32.
Hermione avait su depuis le début que ça finirait par arriver. Bien sur, elle avait espéré malgré tout se tromper. Mais le moment est maintenant venu de ne pas pouvoir y couper plus longtemps. Elle profite de son isolement préliminaire pour s'endurcir autant que possible mentalement et physiquement.
Comme ses pensées se remplissent de son homme, elle remercie Merlin qu'il soit en sécurité, loin de toute cette ignominie qui fait son quotidien. Elle le visualise endormi paisiblement sur un sofa, une main reposant sur son ventre légèrement arrondi abritant leur enfant. Une bouffée de bonheur gonflant ses poumons, elle prend simultanément une longue inspiration, comme pour la respirer plus profondément.
— Alors, alors... comme ça, je vais être le premier à savoir comment tu as ensorcelé l'officier Snape et le secrétaire Malefoy…
La voix libidineuse du surveillant s'élevant dans son dos à son entrée la fait ranger précipitamment ses images mentales dans un tiroir de son esprit pour leur éviter d'être salies par la suite. Puis elle retient sous souffle en l'entendant se rapprocher d'elle.
La chambre traversée à la hâte, il grimpe tout aussi rapidement à quatre pattes sur le lit au bord duquel elle est assise et s'agenouille derrière elle. Passant ses bras entre les siens et ses flancs, il glisse sous sa chemise ses mains qui y expertisent ses seins sans ménagement pour juger de la valeur du produit. Les triturant, malaxant et pétrissant interminablement, il lui en pince ponctuellement les tétons.
— Au fait, moi c'est Boris, souffle-t-il contre sa nuque avant d'y tracer un filet de bave en la léchant de bas en haut avec sa langue semblable à une limace. Je te le dis pour que tu puisses le crier quand je te ferai jouir.
— Vous gâchez votre salive car vous ne me ferez pas jouir, grince-t-elle entre les dents.
Vexé par cet affront, il lui arrache sa chemise rayée, faisant s'éparpiller les boutons au sol avant de la pousser en avant pour qu'elle se retrouve à genoux au milieu d'eux. L'y rejoignant, il l'attrape par les épaules et la forcer à se retourner pour qu'il puisse l'embrasser brutalement sur la bouche. Le mélange nauséabond d'alcool bon marché et de cigarette roulée qui compose son haleine se diffusant dans sa gorge achève de lui soulever l'estomac et l'oblige à fournir un effort inqualifiable pour se retenir de vomir dans l'instant. Question de dignité, elle refuse de se montrer ébranlée.
— Je fais TOUJOURS jouir les femmes que je baise, lui crache-t-il au visage en la basculant en arrière dans son mouvement d'allongement au-dessus d'elle. Tu vas voir par toi-même que tu ne feras pas exception, sale petite sang de bourbe insolente !
Ses doigts accrochés à son pantalon à rayures l'abaissent suffisamment pour pouvoir avoir accès à ses cuisses sur lesquelles ils se déplacent pendant de longues minutes avant de baisser le sien pour libérer son sexe tendu. Lorsqu'il le glisse brusquement en elle, la jeune femme s'absente définitivement du corps qu'elle a commencé à quitter à la seconde où il avait mis les pieds dans le baraquement de passes et dont elle n'a pas cessé de s'éloigner progressivement depuis. D'ailleurs, elle peut voir qu'il ne bouge que d'être remué par les gesticulations du surveillant qui le pilonne violemment.
Détournant les yeux de cette scène écœurante, elle reporte son attention sur l'examen visuel de la forme spectrale dans laquelle elle est parvenue à se retrouver à force d'une concentration inouïe. Ayant bien cru ne pas être capable d'en faire preuve alors que le temps passait sans qu'elle n'y arrive, un soupir de soulagement lui échappe.
— Merci encore, Ernie.
