Du plus loin qu'il se souvienne, Severus avait toujours considéré ses élèves comme des crapauds décérébrés.

A quelques exceptions près, bien entendu.

Bon en fait une seule : Hermione Granger.

Même à l'âge de 11 ans il était évident qu'elle était d'une intelligence redoutable.

Severus avait côtoyé fort peu de bébés et de jeunes enfants au cours de son existence.

Il n'avait pas d'avis sur eux. Dans son esprit ils n'existaient tout simplement pas.

Une…Chose incapable de préparer une potion ne méritait tout simplement pas qu'il s'y intéresse.

Et puis, Hermione était entrée dans se vie.

Les premiers temps avaient bien entendu été une parenthèse d'amour et de sexe.

Il découvrait ce que voulait dire aimer, parce qu'chérir une morte n'apportait que bien peu de chaleur humaine.

Quand au sexe, si Severus avait eu des maitresses dans sa vie, il n'avait, avant de toucher Hermione, jamais fait l'amour.

Et il avait découvert que baiser n'était rien, en comparaison avec ce qu'il ressentait quand il faisait l'amour à Hermione.

Et puis le temps avait passé.

L'amour qu'il portait à sa jeune compagne avait encore grandit. Il avait aussi évolué.

Et Severus avait commencé à avoir des envies bizarres.

Il avait plusieurs fois rêvé de sa femme avec un ventre rond.

Il se réveillait avec une trique d'enfer et chassait de son esprit ces rêves loufoques en l'aimant charnellement comme un fou.

Et puis Ginny Wesaley était tombée enceinte. Outre le fait que Lucius avait jugé préférable de fuir le pays quelques temps (avec Ginny) en attendant que Molly retrouve son calme, le fait le plus troublant lors de cette annonce fut le sentiment lancinant que ressentit Severus en apprenant la nouvelle.

La jalousie.

Il rentra le soir, regarda Hermione qui nourrissait le chat, uniquement vêtue d'un tee shirt à la gloire de Gryffondor et d'une petit culotte verte et grise (Hermione savait distiller le chaud et le froid comme personne) et tout à coup, avant même qu'il n'ait le temps de les penser, les mots sortirent de sa bouche :

« Hermione, je veux un enfant ! »