PDV : James

Cela faisait maintenant une semaine que l'annonce du mariage de Rémus nous était parvenu. Ce bougre voulait faire ça rapidement, ce qui allait rendre la tâche de ses témoins encore plus difficile qu'elle ne l'était pour lui organiser un enterrement de vie de garçon digne de ce nom. De plus, avec ce pauvre Sirius qui n'avait pas la forme, et c'était le moins que l'on puisse dire, je savais que toute la responsabilité de préparer des coups tordus allait me retomber dessus. Qu'à cela ne tienne, quand il faut y aller, il faut y aller, me dis-je. Je venais juste de terminer une bonne blague à faire à un moldu, quand un hibou arriva dans le salon juste à côté de mon bureau.

_ Chéri, cela vient de Poudlard m'annonça ma femme.

Je savais que cette intonation signifiait qu'il fallait que je quitte, sur le champ, la pièce dans laquelle je prétextais travailler. Je pénétrais dans le salon, Lily était assise sur le sofa, les jambes recroquevillées contre elle. Elle tenait la lettre dans une main tandis qu'elle caressait l'oiseau messager de l'autre. Ses yeux commençaient à se froncer au fur et à mesure qu'elle parcourais la lettre.

_ De quoi ça parle ? Demandais-je

_ Ça dit que Harry veut aller à Durmstrang pour découvrir de nouvelles choses, commencer sa septième année et passer ses ASPICS dans une autre école que Poudlard.

_ C'est absurde, pourquoi Harry aurait voulu une telle chose, et sans en parler en plus ?

_ Je n'y comprends rien non plus, j'aimerais dire deux mots à Dumbledort pour mettre les choses au clair.

Un CRACK se fit entendre juste à ce moment là, et quelqu'un frappa à la porte. Je me précipitai vers l'entrée, me demandant qui pouvait arriver à une heure si matinale,

_Qui est-ce ? Demandais-je

_Molly, répondit mon interlocutrice.

_Quelle est la passion secrète d'Athur ?

_Les moldus, affirma t-elle exaspérée. Bien qu'elle sache que ses mesures de précaution, soient indispensable.

J'ouvris alors, la porte sur une Molly plus en furie que jamais.

_ Qu'est ce que c'est que cette histoire, vous étiez au courant que Ron, Harry et Hermione partaient pour Durmstrang ? Hurla t-elle en brandissant un parchemin.

_ Nous somme dans la même incompréhension que toi, répondis-je plus calmement. Ma puce tu devrais félétoner aux parents de Hermione peut-être leur aura-t-elle parlée de ce fameux projet. Proposais-je à ma femme
Lily me regarda en secouant la tête d'exaspération.

_ Té-lé-pho-ner James ! On dit téléphoner. Mais tu as raison, je le fais de ce pas, elle se saisi d'un petit cahier où figuraient tout les numéros des moldus que nous connaissions, puis composa très vites le numéro des parents de Hermione sur l'objet de malheur. Elle eu une brève conversation qui se conclut par :

_Très bien je vous tiens au courant dès que j'en sais plus.

_Alors ? Questionna Molly.

_Ils sont aussi surpris que nous.

_Bien dans ce cas il ne nous reste plus qu'à aller nous renseigner à la source. Déclara Lily.

_ Tout à fait d'accord avec toi, poursuivi Molly avec hargne.

_ Euh, je devrais peut-être y aller moi-même c'est plus sure pour le bien être de nos enfants et de ce pauvre vieux Albus. Risquai-je.

_Oh que non je vais y aller moi-même, et j'espère que ce pauvre vieux Albus comme tu dis n'est pas sourd en plus d'être complètement gâteux ! Hurla ma chère et tendre épouse. Tu viens avec moi Molly ? Demanda t-elle pour la forme.

_Bien sure que je viens, puis elle se précipitèrent vers la cheminée et disparurent tour à tour dans un nuage de fumée verte avant que je n'ai pu faire le moindre geste. Puis je me décidais à leur emboiter le pas afin de tenter de les tempérer un peu.

Alors que j'atterrissais lourdement dans le bureau de Dumbledort, la poudre de cheminette n'a jamais été mon moyen de transport favoris, le pauvre Albus était tenu en joug par les deux folles furieuses qu'étaient devenues Molly et Lily, mais il semblait trouver la situation tout à fait divertissante. Bonjour James ! Me lança t-il en souriant.

_Tout cela n'a rien de drôle Dumbledort, grinça Lily, je veux parler à mon fils et immédiatement, cria t-elle.

_Malheureusement je crains que cela soit totalement impossible. Répondit paisiblement le vieil homme.

_ Comment-ça impossible s'il faut le réveiller la bonne affaire, il dormira plus tard !

_ Eh bien Harry ne dors plus depuis longtemps, de même que Ronald, cependant ils ne sont plus à l'école.

_Quoi ! criâmes nous à l'unissons, cette fois-ci.

_Pour faire court reprit-il calmement, vos enfants sont en direction de Durmstrang, comme tout les sixièmes années. Sous le choc Lily et Molly lâchèrent leurs baguettes et s'écroulèrent sur des fauteuils que Dumbledort avait eu le réflexe de faire apparaître suite à sa révélation.

_Mais pourquoi ne pas nous en avoir parlé ? Demandais-je sonné d'apprendre que mon fils avait été envoyé à l'autre bout de l'Europe, dans un nid à magie noire sans que nous soyons consultés.

_ En réalité, je vous ai informé, comme à tous parents, que cette année, nous réalisions des échanges dans le but que toutes les septièmes années puissent poursuivre leurs études et passer leurs ASPICS dans une autre éco...

_ Nous savons déjà tout ça Albus répondis-je, pourquoi Harry, ainsi que Ron et Hermione sont partis alors que nous n'avons pas été informé ?

_ Je dois avouer que tout c'est déroulé un peu précipitamment, car en réalité c'est moi qui ai persuadé mes élèves d'aller à Durmstrang.

_ QUOI ! fîmes-nous tous en cœur.

_ Je suis terriblement désolé de vous l'apprendre ainsi, mais devant l'impétuosité de Harry, Ron et Hermione, j'ai préféré les éloigner de toute cette agitation, et les mettre dans un lieu où leur réputation sera moins importante.

_ A Durmstrang ? Demanda Molly dubitative.

_ Mais ils ne resterons évidemment pas éternellement à Durmstrang, mais je compte sur eux pour qu'ils voyagent, et profitent de toutes les écoles. Ainsi ils seront plus en sécurité qu'à Poudlard, ou même au Royaume-Uni.

_ Non, Albus, ça ne doit pas se passer comme ça, nous aurions dû être au courant ! S'énerva Lilly.

_ Désolé qu'ils n'aient pas eu la présence d'esprit de vous prévenir.

_ Ce n'est pas une excuse, nous nous connaissons assez pour que nous puissions avoir notre mot à dire !

_ Je crois tous de même qu'Albus a raison ajouta Molly.

Mais cette dernière réplique n'eut pour effet que d'aggraver la colère de ma femme. Elle était hystérique et refusait toute réponse logique. J'allais vers elle pour la saisir, et essayer de la calmer, mais elle me repoussa. Elle reculait et nous regardais en même temps sans ajouter un mot, puis ses yeux parcoururent la pièce, comme si elle cherchait quelque chose. La voir dans cet état m'inquiétait, elle qui était assez posée en temps normal. Elle se mit soudain à tituber, ses jambes se dérobèrent et elle bascula en arrière. Je me précipitai pour la rattraper, mais Dumbledort fit se déplacer le sofa qui se trouvait dans la pièce pour amortir la chute de Lilly.

_ Que s'est-il passé ? Demanda Molly abasourdie.

_ Je l'amène chez madame Pomfrech. Répondis-je.

Je la pris dans mes bras, et la transportai d'un bond à l'infirmerie. Je pénétrais dans la pièce et déposai mon épouse sur un lit vide. L'infirmière était là à l'ausculter a l'aide de sa baguette et de sortilèges de diagnostique qui m'étaient complètement inconnus. Je me retournai l'air inquiet, et me repassai la scène pour essayer de comprendre quelque chose à tous ça. Mon regard croisa ceux de Molly et Dumbledort qui m'avaient suivi, l'air aussi inquiet que le mien.

_ Qu'est-ce qu'elle a ? Me demanda Molly.

_ Je n'en sais rien, c'est à n'y rien comprendre, mais elle est à cran en ce moment.

_ Peut-être est-elle enceinte elle aussi. plaisanta Molly pour détendre l'atmosphère.

L'infirmière se tourna vers nous.

_ Vous ne croyez pas si bien dire Mrs Weasley, elle est enceinte, félicitation James

.

je me sentis soudain euphorique et je ne pus m'empêcher de serrer Molly, Mrs Pomfrech et même Dumbledort dans mes bras, tant la nouvelle me transportait de joie. Ce qui les fit bien rire.

Puis j'entendis la voix faible de ma femme m'appeler.

_ Qu'est-ce que je fais ici ? Demanda-t-elle désorientée.

_ Tu as fait un malaise mais tout va bien maintenant, la rassurai-je en lui caressant tendrement les cheveux.

Tu es enceinte Lily, nous allons avoir un autre enfant. Elle me regarda incrédule, puis un sourire radieux illumina son doux visage, et des larmes de joie coulèrent sur ces joues et nous échangeâmes un rapide baiser.

_Lily, vous êtes faible et anémiée, alors vous allez devoir vous reposer un maximum, pas de stress et surtout pas de mission. Décréta l'infirmière. Je compte sur vous James pour veiller à ce que mes instructions soit respectées à la lettre.

_Je suis médicomage, je n'ai pas besoin de baby-sitter. Grommela Lily. Mais madame Pomfresh ne s'en formalisa pas et s'éloigna du lit en entrainant Molly et Albus dans son sillage pour nous laisser un peu d'intimité.

_ Ça alors, entendis-je dire Dumbledort sur un ton joyeux. Il faut que je pense prendre ma retraite avant qu'une nouvelle génération de maraudeur n'arrive à Poudlard !