j'ai dû aller à pied jusqu'au tribunal pour faire appel, mais j'étais encore couverte de sang du dragon, donc j'ai fini en prison.

Ma vie est mouvementée tout de même.

Et elle l'est encore plus au grès de vos reviews qui me font toujours trop plaisir à chaque fois que je les lis, surtout que je suis du genre très, mais vraiment TRÈS paranoïaques donc quand je vois que pleins de gens lisent mais ne reviewent pas ou reviewent et d'un coup s'arrêtent sans dire pourquoi, je me met à psycoter.

Passons.

Aux RAR (c'est drôle le fait de continuer la phrase en bas non ? Non ? Bon, ok non)

Skully-Bonbon: Je suis justement en train de jeter un oeil à ta fiction, je ne connais absolument pas Wow mais ça a l'air drôle. Passons. C'est très gentil tout ce que tu me dis, je t'avoue qu'en me relisant, je trouve toujours ça clair, mais en fait, je réalise que pas du tout. Sinon, Mouton arrive là tout de suite, mais s'installera vraiment que dans plusieurs chapitres. Pour le sexe de Plantie je l'ai toujours vu comme étant asexué, mais plutôt un homme, si ça peut t'éviter de tout conjuguer aux deux sexes :) J'suis heureuse de savoir que quelqu'un lit mes excuses, je m'éclate pas mal à les écrire, et au moins elles ne tomberont pas dans l'oubli.

Cauliotteuh: Je sais que tu m'aimes, tout le monde m'aime, je veux dire, je suis carrément aimable, et magique. Ça semble logique vielle goliotte de l'espace (ça fait quoi d'atteindre un âge à trois chiffres d'ailleurs ?)

Captain Biceps: Eh, c'est cool de savoir que tu continues de lire cette histoire et que tu embrasses les pieds à Gda, même si c'est une grosse dégoûtante. C'est GDA qui a écrit le passage avec Akon, mais à mon avis, ouais il est un peu pervers, même si la théorie du bonbon est carrément bien trouvé. J'demanderais à GDA. J'aime l'idée d'une Alex jardinière et nan je connais tout moi-même ! T'es l'une des rares à avoir remarqué les allusions aux Mary Sue, c'est cool.

Dr Who: J'aime vraiment cette série, et à chaque fois que je vois Amy qui... Oh, je vais pleurer. Et Mouton arrive ici, les arrancars dans deux-trois chapitres. Et j'ai l'impression que les toilettes vont rattraper les patates.

Ginounet: Ah, pauvre petite, t'as dû passer les examens coincée dans une salle, c'est ça ?

Agrond:Bon, maintenant je doute. Bill c'est pas celui de William hein ?... Je réalise ce que j'ai dit, bien sûr que non. Ma naïveté me perdra. Et bien tu peux d'ores et déjà me donner ton Tapy. ... À qui je vais faire croire ça, tu peux garder Tapy, t'es trop perspicace pour ton propre bien Agrond, il va falloir que je trouve un moyen de te faire taire.

Cauliotteuh: Mais ne t'inquiètes pas, regardes je ne suis même pas en retard et... Wait, t'as pas reviewé deux fois espèce de goliotte, c'est Alzheilmer qui te fais ça ? T'as au moins intérêt à te souvenir de notre demande en mariage alors !

Nana: Les coups de soleil sont passés, mais j'ai bien bieeeen douillé. Sinon, le bac franchement, si je tombe sur un mec qui a de l'humour, je l'ai, sinon je suis morte et enterrée. Moi je pensais que Peach était juste en couple avec Bowser mais qu'elle osait pas le dire à Mario (pour autant se faire enlever, c'est suspect) ensuite, pour le portail, j'ai encore un bleu, j'ai fini par passer par la forêt au fond de mon jardin, du coup j'avais des toiles d'araignées partout et tout, c'était horrible. Tout ça pour... Une théorie oui, bien sûr. Hum hum. Écoutes non, je suis encore dehors, il commence à faire froid. Honnêtement Gda m'a tué sur le coup, j'ai cru qu'elle m'avait perdu avec Renji, Unohana et Komamura... Et bien c'est un gros dilemne, je t'explique.

Du papier triple épaisseur, c'est trop d'honneur (joli rime) mais en même temps avec celui de première qualité ça bouche pas assez bien. Donc c'est du papier triple épaisseur mais rendu rugueux. pour pas que les toilettes aient une jolie fin.

Ensuite, la perverse sera très souvent dans les parages si Ukitake y est aussi. Tout comme la radinerie. Pour le cas d'Akon, faut demander à Gda, moi je suis pas dans sa tête, et j'ai pas écrit ce apssage, mais comme le proposait Ginounet si ça se trouve la morphologie d'Alex lui faisait penser à un bonbon. Sven... Bon, d'accord, je parlerais de Sven. Ensuite, pour le monsieur, c'est un OC, comme presque tous, il prendra son sens plus tard. Le vieux rentre, Alex reste dehors, et le vieux ressort en courant en trainant Alex derrière lui dans les bois (il a juste volé du thé, et les frustrés le savaient donc ont attendus dehors) Ensuite, Alex se lie très vite d'amitié, mais les gens se lient plus difficilement à elle. Aha, je compte laisser le suspens de Gin encore un peu... Bon, ok il monte juste un dossier. Et Dumby n'est pas mort. Il est là, non, pas dans mon coeur, dans mes seins. Et ouais.

Lily: Heureuse de t'avoir détendue, j'espère que t'as réussi cet horrible rite d'initiation barbare qu'est le bac. :)

Loupiote: Bordel, tu en sais trop. Attends, je cherche mon stylo effaceur de mémoire. Mais où est-il ? Bon, je suis trop bordélique, donc t'auras la vie sauve, mais ne t'avises pas de diffuser cette information !

Mayou: Yo petit radis, Gda c'est la fantatistique créatrice de "The Verry bad joke" (avec la faute dans le nom oui oui oui) La statuette est très bien cachée, c'est le cadeau que Soi Fon a déjà fait à Yoruichi. Je sais c'est nul. Mais dans le chapitre prochain, je pourrais plus me débrouiller pour les caser. L'idée est dans celui d'encore encore après, enfin je sais pas quand, mais elle y sera. Bah tu sais, quand on vit avec le roi des démons sous son lit et qu'on s'amuse à jouer ensembles à celui qui volera le plus d'âmes, ben on a plus trop peur des papillons. Sauf quand j'ai commencé à vouloir le tuer et qu'il s'est posé sur moi, le papillon hein, pas Paul, j'essayerais jamais de tuer Paul, je l'aime trop pour ça, sacré roi des démons. le Jumanji ? C'est euh... Un jeu... Maléfique, enfin, dans un film/série/dessin animé et en gros quand on commence une partie on est plongé DANS le jeu, dans la jungle enfin une dimension parallèle et selon les dés que tu lances, t'as des singes et autres qui t'attaquent...

Voilà.


Et beh bon chapitre alors ! On se revoit à la fin ou pas, si vous voulez sauter mon blabla ou si vous décidez de ne pas lire la fin, ou si vous mourrez entre temps, ou si un extra-terrestre vous kidnappe, ou si il y a une apocalypse zombie...

On peut jamais tout prévoir


Il viendra quand même un jour où il faudra qu'on m'explique quand même.

Nan parce que je veux bien être conciliante jusqu'à très loin, mais là c'est trop.

J'ai jamais rien fait de mal !

J'étais tranquille dans mon lycée tranquille, une étudiante dans la moyenne, aimée par tous.

Enfin, tolérée par tous.

Bon, d'accord, tolérée par la plupart.

Bon, d'accord, peu de gens me tolérait.

Mais il y en avait tout de même quelques uns pour le faire.

Et puis, si les autres sont étroits d'esprit, qu'est-ce que j'y peux ?

Et là, je me tape la mort la plus stupide de tout les temps, écrasée sous un lavabo d'une sation spatiale russe.

Bon, voilà quoi. Quand même le genre de truc comme ça ça fait mal à son égo.

Ensuite il y a un petit moment où je n'ai pas tout saisi, et je me suis retrouvée à devoir me battre contre des Georges, qui sont en réalité des clochards.

Mais je suis persuadée qu'en cherchant bien, on peut voir un semblant de logique entre les deux évènements

Mais je m'explique toujours pas comment j'ai fait pour me retrouver plantée devant le perron d'une putain d'école, entourée par quatre hommes en costumes

Université.

Ah oui... Ça n'explique rien du tout Plantie.

Ce n'est pas une école, mais une université.

Ça n'explique toujours rien.

Mais ça reste une université.

École.

Université.

École.

J'ai passé des années enfermé à jouer à ça avec deux enfants de quatre et six ans, tu veux vraiment continuer ?

Pour le simple fait que t'ai été enfermé avec deux mioches, je te laisses gagner.

Génial. Donc, nous en étions à :

T'as passé un examen d'entrée pour l'académie des shinigamis.

D'une certaine façon, tu l'as réussi.

Ma maman serait fière de moi.

Si on exclue la partie du lap-dance, peut-être.

Donc, ensuite ils ont dit que s'ils t'avaient fait passer ce test, c'était parce que t'avais un potentiel de shinigami, vu que t'as réussi à survivre par deux fois à des attaques de hollows.

Je l'avais toujours dit que j'avais du potentiel quelque part.

Mais qu'ils étaient de très bas niveaux et que tu as eu énormément de chance, sinon tu serais sûrement morte écrabouillée sachant que t'es qu'un gros tas inutile qui fait honte à la profession et-

Je suis presque sûre qu'ils ont jamais dit que je n'étais qu'un gros tas inutile.

Ça c'était ma propre pensée.

Tu finiras par accepter ton amour Plantie.

Enfin bref, ils sont en pleine guerre et ils ont cruellement besoin de main d'oeuvre, donc ils baissent leurs critères et recrutent même les résidus inutiles.

Connard.

Bref, toujours est-il que moi j'ai essayé de refuser leur offre.

J'ai passé ma vie en cours, j'voudrais profiter de ma mort.

Donc, j'me suis enfuie.

Sauf qu'ils avaient VRAIMENT besoin de nouveaux soldats.

Donc ils m'ont retrouvés.

Alors, j'ai essayé de me déguiser.

Comme toute personne normale en situation de stressL

Et qu'on ne se moque pas de moi, je vous rappelle qu'il y a un mec dans un jeu vidéo qui se cache dans une boîte quand il infiltre une base ennemie et personne ne le remarque ! (1)

C'est sûr qu'avec ces références, le déguisement d'une patate géante sifflotant dans la rue, c'était bien trouvé.

Heureuse de te l'entendre dire.

Mais alors, comment t'ont-ils attrapés ?

Is étaient agiles, et intelligents. Leur piège était parfait.

La coupelle d'alcool posée dans la rue reliée à une boîte qui s'est refermée sur toi ? Ce piège ?

Plantie, on avait parlé du fait d'arrêter de gâcher mes effets de suspens ?

Oui.

Tu comptes pas t'arrêter ?

Non.

Pourquoi donc ?

J'ai hâte de te voir t'énerver sans raisons apparentes devant tes gardes du corps.

Ah oui.

Parce que, du coup, après mes tentatives de fuites, on m'a assigné quatre grands monsieur baraqués, en grand kimono de combat, avec de grandes épées dans leurs dos.

Au cas où le simple fait d'être une pauvre fille seule face à quatre colosses n'était pas assez intimidants, il faut des épées.

De gigantesques épées.

Le genre d'épées qui me font passer pour un cure-dent à côté.

Entre temps moi et mes quatre gardes du corps,

Et oui, je dis moi et mes gardes du corps, et non l'inverse, je ne respecte pas les convenances moi, je ne suis pas esclave de la société, je ne me plierais pas à la règle de la syntaxe ''les autres ET moi en dernier''.

Et non, parce qu'on commence avec ça, et on finit par se plier à toutes les règles, et on devient esclaves.

Voilà.

Bon, nous en étions à, moi et mes gardes du corps ou officiers chargés de m'escorter pour m'empêcher de m'enfuir, appelez ça comme vous voulez, on est rentré dans l'hall de l'université.

Il y a une vieille derrière son comptoir d'accueil qui me regarde méchamment.

Paradoxalement, elle ne décroche pas un regard au mec face à son comptoir qui la fusille du regard.

J'ai ce genre de magnétisme puissant moi, qui fait que dès qu'on me voit, on a envie de me fusiller du regard.

C'est pas donné à tout le monde hein.

D'ailleurs, le mec qui fusille du regard la vieille qui me fusille du regard commence à hurler.

Enfin, il babille tout en hurlant.

C'est assez étrange.

Il doit pas réaliser que sa voix est nasillarde, et qu'on se préoccupe plus des inflexions de sa voix que de ce qu'il dit.

Pauvre garçon, personne ne l'écoutera jamais déblatérer sur la tuyauterie défectueuse de sa chambre.

Sauf moi, puisque j'ai compris qu'il se plaint de cette tuyauterie.

Mais moi à la limite on s'en fiche, moi je pourrais pas l'aider avec ça, sauf si je fais des études de plomberie.

Mais j'ai pas l'intention de le faire.

Et la dame derrière le comptoir n'a pas l'air de vouloir l'écouter, donc il devra supporter cette tuyauterie.

Une minute...

VAS PAS TE PLAINDRE CONNARD, J'AI MÊME PAS DE CHAMBRE MOI !

Bref. Il a l'air d'avoir remarqué que la vieille ne l'écoutait pas.

Son sourcil tique un peu, et il devient tout rouge.

Encore un peu et il va se mettre à baver en lui aboyant dessus.

Ou l'embrasser fougueusement.

Je suis pas dans sa tête, je peux pas tout savoir, tout est possible !

Mais pour l'instant il se contente de la regarder méchamment.

Donc si je résume il fusille la vieille, qui me fusille moi.

Enfin, du regard j'entend.

Sinon ce serait un bain de sang.

Et j'aurais quand même des scrupules à fusiller le mec qui arrête pas de se plaindre, il a déjà une vie plutôt nulle, à parler sans que personne ne l'écoute.

Mais au moins si je le fusille lui, le triangle est fini, chacun fusille quelqu'un et la boucle est bouclée comme on dit ! Après ça on ose me dire que je suis une fille pas sérieuse et incapable d'aller jusqu'au bout des choses. J'irais jusqu'à fusiller un innocent pour aller au bout des choses !

Comme s'il avait entendu mes pensées, il s'éloigne du comptoir, et sort de mon champ de vision en tapant des pieds.

Bon, maintenant je ne peux plus le fusiller, tout va bien alors.

J'en profite pour m'avancer et planter mes yeux dans ceux de la vieille réceptionniste.

Son regard se durcit encore plus.

À la voir j'ai massacré une douzaine de chatons sous ses yeux.

-Tiens donc, qu'avons nous là ? Mademoiselle Kichigai ? Je pensais avoir perdu espoir de vous rencontrez un jour.

Tu m'as attendu neuf jours tout au plus connasse.

-Excusez-moi madame, j'ai eu quelques petits problèmes.

-Ce qui doit avoir un rapport avec les quatre gardes à vos côtés.

-Oui, je suis une personne très importante vous savez. Si vous voulez savoir, ils m'accompagnent même jusqu'aux toilettes, ce qui est plutôt agaçant d'ailleurs, le plaisir d'aller se relaxer aux toilettes est très restreint quand on est accompagnés par quatre mecs qui jettent des coups d'oeil par dessus la porte des toilettes pour vérifier qu'on s'échappe pas par les tuyaux. Alors que bon, soyons réalistes, je passe pas dedans, pas faute d'avoir essayé hein, mais j'ai compris que je rentrerais pas, alors au bout d'un moment, ils auraient pu me lâcher et me laisser y aller seule ! Mais non ! Vous pensez bien ! Bon, en même temps ça me fait penser que c'est un peu comme si je compatissais avec le héros de l'ombre l'autre capitaine Kukiki, celui à l'usine de balais dans l'estomac, lui il peut jamais aller aux toilettes, alors bah c'est un peu comme si je le supportais dans cette épreuve et...

Un de mes quatre gardes s'avance et se poste devant moi.

-En réalité, si nous faisons cela mademoiselle, c'est pour éviter que vous ne tentiez une nouvelle attaque contre les sanitaires.

Je ne sais pas qui est ce garde, mais je ne l'aime pas.

-Je ne t'aime pas.

Voilà, c'est dit.

Il hausse un sourcil et se retourne face à la vieille du comptoir.

Je l'ai peut-être vexé, qui sait.

-Mademoiselle Kichigai, vous n'êtes pas ici de votre plein gré, n'est-ce pas ?

Cette fois-ci, c'est la vieille qui a parlé.

Et mon dieu, elle a bien fait de parler.

-Bien joué ! C'est que vous êtes observatrice dites moi ! Vous savez que vous pourriez être un très bon Sherlock Holmes ! Enfin, si vous perdiez quelques kilos bien sûr, et si vous enleviez votre teinture rousse, d'ailleurs vos racines grises réapparaissent attention, et vous devriez sûrement oublier les chemises vertes à fleurs oranges et roses, ça ne met pas votre teint en valeur, oh et à mon souvenir, Sherlock n'a pas de moustache, donc faudrait arranger ça. Mais sinon, vous tenez le bon bout, ...

Je m'approche du comptoir et passe par dessus pour avoir une meilleure vue sur le badge de la femme face à moi... Brenda.

-Brenda, vous tenez le bon bout hein, vous êtes sacrément perspicace, si vous voulez je pourrais même être votre Watson !

Le visage de Brenda vire au rouge.

Elle est timide et gênée, pauvre petite Brenda.

-Ah non, Brenda ne vous inquiétez pas, il n'y a aucuns sous-entendus dans ce que je viens de dire, même si je ne doute pas que vous devez avoir du mal à trouver un partenaire sexuel pour vous accoupler et donc que cette proposition vous serait allée, même si d'ailleurs, si vous pouviez éviter de vous reproduire, ce serait pas mal, non pas que j'insinue que vous soyez une tare pour l'humanité, mais vous comprenez, trop de perspicacité dans le monde finirait par le faire s'exploser, aha. Enfin toujours est-il que je ne mange pas de ce pain-là, je suis vraiment désolée Brenda.

Le visage de Brenda se crispe tout en rougissant encore plus et elle déclare d'une voix sèche :

-Il ne reste qu'une chambre, sans climatisation, proche des canalisations, la fenêtre grince et la porte est bloquée, le bâtiment est abandonné et assez éloigné du campus. Et... Oh, vous devrez cohabiter avec une autre personne.

Elle se penche et ouvre un tiroir pour en ressortir une vieille clef toute rouillée qui semble manquer de tomber en ruines.

-Brenda, je vois les clefs derrière vous, et le registre indique qu'il reste une dizaine de chambres.

-Bravo mon cher Watson.

-Brenda, vous ne m'aimez pas.

-Encore une fois, Watson, vous m'impressionnez, vous lisez en moi comme dans un livre ouvert.

Elle profite de cette phrase pour refermer violemment le registre, mes doigts toujours à l'intérieur.

Je retiens une exclamation de douleur et souffle sur mes doigts meurtris.

J'hésite un instant entre faire une tête de chien battu dans le but de culpabiliser Brenda ou lui tirer la langue pour lui montrer mon mécontentement.

Finalement, je me décide à faire les deux avant de faire demi-tour, direction ma chambre.

Je n'ai même pas pu explorer le paysage, les quatre mecs m'ont escortés jusqu'à la porte.

Qui d'ailleurs se trouve à des dizaines de kilomètres de l'accueil de l'université.

C'est vrai que c'est assez éloigné du campus.

Je me retourne vers l'un de mes gardes du corps, appelons le Bill.

-Bill, on est à combien de kilomètres des salles de cours ?

-Comment connaissez-vous mon prénom ?

C'est son vrai prénom ?

C'est son vrai prénom.

Appelez-moi Dieu.

-J'ai un don pour ça.

Ma réponse semble lui convenir puisqu'il me répond aussitôt.

-Treize kilomètres et cent trente trois mètres.

Je lui retourne un regard choqué auquel il me répond par un simple signe de la main.

Voyant que je continue de le fixer, il ajoute

-Je suis verseau.

Ah.

Bah moi je suis capricorne, ça veut dire que je sais doser les grains de riz au milligrammes près ?

Je me retrouve face à ma chambre, dont une fumée étrange s'échappe.

Pitié, j'ai assez de choses louches avec tout ce qui se passe dans ma vie. On va pas me rajouter ça à ma pauvre existence qui est déjà devenue si minable !

Je me reprend et respire profondément avant de poser la main sur la poignée.

Bien sûr, le fait de respirer profondément alors qu'il s'échappe une fumée inconnue ne te semble absolument pas dangereux, n'est-ce pas ?

J'ignore Plantie et pose ma main sur la poignée de porte.

Tout va bien, je vais juste tourner cette poignée et tout ira bien, au pire je risque de me faire enfumée mais j'ai déjà respiré cette fumée, donc je meurs à tout les coups.

Donc, tu respires et tout ira bien.

Après tout, tu ne t'es pas pris un putain de lavabo venant d'une station spatiale russe sur la gueule pour mourir une deuxième fois juste en ouvrant une porte.

Donc t'arrêtes de faire ta tapette et t'ouvres cette porte !

Voilà ,tout doux.

Tu poses ta main délicatement sur la poignée.

Elle est y déjà.

Je suis trop rapide finalement, laissons tomber l'association pour les lents d'esprits, maintenant je vais le faire pour les surdoués !

...

Ouais, peut-être que c'est pas une si bonne idée finalement.

Donc, tu tournes la poignée et la porte va s'ouvrir.

Tu vois, la porte s'ouvre toute seule avant même que tu n'ai tourné la poignée.

WOAW, STOP ARRÊTEZ, POURQUOI LA PORTE S'OUVRE ?

-Probablement parce que quelqu'un l'a ouverte de l'intérieur parce qu'il en avait marre de t'entendre marmonner de l'autre côté de la porte ?

Je relève la tête vers la personne face à moi, qui me tend déjà sa main.

-T'es Alex c'est ça ? T'es ma colocataire ?

Mais... Mais...

-Ils autorisent la colocation entre sexes différents ?

-Bah je te rassure, tu m'attires ab-so-lu-ment pas, à vrai dire je préférerais me masturber avec un cactus plutôt que de ne serait-ce que songer à coucher avec toi.

J'affiche une moue à mi-chemin entre le dégoût et l'intérêt.

-T'aurais pas de cactus d'ailleurs, je crois que je viens d'y penser.

J'hausse un sourcil face à sa demande.

C'es probablement douloureux tout de même de s'astiquer avec un cactus.

Je suis pas si écoeurante quand même si ?

Je veux dire, bon, certes j'ai pas eu le temps de me coiffer, ni de me maquiller, et j'ai pas pris de vraie douche depuis un bail.

Bon, et peut-être que mes yeux sont éclatées et bouffis.

Et j'ai peut-être l'air débraillée, et les doigts tout gonflés.

Mais sérieusement, je reste plus baisable qu'un cactus nan ?

Enfin, merde un cactus quoi !

C'est même pas anatomiquement possible !

Quoique, je pensais la même chose pour l'usine des balais dans l'anatomie.

Ça mériterait une réflexion plus intense, et des schémas, et des explications, et des petits dessins, avec des flèches, ça fait très sérieux les flèches, peut-être aussi des images, et des témoignages, avec une enquête, ça fait toujours sérieux ça.

-Pis de toutes façons, il lâche du bout des lèvres, on s'en fout, la question se pose pas, je suis une fille.

BORDEL DE MERDE !

Je me retourne, le souffle court vers les quatre hommes qui ne m'ont toujours pas lâché la grappe.

D'ailleurs, d'où ils sortent ces mecs ?

Il y a quelques jours, des milliers de Georges ont débarqués du ciel, et la seule chose que ces putains de capitaine ont pensé à faire, c'est dépêcher quatre shinigamis pour me suivre au lieu de les laisser pour augmenter la sécurité en cas de nouvel incident.

Ils sont venus me surveiller.

Moi.

Genre, moi, aussi innocente que je suis.

Bon, d'accord je suis peut-être pas si innocente.

Mais faut bien se l'avouer, j'aurais aucune chance de faire quoi que ce soit.

Enfin, merde j'arrive tout juste à survivre seule, alors quelles chances j'aurais face à quatre soldats surentrainés ? Je tiendrais même pas debout face à une de leurs pichenettes, alors quatre mecs, avec leurs épées et des oreillettes ?

Il n'y aurait pas comme une légère incohérence ?

Je remarque alors qu'un carnet dépasse légèrement de la poche de Bill, je me penche en avant et le lui vole gracieusement avant de m'enfuir en sautillant de gauche à droite, Bill sur mes traces.

Voyons voir, il y a un dossier dans ce carnet, ça parlera peut-être de cette fille et des expériences qui ont dû l'amener à ressembler à...ça.

C'est rempli de feuilles, de mots, de flèches, de dessins, de schémas, de chiffres, de numéros et des dates, et d'autres chiffres, et d'autres numéros, et encore des numéros et des dates, et des heures, et des chiffres, et des numéros.

Bordel de merde.

Ils sont trop intelligents pour moi, vaut mieux se reconcentrer sur quelqu'un de mon niveau.

Tu trouveras jamais.

Je t'emmerde.

Ça ne t'aidera pas à en trouver.

Non, mais t'emmerder me fait moins m'emmerder.

Des fesses énormes me propulsent au sol et un pied m'enfonce la tête contre le carrelage.

Je commence à souffrir là.

J'ai dit:

-Je commence à souffrir là.

Je sens ma tête se faire enfoncer encore plus profondément dans le sol.

-Bill, je souffre vraiment là.

Mon nez s'enfonce encore plus dans le sol.

Je croise du coin de l'oeil un hommes, enfin à ce que je peux voir, c'est à dire d'après ses chaussures, il s'approche vers nous et il fait rapidement demi-tour.

Dommage, j'aimais bien ses chaussures, de grosses baskets jaunes.

C'était sûrement un homme plein de vie, et très original, le genre qui se laissait pas marcher sur les pieds.

Ouais, on apprend beaucoup d'un homme sur ses chaussures.

Tout d'abord, il n'a pas de traces de semelles sur ses chaussures, ça prouve bien qu'il n'est pas du genre à se laisser marcher sur les pieds.

Je commençais à me demander si tout les morts ne portaient pas les mêmes sandales en bois ridicules.

Avec des chaussettes en plus.

Comme si on n'avait pas assez répété en étant petit "Maurice, si un jour tu mets des sandales et des chaussettes, je te déshérite !"

Moi, ma mamie elle me le disait tout le temps.

Brave grand-mère, je l'aimais bien.

Elle c'était pas une petite tapette.

Un jour j'étais venue chez elle avec les habits tout sales, faut dire que j'avais joué au rugby avec un CP.

Et, entendons-nous bien, quand je dis jouer avec un CP je veux dire jouer AVEC un CP, pas avec un CP.

Je voudrais pas de malentendus, vous comprenez.

Parce que pour moi, les CP c'étaient des amis très fidèles. On pouvait les lancer dans tout les sens, ils revenaient toujours, c'est ce qui faisait d'eux de si bonnes balles.

D'où le terme ''jouer AVEC un CP''. Le CP jouait le rôle de la balle.

On avait pas beaucoup de moyens à mon école.

Donc, chaque année, les CP devenaient les balles, et les CE1 les poteaux des buts.

En même temps, ils avaient pas trop le choix, si ils avaient voulus partir, ça aurait été compliqué, il aurait fallu qu'ils traversent tout le terrain sans se faire attraper par un des joueurs, et plus spécialement nous.

Et par nous, j'entend Brian et Alexandre, les deux plus grands CM2 que j'ai jamais vu. Et aussi les plus assoiffés de san.

Un jour j'ai déjà vu Cédric, un petit nouveau qui faisait son premier jour de ballon, essayer de s'enfuir à quatre pattes.

Il se débrouillait bien, il rampait entre les corps des autres ballons, et il avait presque atteint le bout du terrain, quand Brian lui est tombé dessus.

Littéralement.

Il lui a broyé les côtes.

On a plus jamais revu Cédric.

Mon école était vraiment étrange quand on y repense.

Une fois un de mes surveillants a même joué avec nous.

Il a frappé le ballon, qui est, rappelons-le un des élèves qu'il est censé protéger.

Je veux dire, où va la démocratie ?

Et puis, le système éducatif, c'est n'importe quoi de nos jours ! Pas étonnant que les résultats du bac soient de plus en plus bas, et si le chômage monte !

Mais forcément, si on se sert des enfants comme ballons, ils vont avoir des séquelles bordel de merde ! Un peu de logique dans ce monde, ça vous tuerait ?

En y repensant, il y a pleins de raisons pour mon idiotie apparente !

J'ai été utilisé comme un ballon, c'est déjà une excuse suffisante, non ?

Et en plus de ça, rien que le fait que mon meilleur ami de CM2 s'appelle Alexandre serait suffisant à excuser mon étrangeté.

Vous imaginez l'embrouille que ça me mettait dans mon pauvre petit cerveau moi ?

Forcément Alexandre, on le surnommait Alex sur le terrain, faut que ça aille vite dans le jeu, vous savez.

Et puis, il est le numéro huit, donc on l'appelle très souvent, c'est le poste le plus important, celui qu'occupe le plus fort de tous, c'est le poste de Chabal bordel !

Bon, forcément quand on sait que le poste de Chabal est tenu par un CM2, ça fait moins peur.

Mais on jouait nous-même contre des CM2, et puis, Alexandre était un très grand CM2.

Pas aussi grand que Brian, mais tout de même, il avoisinait le mètre quatre vingt.

En CM2 quand même, réfléchissez bien, imaginez vous tout ça dans votre tête.

Vous visualisez le truc ?

Enfin, où j'en étais moi ?

Ah oui, donc on devait l'appeler rapidement pour qu'il aille casser deux trois petits os à un adversaire un peu trop tenace.

Ouais, on était plutôt agressifs à cet âge-là. La fougue de la jeunesse. Et puis, bon, on était pas professionnels, ni même amateur. Du coup on pouvait se permettre de laisser notre côté animal prendre le dessus, on n'avait pas d'arbitre, après tout, on faisait juste un petit match entre deux trois soustractions.

Alors, quand on en avait marre des chiffres, bah on cassait quelques lunettes.

Enfin, les lunettes c'était pour ma part, j'ai jamais réussi à casser un seul os.

Mais du coup parfois il y avait un blaireau à l'autre bout du terrain qui hurlait "ALEX NUMÉRO SEPT !", ce qui signifiait, Alex va choper la numéro 7 de l'équipe adverse.

Alors, moi j'allais à la rencontre du numéro sept, je me disais que c'était une stratégie, j'étais naive moi.

Et puis, ben quand je rencontrais le numéro sept, je me retrouvais face à un mur de muscles. Et là je comprenais que c'était l'autre Alex qu'on appelait.

Et du coup, je me faisais réduire en bouillie.

Heureusement, le vrai Alex ne tardait pas à venir me venger.

Sacré petit Alex. C'était un bon celui-là.

Et parallèlement, les seules fois où j'allais pas là où on me hurlait d'aller, et bah en fait, on parlait bien à moi, pas à l'autre Alex.

Autant dire que ça a mouvementé mon enfance.

Et parfois, ça me tâchait mes vêtements. Et ensuite, ma mamie me frappait parce que c'était pas poli de venir voir quelqu'un les vêtement tâchés.

Je sais pas si je l'ai déjà dit, mais ma mamie c'était une sacré mamie.

J'ai hâte qu'elle clamse enfin, je pourrais peut-être la retrouver ici.

Ah, sacré mamie.

Bill me tient la main dans le dos et me soulève du sol.

Ça me rappelle des souvenirs de rugby ça...

FAIS GAFFE HEIN, PARCE QUE LE JOUR OÙ BRIAN ET ALEXANDRE MEURENT, JE LEUR MONTRERAIS TON VISAGE ET TU SOUFFRIRAS !

Même si il est sympa au fond ce petit Bill, il a attendu que je finisse mes pensées pour me relever.

Et en plus, il me place pile face à ma colocataire.

D'ailleurs, j'arrive toujours pas à croire que ce soit une femme.

Je veux dire, elle a une sorte de touffe bouclée sur la tête, et deux grand yeux bleus globuleux !

Bon, après certes, elle a de jolies lèvres qui doivent former un énorme sourire plutôt mignon, et le fait que ses boucles lui retombent sur les yeux lui donne un air attachant.

Mais bordel, à la limite je veux bien croire qu'elle n'est pas un Mouton pour être un hybride mi mouton mi homme, mais de là à dire que c'est une femme.

Elle est musclé comme un mannequin homme.

Ce qui, sur les hommes, rend plutôt sexy, mais sur une femme ça donne une abomination de la nature.

-Nan, mais en fait, c'était une blague. J'suis un mec hein.

-Ah putain, c'est que t'es un marrant toi.

-Bah ouais.

-Ouais ouais ouais.

-Sinon, j'm'appelle...

Je ne le laisse pas finir, et pose un doigt sur son torse, me penchant de façon menaçante contre son front, et il me semble qu'il tente de se rapetisser.

Enfin, j'espère que c'est une position menaçante.

Faut dire que j'ai encore que très rarement testé ma position menaçante face à un miroir.

Du coup je sais pas trop de quoi j'ai l'air.

-Toi, t'es Mouton.

-Mais non, moi c'est...

Je darde un regard plus que menaçant contre lui, ne le laissant pas finir.

-Mouton. Considères que ce sera ton nom de scène, quand tu seras blagueur professionnel.

Il ouvre la bouche mais se résigne, semblant comprendre que je n'ai pas apprécié de me faire plaquer au sol à cause de sa blague.

Il devrait chercher sacrément loin pour comprendre que si t'as sauté sur Bill c'était une conséquence de sa blague.

Il a l'air intelligent, ça se voit dans ses yeux vides, il a compris, j'ai confiance en Mouton.

S'il a ne serait-ce qu'un espoir de te faire perdre cette habitude et que t'arrêtes de le surnommer comme ça, je crois qu'il peut tout aussi bien essayer de te faire te colorer les cheveux en roses.

J'ignore la plante et trace mon chemin, sans un dernier regard pour Mouton.

Bill me tend un billet où est tracé une sorte d'itinéraire avec le nom des salles.

Et quand je vous dis que le monde où j'ai atterri est étrange...

-Mais, ils sont vraiment bizarres ces gens-là, ils sont même pas foutus de nommer leurs salles correctement avec des lettres ou même des chiffres à la limite, mais là, c'est à mi-chemin entre le russe et l'alien !

Bill soupire, l'homme à côté de lui se frappe le front du plat de la main, le troisième n'a pas l'air de m'écouter, d'ailleurs il ne m'écoute jamais, j'ai essayé de lui parler pourtant, j'ai même entretenu plusieurs fois des débats avec lui, mais ça se terminait en monologue. Qu'est-ce qu'il fout là alors ?

Et enfin, le quatrième homme, appelons le Bob, s'avance, me prend lentement le plan des mains, comme on le ferait à un enfant avant de délicatement le retourner.

Ensuite, il me regarde longuement, comme s'il attendait une quelconque réaction de ma part, un signe que j'avais compris ce qui venait de se passer.

-Ah, effectivement, à l'endroit c'est plus...

-Pratique ?

-Exactement Bob.

-Mon nom est Bobby, pas Bob.

-D'accord Bob.

-Bobby.

-Oui, c'est ce que je dis Bob.

-B-O-B-B-Y.

-B-O-B.

Il se retient de me frapper et me pousse à la place vers l'avant.

-Vous avez cours d'histoire du gotei, et vous êtes en retard.

-Le premier jour, ça l'affiche mal, se croit obligé de rajouter Bill.

-Techniquement, c'est le neuvième non ?

Cette fois-ci, c'est le troisième homme, celui qui ne parle jamais qui a pris la parole.

Bon, s'il ne parle que pour se moquer, il peut aussi se taire.

Parce que, quand je lui propose un superbe débat où il faut réfléchir un peu aux impacts des relations des hommes face aux chats dans le moyen-âge gréco-romain de la troisième dimension, et bah il est plus là le bonhomme hein !

Bordel, Alex, tu sais où t'es ?

Non, pas vraiment, c'est un chantier en construction non ?

Et comment as-tu réussi à sortir de l'académie et à semer tes gardes sans y penser ?

Bah, je sais pas, j'y ai pas pensé.

Bon, bah ressors ton plan alors.

J'l'ai perdu.

Quand ça ?

Bah, je suis arrivée au bord d'un lac à un moment, et juste après j'ai croisé un vieux monsieur qui vendait des bonbons, je crois que je l'ai perdu entre les deux, mais les bonbons étaient très bons.

Demande de l'aide alors.

Ouais, tiens je vais demander à ce type là-bas.

Non. Non. Non. NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NON NOOOOOON !

MAIS PUTAIN NON NE FAIS PAS ÇA, NE LE DEMANDE PAS À LUI !

IL SERAIT CAPABLE D'ÊTRE ENCORE MOINS DOUÉ EN ORIENTATION QUE TOI, ON PARLE DU CAPITAINE SOLEIL LÀ !

LE CAPITAINE KENPACHI CELUI QUI SUIT LES CONSEILS DE SA LIEUTENANTE QUI SE PERD DANS TOUT LES SENS BORDEL !

NE LUI DEMANDES PAS À LUI !

...

Oh, tiens je suis dans un champ maintenant, j'aurais peut-être pas dû demander à capitaine soleil.

Sans blagues ?

T'aurais pu me prévenir.

Ne dis pas un mot de plus ou je t'égorge.

Ça doit faire mal.

Dis, tu ferais comment, t'es une plante quand même, du coup c'est pas vraiment possible.

Sauf si t'es un cactus, et encore ça reste compliqué.

En plus il faudrait que tu m'égorges tout en évitant Mouton, il pourrait te faire des choses étranges, tu sais c'est un fou ce mec, il pourrait te violer !

Plantie n'a pas le temps de répliquer que j'ouvre une porte rouge à ma droite.

Techniquement, c'est ma porte de cours.

Une tentacule verte me fonce dessus, et je referme la porte un peu trop précipitamment, un bout de ma veste se coince dedans et la tentacule en profite pour l'attraper.

J'enlève ma veste en un temps record et pousse de toutes mes forces les portes jusqu'à les refermer et y coller un balai entre les poignées.

Dans les films, ça retient le monstre derrière la porte.

Mais ma vie n'est pas un film.

Même si elle a un scénario si pourri qu'on aurait le droit de se poser des questions.

Je détale finalement dans les couloirs après avoir entendu un craquement sinistre et un cri rageux.

Je finis par me retrouver face à une autre porte.

Elle est plus grande, aux bordures dorées et en velours bordeaux.

Ça fait très coin VIP de club de strip-tease.

Non pas que j'y sois allée hein.

Je l'entrouvre et un flash m'aveugle, je la referme sans réfléchir.

On sait jamais, ça pourrait être un vieux pervers qui fait des photos de nues, je veux pas me retrouver à poil sur internet !

Enfin, si ils ont internet bien sûr.

Ça reste à voir.

Internet change les gens, c'est peut-être pour ça que tout le monde est étrange. Internet est un lieu étrange. Rempli de chat, de femmes nues, de choses étranges, mais surtout de chats, de chats à dos de licorne sur fond d'arc-en-ciel et qui tient des pistolets dans les mains. Si ça se trouve, ça a traumatisé le héros sauveur de banquise inutile, c'est pour ça qu'il est si étrange.

J'aperçois une troisième porte, celle-ci est toute simple et blanche.

Un homme m'ouvre en costume noir, il époussette sa cravate, met ses lunettes de soleil, sors une sorte de stylo métallisé étrange avec une petite lumière au bout.

Derrière lui se trouve une énorme chose, unijambiste, au teint rose et avec plusieurs tentacules en guise de bras.

-La salle d'histoire du gotei ?

-Non.

-Ah, et vous savez où elle est ?

-Au fond à gauche.

-Merci monsieur.

Je m'apprêtais à partir en sautillant gaiement quand une voix dans mon dos m'a fait me retourner.

-Dis-moi, jeune fille t'as vu quelque chose de ce qu'il s'est passé dans cette pièce ?

Je le regarde, le sourcil relevé.

Il soupire et rajoute :

-J'ai plus beaucoup de batterie sur mon stylo effaceur de mémoire et j'ai oublié mon chargeur, si je l'utilise pour toi, il va s'éteindre et je vais devoir demander à mon chef de le recharger, et il va m'engueuler vu que j'ai oublié mon chargeur, K ne plaisant pas avec ça.

J'hoche la tête de façon compatissante.

Ça m'est trop souvent arrivé pour me laisser de marbre.

-Et j'aime pas trop mettre mes lunettes, ça me fait mal à la tête.

Je m'avance jusqu'à me planter face à lui, et pose ma main sur son épaule d'un geste compatissant.

J'en profite pour me mettre à sa hauteur et lui chuchoter sur un air de confidence :

-Je porte des lentilles depuis que j'ai deux ans, ne t'inquiètes pas, ton secret est bien gardé.

Il esquisse un sourire et une main poilue l'attire vers l'intérieur.

Je lui fait un énorme sourire et secoue ma main de droite à gauche en signe d'au revoir.

Je dois avoir l'air d'une grosse niaise.

Tant pis.

-BONNE CHANCE !

Après ça, je fais demi-tour et me cogne le nez contre le torse de Bill.

Ou c'est peut-être Bob.

Je sais plus, ils se ressemblent tous.

En tout cas, il a perdu une chaussure.

-C'est les tentacules ?

Il ne dit rien, mais son regard me fait comprendre que j'ai vu juste.

Je lui tapote l'épaule d'un geste compatissant.

Ça commence à faire beaucoup de tapotages d'épaules là.

Lui se contente de pousser un soupir, de joie d'être enfin compris ou de désespoir en voyant que je me suis encore trompée de chemin.

J'sais pas trop. J'ai jamais dit que j'avais un doctorat sur la reconnaissance des soupirs.

Il ouvre une porte et me balance dedans.

J'atterris sur mes fesses et un rayon lumineux me rase la tête, brûlant quelques uns de mes cheveux.

Je me relève aussi sec, les mains tremblantes et la tête toute rouge.

Là, ça fait trop d'un coup, je vais finir par exploser si je ne peux pas frapper quelque chose.

J'identifie le lanceur de rayons lumineux et m'avance vers lui.

-TOI, FAIS TES PRIÈRES, JE VAIS TE BUTER !


Je suis encore prisonnière du regard ensorcelant du Docteur.

Mon dieu, j'aime Doctor Who.

Et j'ai réussi à convertir GDA à Game of Thrones. Screufeufeu, je suis diabolique.

Aujourd'hui GDA, demain le monde.

D'ailleurs, si vous pouviez m'aider dans ma conquête de l'humanité en vous convertissant de vous-mêmes...

Bon, plus sérieusement.

Vous avez des questions, des requêtes, des plaintes à faire, vous comptez vous suicidez et vous avez besoin de parler pour vous apaiser, ou juste pour garder un testament ?

Je suis là.

À part ça, j'espère que votre bac/examen/partiels/entretien d'embauche qui sait c'est bien passé si vous en avez, sinon je vous dis qu'une seule chose "Ah ! Vous avez un été pourri pendant que vous êtes en vacances et je suis trop tranquille pour réviser nananana"

Voilà.

J'vous adore vous l'savez ?

Oh, et je m'ennuie un peu côté films, des idées, peu importe les genres, tant que vous avez aimé, je testerais.