PDV Dumbledort :
La lumière se fit dans mon esprit, Régulus Black était donc la pièce manquante de ce puzzle, grâce à lui l'énigme qui me tenait éveillait chaque soir depuis de nombreuses années déjà, allait enfin être résolue.
_ J'aimerais m'entretenir seul à seul avec ce cher monsieur Black.
_ Mais enfin Albus c'est de la folie. Sursauta Sirius qui ne s'attendait apparemment pas à une telle requête de ma part.
_ Écoute-moi bien Sirius, je crois que ton frère a fait de son mieux de son côté pour nous aider à vaincre Voldemort. Pour qu'il puisse poursuivre ce qu'il a commencé, il est indispensable que je puisse écouter ce qu'il a à nous révéler.
_ Bien si vous pensez que l'on peut lui faire confiance je me range à votre jugement comme d'habitude. Mais je voudrais avoir une conversation avec vous une fois toute cette histoire terminée concéda Sirius de mauvaise grâce.
_ Bien sûr je n'y manquerais pas. Lui promis-je sans trop réfléchir.
Je fis signe à Régulus de me suivre et nous montâmes dans une chambre à l'étage visiblement celle de Ron et Harry à en juger par les posters de quidtitch qui ornaient les murs et l'éclair de feu qui trônait dans un coin. Je m'en voulus quelque peu de me servir de leur chambre comme bureau. Ces jeunes devaient en avoir plus qu'assez de voir leurs quartiers sans cesse réquisitionnés pour les besoins de l'ordre. Mais après tout ils n'utilisaient ces chambres que quelques semaines dans l'année pendant les vacances leurs vraies chambres se trouvaient à Poudlard. Ah Poudlard … Pensais-je avec nostalgie.
_ Professeur comment avez-vous...
_ Su que tu t'es laissé délibérément fait prisonnier afin de quitter les mangemorts, et que tu avais des choses graves à nous apprendre sur les agissements de Voldemort ? J'ai trouvé ton mot dans la bibliothèque, RAB.
_ Comment ?
_ Le bibliothécaire Perezarde se trouve être un de mes vieux amis. Quand il m'a appelé pour se plaindre d'une attaque de mangemort, je lui ai de suite demandé pourquoi un disciple de Voldemort irait attaquer une bibliothèque, qui de plus est, une bibliothèque dont les ouvrages traitent de l'histoire de la magie. Il m'a répondu qu'il n'en savait rien, et que le plus bizarre dans tout cela, c'est que le mangemort n'avait rien volé. Je suis alors allé enquêter de plus près, et grâce à un sortilège, j'ai pu m'apercevoir qu'un livre avait disparu. Je suis alors tombé sur le mot que tu dois connaître : « Ce livre serait bien trop dangereux, s'il devait tomber entre de mauvaises mains. C'est pour cela que je part le détruire. Puisse cette guerre finir un jour. RAB »
_ Vous avez fait vite. En réalité, j'étais en mission pour le seigneur des ténèbres. Il s'est mis en tête de chercher dans l'origine de la magie quelque chose qui pourrait enfin lui donner ce pouvoir absolu qu'il désire tant. C'est pour cela que je suis parti en quête d'informations, mais ce que j'ai trouvé dans cette bibliothèque dépassait toutes mes attentes.
La magie n'a pas toujours été comme elle l'est maintenant. Ou plutôt les magiciens n'ont pas toujours maîtrisé la magie comme nous pouvons le faire de nos jours. Dans des temps éloignés, même s'il est difficile de situer cette époque, des hommes ont découvert l'usage des potions, en particulier une : la potion des origines. C'est à cette dernière que le livre faisait référence, elle pouvait donner à qui la buvait, des pouvoirs magiques. C'est ainsi que les premiers magiciens sont apparus. Le livre ne précise pas à partir de quel moment la magie à commençais à se transmettre par le sang et il ne mentionne pas non plus comment était faite cette potion, mais il disait ceci : les sorciers qui goûtaient à cette potion pouvaient manipuler la matière sans presque aucune limite, ils pouvaient jeter des sorts rien que par la pensée, et sans formule magique, ils pouvaient invoquer des créatures magiques de toute sorte, lire dans les esprits des gens, parfois prévoir certains événements. Mais surtout, les sorciers n'avaient pas besoin de baguette magique.
Je comprenais l'inquiétude de mon interlocuteur. Déjà que Tom était un sorcier avec des pouvoirs biens supérieurs à la moyenne comment imaginer l'effet de telles potions sur lui. La guerre finirait, et le mage noir pourrait régner sur toute la planète. Un frisson d'horreur me parcourut la nuque. L'histoire de la magie était toute récente, elle ne remontait qu'à quelques siècles, elle n'était rien face à l'histoire de l'humanité. Cela expliquait pourquoi les sorciers devaient rester cachés,au commencement ils ne devaient être qu'une poignée tout au plus. Ensuite leur nombre a augmenté, mais l'adage pour vivre heureux vivons cachés était resté. Se dissimuler était devenu une habitude chez les sorciers.
Nuls n'avaient apparemment connaissance du commencement de la magie, et la honte pour le ministère de découvrir que le monde de la magie descendait des moldus l'avait persuadé de ne pas chercher trop consciencieusement. Pourtant, il s'avérait que le mystère des origines était à notre portée, avec ses secrets les plus noirs et les dangers qui en découlaient.
_ Ne m'avais-tu pas parlé de magie noire, quand tu as évoqué ce que tu avais à nous dire ?
_ Je ne voulais pas que certains en sachent trop.
_ Comme qui par exemple, ton frère ?
_ Non, comme Rogue, cela aurait pu lui venir aux oreilles. C'est un espion !
_ Rogue un espion ? Après tout ce temps, Séverus s'est montré un excellent contre espion. Lorsque Voldemort a voulu s'attaquer aux Potters, comme il s'est attaqué aux Longdubats, c'est lui qui nous a prévenus. Nous avons donc pu arriver et les sauver grâce aux informations de Séverus, sans compter toutes les informations utiles qui nous ont été fournies.
_ Rogue un contre espion ! Impossible !
Je lisais la stupeur dans les yeux de mon ancien élève, cette stupeur était bien la preuve que toute l'équipe de Voldemort se sentait intouchable. Tellement intouchable qu'il ne voyait pourtant pas la traîtrise dans leur propre camp. Séverus, et maintenant Régulus. Combien de temps encore la toute-puissance du mage noir allait terroriser ses propres disciples.
Je perdais mon regard sur la baguette de notre prisonnier, et je me mis à penser à l'avenir de son propriétaire. Régulus était venu dans notre camp pour fuir Lord Voldemort, mais lorsque ce dernier s'apercevrait de sa capture, il agirait probablement afin de le libérer. Non nous ne pouvions pas le garder parmi nous, sa présence était un trop grand danger. Je devais agir, agir pour le bien de l'ordre du phénix, même si ce que je devais faire allait à l'encontre de ce que voulait notre organisation. Et que dire de ce pauvre Régulus, lui qui était venu pour chercher de la sécurité dans notre camp. Mais en temps de guerre, nous devons faire des sacrifices, et l'homme en face de moi allait en faire partie.
J'eus une dernière pensée pour Sirius, après avoir retrouvé son frère, il allait le perdre de nouveau.
Je levai la baguette...
