PDV George

C'est grave ? demandais-je paniqué

Aucune idée ta mère a transplané à Sainte Mangouste avec lui, mais il se battait avec Greyback et ça a fini en corps à corps, je ne peux pas t'en dire plus, nous appris Rémus.

Qu'est-ce qu'on attend pour rejoindre maman ? Demanda Ron.

Nous nous prîmes tous par la main et nous tranplanâmes dans une petite rue proche de l'hôpital. Nous courûmes presque jusqu'à la vitrine qui servait d'entrée et nous nous dirigeâmes rapidement vers le service des urgences magiques.

Je marchais sans m'en rendre compte simplement guidé par mon inquiétude et mon besoin de voir mon frère. Merlin faites qu'il aille bien, ne me prenez pas mon frère j'ai besoin de lui.

Que deviendrais-je s'il n'était plus là ?

Au bout du couloir dans lequel nous nous étions engagés, je vis maman assise, la tête entre les mains. Un sentiment d'angoisse insoutenable me serra la gorge et me tordit les boyaux je me précipitai sur elle :

Maman comment va Fred ?

Je ne sais pas les médicomages l'on prient en charge immédiatement quand nous sommes arrivés depuis je n'ai plus de nouvelles. Je me sentis blêmir et trembler et maman me pris dans ses bras. Je fus incapable de lui rendre son étreinte obsédé par le besoin de voir mon frère.

Je veux le voir tout de suite, réclamais-je.

C'est impossible mon chéri, tu dois laisser les médicomages faire leur travail.

Je veux le voir ! Hurlais-je cette fois-ci faisant sursauter tout le monde.

Je suis sure que nous aurons des nouvelles très vite, m'assura maman.

Je donnais un coup de poing dans le mur en étouffant un cri de rage. Rémus m'empoigna fortement les épaules.
- Maintenant, tu te calmes George, s'énerver n'arrangera pas les choses. Et ta mère n'y est pour rien

Désolé m'man, soufflais-je honteux d'avoir passé mes nerfs sur elle.

Ce n'est rien. Elle me reprit dans ses bras et nous restâmes ainsi un long moment.

L'attente était insoutenable et je sentais des larmes de frustration et de peur me piquer les yeux, lorsqu'une voix me sortit de ma torpeur.

Mrs Weasley ? Demanda une jeune médicomage.

Oui, comment va mon fils ? s'enquit maman.

Son état général est bon et ses blessures ne sont que superficielles. Il devrait reprendre connaissance dans l'heure qui vient, il y a eu plus de peur que de mal.

Un soupir de soulagement parcourut notre petit groupe.

Cependant, votre fils porte des traces de morsures dans le cou et sur l'épaule, comme vous nous avez dit qu'il en avait eu à en découdre avec un loup-garou, il se peut qu'il soit contaminé. Poursuivit gravement la médicomage.

Les loups-garou ne sont-ils pas dangereux, qu'à la pleine lune m'enquis-je.

À la pleine lune, le jour qui la précède et le jour qui la suit même si la contamination n'est pas systématique dans ces moments là, la bête est quand même présente et peut être dangereuse surtout dans le cas de Greyback. Asséna Rémus gravement.

Et la pleine lune est demain. Constata, Tonks d'une voix blanche.

Le problème reprit la médicomage c'est que dans le doute nous ne pouvons pas le garder ici c'est trop risqué pour les autres patients et le personnel, je suis sincèrement désolée.

Pourquoi ne pas lui administrer de potion tue-loup? Demanda maman.

La potion amoindrit les transformations, mais il serait quand même un danger potentiel que nous ne voulons pas prendre.

Vous n'avez aucune certitude et vous traitez déjà ce garçon comme un monstre c'est quoi la prochaine étape le marquer au fer rouge comme une bête.

Mais c'est ce que sont les loups-garou, des bêtes sauvages autour de la pleine lune et à peine des hommes le reste du temps. Clama la médicomage pleine des ses certitudes

Nous ouvrîmes tous la bouche prêt à lui rabattre son clapet, alors que Rémus quittait la pièce le dos vouté. Mais ce fut une Tonks littéralement rouge de la racine des cheveux aux orteils. Signe de colère intense chez elle qui prit la parole en premier.

Non, mais pour qui vous prenez vous espèce de sale petite garce. Je plaignis intérieurement la jeune femme, car une Tonks en colère était une Tonks vraiment flippante et potentiellement dangereuse, Fred et moi l'avions appris à nos dépends.

Je connais des loups-garou bien plus humains que vous. En avez-vous déjà rencontré ? Avez vous déjà essayé de parler avec l'un d'eux ? Mitrailla-t-elle faisant les questions et les réponses ne laissant pas le temps à la pauvre fille de se défendre.

Non ! bien sûr, il est tellement plus facile de rester planqué derrière des préjugés !

Les loups-garou sont dangereux, c'est un fait avéré ! Tenta piteusement l'autre.

NON ! Certains sont dangereux. Mais une des personnes que j'aime le plus au monde en est un, et il est l'homme le plus doux, le plus gentil, le plus généreux et le plus altruiste que je connaisse. Mais l'imbécilité collective et des gens comme vous l'empêchent de vivre l'existence qu'il mérite.

Et vous pensez à ce pauvre Fred ? Ce n'est qu'un gamin et vous le condamnez avant même de savoir quoique se soit.

Maman profita que Tonks reprit son souffle pour dire :

c'est bon Tonks on va ramener Fred à la maison il sera entre de bonnes mains.

Je veux voir mon frère, intervins-je soudain.

La jeune femme sursauta et bafouilla,

B..bien, suivez-moi.

Je lui emboitais le pas maman et Ron sur les talons, laissant derrière nous une Tonks fulminante et toujours rouge.

Arrivée devant la porte de la chambre de mon frère la médicomage nous laissa non sans nous avoir lancé un regard où se mêlaient stupeur et dégoût.

PDV Tonks :

- Fleur tu peux ramener Harry et Hermione au Terrier, il faut dire aux autres que nous allons bien ? Moi je dois parler à Rémus.

Je les plantai là sans plus de cérémonie et me dirigeai vers le hall d'entrée. J'aperçus Rémus adossé à un mur les épaules voutées et la mine sombre. Je pris une grande inspiration, la conversation qui allait suivre n'allait pas être des plus agréable. Je m'approchais lentement de lui et je le vis se tendre, fantastique ! cela allait être encore pire que ce que je pensais, mon homme n'était vraiment pas au top de sa forme, ni de son moral, les évènements de la semaine et la proximité de la pleine Lune ne devaient pas arranger les choses.

Rémus ? soufflais-je pour qu'il lève la tête vers moi. Il me jeta un regard sombre, je détestais le voir dans cet état là.

Ne fais pas cela s'il te plait.

Faire quoi ? Grogna-t-il de mauvaise humeur

Ne te rends pas responsable de qui arrive à Fred. Tu n'es pas Greyback.

Peut-être mais je l'est laissé l'affronter, je ne me suis pas rendu compte de qui il s'agissait suffisamment vite.

Rémus tu n'y es pour rien, je t'assure. S'était le chaos là-bas on ne voyait rien, j'ai conduit Harry, Hermione, Ron et George droit dans une embuscade il aurait pût leur arriver n'importe quoi et quant aux autres Merlin seul sait ce qui leur est arrivé.

Ça na rien à voir j'aurais du sentir le loup, mais j'avais la tête ailleurs. Répondit-il d'une voix morne

C'est normal tu viens d'enterrer l'une de tes meilleures amie, tu manques de sommeil et c'est bientôt la pleine lune tu as le droit d'être ailleurs non ? Tu as le droit de ne pas être en pleine possession de tes moyens. C'est humain, ça arrive à tout le monde. Le rassurais-je patiemment.

Sauf que là, la seule chose à laquelle je pensais s'était en découdre pour te retrouver et rentrer tranquillement chez moi, j'ai étais égoïste et c'est un gamin de 17 ans qui en paie les pots cassés.

Je ne pus retenir un petit sourire face à la déclaration à peine voilée qu'il venait de me faire.

Tu as le droit de penser à toi de temps en temps ce n'est pas un crime que je sache ! Arguai-je

sauf si cela doit coûter l'avenir à un adolescent.

Je me rapproche de lui les mains sur les hanches et l'air réprobateur puis je mîmes un coup de fouet dans les airs en émettant un petit sifflement.

C'est bon, ta petite séance d'auto-flagellation est terminée ? Raillais-je.

Ça ne me fait pas rire Nymphadora, me répondit-il visiblement exaspéré.

Moi non plus figure toi mais je voudrais que pour une fois dans ta vie tu ne te tiennes pas pour responsable de tous les maux de la terre.

Je suis fatigué, Dora. Je n'en peux plus de tout ça, cette guerre, ces morts, toute cette injustice, de n'avoir rien à t'offrir alors que tu mérite tant, de cette chose horrible qui fait de moi un monstre et un reclus, je voudrais que tout cela cesse. J'aimerais prendre un avada kedavra. Ce serait tellement plus simple pour tout le monde.

Ma main était partie avant que je m'en rende compte et j'avais heurté violemment la joue de mon compagnon qui me regardait abasourdis. Les larmes coulaient abondamment sur mes joues sans que je puisse les contrôler.

Je t'interdis de dire des choses pareilles tu penses un peu à moi ? Tu crois vraiment que je pourrais te survivre ?

Tu serais plus heureuse sans moi. Affirma-t-il.

Je secouai la tête sans pouvoir dire le moindre mot secouée par de violents sanglots

Tu vois même sans le vouloir j'arrive encore à te faire du mal.

Je déteste tellement cette image que tu as de toi. J'aimerais que tu te vois avec mes yeux ou avec ceux de James et Sirius ou de n'importe quelle autre personne qui te connaisse un tant soit peu. sanglotais-je

Et Arthur et Molly comment crois-tu qu'ils me verront quand leur fils sera devenu un monstre à cause de mon incompétence ?

Ça suffit Lupin ! Boucle là ou tu te prends une autre gifle! Hurlais-je

Si j'étais toi je ne m'y risquerais pas ! Fit-il en se levant presque menaçant.

Tu ne me toucheras pas dis-je en me dressant sur la pointe des pieds afin de paraître moins minuscule. Rémus était moins imposant que James ou Sirius, mais impressionnant quand même.

Qu'en sait-tu petite fille ? Reprit-il mi-joueur, mi-menaçant.

Je n'ai pas peur de toi. Tu es incapable de me faire le moindre mal, consciemment ou non, je pourrais passer la pleine lune à tes côtés qu'il ne m'arriverait rien.

N'y pense même pas Nymphadora. Je te jure que si j'ai le moindre doute je t'assomme. Siffla-t-il de nouveau hors de lui.

Je ris légèrement pour détendre l'atmosphère et je déposai un baiser sur ces lèvres en lui caressant la joue. Nous nous abandonnâmes quelques secondes à ce moment de tendresse puis je transplanai emmenant avec moi mon compagnon, il avait besoin de repos, les deux jours à venir allaient être difficiles. Comme chaque mois.