Salut! Voici, le second chapitre. J'ai mis beaucoup de temps à l'écrire à cause de mes études. Mais le voilà! Encore une une fois je remerecie Himlia d'avoir corriger mon second chapitre.

Vyersdra:Merci pour ton commentaire. Je sais que le passage du narrateur à la première personne puis à celui de la troisième personne te perturbait, mais je voulais garder cette idée pour ma fic . Par contre, j'ai pris soin de signaler à chaques paragraphes quand il y a un changement de narrateur. X) J'espère que ce chapitre te plaira! Bye bye!


PDV Normal

Aida Riko avait du mal à suivre les cours aujourd'hui. La jeune fille avait passé une nuit très agitée En effet, Riko avait consacré toute sa soirée à étudier les récents rapports sur l'assassinat d'Akashi Satoshi. Bien sûr, elle aurait pu les étudier durant l'un de ses jours de congés mais ce fut plus fort qu'elle. Elle devait savoir de quoi parlaient ces rapports pour en faire part le plus vite possible aux autres chasseurs.

La sonnerie retentit cinq minutes après. Tout les élèves sortirent avec hâte du cours. Sauf, Riko qui se dirigeait vers le gymnase. Arrivée là-bas, elle constata que tout les garçons étaient déjà là.

-Salut Riko ! lui lança avec enthousiasme Koganei.

-Salut, lui répondit celle-ci épuisée.

-Tu n'as pas l'air en forme, constata Hyuga. Tu aurais dû rentrer chez toi.

-Non, je vais bien. Juste un peu épuisée à cause du rapport que mon père m'a confié, lui affirma-t-elle.

-Quel rapport ? lui demanda Koganei.

-Celui de l'assassinat d'Akashi Satoshi, lui dit la jeune fille en ouvrant son sac pour prendre le rapport.

Hyuga s'approcha de Riko et lui prit le dossier.

-Et qu'est-ce que l'on doit faire? demanda Izuki qui des fois jetait des petits coups d'œil au dossier que tenait Hyuga.

Riko se rapprocha du groupe de garçons et leur dit clairement.

-J'ai décidé que nous enquêterons sur cette affaire.

-Quoi ?! s'écrièrent les garçons en même temps.

-Mais…Mais, tu te rends compte que cette enquête est très difficile voire même très dangereuse ? lui fit remarquer Izuki.

-Je sais. Et c'est pour cette raison que j'ai voulu que notre équipe de chasseurs se charge de cette mission qui est celle de découvrir l'assassin d'Akashi Satoshi, lui avoua-t-elle plus que confiante.

-Riko…, lui dit Hyuga. Tu sais que parmi nous il y a des débutants ?

-Je le sais très bien.

-Mais-, voulut continuer Hyuga.

-Il n'y a pas de mais ! Demain à 17 h00 au gymnase. Je vous expliquerai plus en détail le but de notre mission, leur dit-elle fermement.

-Compris, dirent les garçons à contre-cœur.

-Bon. Eh bien, je vous laisse.

-Quoi ? Tu pars déjà ? s'étonna Koganei.

-Oui, je suis épuisée, leur confia Riko en baillant. Au revoir.

Tous les garçons regardèrent la coach sortir du gymnase.

-Cette mission…cette mission, elle sera vraiment compliquée ? demanda effrayé Furihata.

-Oui. Cette mission ne sera pas comme les autres. Nous ne serons pas confrontés à de simples vampires mais à des sang-pur, lui révéla Hyuga.

Izuki remarqua que Furihata s'inquiétait encore plus et lui dit pour le rassurer.

-Mais ne t'inquiète pas. Nous sommes en bons termes avec quelques familles de sang-pur. Et puis, notre mission ne consiste pas à semer la pagaille mais juste à prendre quelques informations.

-Oui, mais…Les Akashi ont dû certainement commencer de leur côté l'enquête. Alors, pourquoi nous le devons aussi ? s'enquit Fukuda.

-Parce que nous devons savoir qui est cette personne qui a détruit l'ordre qui régnait chez les familles de sang-pur et aussi pour nous informer sur les différentes intentions qu'ont chaques familles, lui expliqua Hyuga sérieusement. Bon, je pense que moi aussi je vais rentrer.

-Oui, moi aussi, déclara Izuki en suivant le capitaine de l'équipe de Seirin.

-A demain et passez une bonne soirée ! leur souhaita Koganei.

Hyuga et Izuki se contentèrent de les saluer de la main tout en quittant le gymnase.

-Bon…Eh bien, qui est-ce qui veut faire quelques paniers ? demanda Koganei aux autres garçons qui l'ignoraient royalement.


Aujourd'hui, se trouvait être une journée des plus éprouvantes pour Kuroko. Le jeune instituteur de maternelle avait dû courir presque toute la matinée derrière les enfants. Décidément, ces petites furies avaient décidé de le rendre fou aujourd'hui. Mais malgré tout cela, le turquoise ne perdit pas espoir et continua de garder son calme car Kuroko aimait plus que tout son travail. Il aimait le contact qu'il pouvait avoir avec les enfants, le fait de les voir sourire et jouer entre eux le rendait heureux.

-Monsieur, dit une petite fille en tirant l'une des manches du turquoise.

-Qu'y a-t-il Tamika ?

-Namie pleure.

Kuroko chercha du regard la petite Namie et la vit à terre en train de pleurer.

-Qu'est-ce qu'il y a ? demanda-t-il en la relevant doucement.

-Hide…Hideaki m'a poussé… réussit-elle à dire en larmes.

Kuroko la serra tendrement dans ses bras dans le but de la calmer. Ce qui fonctionna tout de suite.

-Tu vas mieux ? lui demanda-t-il.

-Oui, lui répondit la petite fillette en lui souriant.

Après avoir réglé ce petit problème, Kuroko décida de lire une petite histoire aux enfants en attendant que leurs parents viennent les chercher.

Les enfants étant tous partis, Kuroko pouvait enfin souffler et rentrer chez lui. Le turquoise quitta l'école en saluant ses collègues qui étaient encore présent quand il entendit qu'on l'appela.

-Kuroko !

-Kasumi ? dit ce dernier en se tournant vers la jeune femme.

-J'ai cru que tu étais déjà parti, lui dit-elle en replaçant l'une de ses mèches blondes.

-Non, je viens à peine de finir ma journée. Tu cherches quelque chose ?

-Non ! Enfin…Je…Eh bien…Je voulais te demander…Si tu voudrais bien dîner samedi soir avec moi ? lui demanda-t-elle en rougissant.

Kuroko regarda la blonde devant lui et se posa tout de suite la question de s'il devait accepter l'offre ou pas. Refuser cette proposition serait vraiment impolie de sa part surtout venant d'une jeune fille aussi charmante et belle que Kasumi. Mais hélas, le turquoise réfléchit et en conclut qu'il valait mieux décliner cette proposition même si, réellement au fond de lui, Kuroko aurait bien voulu accepter ce rendez-vous. Mais voilà, le jeune homme s'était forcé de refuser l'offre pour éviter qu'une nouvelle catastrophe ne se crée à cause de lui et aussi surtout pour le bien de la jeune fille.

-Je suis navré mais je ne vais pas pouvoir accepter ton offre, Kasumi-chan, lui avoua-t-il sincèrement.

-Ah…Eh bien…Ce n'est pas grave, lui répondit-elle déçue. J'aurai tenté ma chance.

-Bon. Eh bien…Je pense que je vais y aller, lui confia Kuroko.

-Oui. Au revoir et passe une bonne soirée, lui souhaita Kasumi.

-Merci à toi aussi, dit le turquoise en lui offrant un petit sourire tout en sortant de l'école.

Enfin, Kuroko pourrait se reposer chez lui tranquillement tout en lissant un bon livre avec un bon milk-shake à la vanille. Tiens, en parlant de milk-shake, le turquoise en eut subitement l'envie et décida de faire un petit détour au Maji Burger avant de se rendre chez lui.

Arriver au Maji Burger, le jeune homme fit sa commande, reçut sa boisson et but tout de suite son contenu. De tous les milk-shakes que Kuroko avait pu goûter à Tokyo, les meilleurs étaient sans équivoque ceux du Maji Burger. Le turquoise regarda sa montre et se dit qu'il était temps de rentrer chez lui. Il sortit du fastfood et sans s'en rendre compte, percuta une jeune fille qui tomba à terre.

Kuroko vint tout de suite aider la jeune fille.

-Excusez-moi. Vous allez bien ? lui demanda-t-il en la relevant du sol.

-Non. C'est plutôt moi qui devrais m'excuser. Je ne vous ai pas vu.

La jeune fille remit son sac correctement ainsi que sa jupe et daigna enfin regarder Kuroko.

-Qu'y a-t-il ? demanda celle-ci en ayant remarqué le regard effrayé du turquoise.

Mais Kuroko ne répondit pas et se contenta de regarder la jeune fille toujours dans le même état. Comme si quelque chose de la jeune écolière le dégoûtait.

-Qu'y a-t-il ? redemanda-t-elle en inspectant son corps où elle s'aperçut qu'un peu de sang coulait de son genou droit. Ah ! Ne vous inquiétez pas ! Ce n'est qu'une petite égratignure.

La jeune fille voulut se rapprocher de Kuroko pour lui montrer que tout allait bien, mais le jeune homme recula de plus en plus toujours aussi apeuré. « Il ne faut pas qu'elle s'approche de moi ! Il ne le faut pas ! Garde ton calme ! Garde ton calme! » pensa le turquoise. La jeune écolière continua à se rapprocher du turquoise et tendit sa main dans le but d'apaiser Kuroko, mais celui-ci l'évita de justesse et prit aussitôt la fuite.

Courir ! Courir, loin de cette tentation ! C'est ce que Kuroko était en train de faire. Il devait s'éloigner de cette odeur si alléchante, si tentatrice de peur de se jeter sur cette pauvre jeune fille. Après une bonne dizaine de minutes à courir comme un fou, Kuroko s'arrêta dans une ruelle toute sombre et prit appui sur l'un des murs de celle-ci.

-Calme-toi ! Calme-toi ! Calme-toi ! hurla Kuroko à lui-même en tombant à genoux avec les mains sur sa tête.

-Encore une fois, tu as failli perdre le contrôle, lui lança une voix.

Kuroko arrêta d'hurler et regarda en direction de la personne.

-Midorima-kun?

-Tu es vraiment un cas désespéré Kuroko, lui assura le vert en replaçant ces lunettes.

-Que fais-tu ici ? le questionna Kuroko en s'étant remit entre-temps debout.

-Moi ? Eh bien vois-tu, j'étais parti acheter mon porte-bonheur quand j'ai cru voir un fou se mettre à courir dans tous les sens, lui confia Midorima.

-Si tu crois vraiment que je vais te croire- Aaaah ! cria à nouveau le turquoise en replaçant les mains sur sa tête.

Midorima s'approcha de Kuroko et lui dit toujours aussi calmement.

-Ta soif s'est réveillée et crois-moi tant que tu ne boiras pas, tu souffriras toujours autant.

-Je…Elle se calmera comme toujours ! lui lança Kuroko.

-Vraiment ? Tu crois ? Je n'en ai pas l'impression. Ta gorge doit te faire atrocement souffrir, n'est-ce pas ? le questionna Midorima. Plus tu essayeras de refouler ta soif plus tes crises seront fréquentes Kuroko.

Kuroko ne dit rien et essaya d'ignorer ce que lui disait Midorima.

-Le pire dans tout ça, c'est que tu as la solution pour la calmer. Tu aurais pu boire un peu de sang. Mais non ! Tu préfères rester dans ta souffrance et essayer quelques tentatives de suicide comme d'habitude, alors que tu sais très bien que ton espèce ne meurt pas si facilement. Mais oui, c'est vrai ! Que suis-je bête ! Je comprends maintenant pourquoi tu agis de cette façon. C'est parce que tu n'es pas comme nous. Le sang des humains ne te suffit pas. Par contre celui des sangs-purs oui, lui dit Midorima.

-Jamais ! Jamais ! Je ne m'abreuverai pas de votre sang ! Kise et Aomine m'avaient déjà proposé leurs sangs mais je l'ai tout de suite refusé ! Je n'ai pas besoin de votre aide ! s'écria le turquoise.

-Aaah…Tu cours à ta perte Kuroko. Mais bon, tes soucis m'indiffèrent complètement. Au revoir Kuroko, lui assura le vert en commençant à quitter les lieux.

-Vraiment ? Alors, pourquoi es-tu venu me faire la leçon ? lui rétorqua subitement Kuroko.

Le vert s'arrêta net, fit demi-tour et, énerver, vint directement vers le turquoise.

-Ecoute-moi bien Kuroko, nous sommes tous dans une période très délicate depuis l'assassinat du chef des Akashi et nous n'avons pas besoin qu'un paria de ton genre foute encore plus la zizanie parmi nous ! Alors, au lieu de faire croire aux autres que tu arrives à gérer tes problèmes, pense plutôt à les régler ! Souviens-toi Kuroko, une fois tu as perdu le contrôle, et nous ainsi que les Akashi, t'avions sauvé la vie. Mais cette fois-ci, nous avons des sérieux problèmes et crois-moi, les Akashi ne chercheront pas à s'attarder sur ton cas ! lui expliqua furieusement Midorima. Donc, mets ta fierté de côté pour une fois et pense aux conséquences qui pourront s'abattre sur les autres ainsi que sur toi. Sur ce, je te laisse.

Sur ces dernières paroles, Midorima quitta Kuroko en le laissant agoniser tout seul à terre.

Voilà ce qu'il était, un paria pour les autres, une erreur de la nature. Personne ne voulait de lui et ça Kuroko l'avait bien compris dès son plus jeune âge. Déjà tout petit, aucun des enfants de sangs-purs ne voulaient jouer avec lui. Au début, Kuroko ne comprenait pas pourquoi tout le monde l'évitait. Pourquoi quand les parents de ses amis venaient chercher leurs enfants on lui lançait de sales regards où on lui disait de ne pas s'approcher des autres enfants ? Non, Kuroko ignorait la raison de ces comportements. Il fallut qu'un beau jour, il le demande à sa mère. La pauvre femme fut troublée par cette question, mais lui expliqua tout de même. Elle lui dit qu'il était spécial et qu'il y avait peu de personnes comme lui. Mais cette réponse ne suffit pas au jeune homme qui en grandissant comprit qu'il n'était pas juste spécial, mais complètement différent par rapport aux autres. Tellement différent, qu'il voulut mettre fin à ses jours plus d'une fois à cause de sa nature mais aussi parce qu'il était un vrai danger pour les humains ainsi que pour les vampires. Voilà de quelle manière vivait Kuroko Tetsuya depuis sa tendre enfance jusqu'à aujourd'hui, c'est-à-dire, dans la souffrance d'être une créature ignoble.

-Shintaro n'a jamais su t'apprécier à ce que je peux voir, lui dit une autre voix.

Kuroko releva un instant sa tête du sol pour voir qui était le détenteur de cette voix si envoûtante.

-Akashi-kun…

-Non, ne parle pas Tetsuya. Dors, lui ordonna le vairon en le prenant dans ses bras.


PDV Momoi

Je me réveillais en sursaut dans une pièce inconnue. Je frottais mes yeux encore endormis et examinais la pièce où je me trouvais. La pièce en question, se trouvait être un salon décoré à la victorienne. L'éclairage était très faible mais me laissait percevoir quelques tableaux accrochés aux murs rouges de la pièce. En particulier celui d'une jeune femme à la chevelure rouge sang qui était positionné au-dessus d'une cheminée.

-Mais…Où suis-je? me questionnais-je à voix haute au moment où un homme, dont je n'arrivais pas à distinguer le visage, entra dans la pièce.

L'homme en question était suivi d'un second homme plus petit par rapport au premier.

-Tu ne devais pas en finir avec eux ? dit le premier homme qui entra dans la pièce.

- Non. En finir avec eux seraient un vrai gâchis, lui fit comprendre calmement l'autre homme.

J'avais comme l'impression d'être inexistante pour eux. Les deux hommes parlaient devant moi et m'ignoraient comme si j'étais un simple fantôme. Est-ce qu'ils pouvaient me voir ?

-Alors, que veux-tu faire d'eux?

-Les mettre de mon côté pour que mon plan voit le jour, dit l'homme de plus petite taille.

Je me rapprochais des deux hommes en question pour tenter de comprendre leur discussion. Mais surtout, dans le but de savoir de qui parlaient ces deux hommes.

-Penses-tu vraiment qu'ils seront d'accord de te suivre? Surtout après toutes les menaces que tu leur as faites ?

-Non. Ils viendront tous de mon côté car ils n'auront pas le choix, lui assura celui-ci en se mettant face à l'une des fenêtres de la pièce. S'ils veulent continuer à vivre c'est ce qu'ils devront faire.

- Navré de te contredire mais tu penses vraiment pouvoir, toi tout seul, faire face à d'autres sangs-purs ?

-Non, bien sûr que non, lui affirma l'homme de plus petite taille. Mais…ils me rejoindront quand ils apprendront qu'une menace plus importante plane sur eux ou plutôt sur nous les sangs-pur.

Mais, bon sang ! Qui étaient-ils et de qui parlaient-ils ? Qu'elle était cette menace qui planait sur les sangs-pur?

« Le pire, c'est que je n'arrive même pas à voir leurs visages ! me dis-je mentalement énervée. »

-Bon, fut la seule réponse de l'autre homme. Je vais te laisser. Eh bien, à demain ?

-A demain, lui dit tout simplement l'autre.

Le plus grand des hommes quitta le salon et laissa seul le plus petit qui était toujours en face de la fenêtre.

-Ils viendront tous, ainsi qu'elle.

-Satsu, entendis-je.

-Satsu… Satsuki, qu'est-ce que tu fous sur moi ! me hurla une voix que je connaissais bien.

-Hein ? Quoi ! m'écriais-je en m'apercevant que j'étais sur mon ami d'enfance. Aaaah ! Mais qu'est-ce que tu fous là ! Pervers !

-Hey ! Je te signal que c'est toi qui es venu sur moi ! se défendit Aomine.

-Alors…Alors, pourquoi je suis ici ? Enfin…Je veux dire ! Tu ne devais pas surveiller tes cousins ?

-Ca fait déjà un bon moment que mes cousins sont partis.

-Ah bon ? Combien de temps ai-je dormi ? lui demandais-je.

-Presque toute la soirée. Tu t'es endormie sur le chemin de retour.

-Ah…, fut ma seule réponse. Mais…cela n'explique toujours pas pourquoi tu étais à côté de moi !

-Je t'ai emmené dans ma chambre et après je me suis mis à mater le magazine de Mai Horikita !

-Toujours le même, grommelais-je en me recouchant près de lui. Dis Daiki, je dois te dire un truc qui m'est arrivée.

-Hmm…C'est bien, me dit-il en gardant les yeux rivés sur les photos de son idole.

-Hey ! Ecoute-moi ! lui hurlais-je dessus en lui arrachant des mains son magazine.

-Hey ! Rends-le-moi !

-Je te le rendrai uniquement si tu prends le temps de m'écouter !

-Mais…Ok, vas-y. Mais dépêche-toi, je n'ai pas que ça à faire moi ! J'ai-,

Je lui coupais la parole en lui envoyant l'un de ses cousins à la figure.

-Idiot ! lui hurlais-je.

-Où est-ce que tu vas ?

-Prendre une douche ! lui hurlais-je en claquant la porte de sa chambre.

Je rentrais dans la salle de bain, me déshabillais et rentrais dans la douche. Je me relaxais tout de suite au contact de l'eau chaude qui coulait sur ma peau. J'adorais prendre des douches très chaudes, d'avoir cette sensation de chaleur parcourir ma peau et ce depuis toute petite. D'ailleurs, je me souvenais toujours de ces moments quand ma mère venait me rincer les cheveux ou quand nous nous amusions à nous jeter de l'eau l'une sur l'autre.

-J'aurais tellement voulu revivre ces moments…

Pourquoi ? Pourquoi est-ce que l'on a dû m'enlever ma mère et mon père ? Pourquoi suis-je censé fuir pour continuer à vivre ? « Tu connais la réponse à ces questions, me dit la petite voix qui se trouvait dans ma tête. » Désormais, je dois vivre dans la crainte de me faire tuer ou de perdre l'un de mes amis et tout cela uniquement à cause d'un meurtre que je n'ai pas commis.

Si seulement je pouvais disparaître et vivre tranquillement, si seulement je pouvais-

-Satsuki ! Tu as fini de prendre ta douche ça fait déjà plus d'une trentaine de minutes que tu y es, me fit remarquer Daiki.

-Hein ? dis-je en me tournant vers la porte de la salle de bain.

« Je suis restée si longtemps sous la douche ? pensais-je. »

-Allez Satsu ! Je dois pisser !

-Euh…Oui! lui répondis-je uniquement en m'entourant d'une serviette de bain que je pris au hasard.

J'ouvris la porte et en sortie toujours les cheveux mouillés.

-Tu deviens sourde ou quoi ? me lança-t-il sur un ton sarcastique.

-Désolée…, fut mon unique réponse.

Daiki me regarda un moment et dut remarquer que je n'étais pas en forme.

-Hey, Satsu ça va ? me demanda-t-il plus calmement.

-Oui, je suis juste un peu fatiguée, lui mentis-je.

-Ah ok, me répondit-il tout simplement. Ah, au fait ! J'ai mis l'un de mes t-shirts et l'un de mes shorts sur mon lit pour toi, ok ? Tu peux laisser tes vêtements dans le linge sale. La femme de ménage les lavera.

-Merci…

Je rentrais dans la chambre de mon ami, mis ses vêtements qui étaient un peu trop large pour moi, et descendis dans le salon. Le salon était magnifiquement décoré. Des photos y étaient accrochées sur le mur ainsi que de beaux tableaux. Un joli vase rempli de bleuet trônait sur la table basse du salon. Je m'approchais des fleurs pour les effleurer.

-Des bleuets…Les fleurs préférées de la mère de Dai-chan, murmurais-je.

-Je vois que tu t'en souviens toujours.

-Dai-chan ! dis-je en sursautant. Oui, je m'en souviens. Ta mère n'est pas là ?

-Elle préfère habiter dans l'un de nos appartements, me confia-t-il en allumant la télé et en s'asseyant sur l'un des canapés.

-Ah…Et pourquoi ?

-Elle dit que cette maison lui rappelle trop de mauvais souvenir. Mais bon, même si ma mère me dit ça, elle passe quand même tous les jours ici pour voir comment je me porte.

Je souris légèrement à ce qu'il me dit. Même à l'âge que Dai-chan avait, sa mère n'arrêtait pas de s'inquiéter pour lui. Une vraie mère poule.

-Cela te dérange ? lui demandais-je.

-Ouai des fois. Mais je ne peux pas lui en vouloir. Je suis son seul fils et elle est toute seule depuis le départ de mon père, m'avoua-t-il.

En effet, la mère de Daiki avait dû élever son fils toute seule car le père de Dai-chan les avait abandonnés. La pauvre jeune femme avait dû prendre soin de son seul fils alors qu'il n'était âgé que de cinq ans. Il n'était donc pas étonnant que sa mère soit si protectrice avec lui.

-Tu n'as plus de nouvelle de ton père ?

-Non. Pas depuis le dernier bal organisé pour les cent ans de ma cousine, me répondit-il en zappant les chaînes de télé. De toute façon, je ne veux rien savoir de lui.

Je m'asseyais près de lui et vis qu'il avait choisi comme chaîne de télé un match de basket.

-Dis Satsu ?

-Oui ?

-Quand tu dormais, je t'entendais parler, m'avoua Daiki.

-Je…je disais quoi ? lui demandais-je gênée.

-Je ne sais pas trop mais tu disais qu'il y avait un danger et que tu n'arrivais pas avoir les visages des personnes dans ton rêve. En gros, tu disais des trucs de dingues comme d'hab.

-Hey ! Je ne dis pas des trucs de dingue ! lui répliquais-je.

-Ouai, ouai…, me dit tout simplement celui-ci. Hey, tu veux quelque chose à boire ou à manger ?

-Euh…oui. Tu n'aurais pas de la confiture ?

- Oui, laquelle ? me demanda-t-il.

-N'importe laquelle.

-Ok.

-Et un verre d'eau, s'il te plaît.

-Ok. Ne change surtout pas de chaîne, compris ? me signala Aomine.

-Compris, lui assurais-je en lui esquissant un petit sourire.

Dai-chan s'en alla vers la cuisine et j'en profitais pour me reposer un peu en posant ma tête sur un coussin. Ce rêve était si étrange. Tout ce que je pouvais me souvenir était ces deux hommes et leur discussion. D'ailleurs qu'elle était cette menace dont ils parlaient ?

-Oh…Et puis, tant pis. Ce n'était rien de plus qu'un rêve, juste un simple rêve…Ou peut-être un rêve prémonitoire ? me demandais-je en commençant à paniquer. Non ! Non ! Ressaisis-toi, Satsuki ! Ce n'est qu'un simple rêve, un simple-

Je ne pus finir ma phrase que l'on vint sonner à la porte d'entrée.

-J'arrive, dis-je en allant ouvrir la porte.

Je n'eus même pas le temps d'ouvrir entièrement la porte que je sentis que l'on me serrais dans les bras.

-Momocchi !

-Kise ?

-Satsu, je n'ai plus de confiture, j'ai donc…Kise ?! Mais qu'est-ce que tu fous ici ? demanda le bleu un verre d'eau à la main.

-Aominecchi ! lui lança Kise joyeusement. Eh bien, je voulais profiter du fait que Momocchi soit chez toi !

-Quoi ?! fut la seule réponse du bleu qui fut ignorée du blond.

-Alors, comment vas-tu ? me demanda Kise.

-Je vais bien merci, et toi ?

-Moi ? Je vais super bien !me dit-il en me faisant un clin d'œil. Eh ! Mais tu portes les vêtements d'Aominecchi ou je rêve ?

-Oui. J'ai pris une douche et Dai-chan a bien voulu me prêter quelque uns de ses vêtements.

-Tu sais quoi ? J'ai une idée.

-Nan sans blague ? Tu sais réfléchir toi ? lança le bleu au mannequin qui entre-temps s'était assis à nouveau sur le canapé.

-Hey ! Tu insinues que je suis bête, Ahomine !

-Si tu veux, fut la réponse de celui-ci.

-Ne l'écoute pas Kise. Il ne pense pas ce qu'il dit car c'est aussi un idiot.

-Quoi ?! s'écria Aomine.

Kise et moi nous mîmes à rire face à l'expression du visage de Daiki.

-Aaah…Ca faisait longtemps que je n'avais plus ris comme ça, me confia Kise.

-Moi aussi, lui avouais-je en riant. Alors, que voulais-tu me dire ?

-Eh bien, ça te dit d'aller acheter des vêtements ?

-Euh…Je voudrais bien, mais mes vêtements sont dans la machine à laver et-

-Ce n'est pas grave ! Tu enfiles une veste et personne ne verra comment tu es habillé ! me dit Kise toujours aussi énergique.

-Mais…Kise…

-Tiens ! me redit-il en me lançant sa veste. Mets tes chaussures, je t'attends.

-Très bien, lui répondis-je en allant dans la chambre d'Aomine.


PDV Normal

-Tu ne viens pas ? demanda le mannequin au bleu.

-Non, fut la réponse d'Aomine.

-Allez, viens avec nous !lui supplia le blond en s'asseyant près du jeune homme au teint mat.

-Non. J'ai quelque chose d'autre à faire cet après-midi, lui fit savoir Aomine.

-Ah bon ? Et quoi ?

-J'ai rendez-vous avec Asako, lui dit clairement Aomine.

-Asako ? Tu veux dire Asako la chef du clan Hara ?

-Ouai, tu as tout compris, lui lança celui-ci en s'allumant une cigarette.

-Et de quoi allez-vous parler ?

-De quelques accords entre nos deux familles, lui répondit-il en expulsant la fumée de la cigarette par sa bouche.

-Ah…Ok, fut la seule réponse du blond qui perdit d'un coup toute sa bonne humeur.

-Voilà, je suis prête ! On y va ? demanda Momoi.

-Oui, lui répondit le blond en allant près de la rose.

-Euh…Dai-chan ne vient pas ?

-Non, il a des choses importantes à faire avec la chef du clan Hara, répliqua le blond amèrement.

-Mais…

-Allez, on y va Momocchi, dit Kise en s'empressant de quitter la pièce où se trouvait Aomine.

La jeune fille regarda le blond quitter la maison et demanda au bleu.

-Est-ce qu'il s'est passé quelque chose entre Kise et toi ?

-Nan, pas que je sache.

-Ah…Eh bien, j'y vais. Bye Dai-chan ! le salua Momoi en allant rejoindre Kise dehors qui semblait être un peu énervé. Me voilà !

-Allez, on y va ! dit énervé le mannequin en se mettant en route.

-Kise ? Est-ce que ça va ? Parce que tu es tout énervé ?

-Non, lui mentit Kise en tentant de se calmer. Désolé, ce n'est rien de grave. Je me suis juste laisser emporter en pensant à quelque chose.

-Ok, lui répondit Momoi toute souriante en devançant Kise . Alors on peut y aller !

Momoi était toute joyeuse durant tout le trajet tandis que Kise lui ne faisait que penser au fameux rendez-vous qu'Aomine avait avec la chef du clan Hara. Parce que oui, le blond ne croyait pas à ce fameux rendez-vous d'affaire, mais plutôt à un rendez-vous entre amants. Kise savait parfaitement qu'Aomine trouvait ce genre d'excuse pour rejoindre Hara Asako, qui selon la gente masculine, était l'une des plus belles femmes malgré son âge atteignant presque les cinq cents ans.

« Il faut croire que je ne fais pas partie de cette gente masculine, pensa Kise. »

En effet, le jeune mannequin ne la trouvait guère à son goût. Il ne pouvait pas du tout la supporter, ni l'entendre parler, voire même l'imaginer avec Aomine dans un lit ! Bon sang, mais que lui trouvait-il à cette femme ou plutôt à cette vieille peau ?

-Décidément, il faudra que je me fasse à l'idée que je ne pourrais jamais l'avoir pour moi, dit Kise désespéré.

-De quoi parles-tu ?

-Hein ? fut la réponse du blond en constatant qu'il venait de parler à voix haute. De…de rien ! Rien du tout !

-Ki-chan arrête de me mentir, lui fit remarquer la rose. Je ne suis pas bête. Durant tout le chemin tu n'as fais que marcher la tête base comme si tu pensais à quelque chose.

-Aaah…D'accord, je t'expliquerai tout mais uniquement quand on aura trouvé des vêtements pour toi.

-Très bien ! s'exclama-t-elle fièrement. Mettons-nous donc à la recherche de beaux vêtements Ki-chan !

-Hey ! Combien de fois vais-je te dire de ne pas m'appeler comme ça ! rétorqua Kise à Momoi qui lui répondit par un simple rire moqueur.


Non loin de là, dans un immense manoir, se réveilla le turquoise qui était allongé dans un énorme lit.

-Où suis-je ? demanda le turquoise en essayant, malgré le peu de force qui lui restait, de se relever.

-Dans ma chambre, lui dit une voix qu'il connaissait parfaitement.

-Akashi-kun ? Qu'est-ce que je fais ici ?

-Je t'ai retrouvé à terre dans une ruelle, lui répondit d'une voix calme celui-ci.

Kuroko inspecta l'immense pièce où il se trouvait. Tout était magnifiquement décoré, les murs étaient tous dans des tons rouges, un piano ainsi qu'un violon se trouvaient dans la chambre, de grandes fenêtres donnaient sur un grand jardin. Mais ce qui attira l'attention de Kuroko était le grand tableau où se trouvait la peinture d'une femme à la chevelure rouge sang qui trônait au-dessus de la cheminée.

-Tu as failli perdre à nouveau le contrôle, Tetsuya, lui fit savoir le rouge.

-Je sais…Je m'en excuse, marmonna le turquoise. Est-ce que je peux m'en aller maintenant ?

Akashi s'approcha du lit, s'assit près de Kuroko et lui tendit un verre d'eau.

-Bois Tetsuya, lui ordonna le vairon. Sais-tu ce que l'on faisait avant aux vampires de ton espèce quand ils ne voulaient pas s'abreuver du sang d'un sang pur ?

-On les tuait, lui confia celui-ci en buvant une gorgé du liquide frais.

-Oui, c'est vrai.

-Mais pourquoi…me dis-tu ça ? lui demanda le turquoise.

Le vairon ne lui répondit pas et se contenta uniquement de lui demander comment il se sentait

-Qu'y a-t-il, Tetsuya ? Te sentirais-tu mal ?

-Ma tête…Qu'est-ce que tu as mis…dans mon…verre ? demanda de plus en plus difficilement Kuroko.

-Oh, ne t'inquiète pas Tetsuya. Je n'ai mis qu'une petite dose de somnifère dans le but de te rendre plus docile, lui avoua Akashi en remontant la manche gauche de Kuroko.

-Qu'est-ce…que…tu…fais…

-Vu que tu ne veux pas te nourrir de notre sang, je t'ai donc préparé une perfusion avec le mien.

-Quoi…arrête…non…

-Du calme Tetsuya. Tout va bien se passer, le rassura Akashi en plantant l'aiguille dans l'une des veines du turquoise qui s'endormit tout de suite.

Akashi regarda le visage pâle de Kuroko et dit en quittant la pièce.

-J'espère que tu ne m'en voudras pas, Tetsuya.


Après avoir laissé le turquoise seul dans sa chambre, le rouge décida de se prélasser dans son salon en buvant tranquillement un verre rempli de sang frais. Il resta comme ça, durant plusieurs minutes à méditer sur les différents évènements qui venaient de se passer.

-J'ai cru un instant que tu allais l'enfermer dans ta cave.

Akashi se tourna vers la personne qui venait d'interrompre son moment de tranquillité et vit qu'il n'était autre que l'un de ses camarades, Reo.

-Ah bon ? lui dit le rouge en arquant un sourcil.

-Oui, lui répondit directement celui-ci en s'asseyant juste en face d'Akashi.

Le rouge but une gorgée de sa boisson et lui répondit toujours aussi calmement.

-J'aurais pu l'enfermer dans ma cave comme tu le dis. Mais il n'était pas violent, alors j'ai préféré le garder dans ma chambre et le nourrir.

-Hm…Je vois, fut la réponse de Reo. Dis-moi, tu as reçu la lettre que ton père ta envoyer ?

-Oui, je l'ai reçu.

-Et de quoi parlait-elle ? demanda le jeune homme curieux.

-D'une tâche à accomplir pour mon père. Rien de très compliqué, lui avoua le rouge toujours aussi posément.

-Je vois.

Akashi se leva, tout en réajustant sa chemise, et dit à son ami avant de le quitter.

-Je dois te laisser, Reo.

-Ah bon ? Où vas-tu ?

-J'ai quelque chose à faire en ville. Veille sur Tetsuya durant mon absence.

-Tu peux compter sur moi, Sei.

Le vairon se contenta de lui faire un simple signe de la tête en guise de remerciement et quitta la pièce pour rejoindre son chauffeur qui l'attendait déjà.


PDV Momoi

-Enfin, je peux me reposer, dis-je en m'asseyant dans un petit café.

-Déjà ? Ce n'est pas comme si nous avions fait beaucoup de magasins, me répondit Kise étonné.

-Ah bon ? J'en ai l'impression pourtant.

-En tout cas, cette robe et ce petit gilet blanc te vont vraiment bien! me lança le blond tout excité.

-Merci.

En effet, Kise avait réussi à me trouver une belle robe à la place des vêtements que Dai-chan m'avait prêtés. La robe était bleue et ornée de petites fleurs blanches. Elle m'arrivait juste au-dessus des genoux.

Une belle serveuse aux longs cheveux bruns vint prendre nos commandes.

-Avez-vous choisi ce que vous désirez ? demanda-t-elle en ne regardant que Kise.

-Oui, lui répondit celui-ci en lui offrant l'un de ses plus beaux sourires. Je vais prendre une eau plate, s'il vous plaît.

La jeune serveuse rougit au sourire de Kise et nota sur son petit carnet sa commande.

- Et vous ? me demanda-t-elle amèrement.

-Un thé au jasmin, s'il vous plaît.

-Très bien. J'arrive dans un instant.

Nous regardâmes la serveuse partir puis je pris la parole.

-Eh bien, j'ai cru un moment qu'elle allait se jeter sur moi-

Kise me sourit et me fit signe de me taire en voyant la serveuse revenir avec nos boissons.

-Merci, dit Kise à la serveuse qui rougit à nouveau.

-De rien, lui répondit celle-ci.

-Merci, lui dis-je également.

-…, fut sa réponse.

Je regardais Kise et vis qu'il se retenait de rire. Enfin, quand la serveuse nous quitta il se mit à rire.

-Ahaha ! Elle te déteste.

-Tss…Arrête de te moquer de moi et dis-moi plutôt pourquoi tu étais énervé contre Dai-chan ce matin ?

-Hein ? fit soudain le mannequin en cessant de rire.

-Oui. Si tu crois que je n'ai pas remarqué l'ambiance qu'il y avait entre toi et lui c'est que tu me connais mal, Kise.

-Aaah, fit le blond. D'accord, mais tu ne dis rien à Aominecchi, compris ?

-Je ne lui dirais rien, lui promis-je.

-Si Aominecchi n'est pas venu ce matin c'est parce qu'il avait soi-disant des arrangements à faire avec la chef du clan Hara, m'expliqua le blond. Mais je ne le crois pas. Je sais bien qu'il ne va pas là-bas pour faire des arrangements, mais plutôt pour se retrouver dans le lit d' Hara Asako. Donc c'est pour cela que j'étais énervé ce matin.

Je fixais Kise et pus constaté qu'il était énervé. Mais, pourquoi est-ce qu'il s'énervait ? Ce n'était pas comme s'il aimait Dai-chan. A moins que ?

-Dis-moi, Kise ?

-Oui ? fit-il.

-Ne serais-tu pas amoureux de Dai-chan par hasard ?

-Que…Quoi ?! cria-t-il tout d'un coup. Non ! Pourquoi ?

-Arrête de me mentir. Tu es tout rouge, lui fis-je remarquer.

-Bon…D'accord, c'est vrai. Je l'aime, mais par contre lui non, m'avoua Kise.

-Pourquoi est-ce que tu dis ça tu n'es-.

-Momocchi, tu le sais mieux que quiconque qu'Aominecchi ne sera jamais intéressé par un homme. Il aime les femmes et surtout celles avec de grosses poitrines…, me confia-t-il abattu.

-Je ne te crois pas.

-Quoi ?

-J'ai dit. Je ne te crois pas.

Kise me regardait bizarrement. Il devait sans doute se dire que j'étais folle de lui dire ça, alors qu'il avait perdu tout espoir de conquérir le cœur de mon ami d'enfance.

-Mais, Momocchi…

-Non, il n'y a pas de mais ! Je vais t'aider à ouvrir les yeux de cet idiot de Dai-chan.

Kise me sourit et me dit.

-Si tu veux…Mais, je ne te promets rien.

Je lui fis un clin d'œil et bus en même temps. Nous restâmes ainsi à discuter de tout et de rien quand nous décidâmes de payer.

-Euh…Momocchi.

-Oui ?

-Je pense avoir oublié mon portefeuille dans le magasin, me dit-il en fouillant chaque poche de sa veste. Mince ! Je reviens vite, ok ?

-Ok, lui répondis-je. Je paierais pour toi, Ki-chan !

-Merci, me dit-il.

Kise quitta le café en vitesse pour retrouver son portefeuille. Et ce fut ainsi que j'attendais durant plus de dix minutes mon ami.

-Il en met du temps, pensais-je à voix haute. En plus, il ne répond pas à mes messages.

Je restais ainsi pendant plusieurs minutes où je fus prise d'impatience et demandais l'addition, payais la serveuse et me leva pour quitter le café toujours en fixant mon portable en attente d'une réponse quand je bousculais quelqu'un.

-Oh, désolé ! m'excusais-je en fixant le jeune homme aux cheveux bruns qui se tenait en face de moi.

-Ce n'est rien. C'est plutôt à moi de m'excuser, me dit-il souriant.

Nous restâmes ainsi quelques secondes à nous contempler lorsque celui-ci se décida à prendre la parole.

-Désolé…, me dit-il en se frottant la nuque. Je dois vous mettre mal à l'aise en vous fixant de cette manière.

-Non, ça va. Ne vous en faites pas, lui répondis-je avec un léger sourire.

Le jeune homme aux cheveux bruns jeta un rapide coup d'œil à sa montre et me dit.

-J'ai encore un peu de temps avant de retourner à mon travail. Est-ce que vous désirez vous joindre à moi ? Histoire de faire un peu connaissance ?

-Euh…Je vous remercie sincèrement. Mais je ne vais pas pouvoir accepter votre offre. J'attends que mon ami revienne, lui avouais-je.

-Ah, je vois. Eh bien, j'espère que l'on se recroisera ! me lança-t-il.

-Oui, moi aussi, lui répondis-je en regardant mon portable.

Je venais de recevoir un message de Kise qui me disait qu'il avait retrouvé son portefeuille et qu'il m'attendait en face du café.

-Au revoir ! me dit-il.

-Au revoir.

Je quittais enfin le café et rejoint Kise qui se trouvait en face du café.

-Hey ! Momocchi ! m'appela Kise. Ça va ? Tu me sembles bizarre.

-Hein ? Oui, oui ! Je vais parfaitement bien, lui mentis-je en tentant de reprendre mon calme.

-Tu en es sûr ?

-Bon, d'accord ! Quand tu es parti j'ai fait la rencontre d'un jeune homme et…

-Et ? insista celui-ci.

-Et…Il voulait m'inviter à boire un verre avec lui mais j'ai refusé lorsque j'ai reçu ton message, lui racontais-je en marchant. Il était si charmant, sympathique et très souriant aussi.

-Hey ! J'ai comme l'impression qu'il te plaît, me dit Kise.

-Eh bien, oui. Il me plaît, lui confirmais-je.

-Comment il s'appelle ?

-Euh…Il ne m'a pas dit comment il s'appelait.

-Quoi ?! Mais, comment est-ce que tu vas faire pour le revoir ? Vous n'avez même pas échangé vos numéros ?

-Euh…non. Mais je suppose qu'il doit souvent aller à ce café.

-J'espère pour toi, fut la réponse de mon ami. Bon qu'est-ce que tu as envie de faire ? Tu veux que l'on aille manger une glace ? Que l'on aille voir d'autres magasins ?

-Kise…Je suis épuisée. Je voudrais juste rentrer, lui avouais-je.

-Comment est-ce que tu peux être épuisée ? Moi je ne le suis pas !

-Je ne suis plus un vampire, idiot ! lui fis-je remarquer en lui donnant une petite claque sur son épaule gauche.

-Ah oui ! J'avais complètement oublié ! Eh bien, direction la maison alors ! s'écria-t-il joyeusement !

-Je comprends pourquoi Dai-chan en a quelquefois marre de toi tu es une vraie pile électrique, Ki-chan !

-Hey ! Ce n'est pas ma faute si je suis comme ça !

-Oui, si tu le dis.


PDV Normal

Dès que Momoi quitta le café, le jeune homme prit son téléphone et composa rapidement un numéro.

-Allô ? Oui, c'est moi dit lui que j'ai repéré Momoi Satsuki et qu'elle est accompagnée de Kise Ryota. Oui. Très bien. J'ai compris, dit le jeune homme à la chevelure brune en remettant son téléphone dans sa poche.

-Ton heure est proche…Momoi Satsuki. Tu ne pourras plus te cacher très longtemps.


-Shin-chan! Shin-chan!

-Que veux-tu Takao ? fit le vert en continuant sa lecture.

-Quand est-ce que je vais pouvoir sortir ? lui demanda le jeune homme qui s'ennuyait.

-Quand je serai sûr que tu arriveras à te contrôler totalement, fut la réponse de celui-ci.

-Mais…J'arrive à me contrôler ! se défendit le jeune vampire. Tu sais que ce n'est pas juste ce que tu me dis là ?

-Ah bon ? lui dit le vert toujours les yeux rivés sur son livre.

-Oui ! Je me suis entraîné plus d'un mois, j'ai même, selon Otsubo, été l'un des plus rapides à avoir contrôlé ma soif de sang et toi tu ne veux toujours pas me donner ma Pierre de Lune pour que je puisse enfin sortir le jour ! se plaignit Takao.

Midorima arrêta sa lecture et regarda Takao qui était en train de bouder tel un petit enfant qu'on aurait privé son désert. Takao avait raison. De tous les humains ayant été transformés, il avait été le plus rapide à se contrôler et ça Midorima ne pouvait le nier.

-Bon, lui dit ce dernier. Tu as raison. Je vais en discuter avec les autres pour te donner une pierre.

-Oui ! cria de joie le jeune homme en allant serrer le vert dans ses bras. Tu sais que je t'aime Shin-chan !

-Arrête de dire ça et lâche-moi ou…

Il fut coupé quand on vint sonner à la porte.

-Je vais ouvrir ! lui lança ce dernier en se dirigeant tout de suite vers la porte d'entrée.

-Attend Takao ! cria Midorima en le suivant.

Mais trop tard, Takao avait déjà ouvert la porte.

-Combien de fois vais-je te dire de ne pas…, fit le vert étonné de voir l'un des membres des Akashi.

-Désolé de vous déranger Midorima-san, mais Akashi-san m'envoie vous donner ceci, lui dit l'homme en lui tendant une lettre fermée d'un sceau rouge arborant l'emblème des Akashi qui n'était autre qu'un dragon.

-Merci, lui dit Midorima. Vous pouvez disposer.

-Merci, lui dit celui-ci en les quittant.

Midorima referma la porte et se dirigea vers son salon suivit de Takao.

-C'est quoi ? lui demanda curieux le jeune vampire.

-Une lettre des Akashi.

-Et qu'est-ce qu'ils disent ?

-Je ne sais pas. Mais, cela ne te regarde pas ! lui rétorqua le vert.

-Mais, allez ! Shin-chan ! Dis-moi de quoi ça parle je te promets de ne rien dire aux autres !lui supplia Takao.

-Je la lirais plus tard, dit Midorima en déposant la lettre sur la table du salon.

-Tss…T'es pas sympa, lui répondit Takao. Bon, moi je vais dans ma chambre à plus !

Takao partit, il ne restait plus que Midorima dans le salon en train de contempler cette fameuse lettre.

-Cela ne présage rien de bon, dit à voix basse le vert toujours le regard fixé sur la lettre.


PDV Momoi

Après avoir quitté le café, nous nous rendîmes chez Dai-chan qui d'ailleurs n'était toujours pas revenu.

-Eh bien, je vois qu'Aominecchi n'est pas revenu, constata Kise.

-Oui. En plus, je ne sais même pas quand est-ce qu'il va revenir, me plaignais-je.

Je m'asseyais sur l'un des divans du salon, ainsi que Kise, et alluma la télévision sur n'importe quelle émission.

-Tu veux que je reste avec toi jusqu'au retour d'Aominecchi ? me demanda Kise.

-Oui, s'il te plaît.

-Bon ! lança Kise en enlevant sa veste. Je parie que tu as faim. Tu veux que je cuisine quelque chose ?

-Tu sais Kise je sais me débrouiller, le rassurais-je.

-Oui, mais je ne pense pas que tu devrais cuisiner dans ton état. Tu es toute fatiguée…Laisse-moi te cuisiner quelque chose ! me suppliât-il. Tu vas voir tu vas te régaler ! Je peux te faire de magnifiques pâtes à la sauce bolognaise.

-Mais, pourquoi est-ce que tu veux absolument que tu sois celui qui cuisine ? Je sais aussi cuisiner tu sais.

Kise me regarda et me fit une drôle de tête.

-Euh, oui ! Je sais…mais…J'ai envie de cuisiner pour toi. Allez repose-toi ou…regarde la télé! me lança-t-il en se dirigeant rapidement vers la cuisine.

-Bizarre, fut ma seule réponse après que Kise me laissa toute seule dans le salon.

Pendant ce temps, je me mis à zapper les chaînes de télé dans l'espoir d'occuper mon esprit. Mais malheureusement, aucune émission ne pouvait m'arracher de l'ennui que je ressentais à cet instant.

-Il n'y a rien qui m'intéresse, dis-je à voix haute en éteignant la télévision et en commençant à rêvasser.

Je me remémorais ma journée de shopping avec Kise, nos discussions et ce charmant jeune homme qui m'avait abordé au café.

En parlant de ce fameux jeune. Il fallait que je me rappelle de lui au cas où il me serait donné la chance de le recroiser. Donc, je fermais mes yeux et tentais de me rappeler du jeune homme. Je ne dus pas me concentrer énormément pour m'en souvenir que son visage m'apparut tout de suite. Je pus revoir sa chevelure brune ainsi que ses yeux bruns remplis de joies et de bonne humeur. Je revoyais également son magnifique sourire, ses gestes maladroits ainsi que les simples mots qu'il m'avait dit. Oh ! Si seulement j'avais pu lui demander son nom ou s'il l'avait fait je ne serai pas là à me torturer l'esprit sur un parfait inconnu !

-Quel imbécile ! Il n'y a que les hommes pour oublier de demander le nom et prénom d'une femme ? dis-je à voix haute.

« Mais moi aussi, j'aurais pu lui demander comment il s'appelait mais j'ai complètement oublié de le faire. Alors, que »-

Je fus coupée dans mes pensées quand l'on sonna à la porte. »

-Tiens, Daiki est enfin revenu ? me demandais-je en me levant tout de suite.

-Je parie que cet idiot a encore oublié ses clés ! C'est bon j'arrive ! criais-je quand j'entendis que l'on sonnait à nouveau à la porte.

- Combien de fois je t'ai dit de prendre-…


PDV Normal

-Je pense que ça doit être bon, dit le mannequin en goûtant la sauce tomate qu'il venait de concocter. J'espère qu'elle va aimer. Je n'ai plus vraiment l'habitude de cuisiner ce genre de choses.

En effet, le blond était un vampire et en général, il se nourrissait de sang humain même s'il pouvait se nourrir des mêmes aliments que les êtres humains.

Kise éteignit la cuisinière et prit le plat de pâtes pour Momoi en direction de la salle à manger.

-Voilà ! Le plat est prêt ! lança le blond.

Mais aucune réponse ne lui parvint.

-Momocchi ! appela à nouveau Kise.

« Peut-être qu'elle s'est en dormit ? pensa celui-ci. »

Kise déposa le plat de pâtes sur la table à manger et alla voir la rose dans le salon.

-Mais où est-elle ? se demanda-t-il en allant vers les escaliers où il vit que la porte d'entrée était grande ouverte.

Le mannequin s'approcha de la porte et constata qu'une lettre se trouvait à terre.

-Merde…Faites que ce ne soit pas ce que je pense…, fut la réponse du blond en ramassant la lettre.

Quand Kise ramassa la fameuse lettre, un mauvais pressentiment lui traversa l'échine. Malheureusement, ce mauvais pressentiment se confirma quand il reconnut le sceau rouge orné d'un dragon.

Une seule famille était représentée par l'emblème du dragon et cette famille n'était autre que les Akashi. Et Momoi venait de se faire kidnapper par l'un de ces membres.