PDV Sirius,

La cérémonie avait été émouvante, Lilly n'avait rien laissé au hasard, pas même la tenue dans laquelle Clara reposerait jusqu'à la fin de ses jours. Elle avait choisi une robe en voile de soie rouge, celle que Clara portait dix ans plus tôt pour nos fiançailles. Ma femme était magnifique, elle semblait seulement dormir, un sourire léger flottant même sur ces lèvres.

D'un coup de baguette, Lilly fit se fermer le cercueil et le laissa descendre lentement dans le tombeau, je m'agrippais fortement à l'épaule de James pour ne pas tomber à genoux sous le coup de la douleur. C'était fini, plus jamais je ne l'entendrai rire aux éclats, plus jamais je ne me noierai dans son regard, plus jamais je ne l'entendrai épeler mon matricule lorsqu'elle était en colère contre moi, il n'y aura plus pour moi que le silence et l'écho de son absence. Je laissais mes larmes couler abondamment sans que je les retinsse, la réalité me frappant violemment.

Enfin, nous allâmes tous déposer une rose blanche dans le caveau, les roses blanches, ses fleurs préférées. Je fus le premier suivi de près par James et Rémus qui soutenaient Lilly peinant à rester debout. Puis, se fût autour de ma belle famille, de Harry... Les Weasley s'avancèrent ensuite accompagnés d'Hermione, puis vinrent Dumbledort, Mc Gonagale, mes autres collègues professeurs de Poudlard, les collègues de travail de Sainte-Mangouste de Clara, la plupart de mes élèves menés par Neville Londubat et Luna Lovegood et enfin les membres de l'Ordre du Phénix dont ma cousine Nymphadora Tonks et l'auror Alastor Maugrey.

J'étais touché par la présence de tous les gens qui comptaient un tant soit peu pour Clara et moi. Celle de mes élèves fut ce qui me toucha le plus ; d'autant que demain nous inhumerions ceux de leurs camarades qui étaient tombés lors de l'attaque du chemin de travers, tous les Gryffondorts, les Poufsouffles et les Serdaigles de la première à la septième année étaient là et aussi une partie des Serpentards. Ils n'étaient pas tous de futurs mangemorts loin de là. Cela me redonna un peu espoir.

Une fois la procession terminée, nous prîmes le chemin de la sortie pour nous rendre au terrier où Molly avait préparé une collation, lorsque soudain le ciel s'assombrit violemment et la température chuta de manière vertigineuse. Le temps que je réagisse, je vis Harry et Ron brandir leurs baguettes. Ils avaient compris au quart de tour que des détraqueurs approchaient. Je sentis une bouffée de fierté m'envahirent j'avais fait du beau bouleau avec ces deux-là. En jetant un coup d'œil aux alentours, je me rendis compte que tous les sixièmes et septièmes années avaient fait de même et des patroni surgirent de tous les côtés, repoussant inexorablement nos assaillants qui reculèrent, mais restèrent à proximité.

Ça, ça sent pas bon du tout, souffla Lilly.

Quoiqu'il arrive, tu restes derrière moi Sirius, admonestas James.

Hors de question si les mangemorts attaquent aux obsèques de ma femme je me bats ! Trouve-moi une baguette James.

Si tu ne te calmes pas immédiatement, je te stupéfixe. M'avertit mon ami.

Je n'eus pas le temps de protester plus avant que déjà une bande d'encagoulés nous encerclât dangereusement et les sortilèges commencèrent à fuser de toutes parts, Rémus, James Lilly et Arthur formaient un cercle protecteur autour de moi, m'empêchant de voir ce qui se passait. J'enrageais intérieurement de ne pas avoir pensé à prendre ma baguette avant de partir, comme si ma folle furieuse de cousine et sa bande de demeurés allaient nous laisser en paix si facilement, l'occasion était trop belle ; mais que cherchait Voldemort à la fin ? Ce n'était pas en attaquant le chemin de traverse ou un cimetière qu'il ferait tomber le ministère. Nous faire douter, nous affaiblir ? Peut-être, bien que je me doutasse que cette expédition soit plus du fait de Bellatrix que de son cher seigneur des ténèbres. C'est alors que j'entendis son rire... dément, hystérique puis je l'entendis chantonner

J'ai tué Clara Black

j'ai tué Clara black

j'ai eu la sang de bourbe

hihihihihi... aaah

Visiblement elle avait reçu un sortilège informulé et elle se tordait de douleur à mes pieds. Un doloris ? Je levais les yeux et vis que Lilly la tenait en joug je lui écrasai le poignet et m'écriai

- accio baguette.

Et je me mis au côté de Lilly la baguette pointée sur la garce.

- Diffindo ! Hurlais-je enragé

sectum sempra continuais-je

puis je me senti propulsé dans les airs j'atterris lourdement quelques mètres plus loin et Lilly sur moi.
- Ça va Lilly ?

-Oui, mais il m'a désarmé l'enf...

Moi aussi.

Je vis Ginny courir à reculons vers nous tous en maintenant des sorts de défense devant elle et donc devant nous puisque trois mangemorts la poursuivaient elle attrapa chacune de nos mains et transplana en un quart de seconde.

Nous atterrîmes sur le parquet de la cuisine du terrier.

Non, mais vous êtes malades tous les deux qu'est-ce qui vous à pris ? Hurla-t-elle dans une imitation parfaite de Molly en colère après les jumeaux .

Elle a tué Clara Ginny elle mérite de souffrir et de mourir !

Pas de ta main Sirius, sa place est à azkaban, la tienne et auprès de ton fils.

Celle de Clara aussi et pourtant elle lui a pris sa mère. Lâchais-je acerbe.

Raison de plus pour que tu ne prennes pas des risques inutiles. Me morigéna-t-elle.

Tu l'as entendu rire et chanter ? C'était comme si elle tuait Clara une seconde fois. Hurlais-je tout à fait hors de moi .

Je sais ce que tu ressens Sirius, mais...

Comment pourrais-tu savoir quoique ce soit, tu n'es qu'une gamine écervelée. Crachais-je en colère contre la terre entière.

Ça suffit Sirius ! Intervint Lilly

Tu es injuste Black. Répliqua-t-elle, tu n'es malheureusement pas le seul à souffrir.

Je tournais les talons et montais dans la chambre où dormait paisiblement mon petit garçon et je me laissais envahir par des sanglots secs. Je n'avais plus de larmes à verser depuis longtemps. Je ne sais combien de temps je restais ainsi prostré, mais je fus sorti de mon chagrin par l'entrée de James.

Je me préparais mentalement à un nouveau sermon, mais mon ami se contenta de s'assoir sur le lit.

Tout le monde va bien ? Demandais-je inquiet de son silence

Oui ne t'en fait pas.

Alors pourquoi tu es si silencieux, ça ne te ressemble pas de ne pas me passer un savon ?

on verra plus tard, mais pour le moment il faut que je te dise qu'on en a capturé un.