Héros de guerre.

C'est ce qu'ils étaient. Tous les deux. Parmi bien d'autres.

Séverus ne savait plus vraiment à quel moment il avait commencé à la voir autrement que comme une adolescente particulièrement pénible.

Difficile à dire.

C'était venu progressivement.

Il avait tout d'abord cessé d'être agacé par elle, puis l'avait trouvée amusante, puis courageuse.

Et finalement sexy.

De toutes façons il l'avait toujours trouvée belle, d'aussi loin que remontaient ses souvenirs.

Du moins depuis qu'elle s'était mise à avoir des seins et des hanches…

Une nuit il avait rêvé d'elle. Et de lui. Il avait rêvé qu'ils faisaient l'amour.

Au réveil ça avait été l'horreur. L'impression d'être redevenu un puceau de 14 ans l'avait rendu plus irritable encore et enfermés comme ils l'étaient tous au Square Grimaud il avait passé la journée à être exécrable.

Spécialement avec elle.

Et puis il était parti. Parce qu'il avait enfin comprit : amoureux. Il était amoureux d'elle.

Et qu'il préférait être prit par les mangemorts plutôt que de se dévoiler devant elle.

Ensuite, après la guerre, quand la vie avait reprit son cours et l'école avec, il l'avait revue. Elle n'avait que quelques semaines de plus que depuis la dernière fois mais elle avait encore embellie.

Il avait espéré que l'éloignement aurait eu raison des sentiments qu'il lui portait mais à la seconde où il la revit ils revinrent en force, plus douloureusement que jamais.

C'est ce jour-là qu'elle soutint son regard. Et qu'il baissa le sien le premier.

Il comprit qu'elle savait et il donna sa démission le soir même à Dumbledore.

Ce dernier se contenta de lui sourire, de poser le parchemin de démission par-dessus une liasse vacillante de documents et de lui offrir un bonbon.

Il était dans ses appartements en train de faire ses bagages quand on avait frappé à la porte.

Il était allé ouvrir, persuadé de tomber sur Dumbledore, seul être vivant à jamais être venu chez lui.

Mais c'était elle.

Ndla : la suite directe de ce drabble arrive demain, et ce chapitre sera à lui seul une justification du rated M.