Troisième chapitre :)

Un peu long à arriver à cause d'un manque de temps pour accéder à un clavier d'ordinateur. Il est peut être un peu moins long que les autres mais j'espère tout de même qu'il vous plaira ^^.

Les reviews sont toujours les bienvenues :) .

Mercredi

8h, le réveil sonnait. Une nouvelle journée commençait.

Les yeux encore clos, je me remémorais les deux dernières journées. Deux pertes de mon être.L'horreur du corps froid tombant au sol et la panique de la vague brûlante embrasant tout sur son passage.

Mon cœur battait anormalement vite, comme s'il cherchait à suivre l'infernal tempo de mes pensées se bousculant dans mon esprit.

La peur ne me lâcherait plus, comme tatouée dans mon crâne. La colère régirait tous mes actes . Mais la tristesse bloquerait toutes mes idées.

Si ce n'était l'enfer dans lequel je me trouvais qui me tuerait en premier alors ce serait le Tueur qui s'en chargerait.

Mes paupières finirent par s'ouvrir, me laissant voir le plafond vide de toutes couleurs. Je réussis enfin à me lever, le corps encore douloureux des brûlures de la veille. La petite salle de bain présente dans ma chambre m'accueillit.

Alors que je venais d'en sortir, une serviette autour des reins, un frappement heurta la porte, accompagné de la voix d'Alexis.J'enfilai un tee-shirt et un jean puis lui ouvrai. Il entra rapidement.

- «Alors » commença t-il brièvement « tu tiens le coup ? Enfin … vous tenez le coup ? »

- « Le Patron est furieux et le Geek déprime. »

- « Et sinon toi ? »

- « Je vais pire qu'hier mais sans doute bien mieux que demain . »

- « Comment ç… »

- « Alexis … » soufflais-je en m'asseyant sur le divan « Il a déjà eu le Panda et le Hippie, alors crois moi quand je te dis qu'il n'arrêtera pas avant de nous avoir tous exterminé . Et cela passera par moi. »

Il me répondit par un silence. Il sortit,muet, et me fit promettre de ne rien faire d'insensé.

A nouveau seul, ma réflexion reprit.J'avais déjà trop attendu, étais resté trop longtemps sans rien tenter .J'en connaissais désormais le prix. Je devais le coincer avant qu'il ne le fasse. Qu'importe si cela empirait les choses, de toute manière je savais la fin de cette histoire s'il parvenait à l'achever.

Seulement Alexis me surveillait.J'allais devoir être discret.

Je commençais ma tâche à la fin de la matinée sur le coup de 11h. Je sortis de ma chambre, sur mes gardes. Un rapide coup d'oeil dans la piaule de Breut m'assura de sa présence à la convention. Je finis par traverser l'étroit couloir de l'hôtel. Compte tenu de la taille de l'établissement et de l'heure tardive, le passage s'en trouva désert.

Une fois dehors, le timide soleil automnal me prit brièvement dans ses rayons bienfaiteurs avant de disparaître derrière un troupeau de nuages.

Il me fallait un endroit avec Internet. Et de la bière. Le Dernier Bar Avant la Fin du Monde. Le lieu ne se trouvait qu'à quelques stations de ma position.L'idée me parut logique et raisonnable.

Une fois sur place, mes recherches s'entamèrent . Un nom. Un nom pour le Connard qui s'en prenait à moi. Voilà mon but.

Un rapide coup d'œil à mon portable me renseigna sur l'heure actuelle, 11h47. Au moins je mangerais au chaud.


Les pages webs ainsi que les boissons défilaient les unes après les autres, des articles sur des faits plus ou moins divers . Je restai ainsi, les yeux rivés sur mon écran de Mac, perdant la notion du temps. Je voulais juste trouver des informations. Mais rien ne se présenta. Pas la moindre trace. Ce mec devait être un boss sur Internet pour pouvoir ainsi masquer son passage.

Mais bien sûr.

La voilà la solution . Je devais le piéger à son propre jeu, le coincer dans les mailles de son propre filet.

Une fausse annonce sur ma page Facebook parut ainsi, dans laquelle je prétendais me reposer dans un loft parisien . Un rapide passage à l'hôtel où le Gamin, avec mes fringues, occupait la chambre , et je me rendis au lieu cité précédemment armé de mon bon vieux Smith'n Wesson. Un cadeau de mon grand-père. On verrai bien ce qu'en penserait le connard . Je me déplaçai avec le Patron , bien plus apte que moi à se battre si le besoin s'en faisait sentir.


Comme je l'avais prévu, la porte du loft était ouverte.L'endroit était désert. Le rouge sanglant de la décoration tranchait avec les murs sombres et le mobilier . Seule une lettre, ou plutôt un morceau de papier froissé, traînait sur la table centrale .Je le pris dans mes mains, et l'examina. Mon cœur rata un battement.

« Trop tard, Internet est trop petit pour nous deux mon grand. »

Bordel.

Le Gosse.

Je descendis en trombe les étroits escaliers, manquant de tomber à maintes reprises. Je continuai ainsi ma course effrénée à travers les rues et ruelles de la capitale, heurtant les passants dans une montagne de jurons. Enfin j'arrivai.

Je ne pus qu'observer ma chambre, vide, tachée de sang et plongée dans l'obscurité.Seul l'écran de la télévision était animé, tournant en boucle sur un court extrait vidéo. Un homme, plus grand que moi, de dos et portant une large veste kaki se tenait debout devant le Geek agenouillé, pieds et mains liés, le regard tourné vers la moquette maintenant ensanglantée.L'extrait muet laissait cependant imaginer quelques mots échangés entre ces derniers, et s'achevait brutalement avant de recommencer une autre séquence de ce même extrait. La mort du Gamin, un couteau planté dans la poitrine. Son frêle corps s'effondrait mollement sur le sol poisseux, et l'homme partait tout en évitant de faire face à la caméra.

Tout se bouscula dans mon crâne .Mes forces me quittèrent, submergés par le trop plein d'informations .Le vide s'empara de moi et je m'évanouis.