Plus Loin Que Dans Mes Rêves

Bonus

CREDITS

Auteur : Nakano Hana

Traduction : Ariani Lee

Bêta-lecture : Shangreela

Titre original: Far Longer Forever

Tiré du film "Le Cygne et la Princesse": Columbia Pictures, New Line Cinema

D'après "Le Lac des Cygnes": Piotr Illych Tchaïkovski

DISTRIBUTION ET COMPOSITION

Axel: Arthur

Prince des boulets, rouquin démoniaque, chevalier servant, chasseur hors pair, butor sans aucun tact, amoureux fou, héritier du trône, crétin fini

Roxas: Juliette

Prince des botteurs de cul, option transsexuel, le Cygne Blanc, pauvre orphelin, héritier du trône (bis), damoiseau en détresse, ami des animaux

Ella: Uberta

Reine des têtes de mule, mère castratrice, hystérique notoire, ex-Miss Perruque Poudrée, militante LGTB

Lucas: William

Roi clément, papa gâteau, victime nécessaire au bon déroulement de l'intrigue, regretté défunt

Zexion: Albérich

Type louche, amoureux éconduit, jeune vieux, sorcier revanchard, méchant stylé, enchanteur désenchanté, gigantesque monstre

Demyx: Barnabé

Pote au prince, mignon mais un tout petit peu con, pleutre notoire, homme qui tombe à pic, archer pitoyable

Vexen: Melchior

Chef d'orchestre pragmatique, médaille d'or du sarcasme toutes catégories, lord exaspéré, langue de pute en chef

Léon: Le capitaine du roi William

Soldat tombé au combat, paix à son âme

Marluxia: Anatole

Macareux intrépide, piaf autoritaire, cerveau des opérations, viande blanche

Xigbar: Aldo

Grenouille inconsciente, distributeur d'idées foireuses, ami dévoué, estropié, amuse-gueule

Lexaeus: Rapido

Tortue avisée, loyal compagnon, gentil taiseux, plat principal

Vanitas: Odile

Le Cygne Noir, larbin du méchant, option transsexuel (bis)

VERSION ORIGINALE ET FAITS

Dans la version originale du film, "Swan Princess", les noms étaient, pour la plupart, identiques à ceux des personnages du "Lac des Cygnes" - je ne comprends d'ailleurs pas pourquoi ça a été changé.

Juliette en VF était Odette en VO, comme dans le ballet. Pareil en ce qui concerne Albérich, qui s'appelait Rothbart. La sorcière qui l'accompagne et qui incarne le Cygne Noir n'est nommée à aucun moment du film, c'est pourquoi je lui donne, dans la distribution, son nom d'origine, Odile. Elle est supposée être la fille du sorcier et le double maléfique d'Odette, mais là, même dans le film, je crois qu'ils s'étaient un peu égarés.

Par contre, le prince, qui s'appelait Siegfried dans le ballet, est renommé Derek en VO, puis Arthur en VF. Je suis d'avis qu'ils auraient simplement dû garder les noms d'origine pour tous les personnages et ne pas les changer en fonction de la langue du film, mais bon...

Oublions les autres personnages, qui n'étaient de toute façon pas nommés dans le ballet. Une chose amusante, néanmoins. Si vous avez vu le film, vous avez sans doute bien ri d'Aldo la grenouille, de son accent Italien, de son vocabulaire limité et de son côté romantique bien kitsch. Mais avez-vous déjà tendu l'oreille aux moments où la musique change pour l'accompagner ? Comme quand il essaye de passer au-dessus de la rivière pour aller cueillir des fleurs, par exemple... Vous avez peut-être remarqué que les sonorités de ses thèmes sont tout sauf Italiennes. Parce qu'en réalité, elles sont Françaises.

En VO, Aldo s'appelait Jean-Bob, et ce n'était pas un cliché rital mais franchouillard. Forcément, l'accent Français en Français ne donnait rien, mais je vous suggère quand même de regarder ne fut-ce que ses passages à lui dans le film en VO. C'est toujours amusant...

LE CYGNE BLANC ET TCHAÏKOVSKI

Tchaïkovski, ce compositeur de génie, si délicat et sensible, ne s'est jamais marié et la seule relation suivie qu'on lui ait connue avec une femme était épistolaire. Il y a bien des gens pour voir dans son "Lac des Cygnes" une parabole à sa propre homosexualité et à son propre tourment. Bien sûr, l'histoire relatée par le ballet est différente de celle du film.

Le prince Siegfried est en âge de se marier. Sa mère organise de nombreux bals en son honneur mais aucune prétendante ne lui plaît. Pendant l'acte I, on peut voir le prince avoir ce qui semble être une discussion silencieuse avec un jeune homme qui pourrait être son ami aussi bien que son ami ou son jeune frère, je n'ai jamais réussi à le savoir. Finalement, exaspéré, le prince s'esquive et se perd dans la forêt. Là, commence l'acte II durant lequel, sur un lac, il rencontre la Reine des Cygnes, et en tombe éperdument amoureux. Il la poursuit sans relâche jusqu'à ce qu'elle cesse de le fuir et lui dit son amour. Odette, le Cygne Blanc lui explique les tenants et aboutissants de la malédiction dont elle est la victime et qu'un sorcier, Rothbart, lui a lancé. Siegfried lui promet de rompre le sort et lui demande de venir au bal organisé peu de temps après.

L'acte III commence et malheureusement, le sorcier Rothbart a vent de l'aventure et, bien sûr, ne veut pas qu'Odette soit libérée. C'est donc sa propre fille, Odile, qui se rend au bal en lieu et place de la Reine des Cygnes. La réception est brillante, éclatante, et des jeunes filles, toutes plus éblouissantes les unes que les autres, défilent devant le prince qui n'en a cure. Arrive Odile (interprétée par la même danseuse qu'Odette, mais maquillée et habillée en noir), au bras de Rothbart, qui assiste au bal. Le Cygne Noir séduit le prince qui, sitôt qu'il apprend la supercherie, s'encourt jusqu'au lac où il trouve Odette mourante, car il l'a trahie. Il affronte et vainc le sorcier.

La fin varie. Parfois, Odette meurt, parfois elle vit, je ne sais pas quelle était la fin d'origine, mais je pense que c'était la mauvaise.

Où serait la métaphore? Le prince qui ne trouve pas de fiancée malgré la pression de son entourage, s'enfuit et tombe amoureux d'une femme tout à fait inaccessible. Il l'aime d'un amour impossible, qui ne pourra jamais se réaliser, ce qui représente une fuite en soi. Puisqu'il faut absolument qu'il prenne femme, il en choisit une qu'il ne pourra JAMAIS aimer réellement, et ainsi, il a la paix qu'il recherche. De plus, la dualité du Cygne Blanc et du Cygne Noir est également révélatrice. En effet, Siegfried tombe amoureux d'Odette, qui est une représentation parfaite et idéalisée de la pureté chez la femme. Quand on voit le Cygne Blanc sur scène, on croit voir un ange, un tapis de neige vierge. Elle est forcément intouchée et pas faite pour l'être. Elle est faite pour être une icône, pas une femme. Et c'est elle qu'il choisit d'aimer.

Dans un moment de faiblesse, troublé, le prince se laisse séduire par le Cygne Noir. Odile est beaucoup plus charnelle, sensuelle, elle est réelle et accessible. Ce que réalisant, Siegfried prend peur et fuit à toute vitesse pour retrouver sa chimère, sa femme de neige qui fondrait s'il la touchait.

Ça fait beaucoup de métaphores, tout ça... Mais bon, j'avoue qu'en sortant de la salle, je me suis dit que ça aidait pas vraiment à "viriliser" le rôle, les collants et les entrechats...