Hey :D

Trois jours plus tard.. (oui, on avait dit deux mais voilà, que voulez vous, c'est trois ! Pas pu faire autrement, désolée :/) So trois jours plus tard, voici la fin de cette fic ^^ Mon chapitre préféré pour être honnête *-*

J'aimerais surtout vous remercier pour vos reviews, elles m'ont fait très très plaisir *-* Savoir que quelqu'un nous lit surtout quand on sait l'effort que ça nécessite pour écrire, ça fait toujours chaud au cœur. Donc, MERCI :D Allright, on arrête le pavé sentimental ici XD

L's : ce n'est pas grave, on a tous une vie à côté et ce n'est pas toujours facile de gérer. Merci de prendre le temps de dire quelques mots en tout cas :* J'ai quelques OS en écriture en effet et un de prêt donc vous aurez de quoi lire, oui ^^ Oh.. Mais c'est exprès pour vous laisser libre champ d'imaginer en fait XD Mais si tu y tiens j'écris la scène et la poste comme "bonus" ? :) J'attends ta review hein? :p

Nounours : *se cache* Ouais, ouais, j'ai prit 500 ans à te répondre en MP, (j'y file d'ailleurs :') ) mais je t'ai expliqué pourquoi :p Bref, ta review. Eh mais moi non plus au début (Oh, salut maman) j'arrivais pas à avancer chronologiquement, j'écrivais chaque jour de l'histoire, ça à d'ailleurs prit un mois de leur vie, tout comme toi mais je pense qu'avec le temps t'y arriveras aussi (dit-elle d'un ton de vieux sage qui connait les choses de la vie XD) . Les vêtements, heuu ouais..? :') Moi non plus je n'ai pas de rdv de ce genre, mais je ne sais JAMAIS quoi me mettre pour sortir (vive les pyjamas XD) J'espère que t'aimeras aussi la fin de la fic :D Oh et OUI tu te trompes sur toute la ligne grr ! ILS SONT FAITS L'UN POUR L'AUTRE :3 *regard foudroyant* *cours virtuellement te répondre en privé* :p

Melwynn : Yoh awwete de cwwiyeeeeer ! La voici la suite :3 Merci ! Oui ! Nan XD Tu sais très bien que c'est slowly SO... :) Review aussi cette fois :')

Major : toi aussi t'aimes bien que ça avance vite? Cool :D Je ferais peut-être un FB sur la soirée en bonus, je sais pas.. ^^ Voilà, t'auras la réponse à ta question ;) Ben, il fallait bien qu'il se venge nan? XD Même si j'aurais aimé qu'il l'embrasse aussi, t'sais? C'est moins frustrant quand c'est moi qui écris :p *regard démoniaque* allez, reste plus qu'à espérer que ça te plaise ;)

Voilà pour les review ! Je veux juste prévenir que.. Euh, en fait nan :3 ! (Allez étrangler Juliette, c'est pas de ma faute !)

Bonne lecture !

Enjoy !


Quelques mois s'étaient écoulés, laissant le froid envelopper Princeton. Alors que Cuddy était confortablement installée devant sa TV par un soir d'orage, la sonnette la tira de son doux cocon. Elle jura intérieurement en découvrant House en ouvrant la porte. Elle avait complètement oublié qu'ils étaient censés dîner ensemble.

« Entrez vite. » Dit-elle, en lui cédant le passage.

« Qu'est-ce qu'on a au menu aujourd'hui ? Une Cuddy en chaleur ? » Taquina-t-il en détaillant la nuisette qu'elle portait.

« Je ne suis pas en chaleur. » Dit-elle en se mordant la lèvre inférieure.

« Vous vous êtes mordue la lèvre.. » Remarqua-t-il, en se débarrassant de son manteau.

« Je ne me mord pas la lèvre. » Objecta-t-elle en le devançant dans le salon. « Par contre on a rien au menu aujourd'hui, j'avais oublié que vous passiez.. » Informa-t-elle dans un sourire gêné.

« Et moi qui mourrait de faim ! » S'outra-t-il faussement.

« Je vous offre quelque chose à boire ? » Proposa-t-elle en se dirigeant vers la cuisine, suivie de House.

« Vous voulez me saouler ? » Taquina-t-il.

« Ça, c'est plutôt votre genre.. » Fit-elle remarquer.

« Pas faux.. » Approuva-t-il. « Vous avez du whisky ? »

« Il devrait en rester un peu.. » Dit-elle en fouillant dans son frigo. « Vous voulez des glaçons ? »

« Non, ça ira. » Dit-il en prenant le verre qu'elle lui tendait.

« Restez quand même, on pourrait voir un film le temps que l'orage passe. » Proposa-t-elle en revenant dans le salon.

Il approuva et s'assied sur le canapé. Cuddy chercha dans ses DVD un film pas trop 'fleur bleue' en vain. Elle s'empara de la télécommande en priant qu'il y ait un bon film à la télé. Elle zappa pendant cinq bonnes minutes avant de tomber sur 'Lost', elle vint prendre place à ses côtés se recouvrant d'un plaid.

« Rassurez-moi, ils ne s'embrassent pas toutes les cinq secondes en se disant je t'aime cinquante fois en deux minutes ? » Taquina-t-il.

« Non, ils sont bloqués sur une île et essayent d'en sortir. » Expliqua-t-elle en roulant des yeux.

Il lui adressa un sourire narquois, quand à peine eu-t-elle fini sa phrase qu'un couple s'embrassa. Elle lui fit remarquer qu'ils venaient de se retrouver et lui expliqua qu'il y avait deux camps sur l'île et que l'homme faisait partie de l'un et la femme de l'autre.

« En fait le mec change de camp quand ça lui chante.. Cool la solidarité.. » Remarqua-t-il.

« Il suit sa femme c'est normal. » Murmura-t-elle, captivée par la série.

Il roula des yeux et reporta son attention sur le film. Elle lui fit signe qu'il pouvait exceptionnellement poser ses pieds sur la table basse, voyant qu'il commençait à se masser douloureusement la cuisse.

« C'est moi ou il y'a des gémissements en fond sonore ? » Fit-il en entendant des bruits louches.

« Non, c'est mes voisins d'à côté. » Expliqua-t-elle, un sourire amusé flottant sur ses lèvres.

« Et ça va, vous gérez bien la frustration ? » Taquina-t-il.

« D'habitude, je dors à l'heure qu'il est, donc oui. » Dit-elle en haussant les sourcils.

Il haussa les épaules avant de reporter son attention sur le film assez intéressant somme toute.

« Cool, Titanic en version sous-marine… » Taquina-t-il encore en voyant que le même couple était bloqué dans un sous-marin, la femme ne pouvait pas se libérer tandis que l'homme si, mais il restait aux côtés de sa femme.

« Arrêtez, c'est une très belle preuve d'amour ! » Argumenta-t-elle en le regardant en coin.

« Ils avaient bien dit qu'ils avaient une gosse, non ? » Demanda-t-il.

« Oui ? » Dit-elle, ne voyant pas où il voulait en venir.

« Il préfère mourir que de vivre pour sa fille.. C'est pathétique. » Dit-il en haussant les sourcils.

« Que voulez-vous qu'il lui dise quand elle demandera où est sa mère ? 'Elle est morte dans un sous-marin et moi je me suis sauvé comme un lâche ?' » Fit-elle en arquant un sourcil.

« Non, qu'il avait tout essayé pour la sauver mais que c'était impossible et qu'il avait vécu pour elle. » Dit-il en la défiant du regard.

« Vous auriez fait ça, vous ? » Demanda-t-elle.

« Je n'ai pas de fille.. » Rétorqua-t-il sans la lâcher des yeux.

« Disons que si. » Fit la jeune femme.

« Alors, imaginons que je suis bloqué dans un sous-marin –ce qui est la dernière chose qui pourrait m'arriver- avec ma femme –que je n'ai pas- que je peux en sortir mais qu'elle y resterait en sachant que ma fille –que je n'ai pas non plus- m'attend à l'autre côté de l'Atlantique. C'est exactement ce que j'aurais fait. » Approuva-t-il.

« On ne peut jamais vraiment savoir ce qu'on aurait fait dans un cas pareil. Il est facile de juger sans savoir ce que c'est que de laisser la personne qu'on aime derrière sois.. Si je faisais ça, je crois que je n'en dormirais plus. » Dit-elle en souriant.

« Jolie conscience. » Remarqua-t-il.

« Je vous remercie. » Souffla-t-elle en secouant la tête. « A vrai dire votre hypothèse n'est pas si cruelle que cela.. Je crois que c'est parce que je ne sais pas ce que ça fait d'être parent que je dis cela. »

« Vous croyez que j'en ai moi, des enfants ? » Plaisanta-t-il, voyant son regard se voiler.

« On ne sait jamais, hein ? » Taquina-t-elle.

« Vous avez raison ! J'en ai peut-être une trentaine en fait. » Renchérit-il. « Vous permettez ? » Demanda-t-il, en lui faisant signe qu'il voulait passer son bras sur le dossier du canapé, juste derrière ses épaules.

« Oh, bien sûr. » Sourit-elle en se décalant un peu pour qu'il puisse passer son bras.

Cuddy ramena ses jambes sous elle et se blottit un peu contre lui, posant nonchalamment la main sur sa cuisse,y dessinant des ronds circulaires tandis que lui tapotait doucement sur l'épaule de la Doyenne. Finalement, House apprécia la série, étant plutôt du genre action. Ils regardèrent cinq épisodes sans même se rendre compte du temps qui était passé. Il était près d'une heure du matin quand le dernier épisode fut fini.

« Il pleut encore.. » Remarqua-t-elle en jetant un coup d'œil par la fenêtre. « Je ne vous laisserez pas partir à une heure et un temps pareils. » Dit-elle en s'approchant de lui.

« J'ai l'habitude. » Objecta-t-il.

« La chambre d'amis est par là. » Indiqua-t-elle avant de se diriger vers sa chambre en lui soufflant un 'bonne nuit' en baillant.

Un fin sourire vint prendre place sur les lèvres du diagnosticien. Il jeta un coup d'œil à la porte d'entrée puis jugea quelques secondes la chambre que lui avait désigné la jeune femme. Sa décision ne prit pas bien longtemps à être prise, il prit sa canne et poussa la porte de la pièce avant de la balayer du regard.

Cuddy poussa un léger cri de surprise en ouvrant la porte de la chambre d'amis, découvrant House seulement vêtu d'un boxer. Il la dévisagea, puis baissa les yeux vers les couvertures qu'elle tenait entre les mains.

« Désolée, j'aurais dû frapper à la porte.. » S'excusa-t-elle en se mordant la lèvre.

Les yeux de la jeune femme furent braqués sur le corps très peu caché du Diagnosticien, en scrutant chaque petite partie. Elle voulut détourner le regard, étant pleinement consciente de l'effet que cela produisait en elle mais tout ce qu'elle fut capable de faire était de le fixer, détaillant chaque parcelle de son anatomie. Elle promena son regard sur les épaules musclées de House, dévorant ensuite son torse des yeux, s'attardant sur la seule partie cachée de son corps, se sentant rougir de gêne et de.. Désir?

La voix rauque de l'homme en fasse d'elle la fit sortir de ses réflexions et de son observation par la même occasion, la faisant détourner le regard, plus gênée que jamais.

« Ce n'est pas grave. » Assura House en la fixant.

Elle avança vers le lit, et y posa les couvertures qu'elle apportait évitant soigneusement de regarder House et ignorant royalement le fourmillement au bas de ses reins.

« Ca fait longtemps que personne n'a dormit ici, je n'ai pas pensé à y mettre des couvertures.. » Expliqua-t-elle en les arrangeant sur le lit.

Elle n'était pas plus habillée que lui finalement étant simplement vêtue d'une nuisette, qui ne cachait pas grand-chose de son anatomie. Et la vue qui s'offrait à House n'aidait pas non plus à apaiser la tension régnante dans la pièce. La faible lumière que dégageait la lampe de chevet ne faisait que rendre l'ambiance plus intime, ce qui n'aidait pas les papillons qui voltigeaient au niveau de son bas-ventre à se calmer.

« Voilà, ça devrait vous réchauffer. » Annonça-t-elle en lui refaisant face.

« Je connais un moyen plus efficace pour me réchauffer.. » dit-il sur un ton plein de sous-entendus.

Elle se mordit la lèvre inférieure et fit de son mieux pour ne pas flancher devant lui, accrochant son regard au sien, ignorant les picotements qui lui rongeaient le bas-ventre, de plus en plus intensément. Elle s'interdit de baisser le regard encore une fois, sachant pertinemment qu'elle ne ferait qu'aggraver sa situation, déjà qu'elle se contenait de ne pas céder à la tentation. Elle s'approcha néanmoins de lui. Une partie d'elle priait qu'il ne l'embrasse pas, et tout son corps ne réclamait que cela; qu'il la touche, qu'elle le sente près d'elle et que toutes les barrières inutilement imposées tombent enfin, après quelques mois -années?- d'attente.

« Je ne vois pas de quoi vous parlez.. » Souffla-t-elle, quelques centimètres les séparant.

Il fit un pas vers elle tout en la fixant. Son cœur s'emballa quand ses mains de pianiste se posèrent sur ses hanches, la collant à lui et ses mains se retrouvèrent instinctivement sur le torse du Diagnosticien lui permettant ainsi de noter son rythme cardiaque, pas moins rapide que le sien. La bataille menée dans son bas-ventre ne fut que s'accentuer en le sentant durcir contre sa cuisse et elle se mordit la lèvre pour ne pas se saisir des siennes, l'envie montant en elle de seconde en seconde.

« House.. » Résista-t-elle quand même.

Pour toutes réponses, il approcha son visage du sien et effleura ses lèvres en une douce caresse. Cuddy y répondit immédiatement, réclamant ce contact dont elle avait tellement besoin.. Elle le savait, elle ne lui aurait pas résisté et c'était exactement ce qui s'était passé, elle ne lui résista pas, pour le plus grand bonheur du Diagnosticien, qui fût d'abord surpris qu'il ne se prenne pas une gifle ou dans le cas extrême un bon coup de genou.

Il se fit plus entreprenant, pressant un peu plus les lèvres de la jeune femme contre les siennes. D'abord avec hésitation, timidement, du bout des lèvres, prenant le temps de se redécouvrir. Puis ils devinrent plus entreprenants, mêlant leurs langues en un ballet endiablé, reflet de toute l'attente qu'ils s'étaient imposés. La jeune femme avait une main dans les cheveux sel et poivre de House tandis que l'autre demeurait sur son épaule, le maintenant au plus près d'elle.

Elle ne contesta pas quand une main vint se glisser sous sa nuisette, retraçant ses délicates courbes en de douces caresses, se contentant de soupirer de contentement. Aucune résistance ne fût manifestée quand il fit monter le tissu le long de son corps tout en continuant à l'embrasser fougueusement. Leurs lèvres ne se séparèrent que pour faire passer le vêtement au-dessus de sa tête pour se retrouver une fois débarrassée de sa nuisette.

A bout de souffle, il sépara leurs bouches, se décalant un peu, sans la défaire de sa prise pour autant. Il se contenta de la regarder, d'admirer la magnifique femme qui se tenait devant lui, et sembla hésiter un moment. Cuddy fronça les sourcils en déchiffrant son regard, et y lisant une certaine réticence. Elle arrivait à lire son regard comme dans un livre ouvert, et ce qu'elle y vit cette fois-ci ne lui plut pas; il ne pouvait pas lui faire ça !

Dès qu'elle l'avait trouvé ainsi, elle s'était fixée deux options : soit elle lui cédait, ne sachant pas où cela allait les mener, soit elle résistait et ne saurait jamais ce qui aurait pu se passer. Et la première option lui parut la meilleur, du moins elle essayait de s'en convaincre. Après tout elle n'avait rien à perdre, mais tout à gagner, non?

Cuddy le poussa sur le lit, venant ensuite s'installer à califourchon sur lui le regard assombrit de désir. Elle se pencha sur lui, unissant leurs lèvres en un baiser ardent, enflammé. La jeune femme serra les cuisses autour de sa taille, l'emprisonnant ainsi et l'empêchant de bouger. Seules les mains du Diagnosticien restèrent libres, caressant le dos de son amante descendant vers la chute de ses reins, la faisant ainsi frissonner à chaque contact. Tout doute s'envola, House ayant prit conscience que l'envie de l'autre était partagée. Il la voulait, certes, mais pas sans qu'elle soit consentante, et en avoir la preuve lui redonna l'assurance qu'il lui fallait. Il essaya de prendre le contrôle de la situation en la faisant basculer sur le côté mais elle l'en empêcha en emprisonnant ses poignets.

« Ma maison, mes lois. » Lui susurra-t-elle d'une voix féline en lui mordillant la lèvre inférieur.

Il acquiesça, amusé et la laissa faire. Elle commença à parsemer son torse de brefs baisers, avant de remonter et d'emprisonner ses lèvres entre les siennes, ses mains se chargeant de le débarrasser de l'unique vêtement qu'il portait. Elle le fit entrer en elle doucement, puis le fit instantanément ressortir, lui soutirant un grognement de mécontentement. Un léger rire amusé s'échappa de ses lèvres quand il la maintint par la taille afin de l'empêcher de se jouer de lui. Cuddy l'embrassa à pleine bouche en se replaçant sur lui, fermant les yeux pour mieux sentir toutes les petites sensations qu'il faisait naître en elle. Elle imposa alors son propre rythme : rapide et ferme, lui faisant perdre la tête et lui soutirant plusieurs grognements de contentement, sous ses coups de bassin, plus forts les uns que les autres. Il s'était plutôt attendu à un rythme doux et lent.. Elle était vraiment pleine de surprises, songea-t-il.

Il la fit basculer sous lui, après un moment, jugeant qu'il était temps de prendre le contrôle. Cette fois, elle se laissa faire, voulant aussi profiter. Un petit gémissement s'échappa de la gorge de la jeune femme, témoignant de tout l'effet qu'il produisait en elle. Il dégrafa son soutien-gorge, qui jusque-là n'avait pas quitté sa poitrine, la mettant ainsi à sa disposition. Il permit à leurs lèvres de se rencontrer à nouveau, quelques minutes plus tard, ré-entrant doucement en elle et Le rythme n'en fut pas moins intense, provoquant chez la jeune femme un premier orgasme, la secouant de toutes parts.

Rien n'était brutal ou témoignant d'un acte sexuel sauvage dans leurs gestes. Il s'agissait simplement de deux êtres assoiffés l'un de l'autre. Leurs ébats reflétaient une douceur dont seul eux pouvaient saisir la subtilité, parce que seul eux avaient vécu toute l'ardeur qui les avaient défini pendant les années qui avaient précédé.

House attendit que l'orgasme passe, l'observant simplement. Il sourit franchement quand elle se mordit la lèvre pour s'empêcher de sourire aussi et l'embrassa fiévreusement avant de reprendre un rythme un peu plus doux, faisant durer l'instant et soutirant des gémissements de plus en plus accentués chez la jeune femme. Ils atteignirent l'extase presque simultanément, leur soutirant une râle de plaisir.

Ils ne se séparèrent qu'après plusieurs minutes à se regarder intensément, continuant un ébat silencieux dont ils avaient le secret, le souffle encore court. Un fin sourire satisfait vint étirer les lèvres de Cuddy, avant d'entrer de nouveau en contact avec celles de House. Elle fut agréablement surprise quand il l'embrassa doucement, langoureusement en basculant sur le côté, venant la lover contre lui. Cuddy se colla un peu plus à lui, nouant leurs jambes et tira les couvertures sur leurs corps nus.

« Quand j'ai dit que je connaissais une autre façon de me réchauffer je voulais dire, dormir ensemble.. » Taquina-t-il.

« Fallait préciser ! » Dit-elle en levant la tête vers lui.

« Pas grave, cette façon est tout aussi efficace, je dirais même plus efficace.. » Rassura-t-il en lui faisant reposer la tête sur son torse.

« Bien. » Murmura-t-elle en baillant.

Elle ne tarda pas à s'endormir, bercée par le son monotone de la pluie qui ne cessait de tomber. House, lui, observa encore un moment la jeune femme, un léger sourire flottant sur ses lèvres. La lumière tamisée de la lampe de chevet éclairait partiellement ses traits réguliers, et son visage endormit; il la trouva vraiment belle à cet instant et aurait voulu le lui dire sans être sûr d'en être capable. Il finit par tomber dans les bras de Morphée aussi, écoutant la respiration régulière de Cuddy.


Cuddy se réveilla doucement quelques heures plus tard, tâtonnant à côté d'elle, cherchant une présence qu'elle ne trouva pas. Une bouffée de panique la submergea, la faisant sursauter. Il était partit, encore une fois. Elle s'était attendue à devoir le confronter, à s'expliquer ou même à ce qu'il lui demande d'oublier ce qui s'était passé mais pas à ce qu'il la laisse comme cela, il avait semblé tellement sincère...Elle tourna son regard humide malgré elle à gauche et souffla en remarquant qu'petit mot était posé sur sa table de chevet.

Relax !

Je suis dans la cuisine.

La jeune femme se leva finalement, un petit sourire flânant sur ses lèvres, il la connaissait vraiment à la perfection et sa petite attention lui fit plaisir. Qu'elle pouvait être idiote parfois...

Il était dos à elle, préparant se qui semblait être du café. Cuddy ne s'annonça pas, voulant l'observer un moment; profitant du calme avant la tempête. Elle s'adossa à l'encadrement de la porte, se contentant de fixer son dos et de tenter de déchiffrer ses gestes tout en se repassant en tête ce qu'elle s'apprêtait à lui dire. House finit pas se retourner vers elle, remarquant une présence derrière lui. Ils se jugèrent un bon moment, chacun profitant du silence confortable s'étant installé entre eux. Elle n'était mal coiffée, pas maquillée et ne portait qu'un énorme pull et un bas de pyjama assortit à ses pantoufles mais il la trouvait magnifique. Il se surprit à penser qu'il ne se lacerait jamais de la regarder, mais dû rompre le contact visuel quand elle s'avança vers lui et s'adossa au plan de travail à côté de lui. Le Diagnosticien s'empressa de trouver une remarque sarcastique afin de camoufler son geste.

« Le prince charmant a tardé ? » Taquina-t-il.

« Il n'est pas venu, j'ai dû me débrouiller toute seule. » Se lamenta-t-elle.

« Quel dommage.. » Compatit-il. « Café ? » Proposa-t-il ensuite.

« Laissez le café de côté un instant, je voudrais qu'on parle. » Dit-elle en inspirant profondément.

« Très bien, parlons. » Dit-il sérieusement.

Elle poussa un long soupire, comme pour se vider du stress qu'elle éprouvait et se donner du courage. Elle planta son regard dans le sien, le regardant droit dans les yeux. Il ne la lâcha pas du regard, devinant soudain tout le sérieux qui teintait la situation. Le Diagnosticien posa une main sur le plan de travail auquel Cuddy était adossée et attendit qu'elle se lance.

« Ce n'est pas que je me contente de peu, mais.. Je voudrais plus qu'une histoire d'un soir avec vous.. » Lâcha-t-elle.

Il avait longtemps dit que ses actes en disaient bien plus long que ses paroles et cette fois ne fut pas l'exception. Il se pencha sur elle, et se saisit de ses lèvres, comme pour lui affirmer qu'il avait les mêmes attentes d'elle. Cuddy sourit contre ses lèvres, le message était passé.

« Le café. » Chuchota-t-il en se séparant d'elle, voyant que la boisson allait déborder.

« Oui, le café.. » Approuva-t-elle, un large sourire ornant son visage.

House acquiesça avant de se saisir d'une tasse de café rouge. Cuddy prenait une autre tasse pour se servir quand la sonnerie retentit dans la villa. La jeune femme annonça qu'elle allait ouvrir en roulant des yeux face à la mine faussement contrariée de House. Elle se dirigea vers l'entrée en roulant des hanches avant de s'éclipser complètement, laissant House retourner à sa tâche.

« Bonjour Madame Tucker ! » Salua-t-elle en voyant sa voisine d'en face sur le seuil de sa porte, réprimandant le jeune couple qui habitait la maison à côté de la sienne, comme à son habitude.

« Bonjour ! » Répondit la vieille femme avant de se retourner vers le couple. « Vous pourriez faire moins de bruit tout de même ! » Réprimanda-t-elle.

« Bonjour Doc ! » Lança le jeune homme à l'adresse de Cuddy.

« Salut ! » Sourit Cuddy. « Laissez-les donc vivre un peu Madame Tucker ! » Défendit-t-elle.

« En plus c'était même pas nous ! » Renchérit la jeune femme.

« Vous appelez le sexe 'vivre' ? » S'offusqua-t-elle.

« Techniquement oui, c'est la seule façon qu'on a de se reproduire. » Répondit House à sa place, ayant saisis des brides de la conversation. « C'était qui ? » Demanda-t-il ensuite à Cuddy.

« Quelqu'un qui avait perdu son chemin.. » Répondit-elle en s'adossant à son torse.

« C'était donc vous ! » Remarqua la voisine. « Monsieur doit être très doué.. »

« Il l'est. » Approuva doucement Cuddy dans un sourire.

« Qui êtes-vous ? » Demanda House.

« Le père Noel ! » Ironisa la vieille femme. « Et vous ? »

« Un lutin au chômage, vous croyez avoir un poste pour moi ? » Dit sarcastiquement House.

« J'y réfléchirais. » Promit-elle en affichant un sourire jaune.

« Charmante voisine..» Chuchota House à Cuddy.

« Je vous ai entendu.» Fit remarquer la voisine en question.

« Ce n'est pas que cette discussion commence à m'ennuyer, mais on va aller 'vivre un peu' ! » Annonça-t-il en guidant Cuddy vers l'intérieur.

« Bonne idée.. » Approuva le jeune voisin en faisant de même avec sa femme.

« Bonne journée père Noel ! » Lâcha House en fermant la porte derrière eux.


FIN.

Alors? Vos avis? ^^

R&R !