Et mince on est MARDI !

Je suis désolé de ne pas avoir posté le chapitre hier comme c'était prévu, mais ça m'est complètement sorti de la tête ! Qu'elle étourdie je vais et sur ce coup là j'accepterais ma punition sans broncher :'(

Donc voilà ENFIN le chapitre n°2 ! (et donc l'avant dernier par la même occasion ^^)

Je vous dit à Lundi prochain (et espérant ne pas avoir une autre crise d'Alzheimer !

Sur ce, je ne vais pas vous déranger plus longtemps (tout en m'excusant encore une fois) et je ne peux que vous souhaiter une :

BONNE LECTURE !

PSs : - Encore Mille Mercis à ma correctrice attitrée qui, par ailleurs, poste aussi ses fics maintenant (elles sont d'ailleurs plus que génialissime avec des intrigues vraiment bien ficelées) Vraiment merci isatis2013, pour ton soutien sans faille ^^

- Merci aussi à ceux/celles qui laissent des commentaires à chacun de leur passage, même si je ne réponds pas, cela me touche énormément. je suis contente de voir que mes histoires plaisent à certain(e)s Encore MERCI à vous ^^

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Chapitre n°2 : Questions sans réponses...

Lundi matin. Pas encore tout à fait remis des événements de la veille au soir, Reese se rendit directement au domicile de Déborah, sans passer par la bibliothèque. Ce qu'il ne savait pas, c'est que Finch espérait plus que tout sa venue, souhaitant enfin mettre les choses au clair avec son partenaire. Il était même prêt à faire le premier pas si nécessaire. Il n'avait en effet plus aucun doute concernant la réciprocité de ses sentiments, ce qui n'était peut-être pas encore totalement le cas de son coéquipier.

- Comme si je pouvais laisser n'importe qui m'embrasser, bougonna Finch quand il comprit que John ne passerait pas.

Il devina qu'il devait être parti tout de suite au domicile de leur numéro et cela le démoralisa. Je n'aurai même pas mon thé du matin, pensa-t-il.

- La journée commence vraiment mal, dit-il alors.

Bear gémit simplement dans son panier. Finch soupira, se rendant bien compte qu'il était de plus en plus "accro" à Reese au point que le premier adjectif qui lui venait à l'esprit était "dépendant". Oui, il était tout simplement dépendant de Reese. Il ne pouvait plus le nier depuis un moment déjà. Il avait évidemment été étonné le jour où il avait enfin pu mettre un nom sur ce sentiment que Reese déclenchait en lui à chaque fois qu'il lui souriait, qu'il entendait soudainement le son de sa voix, son rire, à chaque fois qu'il le touchait, volontairement ou non... Et même, le simple fait que penser à son partenaire le faisait désormais sourire, était pour lui une preuve irréfutable de l'étendue de ses sentiments. Il l'aimait comme jamais il n'avait encore aimé et surtout comme jamais il n'avait pensé aimer un jour. Comment pouvait-il souhaiter rejeter ce sentiment ? Alors faire en sorte de le détruire, ça jamais. Il avait plutôt choisi de le protéger, et même si cela devait rester au stade d'un amour à sens unique, cela ne le gênait nullement. Si souffrir lui permettait au final de continuer de le côtoyer autant qu'il le souhaitait, alors c'était un prix qu'il était prêt à payer et plutôt deux fois qu'une.

Vers 9 H 30, les deux sœurs partirent de nouveau ensemble. Cette fois-ci elles allèrent dans une boutique de robe de soirée où Madison devait faire les derniers essayages pour sa robe de demoiselle d'honneur. Reese écouta distraitement les propos des jeunes femmes sur le tissu, la broderie ou autre fanfreluches qui ne le passionnait nullement. Il n'arrivait toujours pas à trouver d'excuse pour sa soudaine réaction de rejet et craignait donc de faire face à l'informaticien pour le moment.

Elles quittèrent la boutique paquet en main. Reese fut tenté d'appeler Finch pour savoir où en était ses recherches, mais il se doutait bien que si ce dernier avait découvert quelque chose de pertinent, il aurait déjà cherché à le joindre. Il se résigna donc à poursuivre sa filature jusqu'à un restaurant non loin. Il s'installa à la table derrière Madison.

- Tu comptes rester jusqu'à quand ? Demanda Déborah.

- Jusqu'à la fin de la semaine. Pourquoi ?

- C'est Tim qui me l'a demandé. Je suppose que me laisser m'occuper seule des derniers préparatifs doit le gêner, mais vu que tu es là, il peut plus facilement se concentrer sur les dossiers qu'il tient tant à boucler.

- Sûrement. Par contre si ça venait à déranger que je reste chez vous, je peux toujours aller à l'hôtel, proposa Madison à contre-cœur.

- Non, je préfère que tu restes. Et puis on a beaucoup trop de temps à rattraper, tu ne vas pas aller à l'hôtel en plus.

Elles parlèrent de tout et de rien pendant près de trois-quarts d'heure avant que Madison n'ajoute :

- On ferait peut-être bien de rentrer, tu as dit à ton futur époux que nous n'en n'aurions pas pour longtemps et il va bientôt être 14 H.

- Oui, je n'avais pas vu qu'il était déjà si tard.

Reese soupira tout en se levant. À se demander si elle court vraiment un danger, pensa Reese tout en suivant une nouvelle fois la voiture bleu nuit de Déborah.

- Tim, on est rentrées, s'écria Déborah en bas de l'escalier voyant le salon vide.

- Tu crois qu'il travaille ?

- Sûrement, pour la lune de miel il a déjà posé ses congés et voudrait finir certains dossiers avant de... Oh mon dieu ! Tim ! S'écria Déborah alors qu'elle venait de trouver le corps de son fiancé étendu dans la cuisine.

- J'appelle une ambulance, s'écria Madison avant de se précipiter vers le téléphone.

Finch, qui n'avait rien loupé de cette discussion appela Reese.

- J'ai prévenu les lieutenants Carter et Fusco, ils vont faire en sorte de récupérer l'affaire, alors attendez-les.

- Très bien, répondit Reese ne comprenant pas ce qu'ils avaient bien pu louper pour que les choses dégénèrent à ce point.

Si c'était Déborah le numéro, pourquoi Timothy était-il la victime ? Elle serait donc la coupable ? Mais pourquoi s'en prendre à son futur mari ? La venue de sa sœur avait-il un rapport avec toute cette histoire ? Et que pouvait bien signifier la dispute entre Tim et Madison ? Pour Reese, il y avait bien trop d'inconnus et trop peu de solutions... Il espérait donc que la venue des deux lieutenants lui permettrait au moins d'avoir quelques réponses et donc au moins un début de piste à explorer.
Un défilé d'ambulances suivi de quelques voitures de polices commença. Reese se gara non loin, voulant pouvoir accéder facilement à la scène une fois que l'un des deux lieutenants serait enfin sur place. Une dizaine de minutes après Fusco arriva. Il remarqua immédiatement Reese qui vint immédiatement à sa rencontre.

- Il est avec moi, dit-il alors avant d'entrer dans la maison.

Ils se dirigèrent dans le salon, où se trouvaient les deux jeunes femmes. Dans les bras de sa sœur, Déborah était en larmes alors qu'un des policiers présent prenait leur déposition.

- On prend la relève, lui dit alors Fusco, calepin en main, Reese toujours sur les talons.

- Vers quelle heure êtes vous rentrées ? Demanda Fusco.

- Il devait autour de 14 H 30, on n'a pas vraiment fait attention, répondit Madison.

- Vous étiez parties depuis longtemps ?

- Oui, aux alentours de 9 H 30. J'avais les derniers essayages à faire concernant ma robe de demoiselle d'honneur.

- Tu ne vas plus en avoir besoin maintenant, sanglota Déborah.

- Quand vous êtes parties ce matin, avez vous noté quelque chose d'inhabituel ?

- Non, enfin quand on est parties Timothy se levait à peine. Il avait travaillait tard la veille, d'après Déb. Et quand on est rentrée...

La jeune femme ne put finir sa phrase alors que sa sœur se remettait à pleurer de plus belle.

- Vous avez un instant lieutenant ? L'appela alors un des ambulanciers qui s'était occupé du corps.

Fusco l'accompagna dehors, près de l'ambulance. Reese alla, quand à lui, inspecter la cuisine. Finch n'avait pas loupé un mot de ce qu'il se passait depuis que les jeunes femmes avaient découvert le corps de Timothy. Alors que Reese faisait le tour de la maison, cherchant une quelconque trace d'effraction, Finch, lui écoutait la conversation entre le lieutenant Fusco et Brian Coper, l'urgentiste.

- À première vue ça ressemble à une crise cardiaque.

- À première vue seulement ?

- Savez-vous s'il se droguait ? Demanda alors Brian.

Finch fronça les sourcils à cette question. Il n'avait rien trouvé permettant d'affirmer que c'était le cas. Madison avait bien eu quelques démêlés avec la justice concernant sa consommation de produits illicites, mais cela datait de la période où elle avait soudainement arrêté ses études...

- On a trouvé la trace d'une seringue sur son bras et vu l'emplacement ça n'a en aucun cas été fait par un membre du corps médical, dit-il en montrant ladite marque.

- Bien, il va falloir procéder à des analyses une fois arrivé à la morgue. Je vais demander à ce que se soit fait le plus rapidement possible, ajouta Fusco avant de s'éloigner, les laissant alors reprendre la route. C'est bon, t'as fini de fouiner partout sur ma scène de crime ? Demanda Fusco en entrant de nouveau dans la maison alors que Reese redescendait.

- C'est bien un crime alors ?

- Ouai, ils ont trouvé une trace suspecte de seringue sur le bras du mec. Je vais faire demander un mandat pour fouiller la maison... enfin, si elle refuse de coopérer j'aurai pas le choix.

Fusco retourna dans le salon et, contrairement à ce qu'il attendait, Déborah accepta sans broncher que la maison soit fouillée.

- Je n'ai rien à cacher, avait-elle dit.

- Vous pensez quoi de cette histoire Finch ? Demanda Reese alors que Fusco venait de le mettre à la porte le temps que la demeure soit inspectée.

- Je ne sais pas trop quoi en penser en fait. Le numéro de Déborah n'est pas sorti par hasard, elle est forcément liée à tout ceci soit comme prochaine victime soit comme criminelle.

- Dans ce cas elle nous aurait bien eu, je n'ai rien vu de suspect dans son comportement depuis que je la suis.

- En effet. Mais si c'est bien elle la responsable, reste à savoir pourquoi et comment.

- Je crois qu'ils ont trouvé quelque chose, remarqua Reese alors qu'un policier descendait avec un sachet en plastique contenant une seringue ainsi qu'un flacon à moitié vide.

Reese suivit le policier dans le salon. Ce dernier donna le sachet. Lionel lu l'étiquette sur le flacon sous le regard étonné et perdu des deux sœurs.

- C'était dans quelle pièce ? Demanda-t-il

- Dans la chambre, tout de suite à droite, répondit le policier avant de s'éloigner pour retourner fouiller le reste de l'étage.

- La chambre d'ami, murmura faiblement Déborah en quittant les bras de sa sœur.

- La chambre d'ami ? Répéta Fusco. C'est bien la chambre que vous occupez ? Demanda-t-il à Madison.

- Oui, oui, mais... ce n'est pas à moi. Je n'ai jamais vu cette seringue de ma vie ! dit-elle en se levant. Tu dois me croire Déb, je n'ai rien fait.

- Je savais que tu ne l'aimais pas, mais à ce point ! Je... je ne sais plus ce que je dois penser, dit Déborah avant de s'éloigner du canapé et de sœur par la même occasion.

- Je suis désolé Miss Jackson mais vous allez devoir me suivre au poste. On mettra tous ça au clair, lui dit alors Fusco avant de lui faire signe de la suivre.

- J'ai vraiment l'impression que l'on passe à côté de quelque chose Finch, murmura alors Reese. Je vous rejoins, dit-il avant de quitter la maison pour de bon.

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Alors que Madison Jackson était conduite au poste pour un interrogatoire, Reese, lui, prenait donc la direction de la bibliothèque. Depuis les événements de la veille au soir, ce serait leur premier tête-à-tête, à Finch et à lui. Il n'était pas encore tout à fait sûr de qu'il allait lui dire, et avait donc décidé d'improviser selon le comportement qu'aurait l'informaticien quand il arriverait. Il fut évidemment accueilli par un Bear heureux de le voir. Finch s'était tourné un instant, mais quand Reese releva à nouveau la tête, il était de nouveau concentré sur les écrans en face de lui.

- Vous avez trouvé quelque chose de nouveau ? Demanda-t-il tout en s'approchant de Finch.

- Rien de concret, j'en ai peur. Un appel de Madison il y a un mois environ, date à laquelle correspondrait l'envoi des invitations pour le mariage... Il semblerait aussi que Miss Jackson, Madison, précisa Finch, et Mr Roddick aient été à la même université. Une année d'écart seulement les séparait. Après, rien ne dit qu'ils se connaissaient déjà. Sinon, j'allais commencer la fouille dans leur ordinateur quand vous êtes arrivé. Je crains de n'avoir rien à vous donner en attendant que je finisse.

- Bien, je peux toujours emmener Bear en balade. Je vais en profiter pour prendre des nouvelles de notre lieutenant. Je vous tiens évidemment au courant.

Reese reparti aussi vite qu'il était arrivé. Finch le regarda s'éloigner tristement. Lui, qui s'était attendu à une explication ou au moins une remarque concernant leur baiser de la veille, était plus que déçu de le voir partir ainsi, sans un mot. Sa décision de lui faire part de ses sentiments n'avait pas changé pour autant, mais le manque de réaction de la part de son partenaire le blessait réellement.

- J'aurai peut-être dû dire quelque chose pour hier, dit alors Reese au chien, trop soulagé de voir que Finch avait agit naturellement avec lui.

Le parc était quasiment désert à cause du froid, mais Bear ne semblait nullement gêné et courait en tout sens à la poursuite de la balle de tennis que Reese ne cessait de lui envoyer. Il sortit son portable et contacta Fusco.

- Ici le lieutenant Carter, répondit cette dernière.

- Fusco n'est pas là ? Demanda Reese après avoir vérifié qu'il ne s'était pas trompé.

- Je vois la préférence, plaisanta le lieutenant Carter. Si, il vient de juste de retourner en salle d'interrogatoire. Vous voulez que je l'appelle ? Poursuivit-elle plus sérieusement.

- Vous savez ce qu'il en est avec Madison ?

- Les premiers résultats viennent d'arrivés et il semblerait que Timothy ait reçu une dose mortelle de Chlorure de Potassium.

- Elle n'a toujours pas avoué je suppose.

- Malheureusement pour nous non, elle continue d'affirmer qu'elle n'y est pour rien même si tout l'incrimine. Je suppose que vous avez déjà fouillé dans son passé et donc remarqué ses quelques semaines passé en centre de désintox ?

- Oui, Finch m'avait parlé de sa consommation de produits illicites. Ça pourrait expliquer la seringue, en tout cas si elle avait replongé. Mais pas le Chlorure. Si elle l'a commandé ou acheté en ligne, Finch finira bien par en trouver la trace.

- Vous avez d'autres pistes sinon ?

- Celle-ci ne vous convient pas ? Demanda Reese lui-même peu convaincu.

- Elle a accepté une analyse de sang pour vérifier la présence de drogue, mais elle n'en présente aucun signe. Elle n'a aucune marque de seringue non plus. Je sais bien que ce ne sont que des preuves indirectes et puis elle n'a pas non plus de mobile.

- En réalité elle a eu une altercation avec la victime la veille au matin.

- Et vous n'avez évidemment aucune preuve ?

- Une mise sur écoute illégale vous irez ? Je suis sûr que Finch doit en avoir une copie.

- Mais bien sûr que ça va faire l'affaire, pourquoi cela n'irait pas ? Ce n'est pas comment si c'était CONTRE la loi après tout, renchérit-elle. Je vais quand même en parler à Fusco, il en tirera peut-être quelque chose. La sœur ne devrait plus tarder je m'occuperai d'elle et... Justement la voilà.

- Tenez-moi au courant.

- Bien sûr tout comme vous, ajouta-t-elle avant de raccrocher.

Elle se dirigea vers Déborah.

- Comment va ma sœur ? Demanda-t-elle à Carter.

- Elle est toujours en plein interrogatoire, c'est tout ce que je peux vous dire.

- Elle n'était pas vraiment pour ce mariage, elle disait que je méritais mieux.

- Vous pensez donc qu'elle aurait était capable de faire ça ? Demanda Joss à la jeune femme.

- Honnêtement je ne sais pas. Elle a eu quelques soucis après avoir arrêté ses études sur un coup de tête, mais depuis quelques années maintenant tout semblait revenu à la normale. Elle reparlait à nos parents alors que ce n'était plus arrivé depuis près de six ans maintenant.

- Ils lui en voulaient pour une raison particulière ?

- Elle ne leur à jamais donné de raison pour avoir quitté l'université. Elle a toujours était une bonne élève, et du jour au lendemain elle a tout plaqué et elle est parti à l'autre bout du pays... dit-elle les larmes aux yeux. Ce mariage nous a permis de tous nous réunir et au final elle a... elle a sûrement tué l'homme que j'aime. Je ne pourrais jamais le lui pardonner.

- Tout n'est pas encore prouvé, dit alors Carter, tentant de la consoler du mieux possible.

- Ah bon, vous avez d'autres pistes alors ? Demanda-t-elle.

- Plus ou moins, mais je ne peux vous en dire plus.

- Bien sûr je comprends. Je pourrais quand même parler à ma sœur, peut-être qu'à moi...

- On verra. Ce policier va prendre votre déposition, dit-elle en lui montrant un agent à deux pas d'elles, je reviens dans un instant.

Elle s'éloigna alors de la jeune femme et rejoignit Fusco dans la salle d'interrogatoire. Elle le prévint alors que Déborah était arrivée. Elle lui parla alors de la fameuse dispute qu'elle était censée avoir eu avec la victime :

- Oui, c'est vrai qu'on s'est disputé, oui, on se connaissait déjà, mais je n'ai rien fait ! Du moins pas encore.

- Pas encore ?

- Il était hors de question que je laisse ma petite sœur épouser ce salopard, cracha-t-elle alors avec autant de dégoût qu'elle le put.

- Et pourquoi donc ?

- ...

- Si vous ne parlez pas, vous serez accusé de meurtre, lui dit alors Carter, vous n'avez pas l'air de comprendre que...

- Si vous me laisser voir ma sœur je dis tout.

- Pour le moment il n'y a rien à négocier.

Les deux lieutenants sortirent de la pièce y laissant la jeune femme avec un officier. Carter prévint Reese de la progression, ou plutôt de la non progression de l'enquête. Une vingtaine de minutes plus tard, les analyses de sang de Madison arrivaient. Celles-ci étaient clean et Finch leur annonça qu'il n'avait rien trouvé du côté d'un achat en ligne de la part de celle-ci. Alors qu'il était au téléphone avec Carter, il entendit vaguement évoquer un vol dans une pharmacie.

- Lieutenant Carter, il me semble avoir entendu qu'un vol avait eu lieu dans une pharmacie ?

- Oui, j'en ai entendu parler il y a quelques heures maintenant, mais je n'ai pas de détails. Un instant, dit-elle à Finch. Johnson, appela-t-elle alors. Vous avez quoi sur le vol de la pharmacie ?

- Un flacon de chlorure de potassium a disparu hier.

- Et ils ne s'en rendent compte que maintenant !

- L'inventaire était ce matin, ajouta Johnson.

- Donnez moi l'adresse et le numéro, on va avoir besoin des images de leurs caméras.

- Je peux aussi y avoir accès lieutenant... et bien plus vite, ajouta alors Finch, toujours en ligne.

- Peut-être, mais moi je dois passer par la voie légale pour ça. Bien sûr ça ne vous empêche pas d'y jeter un œil pour être sûr, dit-elle alors.

- Compris, je vous préviens dès j'ai du nouveau.

Ils raccrochèrent finalement et Finch pirata alors le système de la pharmacie dont Carter lui avait donné l'adresse. Il remarqua immédiatement que c'était justement la pharmacie dans laquelle Déborah s'était arrêtée la veille après avoir tourné en rond pendant un bon moment.

Il accéda rapidement aux vidéos de la veille, on y voyait bien Déborah entrer. Celle-ci semblait chercher quelque chose dans les rayons avant de finalement disparaître dans le fond de la pharmacie... où semblait se trouver la réserve. Il chercha alors où se trouvait les pharmaciens et il n'en aperçu qu'un déjà occupé avec une cliente. Le temps qu'il finisse, Déborah était déjà de retour dans la boutique. Elle prit une boite d'anti-douleur avant de repartir aussi naturellement qu'elle était entrée.

- Comment savait-elle que...

Il décida alors de regarder les images de la veille et puis celles de l'avant-veille. Il regarda ainsi les vidéos sur six jours en arrière, la pharmacie ne gardant les enregistrements qu'une semaine durant. Il repéra sur chaque vidéo l'apparition de Déborah. Il semblait donc juste de supposer qu'elle avait repérer les lieux avant. Elle s'était rendu compte que ce jour là, il n'y avait qu'une personne présente et qu'elle pouvait plus facilement se glisser dans la réserve ni vue ni connue...

- Elle était donc déjà venu en repérage avant, dit Finch, heureux de sa découverte.

Enfin l'affaire semblait avancer. Ils savaient désormais "comment", restait juste à savoir "pourquoi". Il contacta de nouveau le lieutenant Carter qui venait juste de recevoir l'autorisation de visionner les enregistrements. Il lui dit exactement à quels moments elle devait regarder, gagnant ainsi du temps dans ses recherches, n'ayant pas besoin de visionner l'ensemble des vidéos envoyées par le directeur de la pharmacie.

Une demi-heure après elle disposait donc des mêmes informations que Finch. Elle alla voir Déborah qu'elle emmena dans la même salle d'interrogatoire que Madison. Entre temps, elle avait reçu un rapport concernant une empreinte partielle sur la seringue qui ne correspondait pas à celle de Madison...