Prologue
Le sable s'abat sur les murs de la cité depuis des jours. Des jours que le bleu du ciel a disparu, et où un nuage de sable réside à présent. Les rues de Gerudo sont désertes, seul le sable se faufile à travers elles. Les femmes et les petites filles sont chez elles, attendant que cette tempête se finisse enfin.
Il y a pourtant un jeune garçon dehors. Ses cheveux flamboyants suivent le vent, ses yeux dorés suivent les mouvements du sable, ses pensées elles, ne suivent rien. Il ne fait que regarder et ne pense à rien. Il ne bronche même pas quand le sable se cogne fortement contre lui, comme s' il ne le sentait pas.
Il regarde sa future cité depuis le haut de l'oasis. Il la regarde avidement, la craignant. Sa destinée est déjà toute tracée. Un jour il deviendra leur roi, quoi qu'il advienne. Lui Ganondorf … le seul homme de toute la tribu deviendra le roi Gerudo. Et il sera le seul jusqu'à la fin des temps.
Un vide se trouve à la place de son cœur, et il s'agrandît de jour en jour. Ce garçon de sept ans se sent seul, rejeté malgré l'amour que lui donne son peuple.
Non loins de la cité une femme se bat contre la mort, tenant par tout les moyens son enfant caché dans ses bras. Elle tourne en rond, totalement perdue par ce paysage beige. De sa main, elle protège ses yeux et aperçoit une ombre parmi les grains de sable.
Puisant dans ses dernières forces, elle accourt vers elle. Les pleurs de son bébé sont emportés par le vent, arrivant aux oreilles de Ganondorf.
Le jeune garçon se redresse et écoute attentivement. Il regarde avec insistance l'entrée de Gerudo et aperçoit une silhouette. Il se fraye un chemin pour arriver dans l'allée centrale de la ville et court tout droit. Arrivée à l'entrée, Ganondorf vois une jeune femme tenir fortement contre elle un bébé.
La femme aux cheveux noirs onyx croise deux yeux dorés.
— S'il, s'il te plaît, laisse-nous entrer.
Il doit poser cette question, il est obligé, et suivant la réponse qu'elle lui donnera, alors là seulement, il pourra accéder à sa demande. Il allait ouvrir la bouche mais…
— C'est une fille, hurle la femme pour ce faire entendre parmi le vent.
Ganondorf lui tend la main et elle la prend directement.
Son geste changera à tout jamais son existence.
