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48.
Contraints de ne pas quitter le chalet pour des raisons évidentes de sécurité, les journées de ses habitants sont rythmées par les séances de psychanalyse collective pendant lesquelles Severus et Drago rivalisent de mauvaise volonté malgré les reproches de leur compagne respective, les repas aussi interminables que ceux de famille, les écoutes assidues du poste de radio et les moments d'intimité de chambre. A cela s'ajoutent pour Hermione les caprices d'un corps qu'elle n'apprivoise que petit à petit, les examens qu'elle doit subir régulièrement pour surveiller le développement du bébé et les arbitrages des disputes entre son homme et son infirmière.
Se réveillant au milieu d'une nuit dans un lit vide, elle le quitte en s'imaginant les retrouver en train de s'étriper au salon. Dans le couloir, elle tombe nez-à-nez avec Annabelle qui sort en même temps qu'elle de sa chambre située en face de la sienne.
— Drago n'est pas là.
— Severus non plus.
Pariant mentalement que ces deux là sont ensemble, la jeune femme resserre les pans de son peignoir autour d'elle en se demandant ce qu'ils peuvent bien fabriquer.
— Viens ! lance-t-elle avant de saisir la main de son amie.
De l'escalier, elles peuvent déjà voir de la lumière filtrer de sous la porte fermée de la cuisine. Ne pouvant pas rester très longtemps debout, Hermione s'assied avec Annabelle sur une des marches du bas pour se rapprocher au maximum de la pièce. Puis leur lance à toutes les deux un sort leur permettant d'entendre ce qui s'y dit.
— Le Front a déjà recensé un nombre impressionnant de victimes et on n'est qu'au tout début de la mise en place de la solution finale… il n'y a que deux camps qui l'appliquent pour l'instant mais combien de morts va-t-il y avoir quand elle va être élargie aux autres ? J'ai dissuadé Hermione de s'en mêler pour protéger votre famille mais je n'ai pas été honnête avec elle en lui affirmant que je pensais que ça ne nous concernait pas…
— Tu as raison, on est tous concernés. Je ne peux pas non plus laisser faire ça, ce serait prendre le risque que notre enfant connaisse ce sort lui aussi. Je suppose que si tu me parles de ça, c'est que tu as commencé à réfléchir à quelque chose, je me trompe ?
— Non, comme toujours. J'ai retourné ça dans tous les sens et je ne vois qu'une seule solution : tuer Bella Riddle.
— C'est un projet ambitieux. Mais c'est effectivement ce qu'il faut qu'on fasse. Si on coupe la tête du serpent, le reste suivra.
— Par contre, j'ignore encore quelle méthode employer… Tu dois avoir une idée, toi !
— Qu'est-ce que tu penses d'une attaque éclair lancée directement au ministère ?
— Je trouve ça bien. A condition que ce soit organisé avec la plus grande des précisions.
— Ce n'est pas un problème : je peux nous concevoir un plan dans les moindres détails…
