PDV Ginny
Maman avait ramené Fred à la maison depuis de nombreuses heures, et n'avait pas quitté son chevet depuis lors. Quand à moi j'avais dû menacer Georges d'un chauve-furie pour qu'il aille se reposer un peu.
Nous étions donc toutes les deux au chevet de Fred qui dormait paisiblement sous l'effet d'une potion sans rêve administré par dans mes pensées, j'essuyais rageusement une larme qui me coulait sur la joue.
Quand est-ce que la chance allée enfin tourner en notre faveur ? Parce que les derniers mois avaient étés terribles et les pertes pour notre camps nombreuses. La mort de Clara et d'une vingtaine de personnes dont nombre de mes amis ainsi que l'attaque de ce matin avaient considérablement entammé le moral des membres de l'Ordre du Phénix et de l'Armée de Dumbledort que nous avions formés au début de l'année scolaire dans le dos des adultes, las de voir nos proches tomber les un aprés les autres sans pouvoir rien faire.
En repensant aux évènements de la journée une bouffée de colère s'empara littéralement de moi. Comment les sbires de Voldemort avaient pu pousser le vice jusqu'à nous attaquer alors que nous pleurions nos morts. Qu'allez devenir Fred s'il se transformais en loup-garou ? Serait-il aussi amer et malheureux que Rémus, Lui qui aime tant rire ?
Et ce pauvre Sirius sur qui le sort s'acharnait, combien de temps allait-il tenir avant d'exploser ? Sa femme tuée par sa propre cousine et puis son frère qui se jouait de lui et de Dumbledort, n'en était-ce pas trop pour un seul homme ? L'incident de ce matin était était un bonne exemple de ce dont il était capable sous l'effet du chagrin et de la colère.
Puis les larmes se remirent à couler silencieusement. Une pour Fred à l'avenir incertain, une pour Rémus pour qui les perspectives s'amenuisaient à chaque démonstrations de force de Voldemort, Une pour Clara qui n'avait plus d'avenir, Une pour Sirius dont la vie était brisée, Une pour Luka qui ne connaitrait jamais sa maman, et enfin une pour chaque amis tombés, bléssés, torturés par ces malades.
Maman s'était aperçu que je pleurais et me berçait doucement dans ses bras. Elle ne m'avait rien demandé, elle savait que j'avais juste besoin de craquer.
Comme je l'admirais, comme j'aurais aimais être au moins à moitié aussi forte qu'elle, comme j'étais fière d'être sa fille. Elle essuya mes dernières larmes avec ses pouces en me faisant un sourire apaisant, et m'embrassa sur le front puis repartie prendre place dans son fauteuil.
Presque une heure plus tard papa vînt la chercher pour qu'elle aille se coucher.
_ Molly tu devrais venir te coucher ma chérie, tu as eu une lourde journée.
Maman secoua la tête en signe de dénégation.
_S'il te plaît Molly, il faut que tu te reposes Fred va bien pour le moment, implora papa.
_ je ne veux pas le laisser seul s'il à besoin de quoique se soit, je doit être auprés de mon garçon.
_Maman va te coucher je suis là, je ne bouge pas. Tu es épuisée et la journée de demain risque d'être longue, rajoutais-je.
_ Tu es sure que sa va aller ? Me demanda t-elle.
_ Oui ne te fais pas de soucis et s'il ya le moindre problème je t'appelles. Bonne nuit.
Mes parents m'embrassèrent et me laissèrent seule avec mon frère. Je me recroquevillais dans mon rocking-chair en me balançant légèrement, le regard dans le vague. J'étais dans cette position depuis un long moment, lorsque la porte de la chambre s'ouvrit sur un Sirius, passablement soul, les cheveux en bataille, les traits tirés, le dos vouté et un verre de whisky pur feu à la main.
Cette vision me serra le coeur mais je décidais de l'ignorer, je lui en voulais toujours de m'avoir hurlé dessus plus tôt dans la journée.
_Je peux me joindre à toi, demanda-t-il la bouche pateuse.
_Tu ne vas pas te mettre à me traiter de tout les noms ? M'informais-je acerbe.
_ Je suis désolé Ginny, je n'aurais pas dû te traiter de la sorte. Mais je n'étais pas dans mon état normal.
Je balayais ses excuses d'un signe de la main pour lui faire comprendre que je lui pardonnais.
_ Tu devrais aller te reposer, Luka ne vas pas tarder à se réveiller pour son biberon et tu as vraiment une tête de détraqueur !
_ Très drôle miss Weasley, si nous étions à Poudlard, je pourrais vous mettre deux heures de retenues pour votre impertinence.
_ Oui, mais nous avons encore une semaine de vacances et tu as vraiment la tête de quelqu'un qui vient de passer dix ans à Askaban ! Tu devrais vraiment dormir un peu. Lui conseillais-je.
Il secoua la tête et se renfrogna,
_ c'est au-dessus de mes forces, je n'arrive pas à aller me coucher, j'ai l'impression que je vais trouver Clara là endormie. Lâcha t-il au bord des larmes.
Jamais je n'avais vu Sirius si vulnérable et jamais je n'avais pensé qu'il se confierait à moi si facilement.
_ Elle me manque tellement, je la cherche sans arrêt, j'ai l'impression qu'elle va revenir à tout moment en me disant que tout cela n'était qu'un horrible cauchemard.
Il pleurait à présent et je m'approchais de lui en posant une main réconfortante sur son épaule.
Il me pris par la taille et cacha son visage dans mon cou, je restai d'abord stupéfaite, face à ce geste de désarroie, j'aurai dû appeler Lily ou Tonks elles auraient fait de bien meilleures consolatrices que moi. Mais je fus touchée par tant de détresse et je n'eu pas le courage de le repousser, je le laissait donc pleurer dans mon giron en lui caressant le dos dans un geste réconfortant et en le berçant de gauche à droite.
Nous restâmes un long moment dans les bras l'un de l'autre quand je m'aperçus que Sirius s'était endormit probablement à bout de force. Je le fit lentement basculer contre le dossier du fauteuil et le couvris d'un plaid qui trainait au pied du lit de Fred puis je fis demi-tour pour rejoindre mon rockin-chair lorsque je croisai le regard inquisiteur de Fred, les yeux grands ouvert.
_ Et bien petite soeur, on s'attaque au gros gibier, Harry ne te satisfait plus ? Railla-t-il.
_ Ne soit pas stupide Fred , il avait juste besoin d'une épaule pour pleurer, ne vas pas t'imaginer n'importe quoi ! M'exclamais-je face à l'absurdité des propos de mon frère.
Comment te sens-tu ? M'enquis-je en lui passant une main sur le front pour m'assurer qu'il n'avait pas de fièvre.
_ Comme si un troupeau d'hyppogriffes m'était passé sur le corps. Mais à part ça je pète la forme.
_ Tu te souviens de ce que qu'il s'est passé quand tu t'es battut contre Greyback ? Demandais-je
_Rien de spéciale mise à part que cette folle de Lestrange avait perdue sa baguette et qu'elle m'a bondit dessus et s'est accroché à moi comme un sac à dos. Elle a essayée de me faire lacher ma baguette en me mordant au cou et à l'épaule, elle m'a fait mal la chienne...
_ Fred ton langage ! Intervins-je avant de réaliser ce qu'il venait de me raconter. Je sauter sur mes pieds et sortais de la chambre en trombe sans dire un mot et je me précipitais dans la chambre de mes parents en sautant sur le lit et en criant
_C'est Bellatrix, c'est Bellatrix !
_ Quoi où ça demanda papa en brandissant sa baguette.
_ Nulle part ris-je c'est Bellatrix qui à mordu Fred, expliquais-je surexitée alors que tout les membres de l'ordre qui passaient la nuit au terrier se précipitais alarmés par mes cris. Ce n'est pas Greyback, Fred ne deviendra pas un loup-garou. Youhou.
Papa et maman se regardèrent comme si j'ètais devenue folle alors que des rires et des soupires de soulagement raisonnèrent dans le couloir.
