Chapitre 5 : Et la paranoïa ne cesse
Cela faisait exactement une heure 35 minutes, que Hermione Granger était debout. Après une heure de travail acharné. Tous ses livres étaient ouverts à la bonne page . Les quelques élèves présents étaient agacés de la voir ainsi de bon matin à passer son temps à réviser , et d'autres inquiets car nous étions un jour de congé (merci Merlin). Mais Hermione n'en avait que faire. Il fallait qu'elle fasse ses leçons pour apprendre et surtout pour oublier qu'elle avait un trou dans sa mémoire, une page vide. Comment était-il possible pour un demi-génie de perdre la mémoire ?
Heureusement , ses lacunes n'étaient que minimes. A part cette fameuse aventure avec Malfoy.
Elle se repris de justesse, pendant un instant , elle faillit l'appeler par son prénom, jerk . Elle y pensait de trop peut-être, se disait-elle. Mieux valait bâcler cette histoire ou mieux l'effacer. Passant de pensées aux gestes , elle secoua sa tête puis se leva en prenant soin de ne rien oublier et sorti de la salle, pour aller se promener dehors, étudier.
**_0_0_0_0_0_ **
Rien valait une après-midi de lecture à la bibliothèque (enfin surtout pour Hermione) après le déjeuner. C'est pourquoi elle s'y rendit après avoir « semer » Harry , il n'arrêtait pas de lui poser des questions sur une quelconque légende de vie antérieure et de flash-back ( il s'était mis au bouddhisme ou quoi ?).
Sans s'en rendre compte, ses pieds l'avaient amené devant la porte de la bibliothèque. Qu'elle aimait cet univers remplit de livre et parchemins en tout genre; l'atmosphère y était propice pour l'étude (pour ceux qui aime étudier, cela va de soi). Et si elle le pouvait , elle y dormirait volontiers toutes les nuits.
Elle ouvrit la grande porte en bois, et sourit.
Personne ,ni même la bibliothécaire. Parfait.
Il y avait toujours beaucoup de monde mais là personne. Toute une salle rien que pour elle.
Tout en se demandant quels livre allait-elle bien pouvoir lire (non, elle ne les a pas 'encore' tous lu). Elle sentit comme une présence ou du moins un bruit.
- Pas encore, soupira-t-elle.
Pour en être sûr , elle fit volte face et à sa stupeur, personne : juste une étagère où reposaient des centaines de livres. Un livre n'a jamais mordu personne voyons, se résonna-t-elle dans un ton nerveux consciente de sa paranoïa.
Mais alors qu'elle décida de retourner à sa préoccupation, c'est alors qu'un livre tomba exactement de l'étagère. Y jetant un coup d'œil , elle constata que ce n'était pas un livre, il était trop petit et moins épais que les autres, non ça ressemblait à un journal intime.
Ne se préoccupant du comment, elle le ramassa puis grimaça ; elle ne l'avait jamais vu sur cette étagère, elle en était sûre. La couverture était bordeaux. Aucun titre ni même auteur n'y figurait : c'était bel et bien un journal intime.
Comment ce livre avait-il pu lui échapper de vu il y a quelque instant. Pas le temps de poursuivre l'enquête que déjà elle commença à l'examiner et se rendit compte que toutes les pages étaient vierges.
- Que faisait-il ici Surement que son propriétaire ayant abandonner l'idée de se confier avait du le reposer là , dit tout haut Hermione.
Mais il y avait une ombre au tableau, quelque chose clochait. Plus bizarre encore ,elle n'arrivait plus à détacher ses yeux du journal et ce n'est que plusieurs minutes d'observations qu'elle le lâcha du regard. Elle devait en faire part à madame Pince, mais en attendant elle le garderait avec elle le temps de trouver la bibliothécaire.
Plus haut , dans la tour des Griffondor, Ron n'en finissait pas de casser du sucre sur le dos de sa chère amie.
-Je ne sais pas ce que tu en pense mais moi, Granger me rend dingue, elle est butée cette fille, se plaignit-il. Non Ron pas là mais ici, ou alors 5 fautes dans 1 seul paragraphe, tu peux faire mieux , au travail Ron, et gna..gna..gna.. et s'en suivit d'une tirade d'insultes (que je n'écrirai pas pour ne point vous choquer).
Pendant que son ami de toujours était en train d'énumérer les 101 défauts de leur ex-ennemie. Normal, il n'y a pas si longtemps que ça, elle l'insultait à longueur de journée. De l'autre côté de la salle commune, accoudé au rebord de la fenêtre, Harry préparait déjà la suite de son plan. Capter au plus vite toutes les informations susceptibles de les aider à vaincre le camp ennemi. Seul bémol : le principale sujet semblait être du bon côté, oubliant entre autres sa famille , son rôle au près de vous-savez-qui et même son sang. Tant pis ,il fallait continuer, qu'il y arrive d'une façon ou d'une autre. Le temps s'écoulait pour eux ainsi que sa mémoire...
C'est sur cette vingtième constatation que Harry décida enfin à daigner un peu d'attention à son ami et aux autres élèves présents dans la salle. Lorsque Granger était absente, les discutions allaient bon train. Pas besoin de précisé le sujet de la conversation. Bien sûr Dumbledord avait fait jurer tout le monde pour la discrétion, et de faire semblant( plus facile à dire qu'à faire).
Seul, confortablement allongé sur son lit, Draco Malfoy lisait son bouquin favori avec un tout petit sourire aux lèvres. Se remettant de son précèdent râteau. Et oui Draco lisait,beaucoup même, c'est pour cela qu'il était malin. Lire était son seul échappatoire qu'il avait pour ne pas repenser aux personnes torturées tout les jours dans son propre salon. Ces insupportables bruits , ces larmes versées, les blessures ouvertes où coulait le sang en torrent et personne là pour les soigner, les aid..
Ne plus y repenser
Bref la vie au manoir était plus que lugubre, aucune ambiance à part celle de l'horreur insoutenable.
Poudlard était sa nouvelle maison, son lieu de repos jusqu'aux derniers évènements... D'ailleurs Rogue lui avait confié que pas un seul mot du sujet 'Hermione' ne fut prononcé lors de la dernière réunion avec le Lord. Tant mieux , un poids en moins ne lui serait pas de refus. De plus Rogue lui avait annoncé que sa mission allait s'achever d'ici un mois, le directeur allait mourir.
- Ah Hermione, ma rose aux mille épines, murmura-t-il, j'espère que ma surprise te plaira...
C'est sur ce murmure qu'il éteignit la lumière.
