PDV Harry
Cela faisait vingt quatre heures que Dumbledort avait lâché la bombe de la nouvelle de notre départ pour un tour d'Europe des écoles de sorcellerie. Après discutions tout les membres de l'AD de sixième années, avaient pris la décisions de s'opposer à la proposition de notre directeur, il était hors de question que nous soyons mis à l'écart de la guerre. Nous avions décidé de nous battre aux côtés de nos parents et de nos amis et personne ne nous en empêcherai pas même Dumbledort. Nous étions assis silencieusement dans la salle commune Ron, Hermione, Ginny et moi chacun perdu dans ses propres pensées. Je levai la tête vers la grande horloge de la salle commune qui indiquait 9 heures du matin.
_ Nous devrions y aller dis-je, Dumbledort doit déjà nous attendre. Nous nous levâmes tout les trois précipitamment j'embrassai rapidement Ginny en la serrant fort contre moi puis nous partîmes à grand pas jusqu'au bureau de notre directeur bien décidés à lui tenir tête jusqu'à ce qu'il change d'avis.
Lorsque nous fûmes devant la gargouille qui gardait le bureau de notre professeur, je lançai le mot de passe que ce dernier nous avait donné et nous entrâmes dans le bureau directoriale.
_Bonjour jeunes gens, nous accueilli-t-il avec un sourire bienveillant sur le visage. Un rapide coup d'œil dans la pièce nous apprit que le professeur Macgonagal n'était pas présente contrairement à ce que nous avait affirmé notre directeur la veille. Nous échangeâmes un rapide regard étonné avant de répondre à l'unissons
_ Bonjour professeur.
_Professeur nous refusons de quitter Poudlard. Entama Hermione tout de go.
Le sourire de notre directeur s'élargit.
_ Malheureusement et j'en suis désolé je crains que vous n'ayez pas vraiment le choix miss Granger.
J'ai une mission des plus importante et des plus périlleuse à vous confier. Poursuivit-il d'une voix sombre son sourire s'effaçant au fil de ses propos. J'aurais bien évidemment préféré vous épargner de telles épreuves, mais vous êtes malheureusement les seuls suffisamment puissant et dont le départ ne semblera pas trop suspect.
Nous buvions les paroles de notre professeurs pressés d'en savoir plus.
_ Il faut que vous soyez bien conscient que je ne sais pas exactement quels dangers vous allez devoir affronter, ni combien de temps cette mission va durer. Par contre ce que je peux vous assurez c'est que la réussite de cette opération est vitale pour venir à bout de Voldemort.
_De quoi s'agit-il exactement professeur ? Demanda Ron.
Je pouvais voir l'excitation et la fierté d'avoir été choisi pour cette mission bruler dans le regard de mon meilleur ami.
_Lord Voldemort s'est mis en tête de découvrir les secrets que cache l'histoire de la magie, afin de s'emparer d'un breuvage d'une puissance inimaginable, qui le rendrait invincible et qui conduirait notre monde à sa perte.
_ Quel breuvage ? Balbutia Hermione interloquée
_ La potion de magie initiale. Celle qui a donné leurs pouvoirs aux premiers sorciers de l'histoire. Nous apprit-il.
Nous le regardâmes incrédules.
_ Une potion ? Mais je croyais que la magie été innée, que nous la possédions ou pas, que cela était inscrit dans nos gênes ?
Demanda précipitamment Hermione, je pouvais entendre les rouages de son cerveau tourner à toute vitesse.
_Et bien c'est le cas de nos jours, reprit Dumbledort en retrouvant le sourire énigmatique qu'il arborait souvent, mais dans des temps très anciens...si anciens que je n'ai pu trouver la période exacte. Il n'existait que des moldus et certains d'entre eux, des sages, peut être même des druides, ce sont réunis pour trouver le moyen, d'obtenir des pouvoirs magiques, afin d'améliorer leur vie et celle des leurs. Ils y sont parvenus à l'aide d'une potion que l'on nomme désormais, potion initiale. Cette histoire tiens depuis longtemps et pour de nombreux sorciers trop sures de la pureté de leur sang, du mythe et de l'hérésie. Cependant l'histoire est vrai et Voldemort est bien décidé à percer les secrets qui entoure cette dernière et à s'en emparer. Vous devez le faire avant lui.
La voix de Dumbledort résonna sur ces derniers mots nous provocant des frissons.
_ Par où commencer ? Demandais-je.
_Par la plus ancienne école de magie du continent : Durmstrang. Répondit-il. Sa bibliothèque regorge de document inestimable sur l'origine de la magie. De plus les elfes de maison y sont si vieux que leur mémoire remonte à des temps immémoriaux, que leurs savoir et leur magie pourront vous être d'un grand secours. Les yeux bleus de notre directeur s'arrêtèrent quelques instants sur chacun d'entre nous avant qu'il reprenne de nouveau gravement, vous devrez évidemment faire preuve de la plus grande discrétion, vous n'êtes pas sans savoir que le directeur de Durmstrang est proche des idées de Voldemort, là bas vous ne serez pas en sécurité.
_ Quand partons-nous ? Demanda Ron
_ Demain en même temps que vos camarades de sixième année.
_ Mais nos familles ? Demanda Hermione
_Un courrier leur parviendra dans les plus brefs délais pour leur expliquer la situation, mais personne, absolument personne ne doit connaître les véritables raisons de votre départ.
_Mais professeur ! Intervint-je
_Pas même miss Weasley Harry. Me suis-je bien fait comprendre ?
_ Oui professeur, répondis-je.
_Je sais que je vous en demande beaucoup trop mes enfants, mais le sort du monde est entre vos mains désormais. Alors bon courage et n'oubliez jamais d'être prudent.
Oh, une dernière chose, si vous voulez donner de vos nouvelles et en avoir des vôtres, il vous faudra passer uniquement par Miss Weasley, multiplier les courriers ne serraient pas prudent, et n'utilisaient ce moyen de communication qu'avec parcimonie. Quand à moi je me débrouillerais pour avoir toujours un œil sur vous trois. Pour votre sécurité, il indispensable que tout vos camarades partent aussi, me suis-je bien fais comprendre ? Demanda notre professeur en nous sondant du regard.
_Oui, monsieur, répondis-je mécaniquement.
Puis nous sortîmes en silence du bureau incapable dire le moindre mot. Nos pas nous menèrent machinalement vers notre salle commune où Ginny nous attendait, je la pris par la main et l'entrainais à l'extérieure sans dire le moindre mot, et nous nous dirigeâmes vers la salle sur demande.
_ Alors qu'est-ce qu'il a dit ? interrogea ma compagne.
Je me raclais la gorge histoire de peser mes mots, elle haussa les sourcils.
_ C'est si grave que ça ? S'affola t-elle.
_ Je vais partir Gin', enfin Ron, Hermione et moi allons partir avec tous les autres sixièmes années.
_ Quand ? Combien de temps ? Me coupa t-elle.
_ C'est suffisamment difficile comme cela, laisse moi terminer s'il te plais, l'implorais-je, nous partons pour Durmstrang dès demain, mais ce n'est qu'une couverture, Dumbledort nous a confié une mission et tout ce que je peux t'en dire c'est qu'elle est importante et que je ne sais pas combien de temps elle va durer. Je ne veux pas que tu m'attende ! Vis ta vie, tombe amoureuse, amuse toi et ais des aventures tant que tu le peux, tant que cette fichue guerre n'a pas encore décider de ton destin.
_ Je suis déjà amoureuse et je n'ai pas envie d'autre chose, tu ne peux pas décider pour moi, si je veux t'attendre tu ne peux rien faire pour m'en empêcher! Cria t-elle
_ Je t'en prie Ginny sois raisonnable, la suppliais-je la gorge serrée par les sanglots.
_ Non je ne serais pas raisonnable, j'en ai marre d'être raisonnable, hurla t-elle, je le suis quand on me tient à l'écart des combats, je suis raisonnable pour beaucoup de chose mais là j'ai mon compte ! Tu crois que je vais te laisser briser notre couple avec le sourire ? Et puis pourquoi je ne peux pas partir avec vous ?
_ Parce que Dumbledort à d'autre projets pour toi et que moi j'ai besoin que tu prenne la tête des entrainements de l'AD ! Arguais-je pour tenter de la convaincre.
_ Ne soit pas ridicule Harry, je suis en cinquième année, Fred et Georges, sont en septième année, ils sont bien mieux placés que moi. Et je me fiche des plans tordus de Dumbledort ou que tu veuille me tenir à l'écart, je pars avec vous et un point c'est tout !
_ Nom de Merlin Ginny, on dirait une gamine capricieuse, venir élèverait les soupçons sur nous, et tu penses quelques instants à tes parents, tu crois qu'ils supporteraient que deux de leurs enfants soient perdus dans la nature sans qu'ils ne sachent, ni où, ni pourquoi ? J'avais une furieuse envie de la secouer, je savais qu'elle ne rendrait pas les armes facilement et je me sentais soudain très las, je n'avais pas envie de me battre avec elle, je voulais profiter paisiblement de nos dernières heures ensemble. S'il te plais Gin' je ne veux pas que l'on se déchire, je veux juste te dire au revoir comme il se doit, profiter de nos dernières heures que nous n'ayons rien à regretter.
_ Que c'est chevaleresque ! Railla t-elle, mais tu devrais plutôt t'occuper de réorganiser l'AD ou des choses comme cela puisque j'ai si peu d'importance.
_ Ne sois pas idiote Ginny !
_ Ah parce qu'en prime je suis idiote ! Au revoir Potter, au plaisir et ne t'attends pas trop à ce que je pleurs sur toi ! Sa voix était glaciale, cinglante elle voulais me blesser, j'allais répondre mais elle avait déjà atteint la porte de la salle et l'avait claqué avec violence. J'aurais voulu que la séparation entre Ginny et moi se passe mieux mais le fichu caractère des femmes Weasley était ainsi fait, je savais qu'elle se calmerait et que nous finirions par devenir amis si toute fois je revenais indemne de cette foutue mission. Je me décidais le cœur en morceau à rejoindre mon dortoir, je ne voulais voir personne, je voulais juste dormir et oublier pendant quelques heures que j'avais perdue la femme de ma vie et que mon destin ne m'appartenait plus, maudit soient Voldemort et son armée d'encagoulés fanatiques. Je n'irais pas encours aujourd'hui de toutes les façons cela ne serait pas très utile.
Dans mon dortoir je croisais Ron qui comprit en un seul regard qu'il valait mieux me laisser tranquille pour le moment. Nous étions amis depuis le berceau et les mots n'étaient que très rarement utiles entre nous dans ce genre de situation. Il nous suffisait simplement de savoir que l'autre partageait les mêmes doutes et les mêmes angoisses pour nous sentir un peu moins seul.
Certes, laisser Ginny derrière moi était un déchirement, mais je serai avec Ron et Hermione, je ne serai pas seul, à aucun moment. C'est sur cette pensée positive que je me laissais doucement glisser vers le sommeil.
J'en fus violemment tiré par Ron qui me secouait comme un prunier,
_ Harry lève toi ! On part dans deux heures il faut que tu prépares tes affaires.
_ Humpf ! Quelle heure il est ? Grognais-je
_ Quatre heure du matin, tu as dormis toute la journée et toute la nuit, me répondit mon meilleur ami d'un ton envieux.
Je me levai d'un bond saisi ma baguette et mes lunettes puis prononçais un sort pour que mes affaires se rangent d'elle même dans ma malle. Puis Ron et moi rejoignîmes Hermione dans la grande salle, pour mon plus grand chagrin et embarras Ginny attendait avec elle. Salut les filles, lançais-je, alors que Ron échangeait un baiser si passionné avec Hermione que nous tournâmes la tête gênés. Puis nous nous dirigeâmes tout les quatre une dernière fois vers la grande salle afin de prendre notre petit déjeuner. Je regardai de partout autour de moi afin de m'imprégner de tout ce qui faisait cette école, afin de ne rien oublier. Nous déjeunâmes en silence trop nerveux pour dire quoique ce soit. Puis Hagrid se leva et fit signe aux sixièmes années de le suivre, nous lui emboitâmes le pas Ginny et les jumeaux qui nous avaient rejoint sur les talons. Devant le porche nous reconnûmes la silhouette recroquevillée de Sirius qui nous attendait. Arrivait à son niveaux Hermione et moi échangeâmes de brèves étreintes avec Fred et Georges.
_ On vous confie l'AD. Leur dis-je.
_Ne t'inquiète pas on garde le phare allumé comme disent les moldus. Me répondit Georges
je souris intérieurement les jumeaux ressemblaient de plus en plus à Mr Weasley.
Et faites bien attention à Ginny chuchotais-je pour éviter qu'elle ne m'entende.
_Tout ira bien, partez tranquille tout les trois. Puis ils firent leurs adieux à leur frère, tandis que j'échangeai une accolade avec mon parrain.
_ Fait bien attention à toi Harry.
_ Je serai prudent, promis et si maman est furieuse tente de la calmer.
Il me fit un sourire triste.
_Elle sera furieuse, m'assura t-il, elle va crier très fort après ton père, Dumbledort et peut-être même après moi mais elle finira par comprendre.
_ J'espère, soufflais-je, nous nous serrâmes une dernière fois dans les bras l'un, l'autre. Puis il se détourna et regagna ses appartement d'un pas trainant. J'espérai sincèrement que les choses iraient rapidement mieux pour mon parrain.
Une main posée sur mon épaule me tira de mes pensées. Je me tournais pour découvrir Ginny face à moi elle agrippa ses bras autour de mon coup et m'embrassa passionnément pendant de longues secondes.
_ Pour ne pas que tu m'oublie trop vite, me dit-elle avant de me relâcher. Je t'en pris Harry fait attention à toi et empêches Ron de faire trop de bêtises.
_ Je t'ai entendu, grommela mon meilleur ami.
_ Moi aussi je t'aime frangin rétorqua t-elle. Puis ils se prirent dans les bras et Ginny éclata en sanglots. Revenez en vie tout les trois je vous en pris. Elle pleura quelques minutes puis les jumeaux la décrochèrent des bras de Ron. Nous nous éloignâmes le cœur serré et les larmes au bord des yeux.
