26.

Mon amour,

A cause des doloris que ces salauds t'ont envoyé, j'ai crains que vous en ayez tous les deux gardé de graves séquelles. Je suis rassurée que tu me dises que tout va bien !

Je sais que je t'en demande beaucoup mais, s'il-te-plait, fais l'effort de ne pas trop te faire de souci pour moi ! Ce n'est bon ni pour toi ni pour le bébé, même s'il n'en est pas encore à ce stade là. Tu as autant raison quand tu devines que je ne te dirai pas toute la vérité que quand tu te doutes que je ne partage pas ton avis concernant Pompom. J'espère cependant que tu réalises que c'est uniquement parce que votre bien-être est la première de mes priorités.

Te savoir surveillé par une infirmière m'apporte un soulagement plus que bienvenu. Ta grossesse a beau avoir été rendue possible par la magie, elle n'en reste pas moins contre-nature et je ne te cache pas que je ne suis absolument pas tranquille vis-à-vis de son déroulement. Qu'une personne compétente la suive me soulage un peu… Même si je n'apprécie pas de savoir mon homme accompagné par une autre femme que moi, je ne peux raisonnablement qu'approuver sa présence. Du moment qu'elle ne profite pas de ses auscultations pour être plus en contact avec ton corps que strictement nécessaire et professionnel…

Malgré que tu évites soigneusement le sujet, je n'oublie pas les risques que tu cours à terme et je ferai tout ce qui sera en mon pouvoir pour être de retour auprès de toi, de vous, avant que la poche n'éclate. Et comme je mettrai alors au monde le bébé que tu auras porté, on aura fait à deux ce qu'aucun couple ne peut partager : cette situation catastrophique aura eu le mérite de nous faire vivre une expérience incroyable !

Tel que je te connais, je suppose que tu vas rapidement tourner fou de ne pouvoir rien faire pour me faire revenir. Mais tu dois me promettre de ne rien entreprendre, aussi difficilement acceptable que ce soit. D'une part, tu te mettrais en danger. Et de l'autre, argument qui te fera plus d'effet : tu risquerais de compromettre involontairement le plan que je serai en train de mettre en place et qui sait ce qui pourrait alors m'arriver.

Sache bien que tu es constamment là, dans les battements de mon cœur et dans l'air que je respire. A chaque clignement de mes yeux, je peux te voir sous mes paupières. Il n'y a pas non plus une seule pensée qui traverse mon esprit sans que tu n'y sois présent.

Hermione.

PS : Louis vit très mal ton départ et pour l'instant, il t'en veut de l'avoir « abandonné ». Il faut dire que les enjeux le dépassent, ce n'est qu'un enfant après tout… tu penses bien que je n'ai pas pu lui expliquer que son « équipier » est parti parce qu'il est enceint !