Salut !

Je suis de retour (bien que ce la ne vous intéresse surement pas ^^'). Une assez longue absence, mais j'ai eu quelques impératifs personnels ces derniers mois. Mais malgré tout je traînais sur le site en tant que lectrice.

J'espère que ce chapitre vous plaira, reviews et toute autre forme de communications étant les bienvenues ^^.

Enjoy !


Jeudi

8h, le réveil sonnait . Une nouvelle journée commençait.

Le début de la fin. Il ne me restait plus que le Patron et moi-même. Le fait de haîr la même personne nous rapprochait, pas moyen de faire autrement que de se serrer les coudes. Peut-être que cela serait concluant, peut-être pas.

Je me réveillai dans un lit qui m'était inconnu dans un lieu qui m'était tout aussi inconnu. Je n'avais pas souvenir de m'être coucher, alors qu'y faisais-je ? La chambre d'hôtel avait-elle était redécoré ? Non c'était impossible.

Je voguais dans cet espace étranger aux apparences accueillantes. Comment ça aux apparences ?

Quel était ce mauvais pressentiment que je ressentais présentement ? Quel était cette douleur dans la poitrine alors que j'étais isolé en cette chambre ?

Oui c'était cela. Le Patron n'était pas là. Mais où était-il ? Il ne m'aurait tout de même pas abandonné, si ? Une migraine carabiné m'empêcha d'y réfléchir plus. La sensation de destruction crânienne, jusqu'alors invisible, frappa d'un seul coup me faisant tituber sur mes fragiles appuis terrestres.

Surpris, je découvris des fringues à ma taille sur une chaise de bois sombre qui traînait contre un mur. Un rapide coup d'œil aux alentours me rendit compte de l'absence totale de salle de bain à proximité de la pièce. Bon, je ferais sans.

Un fois habillé de manière plus convenable qu'en caleçon, un tour des lieux s'imposa. Je franchis donc la porte de bois sombre et traversais un étroit couloir peint en blanc cassé. Ce dernier amenait à un petit salon au mobilier bleu foncé, assorti à celui des murs. En prenant la porte sur le mur a ma gauche, j'arrivai dans la salle de bain. Je prendrais une douche le soir, par flemme de me désaper tout les 10 minutes. Je parcourais ainsi les pièces, plus ou moins éclairées et décorées. Mais le détail le plus frappant était l'absence totale de fenêtres ou d'ouvertures sur l'extérieur . Une rapide réflexion me fit comprendre que j'étais enfermé. J'osais espéré que celui qui m'avait amené là n'avait pas de mauvaises intentions à mon égard.


Cela faisait maintenant une dizaine d'heure je j'étais réveillé, l'ennui s'étant déjà emparé de moi, j'avais entrepris une réflexion sur le Tueur. J'essayais de cibler son mode d'action, son attitude vis-à-vis de mes personnalités,ou n'importe quoi qui me ferait avancer sur mon enquête. La seule conclusion qui me vint à l'esprit fut qu'il m'avait trouvé avant que je n'ai le début d'une piste sur lui.

Un bruit sourd me fit sortir de mes pensées. Son origine semblait externe à ma cellule aménagée. Puis des pas. Une série de pas se rapprochant de ce qui ressemblait à la porte principale, verrouillée jusqu'à présent. L'appréhension me fit me lever de ma chaise. Je me plaçai face à l'ouverture et retins mon souffle quand on en tourna la poignée. Une silhouette noire familière m'apparut.

Le Patron, titubant, vint s'écraser contre le parquet. Je me précipitai vers lui, cherchant la cause de sa douleur lisible sur les traits contractés de son visage. Il n'avait plus ses lunettes et respirait difficilement.

« - Gamin … Va falloir gérer seul … »

Soudainement, son corps se détendit alors que ses yeux venaient de se fermer. Je criai, le secouant dans l'espoir qu'il ne m'abandonne pas à son tour. Après de longues minutes à tenter de le réanimer maladroitement, je pris conscience de l'épée de Damoclès étant plus proche que jamais de mon crâne. Je me levai, les nerfs à vif. Le visage baigné de larmes. Pas de tristesse, pas de peur. Uniquement des larmes de rage. Le connard m'avait tout pris, le semblant de stabilité dans lequel je me trouvais depuis ces 10 dernières années avait été réduit à néant en 4 jours. C'est à partir de ce moment que je perdis tout contrôle de moi-même.

Je me relevai vivement, comme possédé par un puissance inconnue, et parcourrai rapidement l'espace qui me séparait de la cuisine. Je saisis une lame de boucher et fonça sur la porte armé d'une chaise. Un craquement bruyant se fit entendre, tandis que la porte s'effondra dans un vacarme assourdissant. Je m'avançai alors dans une série de couloirs exigus et sombres. Non, en fait je courais dans ces espaces. Je n'avais plus aucune raison, seul mon instinct de conservation commandait mon corps actuellement. Sans arrêter dans ma course, je parcourais des yeux les murs, à la recherche de quelconque mécanisme pouvant favoriser ma sortie de ce labyrinthe infernal et mortel. Je perdis toute notion du temps et de la fatigue, ne restait que la volonté de fuir, tel une proie cherchant à échapper aux griffes de son prédateur.

Les allées défilaient les unes après les autres sous mon regard, toutes semblables les unes aux autres. J'arrivai enfin à une issue, ou du moins à ce qui s'en rapprochait le plus. Je portai la main à l'épaisse poignée de la porte métallique, tentant en vain d'ouvrir cette issue. J'essayai, encore et encore, sous tous les angles possibles et imaginables. Je hurlai, pas moyen de me souvenir quoi mais sans doute demandai-je du secours. Je tambourinai cette foutue porte, frappai dedans, fonçai l'épaule la première dedans. Sans résultats. J'étais définitivement coincé dans ce sombre enfer.

Je devenais fou. L'obscurité, le bruit de mes coups, la rage dans laquelle je me trouvais. Jamais je ne m'étais senti aussi mal de toute mon existence. Toute ma vie s'était écroulé en un lapsus de temps si court, sans doute le Tueur avait-il eu raison de moi avant que je ne m'en rende vraiment compte. Je m'acharnais encore et toujours sur cette porte, d'elle dépendait mon salut et ma survie. Soudainement mon acharnement cessa. Mon corps me lâchait tandis que mon esprit cherchait inlassablement à se battre. Je menais alors un combat contre moi-même. Je sentis mes forces me quitter, sans doute épuisées par l'incessante course qu'elles venaient de mener, par le trop faible apport nutritif ou je ne sais quelle autre raison qui pousse une entité biologique à s'éteindre.

C'était la fin. Je ne pus qu'assister à ma propre mort, ne pouvant rien y changer. De toute manière, mes raisons de vivre s'étaient désintégrées avant moi.

Il avait gagné.