Chalut Tout Le Monde !
Cette fois-ci pas d'oublie, on est bien lundi et donc = Nouveau Chapitre !
Sans attendre plus longtemps, voici enfin le troisième et dernier chapitre.
Encore merci de m'avoir suivit (une nouvelle fois) tout au long de cette hoistoire
Je vous dit à une prochaine fois et vous souhaites encore et toujours une :
BONNE LECTURE !
PSs : - Encore Mille Mercis à ma correctrice attitrée qui, par ailleurs, poste aussi ses fics maintenant (elles sont d'ailleurs plus que génialissime avec des intrigues vraiment bien ficelées) Vraiment merci isatis2013, pour ton soutien sans faille ^^
- Merci aussi à ceux/celles qui laissent des commentaires à chacun de leur passage, même si je ne réponds pas, cela me touche énormément. je suis contente de voir que mes histoires plaisent à certain(e)s Encore MERCI à vous ^^
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Chapitre n°3 : Conclusion
Une fois les deux jeunes femmes et le lieutenant Carter dans la salle, celle-ci posa un ordinateur sur la table avant d'ajouter :
- Nous savons maintenant d'où provient le chlorure utilisé, et nous avons une vidéo et une empreinte sur la seringue.
- Alors vous savez que je suis innocente ? Demanda Madison. Vous avez arrêté le vrai coupable ?
- Elle est juste en face de vous, lui répondit Joss.
- Non, ce n'est pas possible... dit-elle à voix basse.
- Après ton appel tu as vraiment cru que je pourrai faire comme si de rien n'était ? S'écria alors Déborah.
- Non, mais de là à le tuer et à me faire porter le chapeau... Parce que tu n'aurais rien fait pour m'aider, n'est-ce pas ?
- Et puis quoi encore ? Tout est de ta faute après tout. Tu as fait du plus beau jour de ma vie un véritable enfer ! Comme si j'allais... comme si je pouvais encore vouloir me marier après tout ça...
- Si l'une de vous pouvait s'expliquer, ajouta le lieutenant Carter.
- Quand j'ai reçu l'invitation pour le mariage avec leur photo, j'ai tout de suite reconnu Timothy. Son nom était évidemment inscrit dessus. Je n'avais plus de toute, il s'agissait bien du Timothy que j'avais connu pendant mes années à l'université, commença à expliquer Madison. J'ai alors téléphoné à Déb et je lui aie dit qu'elle ne pouvait pas se marier avec lui. Bien évidemment, elle ne voulait pas m'écouter sans raison. Je lui ait finalement tout dit. Tout remonte à l'époque de l'université. J'entrai en deuxième année et lui en troisième et on s'est croisés à une fête. On s'entendait plutôt bien et on a commencé à traîner ensemble.
Reese avait rejoint Finch depuis une dizaine de minutes maintenant et suivait donc l'interrogatoire des deux jeunes femmes avec lui.
- Il m'avait invité à une soirée peu après le nouvel an et... la soirée avait était plus qu'arrosée, poursuivit la jeune femme, d'une voix mal assurée.
- Tout va bien se passer Mlle Jackson, lui dit le lieutenant Carter.
Madison leva alors les yeux vers sa sœur. Cette dernière détourna les siens.
- Timothy avait autant abusé de l'alcool que de la drogue qui avait circulé et... je n'ai pas pu le repousser au final. Je n'ai pas eu la force de continuer comme si rien ne s'était passé. Après deux semaines j'ai quitté le campus et je suis partie à l'autre bout du pays.
- Vous n'avez donc jamais porté plainte pour viol. Vous parents sont-ils au courant ?
- Pas que je sache. En tout cas je ne leur en ai jamais parlé. J'ai eu quelques ennuis avec les flics peu après mais ça n'a pas duré plus de quelques mois. Après la désintox que me suis trouvée un job. J'ai juste continué de voyager, c'était la seule chose qui m'aidait à tenir.
- La dispute c'était donc pour ça ?
- Oui, je lui ai dit que je ne le laisserais jamais épouser ma sœur, il m'a menacé. Il a été jusqu'à me plaquer contre le mur. Ce qu'il ne savait pas c'est que Déb était déjà au courant de tout depuis plus de trois semaines maintenant.
- Et c'est là que vous avez eu l'idée d'en finir avec lui ?
- Si on veut, avoua-t-elle enfin. J'avais une amie qui voulait devenir médecin et elle m'avait déjà parlait du chlorure utilisé dans les prisons pour les condamnés à mort. Elle m'avait aussi dit que s'ils n'en cherchaient pas les traces, les analystes ne le décelaient pas.
- Mais vous n'avez pas fait attention à la marque de la seringue par contre.
- J'étais pressée. Madison m'attendait dans la voiture. J'avais oublié mon sac pour pouvoir retourner dans la maison... Il n'a rien compris de ce qui se passait. Je suis finalement ressortie quelques minutes après, le temps de tout mettre dans sa valise.
Une fois ses aveux enregistrés, le lieutenant Carter emmena Déborah en cellule.
- Et pourquoi être allé aussi loin Déb ? Je ne voulais que te protéger moi ! J'aurai était prête à tout pour toi, alors pourquoi ? Demanda Madison en suivant le lieutenant Carter en dehors de la salle d'interrogatoire.
- Prête à tout mais pas à aller en prison on dirait. Tu gâches ma vie et tu t'en sors sans rien. Si tu avais parlé dès le début, je ne l'aurai jamais rencontré, on ne se serait pas fiancés et je ne serai pas enceinte d'une personne comme lui, dit-elle avec dégoût. Bravo Madi, tu as ruiné ma vie, tu peux être fière de toi...
La jeune femme fut emmenée ailleurs. Le lieutenant Fusco vint finalement lui faire signer les papiers lui permettant de sortit après avoir récupérer ses affaires.
- Même si elle sait au fond qu'elle n'y ait pour rien, ça va la hanter pour le reste de ses jours, ajouta Joss.
- Ouais, pas de sa faute si ça sœur est une folle dingue, renchérit Fusco avant de retourner à son bureau.
Pendant ce temps à la bibliothèque :
- Une nouvelle affaire classée, dit l'informaticien.
- Oui, si on veut. On a quand même échoué à sauver...
- Un innocent ? Dit Finch voyant que Reese hésitait sur le mot. Peut-être dans cette affaire mais pas si innocent que ça au final. Miss Jackson n'est peut-être pas sa seule victime.
- Nous ne le saurons jamais.
- En effet.
- Vous avez encore besoin de moi ? Demanda Reese après avoir jeté un coup d'œil à sa montre.
- Non, pas spécialement. Vous avez quelque chose de prévu ? Répondit Finch.
- Oui. Si besoin vous savez comment me joindre.
- Évidemment.
Reese commença à s'éloigner avant de faire volte-face.
- Cela vous toucherez si je venais à partir ? Demanda soudainement Reese, plaisantant à moitié.
- Pourquoi cette question ? Rétorqua Finch éludant la question.
- Vous ne me répondez pas, dit Reese.
- Vous non plus.
Les deux hommes s'observèrent quelques minutes avant que Reese n'ajoute finalement :
- Je dois vraiment y aller.
Reese continua de s'éloigner sous le regard inquiet de son partenaire.
- Mr Reese, l'appela-t-il alors que ce dernier posait le pied sur la première marche.
- Oui ?
- Si un jour vous me disiez vouloir partir, alors oui, je serai peiné, mais je vous laisserais tout de même faire sans chercher à vous retenir. Quand on tient vraiment à une personne, il faut savoir lui rendre sa liberté, avoua finalement Finch.
- Ne vous en faites pas, répondit Reese en souriant, je ne partirais jamais loin de vous, j'en serai incapable. Après tout, vous êtes ma seule et unique priorité.
Finch lui sourit en retour. Reese quitta finalement la bibliothèque le cœur léger.
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Aucun autre numéro ne tomba dans la soirée et Finch ne croisa plus le chemin de Reese. Il partit de la bibliothèque après s'être assuré que les gamelles de Bear étaient bien pleines. Il referma la grille derrière lui, le cœur lourd. Il avait une nouvelle fois attendu son coéquipier, en vain. Était-ce sa manière de mettre un peu de distance entre eux ? Il avait pourtant pensé qu'avec leur dernière conversation ils avaient fait un nouveau pas l'un vers l'autre, mais il avait maintenant l'impression d'être le seul à voir les choses sous cet angle. Il rentra chez lui le moral au plus bas, en souhaitant l'arrivée d'un nouveau numéro pour de nouveau être avec John. Il savait que cela nécessitait qu'une personne se retrouve en danger, et il s'en voulait de souhaiter que se soit le cas. Il aurait tout aussi bien pu l'appeler et lui dire qu'il voulait lui parler, mais il n'en trouvait cependant pas le courage, ayant trop peur que Reese trouve une échappatoire...
Le lendemain fut tout aussi tranquille et finalement mercredi commença sous un magnifique soleil et un ciel complètement dégagé. Il faisait évidemment toujours aussi froid mais au moins il ne faisait pas gris comme les jours précédents. À 10 H passée, il n'y avait toujours pas de nouveau numéro et Finch, souhaitant sortir un peu, emmena Bear au parc. Cela faisait déjà un moment qu'il ne l'avait pas sorti lui-même.
- Prends ta laisse et on y va, dit-il au chien en se levant.
Ni une, ni deux, Bear s'empara de sa laisse et suivit Finch jusqu'à la porte d'entrée. Une fois arrivé dans le parc il relâcha Bear et le laissa se défouler. Il resta debout, surveillant distraitement le chien. Il soupira alors voyant que Reese n'avait pas cherché à le joindre. S'était-il fait des illusions depuis le début ? Il était tellement sûr de lui il y a encore deux jours, mais maintenant il commençait sincèrement à douter. Et si il avait simplement interprété les signes comme il voulait qu'ils soient et non comme ils étaient réellement ?
- Je me doutais que vous seriez ici, dit soudainement une voix derrière lui, le faisant sursauter. Désolé, dit Reese voyant qu'il lui avait fait peur.
- Mr Reese, comme avez-vous su... Évidemment, je suis avec Bear, compris alors Finch.
- Oui, simple déduction. Tenez, dit-il en lui tendant une tasse de son thé habituel. Je vous en aurai bien apporté un hier matin aussi, ne croyez pas que je cherche à vous éviter, mais j'avais quelque chose de vraiment urgent à faire.
- Pas de problème Mr Reese, le principe du temps libre c'est justement d'être libre. Vous pouvez donc faire ce que bon vous semble tant que, si nécessaire, vous êtes disponible immédiatement.
- Pour vous je le serai toujours, ne vous en faites pas, avoua Reese pour le plus grand bonheur de l'informaticien qui se retint difficilement de sourire.
Finch pouvait ressentir la chaleur du thé se répandre peu à peu en lui. Il n'avait pas remarqué qu'il était là depuis presque trois-quarts d'heure. Il avait les joues rosies par le froid, ce qui fit sourire Reese.
- Quelque chose vous amuse ? Demanda l'informaticien.
- Vous devriez rentrer vous mettre au chaud, vous avez les joues toutes rouges, répondit-il avant de caresser une des joues de Finch du dos de la main.
Finch rougit de plus belle, et là, le froid n'y était pour rien. Sa réaction passa évidemment inaperçu. Reese siffla Bear qui arriva près de ses deux maîtres en quelques secondes. Une fois la laisse remise, ils prirent le chemin de la bibliothèque, côte à côte.
- Vous êtes libre ce soir ? Demanda alors Reese quelques minutes après.
Finch jeta son gobelet dans une poubelle non loin avant d'ajouter :
- Je n'ai rien de prévu en tout cas. Puis-je connaître la raison de cette question ?
- Bien sûr, j'aimerai vous emmener quelque part si vous n'y voyez pas d'inconvénients.
- Bien, j'accepte, répondit Finch près une fausse hésitation.
Reese fut soulagé de la réponse de l'informaticien. Il avait en effet vraiment craint d'essuyer un refus de sa part, vu le comportement qu'il avait eu envers ce dernier les jours passés et voir Finch hésiter ainsi... Finalement tout semblait se dérouler à merveille et, si tout se passait comme il le voulait, bientôt son rêve se concrétiserait pour de bon cette fois-ci.
- Je suppose que je vais devoir attendre pour savoir où vous souhaitez m'emmener ?
- Oui, il va falloir être patient... au moins jusqu'à ce soir, lui répondit Reese ne voulant pas gâcher la surprise.
- Bien, je serai patient dans ce cas.
Ils en profitèrent pour s'arrêter en chemin prendre un repas bien chaud qu'ils mangèrent à la bibliothèque. Ils apprirent dans la journée que Déborah plaidait coupable et que sa sœur était quand à elle rentrée chez elle, auprès de ses parents et qu'elle leur avait enfin tout raconter concernant l'arrêt soudain de ses études...
Le soir venu Reese emmena Finch dans un parc où se trouvait :
- Une grande roue, murmura Finch une fois arrivé au pied de cette dernière.
- Oui, j'ai pensé que ça changerait de nos lieux habituels de discussion, répondit Reese.
- Vous avez peur que je cherche à prendre la fuite ? Si c'est le cas, vous devriez pourtant savoir que je n'irai pas bien vite.
- Non, j'ai juste pensé que ça serait... Romantique, pensa-t-il s'en oser l'avouer. C'est peut-être trop cliché au final...
- J'apprécie l'intention. Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas fait de tour de grande roue alors merci Mr Reese, sincèrement.
Reese sourit devant la gratitude sincère de son partenaire. Cela commençait plutôt bien. C'est le cœur battant qu'il monta, à la suite de Finch, dans une des cabines. Il referma la porte avant de s'installer en face de son patron. Ils commencèrent finalement leur lente ascension vers le sommet. Chacun regardait, d'un côté différent, la vue de la ville qui grandissait de plus en plus. Les lumières de la ville, les étoiles dans le ciel sans nuages donnaient un spectacle à couper le souffle. Reese regarda sa montre avant de sourire.
- Ça va bientôt commencer, murmura-t-il alors pour lui même.
Sans prévenir un feu d'artifice commença non loin de là. Finch observa en silence toutes les formes et couleurs éclatant dans le ciel avant de se disperser peu à peu. Reese pouvait voir leurs lumières se refléter dans les yeux et les lunettes de Finch. Contrairement à ce dernier, ce n'est pas le ciel qu'il admirait, mais bien l'informaticien lui-même. Finch se tourna vers lui et croisa le doux regard de Reese. Le temps sembla soudainement s'arrêter autour d'eux et, sans aucun signe avant coureur, Reese avoua finalement :
- Je vous aime.
La première réaction de Finch fut de sourire, la seconde de dire :
- Je l'avais déjà compris.
Reese sourit devant cette réplique. Évidemment qu'il l'avait compris, il n'était pas stupide, loin de là même. Il ne s'était juste pas attendu à une telle réponse.
- Évidemment. Je tenais aussi à m'excuser pour mon absence ces derniers jours mais j'ai eu du mal à obtenir des places.
- Vu la date je m'en doute un peu. Comment avez-vous eu... Non, je préfère ne pas savoir tout compte fait, ajouta-t-il devant le regard de Reese.
- Bonne décision, répondit Reese.
Voyant que Reese ne semblait pas prêt à bouger, ce fut lui qui se leva. Il vint alors s'installer aux côtés de Reese, qui se décala pour lui faire de la place. Finch reporta toute son attention sur le feu d'artifice qui continuait toujours à l'extérieur. Il sourit quand il sentit les doigts de Reese s'enroulaient autour des siens. Reese ne loupa rien de ce sourire. Il voyait en effet parfaitement le reflet de l'informaticien sur la vitre. Alors qu'ils entamaient la descente, Finch se tourna vers lui et, après quelques secondes qui leur parurent durer une éternité, sans prévenir, il s'empara des lèvres de Reese. Il put sentir un sourire se dessiner sur les lèvres de ce dernier. De sa main libre, Reese caressa le visage de Finch. L'informaticien laissa échapper un soupir de plaisir quand la langue de Reese vint caresser la sienne. Ils souhaitèrent alors, tout les deux, que le temps s'arrête pour de bon, que le monde cesse sa course et les laisse pleinement profiter de ce moment rien qu'à eux...
Ils se séparèrent finalement à bout de souffle. Reese posa son front sur celui de Finch qui avoua enfin, après de longues minutes d'attente pour Reese :
- Je vous aime évidemment aussi.
- Je sais que c'est un peu tôt, mais on est pas à quelques heures près : joyeux noël Harold.
- Joyeux noël aussi John, lui répondit-il.
- Au fait, après la mission, vous n'étiez pas censé me donner mes premières leçons de gastronomie ? Dit soudainement Reese.
- Ah oui, c'est vrai. Et si on commençait plutôt demain midi ? Proposa Finch.
- Ça me va parfaitement, j'avais déjà d'autres plans pour ce soir, lui dit-il alors.
- J'ai hâte, dit Finch en souriant, devinant parfaitement "les plans" que Reese avait pu prévoir pour le reste de la soirée.
Quelques minutes après, ils quittèrent la petite cabine, toujours main dans la main. Reese fut heureux de voir que Finch ne cherchait pas à quitter cette faible étreinte qui les liait, même si la foule se pressait autour d'eux. Depuis le temps qu'il espérait ainsi se balader avec Finch, depuis le temps qu'il espérait voir ses sentiments lui être rendu, depuis le temps qu'il espérait attraper Finch et ne plus jamais le lâcher... En quelques jours il avait l'impression que les événements s'étaient tous parfaitement emboîté. Entre son aveu involontaire juste avant d'aller au restaurant, les faibles signes de la part de l'informaticien, l'ascenseur et maintenant la grande roue, tout semblait leur sourire et leur montrer un avenir brillant de milles feux... En tout cas ils feraient tout pour que ça soit bel et bien le cas.
