Merci beaucoup pour vos reviews, ça m'a fait super plaisir. Bon maintenant que j'ai bien la pression, j'espère que la suite vous plaira. Pancak voici un chapitre bien "épais" pour toi. Cela étant je pense que les autres chapitres seront plus courts.
2ème journée :
Allemagne se réveilla tôt ce matin-là, avec un mauvais pressentiment. Pourtant tout semblait calme, son petit italien était lové contre lui et pas encore éveillé, il n'y avait aucun bruit à l'étage, tout allait bien. Les rayons du soleil entraient par la fenêtre, leur éclat à peine atténué par les voilages dont ils semblaient se moquer et éclairaient la pièce parfaitement rangée. Ludwig sourit devant la netteté de sa chambre à coucher, chaque objet était à sa place et cela lui procurait un sentiment d'apaisement et de fierté. Il ne comprenait pas ses amis qui laissaient tout trainer. Comment pouvaient-ils espérer tenir leur économie s'ils étaient incapables de mettre leurs affaires en ordre. Un monticule de vêtement abandonné dans un coin attira soudain le regard de l'allemand qui jura entre ses dents en reconnaissant ceux de son amant. Pris d'un besoin impérieux de ranger, Ludwig sorti le plus silencieusement possible du lit et s'approcha à pas de loup de l'objet du crime envers la rigueur allemande.
Au moment où il posait sa main sur le tas informe de vêtement de luxe, un hurlement se fit entendre, aussitôt suivi du cri d'effroi de Féliciano qui se téléporta littéralement dans ses bras en pleurant :
_ Ludwig au secours on nous attaque !
_ Calme toi Féli, ça venait du couloir.
Le représentant de l'Allemagne ouvrit précautionneusement la porte et se pencha pour regarder dans le couloir. Plusieurs autres portes s'ouvrirent et les nations se lancèrent des regards ensommeillés.
_ Quelqu'un sait ce qui s'est passé ?
Un bruit assourdissant répondit à la question et tout le monde tourna la tête pour voir un jeune garçon d'une dizaine d'années vêtu d'un pantalon et d'une veste en fourrure défoncer une porte d'un coup de son énorme hache. Voyant qu'il n'y avait personne dans cette pièce-là, il se dirigea vers la porte suivante et se figea lorsqu'il vit les nations qui le regardaient. Il les observa un instant avant de sourire de toutes ses dents et de courir vers eux en criant :
_ Tremblez misérables mortels devant le plus grand des vikings. Ce soir il y aura un banquet pour fêter ma victoire !
La plupart des nations battirent en retraite face à ce petit monstre et sa terrible arme.
_ Moi j'aime bien les banquets, eut le temps de dire le petit Danaël avant que Bella ne le tire à l'intérieur de la chambre.
Le viking s'arrêta et chercha l'origine de la voix, prêt à lui fondre dessus pour lui montrer ce que signifiait participer à un banquet de viking mais ce fut à ce moment-là qu'il reçut un coup de poing sur le crane. Sous la douleur et la surprise il lâcha sa hache et se retourna pour faire face à un homme imposant, à la mine sévère et au regard glacé derrière des lunettes carrées. Ils restèrent un moment à se juger du regard puis le viking s'exclama :
_ Ah ah t'es trop drôle, on dirait Suède en plus grand !
_ J'suis Suède
Finlande apparut à ses côtés.
_ C'est Matthias ?
_ Mmmh.
Les autres nations finalement trop curieuses étaient réapparues.
_ Non mais sérieux quoi, genre après France maintenant c'est Danemark qui remonte le temps.
_ Ils ne remontent pas vraiment le temps, répondit Lituanie, c'est plutôt des doubles de d'autres époques qui apparaissent.
_ J'espère vraiment qu'Alistair et Cymru ont réussi à convaincre Irlande.
_ Moi aussi. Bon si on allait prendre le petit déjeuner, je pense que tout le monde est réveillé là.
_ Eh je comprends pas, où je suis là ? se mit à crier le petit viking.
_ T'es au 21ème siècle alors maintenant ferme là.
_ Norge ? Trop bien toi aussi t'es là, t'as vachement grandi dis donc.
Le grand Danemark s'approcha.
_ Alors je ressemblais à ça.
_ Ouais tu étais déjà chiant, réplica Norvège.
_ Ah je suis content de vous voir, décréta le petit, avec Norge et Suède on est les plus forts du monde !
_ C'est ça. Allez, viens manger.
L'enfant sauta de joie et attrapa la main de Norvège qui ne s'y attendait pas et l'entraina en direction des autres en criant :
_ Allons piller la Bretagne !
Arthur qui était juste devant avec Francis se retourna d'un coup.
_ Il a dit quoi le gamin là ?
Le susnommé gamin s'arrêta et contempla d'un air ébahit la figure de l'anglais.
_ Ces … ces sourcils. Il a les mêmes sourcils que ces idiots de nations bretonnes. Eh, tu veux faire partie de l'union des royaumes du Nord ?
_ Etonnant, remarqua Norvège, près de 1200 ans plus tard il te repose la même question.
_ Ouais et j'avais dit non !
_ Mais tu en avais fait partie quand même.
_ Pff, mes crétins de frères m'avaient abandonné et j'étais trop petit pour me défendre seul. Arg lâche moi sale gosse !
_ Quoi je te propose de rejoindre notre équipe et c'est comme ça que tu me remercies. Norge lâche ton troll. Euh … t'as toujours ton troll ?
_ Oui mais il est resté chez moi. Allez, laisse Arthur tranquille.
Arthur les regarda s'éloigner d'un air furieux.
_ Ça rappelle de bons souvenirs, lança Danemark.
_ Te fous pas de moi ! s'écria Arthur.
_ Eh, ne vous disputez pas. C'était il y a plus d'un millénaire, essaya de les apaiser Francis.
Ils continuèrent de marcher vers la cuisine mais furent arrêtés par un attroupement.
_ Qu'est ce qu'il se passe encore ?
_ Francis tu devrais venir voir.
_ De toute façon on est beaucoup trop nombreux pour tous entrer dans cette pièce, il y a une autre cuisine à l'étage du dessous, ceux qui ne peuvent pas entrer n'ont qu'à y aller, cria Allemagne.
Arthur fit un signe de tête à Francis et suivi les nordiques vers les escaliers en compagnie des Balkans, de Turquie et de Russie. Quand ils se furent éloignés, Francis put enfin s'approcher pour voir pourquoi on le séparait de sa chère moitié. Au milieu de la cuisine, vêtu d'une tunique bleue claire sur un pantalon blanc se tenait un jeune enfant aux cheveux d'or qui retombaient en cascadant sur ses épaules et qui regardait tout ce monde de ses grands yeux bleus.
_ Et voilà qu'on a un 3ème Francis, comme si un seul ne nous suffisait pas, s'exclama Hongrie.
_ C'est bizarre l'autre petit n'a pas disparu ?
_ Non il est là, dit Bella en montrant Danël qui mangeait un morceau de brioche dans ses bras.
_ Excusez-moi mais auriez-vous l'obligeance de me dire où je me trouve s'il vous plait ?
Francis s'approcha et s'accroupit devant l'enfant.
_ Bonjour je m'appelle Francis comme toi et je suis ton double du futur. Et les gens que tu vois là sont tous ce que deviendront les nations que tu connais dans l'avenir. Regarde, il y a Hongrie, Suisse, Autriche, les Italies, Espagne…
_ Espagne ?
_ Oui c'est moi. Tu me reconnais ?
Avec un hurlement de joie le petit Francis se précipita dans les bras d'un Espagne enchanté.
_ Antonio ! Antonio c'est vraiment toi ? Ouah ! t'es toujours aussi beau. Ah mon frère adoré ! Je t'aime, je t'aime, je suis trop content de te voir !
_ Du calme Romano, lança Suisse à l'italien qui avait pris une charmante couleur rouge et dont les yeux lançaient des éclairs, leurs retrouvailles étaient toujours comme ça.
_ Moi aussi je t'aime mon Franny, dit Antonio qui ajouta en voyant le Francis adulte qui les regardait d'un air amusé : Tu étais vraiment mignon à l'époque.
_ Ça veut dire que ce n'est plus le cas ?
Le petit tourna la tête pour évaluer France du regard et fit une moue dubitative.
_ Eh ça veut dire quoi ça ? Arrêter de rire vous autres.
Les nations déjeunèrent dans la bonne humeur, riant de voir Danaël et le petit Francis s'empiffrer de confitures. Féliciano s'était mis dans l'idée de raconter aux enfants ce qui s'était passé entre leurs époques et la leur mais étant lui-même resté enfant très longtemps il eut un peu de mal. Il se contenta alors de leur parler des artistes italiens de la renaissance ce qui intéressa le jeune Francis autant que cela soula Danaël. Les autres nations se demandèrent alors s'ils pouvaient raconter l'Histoire à des personnes venus du passé ce à quoi Roumanie répondit que si Francis ne se rappelait pas être venu au 21ème siècle étant enfant il ne devait pas y avoir de risque que cela les perturbe. Par prudence on décida de ne leur dire que s'ils posaient la question.
_ Au fait, demanda le petit France, si toutes les nations sont là mais en plus vieux, est ce que mon petit Tuthur a grandi aussi ?
_ Oui, il doit être dans l'autre cuisine. Tu veux y aller ?
Francis prit son double par la main et l'entraina vers les escaliers, inutile de lui faire peur avec l'ascenseur. Cette cuisine était plus petite que l'autre mais pouvait quand même accueillir une quinzaine de personnes. Pour l'heure, il n'y avait que Angleterre, Danemark adulte, Russie, Islande et Finlande assis autour de la table. A peine entré, le petit Francis couru vers l'anglais en criant :
_ Arthur ! Arthur c'est moi Francis. C'est une chance que tu ais toujours tes gros sourcils comme ça je peux te reconnaitre. Arthur ça va ?
L'enfant était grimpé sur les genoux d'Arthur sans plus de cérémonie et celui-ci n'était pas encore remis de sa surprise.
_ Où est ton double ? demanda Francis à Danemark en s'asseyant à côté.
_ Parti explorer l'étage avec Norge et Berwald.
_ Il a l'air de bien s'entendre avec Norvège.
_ Il l'a dit tout à l'heure, on était les meilleurs amis du monde tous les trois.
Russie mit une main sur l'épaule de Tino.
_ Nous aussi on s'entendait bien quand on était enfant.
_ Voyons Ivan, on s'entend toujours très bien. Au fait, je crois qu'on a perdu le Royaume-Uni.
Toutes les têtes se tournèrent vers l'anglais qui était focalisé sur le petit Francis et ne semblait rien voir d'autre.
_ Eh bien Arthur, tu t'es perdu dans tes souvenirs ?
Arthur tourna la tête et regarda Francis avec des yeux larmoyants.
_ Pourquoi t'as grandi ?
_ Ah toi aussi tu me préférais enfant ? Vous êtes pénibles, moi je suis très content d'être adulte.
_ Moi aussi je suis content que tu sois adulte.
_ Merci Ivan, tu as de la chance qu'Arthur ne nous écoute plus.
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Pendant ce temps, Danaël avait fini de manger et avait décidé d'explorer le lieu étrange où il se trouvait. Il avait vu celui qui ressemblait à Germanie et l'un des petits fils de Rome partir discrètement et il avait l'intention de leur tendre un piège. Mais pour cela il fallait d'abord les retrouver. Les couloirs s'enchainaient, les portes se succédaient dans un labyrinthe de murs uniformes. Au bout de peu de temps l'enfant fut complétement perdu. Drôle d'endroit pensa-t-il, personne et aucune plante à qui demander son chemin, pas de ciel ni d'horizon pour s'orienter et même pas de terre sous ses pieds. Vraiment, l'écho de ses pas lui aurait fait peur s'il n'avait pas été un fier gaulois. En plus ça devait grouiller de germains par ici. Ah, mais il n'allait pas se laisser faire, il allait leur fondre dessus. Oui c'est ça ! Et poussant un cri de guerre, il partit en courant pour se cogner quelques mètres plus loin à une paire de jambes.
_ Oh, c'est toi Dana, qu'est-ce que tu as à courir comme ça dans les couloirs de bon matin ?
L'enfant leva les yeux et vit le joyeux visage d'Alfred penché vers lui.
_ Je chasse les germains, répondit-il. Et toi, tu fais quoi là ? Tu n'es pas venu manger ?
_ Manger ? Ne me dis pas qu'ils ont pris le p'tit déj sans nous ? Comment ont-ils pu oublier le héros !
Danaël regarda l'américain partir comme une flèche puis se tourna vers la chambre dont la porte été restée ouverte. L'intérieur était sombre aussi le petit y pénétra-t-il tous ses sens à l'affut. Il devait se trouver une arme, on ne sait pas sur quelle sorte de monstre on peut tomber. Ses yeux s'habituèrent progressivement à l'obscurité et il put distinguer un grand lit en face de lui ainsi que de drôles de sacs sous une table sur sa droite. Il se dirigea dans cette direction avec l'espoir de trouver quelque chose d'intéressant. De grands morceaux de tissus étaient étalés tout autour et l'enfant farfouilla un moment dedans avant de tomber sur ce qu'il cherchait. S'en saisissant avec un cri de joie, il voulut repartir mais il fut paralysé par une voix d'outre-tombe :
_ Qu'est-ce que tu fiches ici gamin ?
Une terrifiante créature se tenait sur le lit, de longs cheveux encadrant ce qui devait être un visage mais dont Danaël ne voyait que les yeux qui brillaient d'un éclat sauvage. Lorsqu'ils se posèrent sur ce qu'il avait à la main, ils s'agrandirent et poussant un cri de rage, le monstre bondit pour attraper le gaulois qui ne demandant pas son reste fila à toute allure dans le couloir.
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Alfred arriva finalement à la cuisine où la plupart des nations avaient fini de manger.
_ Bah alors vous auriez pu venir me chercher, un héros doit manger pour être en forme !
_ Voyons Alfred il faudrait être fou pour oser sortir du lit ta bien aimée.
_ C'est pas une raison pour nous laisser à l'écart. Matti passe-moi tes pancakes s'il te plait.
_ AU SECOURS JE SUIS POURSUIVI PAR UN MONSTRE !
_ REVIENS ICI TOUT DE SUITE ESPECE DE VOLEUR !
_ Eh ! Que se passe-t-il Natalia ?
_ Ce petit scarabée m'a piqué un de mes couteaux !
_ Je suis pas un scarabée, c'est toi qui ressemble à un cafard géant !
_ Ola on se calme toi t'insultes pas ma copine !
_ Repose le par terre Alfred, Natalia calme toi, Danaël rend lui son couteau, elle y tient beaucoup, ordonna Hongrie. Et dépêchez-vous ou vous allez vous prendre un coup de poêle !
_ Mais j'ai besoin d'une arme pour me défendre contre les germains.
_ Personne ne va venir t'attaquer à part une biélorusse enragée et une hongroise en colère.
_ Mais laissez ce petit tranquille, s'écria Ukraine en prenant Danaël dans ses bras et en le serrant contre sa généreuse poitrine. Pauvre enfant, il doit être tout perdu à notre époque.
_ Je peux plus respirer ! parvient à dire l'enfant en repoussant sa sauveuse.
_ Eh ! ôte tes mains des seins de ma sœur !
_ J'y crois pas il était déjà pervers à cet âge.
_ Russie va te tuer.
_ Non, je vais le faire ! s'exclamèrent en chœur Natalia et Elisabetha.
_ Au secours !
Danaël reparti en courant aussi vite que lui permettaient ses petites jambes.
_ Mais qu'est-ce que tu as à crier comme ça toi ? C'est pas du tout awesome.
_ Je suis poursuivi par des monstres.
_ Pauvre bout d'chou, le génial moi va t'aider, je suis Gilbert le grand frère de Ludwig.
_ Ludw… C'est celui qui ressemble à Germanie ? T'es un germain toi aussi ? Euh, c'est pas grave je te propose une trêve et une alliance contre ceux-là.
_ Ça me va, tope là. Attend, c'est elles les monstres ?
Sans attendre davantage, Gilbert attrapa l'enfant sous le bras et se mit à courir le plus loin possible des deux femmes.
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_ Dites ils en font du bruit au-dessus, on dirait que plusieurs personnes courent, remarqua Lili, la représentante du Liechtenstein.
Elle et son frère Suisse étaient descendus dans le but de trouver une salle de réunion vide avec l'espoir de travailler, enfin surtout Suisse qui tenait à voir les cours de la bourse, mais ils n'avaient pas prévu qu'ils tomberaient nez à nez avec 3 nordiques dont un en mode viking. Celui-ci s'appuyait contre sa hache qu'il n'avait pas voulu lâcher et observait les adultes se dire les banalités d'usage. Pour ne pas qu'il se sente oublié, Lili voulu lui dire quelque chose et tout ce qu'elle trouva fut :
_ Elle doit être beaucoup trop lourde pour toi cette hache mon petit.
L'enfant fronça les sourcils, la trouvant tout à coup beaucoup moins sympathique que ce dont elle avait l'air et furieux qu'elle le prenne pour un faible voulu lui balancer sa hache dans la figure, hache qu'elle évita fort heureusement en se baissant aussitôt.
_ Toi, t'es mort.
Le ton employé ne laissait aucun doute sur le fait que la phrase indiquait une réalité qui ne tarderait pas à se réaliser s'il ne s'éloignait pas tout de suite de ce grand frère vraiment trop protecteur qui le menaçait avec de drôles d'armes, mais avant qu'il ait pu esquisser le moindre geste de fuite un homme aux cheveux blancs déboula de l'escalier un jeune garçon blond dans les bras et se précipita sur eux.
_ Suède ! Sauve nous de ces furies s' te plait, tu sais t'y prendre avec elle, t'es bien le seul d'ailleurs même si tu n'es pas aussi awesome que moi. J'm'occupe de celui-ci en échange.
Et sans attendre la réponse Gilbert attrapa le bras du petit Danemark et l'entraina à sa suite. Après avoir parcouru de nombreux couloirs ils entrèrent enfin dans un salon et le prussien les poussa dans un placard pour les y cacher.
_ Restez là un petit moment je reviens vous chercher avec du renfort.
Gilbert repartit tout joyeux, ça faisait longtemps qu'il ne s'était pas aussi bien amusé, faut dire qu'on ne court pas tous les jours dans les couloirs en se faisant poursuivre par Biélorussie et Hongrie et il ne s'était même pas pris de coup de poêle, vraiment awesome. Bon maintenant il fallait trouver Matthias et Francis. Il les rencontra un peu plus loin alors qu'ils venaient dans sa direction en discutant avec Russie.
_ Les gars y a vos doubles qui ont besoin de vous, ils ont réussi à se mettre à dos ceux qu'il ne fallait pas, kesese. Où est ton autre double Francis ?
_ Il est resté avec Arthur.
_ Dis Gilbert, commença Matthias, vu que tu n'es plus un pays t'as pas à travailler aujourd'hui tu pourrais garder les gosses ?
Prusse baissa la tête au rappel de son état de non-nation tandis que Francis foudroyait le danois du regard.
_ Je pense qu'ils peuvent se débrouiller tout seuls, regardez, lança Russie.
Les trois autres regardèrent dans la direction indiquée et virent un petit gaulois et un petit viking qui s'avançaient tout fiers vers eux.
_ Mais je vous avais dit de pas bouger !
_ Je n'aime pas être enfermé alors je nous ai sorti de là en fracassant tout sur mon chemin.
_ Moi aussi je veux une hache, Francis je peux en avoir une ?
_ Misère ils ont détruit l'armoire, Matthias c'est toi qui payeras. Et on peut savoir où vous allez ?
_ On va à la chasse aux germains, répondirent les deux enfants en souriant.
_ Bah ça les occupera, et puis Ludwig ne leur fera rien.
Gilbert les regarda partir chacun de leur côté en se demandant ce qu'il allait bien pouvoir faire de sa journée.
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Arthur était assis devant son ordinateur, son téléphone à la main essayant d'expliquer à l'un des membres de son gouvernement qu'il verrait les réunions en visioconférence et qu'il faudrait le joindre par mail. Las de répéter les mêmes phrases il laissa parler son interlocuteur tout seul et se perdit dans ses pensées, les yeux posés sur l'enfant assis bien sagement sur le canapé en face de lui.
Quel choc ça avait été de revoir Francis jeune. Il ne l'avait certes pas oublié mais c'était il y a tellement longtemps. Francis était entré dans sa vie au moment où il se sentait abandonné de tous, notamment par ses frères qui l'avaient laissé se débrouiller seul face aux invasions vikings. Bon, Francis l'avait envahi aussi, mais c'était la faute des normands, Francis ne lui avait jamais fait de mal à ce moment-là. C'était lui qu'il était allé voir, pas ses frères ou ces stupides vikings mais lui, il l'avait même cherché alors qu'il s'était caché pour ne pas le rencontrer. Et c'était avec lui qu'il était resté.
La voix au téléphone le ramena soudain à la réalité en lui demandant combien de temps son absence allait durer. Comme Arthur n'en savait rien il lui répondit qu'il était une nation et qu'il faisait ce qu'il voulait, puis il raccrocha.
_ Donc tu peux parler à quelqu'un qui se trouve très loin de toi grâce à cette boite ?
_ C'est ça, c'est très pratique. Bon il faut que je travaille.
En effet Allemagne avait envoyé un message à tout le monde pour leur dire qu'ils n'allaient pas perdre leur temps et vu qu'ils étaient tous ensembles pour une durée indéterminée il avançait la date de la réunion pour l'UE et invitait les autres nations prisonnières avec eux à se joindre à la discussion qui porterait sur les relations de l'Union avec ses voisins. Belle pagaille en perspective.
La matinée passa assez vite, Arthur travaillait pendant que Francis dessinait sur une table à côté dans un silence serein. Arthur se prit à penser que cela faisait longtemps qu'il ne pouvait plus rester aussi calme en étant dans la même pièce que le français. Même depuis qu'ils avaient mis les choses au clair entre eux et qu'ils sortaient ensemble, il y avait toujours une certaine tension dans l'air. Son rival possédait cette faculté de réagir souvent de manière inattendue ou grotesque ou exaspérante, voire les trois à la fois. Et Francis avait beau lui répéter que c'était ça qu'Arthur aimait en lui, il savait qu'il apprécierait davantage de moment comme celui qu'il vivait en ce moment.
Arthur sourit en voyant la mine concentrée du petit qui traçait des lignes dans tous les sens sur une feuille. Il était vraiment adorable avec ses yeux plissés et ses lèvres pincées.
_ Qu'est-ce que tu dessines ?
_ Je fais un plan.
_ Un plan ?
_ Oui, cet endroit est vraiment grand et puis il faut que je m'entraîne, l'un de mes intendants m'a dit que ça pouvait être très utile de savoir dessiner des plans. Tu vois moi aussi je travaille.
_ Je vois ça. Ça va être l'heure de manger, tu viens on va rejoindre ton double.
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Toutes les nations se retrouvèrent dans la grande salle de réunion réaffectée en réfectoire où la restauration de l'hôtel leur avait fait monter des plateaux repas. Le déjeuner se déroula tranquillement à part une dispute entre les deux enfants du 11ème siècle qui surprit tout le monde :
_ Non je ne te donnerai pas mon dessert. Je t'ai déjà donné la Normandie et autorisé à piller la Bourgogne alors maintenant ça suffit !
_ Ouais ça t'a bien arrangé que je remette ta région à sa place, c'est une manie chez toi de faire faire ton boulot aux autres ? Tu avais trop peur de l'affronter toi-même ? Tu n'as même pas voulu te battre contre moi !
_ Pas du tout, je n'ai peur de personne, ni de toi ni de Bourgogne !
_ Ben montre-moi ça !
Là-dessus le viking se jeta sur l'autre blond qui esquiva le coup de hache et lui fit un croche pieds. Alors que Matthias était encore à terre, le petit France lui arracha son arme des mains et s'assit sur son dos.
_ Tricheur, c'est pas du jeu je peux plus bouger !
_ Tu promets de me laisser tranquille maintenant ?
_ Oui, aller va-t'en !
Francis se releva et tenant toujours la hache d'une main, il tendit l'autre vers le viking pour l'aider. Matthias hésita un instant puis retrouva son sourire et déclara :
_ Finalement t'es pas aussi faible que t'en a l'air. Bon à partir de maintenant tu es ma petite sœur et je ne t'attaquerai plus.
_ Je ne suis pas une fille !
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Après le déjeuner, certaines nations retournèrent travailler, alors que d'autres se dirent qu'après tout ils pouvaient bien profiter de ces vacances forcées. Francis se retrouva seul dans le salon où il prenait son café, Danaël faisant la sieste sur ses genoux. Son anglais semblait apprécier la compagnie de son double du moyen âge, et ils étaient repartis tous les deux.
_ Ben alors p'tite sœur t'es tout seul ?
_ Tu ne vas pas t'y mettre toi aussi », répondit-il au représentant du Danemark. Il ajouta en montrant l'enfant endormi : « je ne peux pas bouger. »
_ Bah, c'était plutôt mignon tout à l'heure. Ce gosse me rappelle tellement de chose. Si tu voyais Norge comme il est gentil avec lui, j'avais oublié. Et Berwald, il arrive à faire parler Berwald tu te rends compte.
_ Ça a changé quelque chose dans la façon dont Niels te regarde ?
_ Non c'est toujours aussi désespérant.
_ Ne perds pas courage. Je te l'ai dit, en tant que pays de l'amour je ferai tout pour vous mettre ensemble.
_ Oh mais je n'ai pas l'intention d'abandonner. C'est juste que je ne comprends pas pourquoi il me repousse comme ça. J'me rappelle un jour on avait décidé de partir à la recherche d'Yggdrasil, tu sais l'arbre monde, et donc on s'était enfoncé dans les terres Norge, Berwald et moi et alors qu'on escaladait une paroi il y a eu un glissement de terrain et Norge est tombé. Heureusement qu'il était une nation, il s'est pas fait trop mal mais on a dû se relayer avec Berwald pour le porter jusqu'à notre campement. Il faisait nuit quand on est arrivé, et puis froid bien sûr mais je ne sentais que son corps contre mon dos et son souffle sur ma nuque. Quand je l'ai déposé il m'a regardé avec ses grands yeux et il m'a fait : « déjà », comme s'il aurait voulu que je le porte plus longtemps. C'est ridicule, on était gosse et juste ami mais ce regard là je m'en souviendrai toujours.
_ C'est une belle histoire, murmura Francis.
Ils restèrent silencieux, perdus dans leurs souvenirs respectifs. Ce genre de regard, à la fois endormi et confiant, Francis en avait reçu de la part de son petit Arthur. A la fin d'une journée dans la forêt, quand ils s'allongeaient l'un contre l'autre sous la cape du plus grand, ou bien en pleine après-midi quand fatigué de leurs jeux son protégé se laissait emporter par le sommeil dans ses bras. Il était loin le temps des bonheurs simples. Quoique. S'endormir auprès de son lapin lui apportait toujours le même réconfort.
Deux coups frappés à la porte les tirèrent de leur rêverie. Canada apparu, un timide sourire aux lèvres.
_ Je me suis dit qu'il allait falloir occuper les enfants peut être plusieurs jours alors je suis allé acheter des livres de contes et des coloriages.
_ Oh, excellente idée Matthieu. Heureusement que tu es là.
_ J'ai croisé Alistair en montant, je crois qu'il est dans le salon qui se trouve juste en face de la cuisine.
_ Bien, je vais aller le voir. Désolé de te déranger trésor, dit-il à Danaël en se levant, tu peux continuer à dormir si tu veux.
_ Hein, euh, tu vas où ? Je veux rester avec toi.
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Quand ils entrèrent dans le salon, ils furent accueillis par les habituels éclats de voix résultants d'une réunion entre frères Kirkland.
_ C'est malin, maintenant tu ne vas plus pouvoir repasser la barrière et on va devoir te supporter je ne sais combien de temps !
_ Tu vas devoir me supporter, figures toi que contrairement à toi j' m'entends bien avec à peu près tout le monde. Oui mon Francis j'suis content d' te r'voir.
_ C'est parce que tu n'es pas une nation triple andouille, les relations diplomatiques ne te concernent pas. Francis lâche le maintenant, on a compris que ça te faisait plaisir de voir cet enfoiré et crois-moi t'es bien le seul !
_ Bonjour Alistair, lança le Francis adulte s'attirant un regard assassin de son amant. Tu as décidé de venir finalement.
_ J' pouvais pas vous laisser seuls avec un sort de Carwyn, lui il les réussit et ils sont pas facile à défaire.
_ Et en quoi ta présence va-t-elle changer quoi que ce soit ? demanda Arthur.
_ Stupide petit frère, j'suis pas venu les mains vides. J'ai ramené tous les grimoires parlant de barrière et d'apparition du passé qu' j'ai pu trouver chez nous 4, ça n'a pas été facile de convaincre Carwyn, faudra remercier Cymru. Par contre j'aime pas trop les trolls alors j'ai même pas essayé d'aller chez Norvège et j'préfère pas m' rappeler ce qui s'est passé la dernière fois que j'me suis approché de la maison de Roumanie.
_ T'es en train de dire que tu es entré chez moi et que tu as fouillé dans ma cave ? s'insurgea l'anglais.
_ Le problème c'est que j'ai pas trop envi que ces deux-là mettent le nez dans nos livres.
_ Ouais t'as raison, les sortilèges c'est une histoire de famille. Mais quand même comment as-tu osé entrer chez moi !
_ Au fait Alistair, demanda Matthias, pourquoi t'as pas demandé à quelqu'un qui peut franchir la barrière comme Alfred de nous amener ces bouquins ?
_ Non mais ça va pas ? Je confie pas mes grimoires à Alfred !
_ Si on est que deux à pouvoir chercher il faudrait s'y mettre tout de suite, intervient Arthur.
_ Ouais j'en ai assez que mon double accapare Norge. Dépêchez-vous de trouver comment le renvoyer chez lui.
Les regards d'Arthur et d'Alistair dévièrent en même temps vers le petit Francis.
_ Ok on va s'y mettre, mais faut d'abord que j'dise bonjour à tout le monde, répondit l'écossais en sortant de la pièce.
_ Moi j'ai un rapport à finir, promis je m'y mets juste après.
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Le soir venu, les deux magiciens n'avaient toujours pas ouvert un livre, trop occupés à bavarder avec les deux petits France.
Gilbert avait passé la journée à tourner en rond dans la cuisine, embêter Allemagne, tourner en rond dans le salon, embêter Autriche, tourner en rond dans la salle à manger, se cogner à un inconnu qu'il n'avait pas vu, courir à travers tout l'étage pour retrouver l'inconnu qui avait disparu, et … ne pas retrouver l'inconnu. Pour l'heure il était allongé sur un canapé, son poussin Gilbird sur son torse, en train de se demander comment il pouvait ne pas connaitre cette personne. C'était assurément une nation, il l'avait senti quand il l'avait touché, mais il ne pouvait pas être européen, il les connaissait toutes. Le prussien soupira. Qui donc aurai un intérêt à rester ici avec eux. Incapable de résoudre seul ce mystère, il décida d'en faire part à ses meilleurs amis, Francis et Antonio. Le premier qu'il trouva fut l'espagnol, occupé à déclamer son amour à son Lovi chéri.
_ Et tu l'as pas retrouvé tu dis ? C'est étrange. En même temps il y a souvent des trucs bizarres qui se passent quand on est tous réuni. La dernière fois qu'une réunion mondiale a eue lieu chez moi il y a eu une réservation d'hôtel en plus. Et puis des fois les toilettes sont occupées et tout d'un coup le loquet se lève et quand la porte s'ouvre tu vois qu'il n'y avait personne. Ou bien aussi une personne qui dit être une nation mais qui n'est pas sur la liste.
_ Ça m'est déjà arrivé ça, soupira Romano.
_ Attends tu as dit une nation pas sur la liste ?
_ Ouais il me semble que ça arrive à chaque fois qu'on vérifie nos identités quand la réunion a lieu avec nos boss.
_ C'est peut être lui. Je suis sûr qu'il est une nation.
_ En tout cas bonne chance pour le retrouver.
_ Il n'y a rien que l'awesome moi ne puisse faire. Et puis il n'y a que deux étages à fouiller.
Mais il eut beau passer et repasser dans toutes les pièces à leur disposition, il ne retrouva pas son inconnu, et ne le vit pas non plus pendant le repas bien qu'il soit passé voir tous les groupes. C'était étrange, il ne se souvenait même plus du visage de la personne qu'il recherchait activement, tout le souvenir qu'il avait d'elle semblait s'estomper. Au bout d'un moment il ne savait même plus pourquoi il observait si minutieusement la salle.
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_ Mais on ne peut pas le laisser tout seul.
_ Oui mais il n'ira pas dormir avec toi !
_ Arty tu commences à m'énerver, qu'est-ce que ça peut te faire que je dorme avec le petit puisque tu dors avec l'adulte ?
_ Mais je veux pas qu'il reste avec toi c'est tout. Il a qu'à aller avec Belgique.
_ Mais j'ai pas envie d'aller avec Bella moi. Arthur je t'assure qu'il ne va rien m'arriver.
_ Mais oui mon lapin, aller laisse les tranquille et viens te coucher.
Francis entraina son anglais vers leur chambre, laissant Alistair et son jeune double.
Un peu plus loin, Danemark frappait à une porte qui refusait de s'ouvrir.
_ Laisse-moi entrer Norge, pourquoi lui il peut et pas moi ?
A l'intérieur, Norvège était assis sur le lit en train d'aider le petit Matthias à enfiler un pyjama.
_ Pourquoi tu veux pas qu'il rentre ?
_ …
_ Vous êtes fâchés ?
_ Non mais il est pénible.
_ Je t'aime Norge ! cria la voix à travers la porte.
_ Dis, reprit le plus jeune, qu'est ce qu'il est arrivé à tes yeux ?
_ Mes yeux ?
_ Oui, on dirait que tu es aveugle, ou bien que tes yeux ont gelé. Ils ont pas gelé hein ?
_ Raconte pas n'importe quoi. Au lit.
_ Il va quand même pas rester là toute la nuit ?
_ Berwald le fera partir quand il en aura marre.
_ Tu es sûr que tu ne veux pas lui ouvrir.
_ Non je lui ouvrirai pas maintenant dors ou je te mets dehors aussi !
L'enfant jugea plus prudent de ne rien dire de plus et chercha le sommeil en se demandant ce qui avait pu éteindre l'étincelle de vie au fond des yeux de son ami.
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La relation France/Danemark ne sort pas de nulle part, je me suis aperçue en voyant l'Histoire du Danemark qu'ils n'ont pratiquement jamais été en guerre contre la France ou alors uniquement indirectement, même sous Napoléon et que leur révolution a instaurée une monarchie héréditaire absolue à l'image de celle en France sous Louis XIV.
Concernant la réunion de l'UE, ne vous inquiétez pas, aucun sujet d'actualité, ce n'est pas le but de cette fic.
Merci de m'avoir lue, n'hésitez pas à laisser un commentaire.
