PdV Ron
Nous arrivâmes dans la gare de Paris que l'on appelle aujourd'hui la gare saint Lazare. Nous étions venus par un porte au loin avec Krum et ses amis. Il nous remercièrent avant de prendre un autre porte au loin pour King Cross, mais c'était nous et surtout moi qui leur étions redevables.
Nous étions enfin partis de Durmstrang, et pour une raison obscure, nous avions eu le sentiment de devoir aller à Paris, et plus bizarre encore, nous avions eu un message qui était écrit dans ma main. Une partie de nos souvenirs s'était dissipée, mais hélas, tous les souvenirs de cet obscur endroit n'étaient pas partis. Je ne me souvenais que trop de cette ambiance étouffante, et de cette atmosphère oppressante, et le fait de me retrouver à nouveau sous Terre m'importunais quelque peu. Nous voulions aller au cœur de Paris, le fait que notre mission nous ait envoyé dans une ville aussi excitante nous obligeait à faire un peu de tourisme. Et puis, il fallait bien passer le maximum inaperçus, et quoi de plus normal que trois adolescents en train de visiter ?
Nous étions dans le métro parisien, et ce n'était pas ce que l'on pouvait trouver de plus attrayant dans cette ville. Nous descendîmes dans le forum des halles, et nous fûmes à moitié perdu dans ce labyrinthe, une foule immense semblait savoir instinctivement quel chemin il leur fallait prendre. Nous les suivions par mimétisme, afin de ne pas passer pour de parfaits touristes, mais il semblait bien que nous aurions pu arriver avec nos robes de sorcier, qu'aucun regard ne se serait posé sur nous. Nous progressions dans le hall de cette gare, et notre réflexe était de monter le plus rapidement possible, nous prenions comme tous la direction des halles, mais nous tombâmes sur une foule ultra compacte, partout les gens se bousculaient et rentraient dans des magasins où de grandes affiches « débuts des soldes » étaient collées.
_ Je crois que nous tombons mal, dis-je, ces débuts de soldes doivent être un moment important dans le quotidien des moldus, une sorte de pèlerinage je pense.
_ Surement oui, fit Hermione avec un grand sourire qui me faisait penser que je devais faire fausse route.
Nous nous faufilions au travers de la foule serrée, afin de trouver la sortie. Lorsque nous fûmes enfin arrivés à destination, je ne pouvais m'empêcher de fermer les yeux et de diriger mon visage vers le soleil qui était brûlant comme une après-midi de début juillet. L'endroit semblait être en décalage avec le reste du paysage, une étrange pyramide de verre plongeait sous terre, ce qui contrastait avec l'église Saint Eustache. Deux époques et deux styles différents. Tout le quartier était assez typique, et nous nous marchions au travers des rues où se croisait une foule toujours plus abondante.
_ Bien, maintenant où devons-nous aller, demanda Harry ?
_ Nous cherchons les origines de la magie, pour quoi ne pas nous diriger vers l'endroit le plus ancien de Paris ? Ajouta Hermione.
_ Et qu'est ce que nous y ferrons ? Demandais-je à mon tour.
_ Et bien, il se trouve que le bâtiment le plus ancien de cette ville est une abbaye, l'abbaye de Cluny, et c'est désormais un musée dédié au moyen-âge.
_ Parfait, nous trouverons peut-être quelques informations, tu es brillante Hermione, fis-je en l'embrassant.
Nous prîmes donc la direction de l'abbaye de Cluny qui se trouvait de l'autre côté de la Seine. Nous traversâmes une rue surpeuplée appelée la rue de Rivoli, on y trouvait aussi toutes sorte de magasins en soldes. Je ne savais toujours pas ce que cela voulait dire, mais j'avais décidé de ne pas demander, j'essayais même de ne plus y faire attention. Nous traversions la Seine pour nous retrouver sur l'île de la citée, et déjà les rues étaient moins inondées de moldus.
_ Tu as une idée de ce que l'on peut chercher là-bas ? Demandais-je? Enfin, sur quoi nous allons commencer à enquêter plus précisément ?
_ Il nous faut trouver une famille puissante et ancienne, et on va en chercher s'il ne font pas mention d'une famille dans un des musées de Paris, comment veux-tu faire ? Me répondit Harry.
_ Dans un musée de moldu ? Fis-je, on va avoir des traces de sorcier ?
_ En réalité, fit Hermione, on cherche le moment où les sorciers cohabitaient avec les moldus. Hors le moyen âge est la période la plus ancienne où l'on fait mention de magie dans l'histoire moldu. Nous devons donc commencer par là.
_ Mais nous n'avons que très peu de chance d'avoir un nom, insistais-je.
_ Oui, mais mieux vaut cela qu'une flopée de noms donnés par des sorciers... Nous ne pourrons jamais remonter tous les arbres généalogiques de tout le monde. Nous allons donc choisir de nous renseigner uniquement sur les sorciers connus des moldus.
_ S'il y en a.
_ Mais je suis sûr qu'il y en a.
Nous continuâmes à nous promener le long du boulevard saint Michel, les rues étaient encore toutes taguées des mêmes banderoles : « soldes ». Mais qu'est ce qu'ils avaient avec ces soldes me demandais-je.
Nous arrivâmes enfin à l'abbaye de Cluny, l'endroit ne ressemblait pas trop à une abbaye, après être entré, nous commençâmes la visite, il y avait une ribambelle d'encensoirs entreposés, sans aucune légende, ni indication, comme dans la pièce où mon père entrepose ses objets moldus.
_ Tu savais que ce serait aussi... comment dire, dis-je en cherchant mes mots, « passionnant » ?
_ Tu t'attendais à quoi Ron, fit Hermione un tantinet soit peu vexée, à des arbres généalogiques de sorciers ?
_ En tout cas, ajouta Harry, je suis d'accord avec Ron, c'est d'un ennui mortel, je crois que l'on perd notre temps.
_ Nous devons chercher des allusions à des personnages célèbres, fît Hermione, des portraits ou des sculptures...
_ En tout cas, il n'y en a pas ici, remarquais-je.
Nous arrivâmes dans une pièce où l'on voyait cette fois-ci des scènes de chasse qui étaient narrés, on y voyait Jean Pierre Machin, ou Serge Bidule en train de courser un cerf ou un sanglier. Je poussais un soupir qui en disait très long, tandis que Hermione me jetait un regard noir, je décidais de me retourner vers mon ami afin d'échanger quelques remarques amusantes et de passer un peu le temps. Après que nous ayons mis en évidence quelques protubérances nasales, Hermione nous rappela à l'ordre.
_ Nous sommes en mission, ne l'oubliez pas !
_ Mais ne vous inquiétez pas Miss Granger, nous allons nous mettre au travail, fît Harry comme s'il parlait à Miss Mac Gonagall.
J'essayais de ne pas montrer que cela me faisait rire, histoire de ne pas avoir trop la soupe à la grimace, quand tout à coup, mon regard se posa sur une tapisserie au fond d'une pièce, ce qui avait attiré mon regard, n'était pas le personnage qui y était représenté, mais l'animal qui l'accompagnait : une licorne. Je me dirigeais vers la pièce, tandis que mes deux compagnons se lançaient des piques sans se rendre compte que je leur faussais compagnie. Une fois entré dans la salle, je pouvais voir qu'il n'y avait non pas une, mais six tapisseries, dont le nom était : la dame à la licorne. J'invitais mes amis à partager ma découverte.
_ Et bien voilà, je le savais, disait Hermione toute fière, je savais qu'on allait bien finir par trouver quelque chose !
_ Qui est cette dame à la licorne, demanda Harry ?
Nous nous regardions en attendant que l'un d'entre nous réponde quelque chose, mais absolument rien ne sortit de nos lèvres. Mais en tout cas, nous avions un début de piste,il nous restait simplement à savoir si cette dame à la licorne avait bien existait et qui elle était. Nous regardâmes la série de tapisseries, chacune d'entre elles représentait la dame en compagnie d'une licorne et d'un lion. Cependant, elle prenait des friandises dans une coupe que lui présentait sa servante dans une tapisserie, dans une autre, elle tenait un miroir, dans la troisième, elle caressait la licorne, dans la quatrième, elle tressait une couronne de fleurs, dans une cinquième, elle jouait de la musique et enfin dans la dernière, elle semblait prendre un collier dans un coffre et il y était écrit « A mon seul désir ».
_ Encore une énigme, fis-je !
_ Moi je n'en peux plus, fit Harry, je vais aller prendre une chambre dans un hôtel pour nous et aller me vider la tête.
_ Mais tu ne veux pas au moins aller te balader ? Demandais-je.
_ Non, allez-y si vous voulez, mais moi j'ai envie de couper un peu.
_ Ça va ? Demanda Hermione inquiète.
_ Oui bien sur, ne vous en faites pas et profitez-en pour être un peu tous les deux.
Je regardais Hermione, il était vrai que cela commençait à faire assez longtemps que nous ne nous étions pas retrouvés rien que tous les deux. Nous sortions du musée, et accompagnions notre ami jusqu'à notre hôtel. Hermione semblait un peu soucieuse à son sujet, mais je lui dis que je le connaissais bien, et qu'il avait besoin de se sentir des fois tout seul pour se retrouver, qu'il fallait qu'elle comprenne qu'il était fils unique, et qu'il avait grandi tout seul...
Après avoir tenté de la rassurer, j'eus une idée brillante, je décidais de l'amener dans une église que je connaissais, l'église Saint-Sulpice. Je la pris par la main, et je lui proposai d'être son guide pour la fin de l'après-midi. Elle avait été perplexe, je l'imaginais en train de se demander comment je pouvais connaître Paris et je voulais lui faire la surprise. Nous entrâmes dans le bâtiment, et je commençais à faire mon connaisseur.
_ Comme tu peux voir Hermione, à ta droite il y a ce que l'on appelle la chapelle des anges. Elle a été peinte par Delacroix, on lui avait à l'époque demandé de peindre des passages de la bible, mais il n'aimait pas trop, car pour lui cela manquait d'action. Il a donc pris des passages de la bible un peu violents avec à chaque fois des anges.
Hermione me regardait amusée, je décidais de continuer.
_ On trouve donc : Héliodore chassé du temple, où on y parle d'un soldat romain à qui on avait ordonné de piller un temple de Jérusalem, mais le prêtre en appelle à l'intervention divine, et ce sont des anges qui chassent Héliodore du temple. De l'autre côté, tu peux voir la lutte de Jacob avec l'ange, on peut voir en fond des gens qui font un voyage, et pendant ce temps Jacob se bat avec quelqu'un qu'il ne peut pas voir, mais il le blesse à la hanche. L'ange reconnaît alors la force de Jacob, et le bénit, il lui dit : « On ne t'appellera plus Jacob, mais Israël, car tu as été fort contre Dieu et contre tous les hommes et tu l'as emporté ». Et enfin au plafond, on trouve l'ange Saint Michel, qui terrasse les démons.
_ Comment sais-tu tout ça ?
_ Attends, ce n'est pas le plus spectaculaire, il y a dans cette église un objet que l'on appelle un gnomon, tu sais ce que c'est ?
_ Non !
_ C'est un objet que l'on utilise pour mesurer le temps, la plupart du temps c'est un bâton planté au sol dont on observe l'ombre, et on peut bien sûr mesurer l'heure comme dans n'importe quel cadran solaire, mais ce que l'on observe le plus c'est la taille de l'ombre du bâton. Tu sais que l'ombre d'un objet est plus importante l'hiver que l'été, c'est parce que le soleil est plus haut, plus proche de la verticale l'été que l'hiver. Donc plus on s'éloigne du solstice d'été, et plus on se rapproche du solstice d'hiver, plus la longueur de l'ombre du bâton va grandir.
_ Il y a donc un bâton ici ? Mais je ne le vois pas !
_ Je n'ai pas dit qu'il y avait un bâton, mais un gnomon qui pouvait avoir la forme d'un bâton. Ici, il a une forme très particulière ! Je te laisse le chercher.
Je la voyais inspecter l'église, elle se dirigea instinctivement dans le transept de l'église. Elle passa ses yeux sur une plaque, puis elle le poursuivit sur le fil en laiton pour terminer sur l'obélisque.
_ Il est ici ? Dit-elle en me montrant le fil et l'obélisque.
_ Exact, fis-je. En réalité, il y a une lentille sur le vitrail coté sud, quand le soleil est au zénith, il va éclairer l'église, et un cercle de lumière va se dessiner sur la ligne que tu vois ici, celle qui rejoint la plaque de l'obélisque. En fonction du jour de l'année, la tâche sera à une position ou à une autre, si on est au solstice d'hiver, elle sera tout en haut de l'obélisque, ce qui correspondra au moment où le soleil sera le plus près de l'horizon de l'année, et pour le solstice d'été, il sera sur la plaque, ce qui correspondra au moment de l'année où le soleil sera le plus à la verticale.
Je l'observais en train de regarder le gnomon, et j'avais envie de continuer de lui apprendre certaines choses sur cette ville que j'avais déjà eu l'occasion de connaître, et je savais que juste à côté de cette église ce trouvait un très joli parc, je décidais de l'y amener. Je pris ma petite amie par la main, et sorti de l'église. Nous nous retrouvions sur le parvis, juste en face de la fontaine des quatre points cardinaux, je fis une brève remarque sur la statue, disant que cette fontaine s'appelait ainsi car elle indiquait les quatre directions Nord, Sud, Est et Ouest, mais aussi parce qu'elle représentait quatre évêques qui n'avaient jamais réussi à obtenir la distinction de cardinal. Nous tournâmes vers l'Est, et passâmes au travers d'une très jolie petite ruelle très tranquille. Hermione me reprît la main et me demanda avec le sourire qu'elle me faisait à chaque fois qu'elle jouait les petites curieuses :
_ Où est-ce que tu m'emmènes ?
_ Je ne sais plus très bien, avouais-je, donc je ne veux pas trop te faire de désillusions et te faire tourner en rond pendant 3 heures.
Nous arrivâmes en face d'une grille en fer qui nous séparait d'un immense parc, j'eus un petit ouf de soulagement, et aussi une petite pincée de fierté, car j'avais réussi à retrouver l'endroit du premier coup. J'avais quand même un gros sens de l'orientation. Nous entrâmes dans le jardin, et nous nous retrouvâmes au milieu d'un immense coin de verdure, avec un très joli arbre tout enroulé sur lui même à notre droite, et un vieux bâtiment à notre gauche qui semblait venir directement d'une époque où l'on prônait l'art et la beauté avant tout. L'endroit était assez fourni, et le moins que l'on puisse dire c'est qu'il y avait deux types de personnes diamétralement opposés : les sportifs et les lents. Des gens en tenue de joggeur couraient en évitant les familles venues pour que les plus petits puissent jouer et courir sans risque d'y rencontrer une quelconque voiture. Il y avait aussi de minuscules terrains de sport moldu aux sols vert criards et dont le milieux était traversait par un filet les joueur semblaient se revoyer de gros vifs d'or, à laide d'énorme battes quadrillées. Il y avait aussi ds terrains ou les joueurs semblaient être répartie en deux équipes qui se disputaient une sphère orange et qui visiblement devait la mettre dans le panier de l'adversaire pendu en hauteur. Il y avait aussi plein de bancs où des personnes âgées semblaient se retrouver pour échanger de vieux souvenirs, des petites tables carrées qui avaient du connaître des milliers de parties d'échec. Nous continuâmes de marcher au travers de grands kiosques ou sous les arbres, nous échangions nos remarques et nos commentaires sur le petit monde paisible qui nous entourait, je ne pouvais m'empêcher de regarder ses petits yeux noisette se remplir d'émerveillements. Je fis glisser ma main le long de son dos et lui empoignai la nuque pour l'embrasser, tandis qu'elle enroulait ses bras autour de mes épaules.
_ Qu'est ce qui t'arrive Ron ? Me fit-elle.
_ Je n'ai pas le droit d'embrasser ma copine ?
_ Si ! Bien sûr !
Nous tournâmes sur notre gauche pour continuer notre balade amoureuse. Nous arrivâmes sur une magnifique place de sable blanc où trônait un très joli bassin octogonal au milieu d'une centaine de statues. L'endroit était magnifiquement décoré, et les rayons du soleil semblaient vouloir donner une âme à ce magnifique endroit. A la gauche de ce bassin se trouvait un superbe bâtiment ancien. Nous fîmes le tour de la fontaine, au milieu des badauds sur leur chaise qui s'abandonnaient aux rayons du soleil, et des enfants de sept à quarante ans qui faisaient voguer leur maquette de voilier ou de hors-bords dans le bassin.
Nous quittâmes le jardin à regret pour nous retrouver de nouveau dans l'enfer de la ville, les anges qui nous tournaient autour semblaient avoir fui devant le bruis assourdissant des aller-retour des moteurs qui redémarraient à chaque feu de circulation. Nous traversâmes hâtivement la rue pour nous diriger vers un grand dôme en haut d'une colline.
_ Tu connais ce bâtiment ? Me demanda Hermione.
_ Peut-être bien, mentis-je avec un sourire malicieux.
_ Mais comment connais-tu tout cela ?
_ Avec mes parents, nous sommes déjà venus à Paris, et mon père a tout de suite voulu visiter tous les musées moldus ainsi que leurs bizarreries. Et il est vrai qu'ils ont réussi à recréer une espèce de magie grâce à leur ingéniosité, ils ont toujours essayé de manipuler le monde pour qu'il s'adapte à eux, cela a peut-être amené à de mauvaises choses, mais il faut reconnaître que cela a aussi conduit à d'autres, magnifiques. La maîtrise des sciences, des expériences des plus spectaculaires que mêmele plus grand des sorciers pouvait être incapable à réaliser. Justement, je m'en rappelle d'une qui est exposée dans cette ancienne église.
Nous fûmes au pied de cette immense coupole. Nous passâmes entre deux des imposantes colonnes qui soutenaient un toit avec en dessous une inscription : « Aux grands hommes, la patrie reconnaissante ».
_ Pourquoi cette inscription ? Me demanda Hermione.
_ Cette église sert en faite de tombeau pour ceux qui ont été importants pour le pays, elle a été rénovée par l'architecte Soufflot.
_ Comment peux-tu te rappeler de son nom ?
_ Fastoche, c'est le nom de la rue que l'on vient de monter pour venir jusqu'ici.
_ Je comprends mieux.
Après avoir pris un ticket d'entrée, nous arrivâmes dans l'église, ou plein de peintures figuraient sur les murs.
_ Ron, tu sais ce que représentent ces peintures ?
_ Elles parlent de Sainte-Geneviève qui a sauvé Paris de je ne sais plus trop qui, je crois. De toute façon, j'ai oublié, mais ce que je voulais te montrer est là.
Je l'amenais devant un immense pendule où une boule massive se balançait le long de son fil en métal en dessous d'un cercle où étaient dessinés des fuseaux. Au bout de chaque fuseau se trouvaient des pièces placées là de façon à pouvoir être heurtées par le pendule si celui-ci changeait d'axe d'oscillation.
_ Qu'est ce que cela fait là ?
_ En réalité ce pendule prouve que la Terre tourne sur elle-même.
_ Et comment ?
_ Attends.
Je cherchais quelque chose qui pouvait servir de fil, je tournais rapidement sur moi même en cherchant quoi que ce soit qui pourrait faire l'affaire. Je pris mon lacet et y nouait une grosse boule à une de ses extrémités.
_ Je fais osciller mon pendule, j'essaye de faire en sorte qu'il oscille toujours dans le même plan, comme c'est le cas avec le gros pendule que l'on a en face de nous. Maintenant, je vais tourner autour du pendule, et observe ce qu'il va se passer.
_ Le pendule se balance toujours dans la même direction.
_ Exact, quoi que je fasse, le pendule va toujours osciller dans le même plan, quoi qu'il se passe au niveau de son point d'accroche. Maintenant, imagine que nous sommes sur un manège, avec au centre un pendule qui oscille, qu'est ce qu'il va se produire au niveau du pendule ?
_ Il va continuer à osciller dans le même plan.
_ Et donc, quand nous allons tourner en même temps que le manège, nous allons voir tourner les oscillations du pendule. Maintenant, tu peux voir qu'ici, nous ne sommes pas sur un manège, mais sur la Terre, et que fait la Terre pendant que nous parlons ?
_ Elle tourne, Monsieur le professeur !
_ Moquez-vous de moi encore une fois et vous allez être punie miss Granger !
_ Ô, j'ai peur !
Je lui fis un petit baiser sur les lèvres, et continuai mon explication.
_ Donc en effet, la Terre tourne, et nous pouvons le voir, car pendant ce temps, l'axe de rotation du pendule tourne car petit à petit, les pièces se mettent à tomber le long des fuseaux.
Elle regarda vers le pendule, de façon à attendre le moment où la pièce la plus proche viendrait à tomber. J'enroulais mes bras autour d'elle, et elle glissa sa tête dans mon cou. Je m'inclinai pour me rapprocher de sa nuque afin de la caresser avec mes lèvres. Nous restâmes comme ça, à nous étreindre pendant que la boule parcourait son va et viens. Nous guettions amusé le moment où la petite barre allait tomber, jusqu'à ce qu'à force de s'amuser avec, le pendule ne finisse par la déséquilibrer et la renverser. Hermione se retourna alors et nous nous embrassâmes de façon passionnée.
_ Je n'aurais jamais pu imaginer que tu savais tout ça ? Me chuchota Hermione, toujours près de mes lèvres.
_ C'est que je suis un garçon plein de surprises.
Nous continuions notre baiser langoureux jusqu'à ce que réalisions que nous étions dans un lieu de culte et que tout le monde nous regardait. Nous sortîmes amusés main dans la main.
_ Tu as d'autres choses à me faire découvrir ?
_ Je dois avouer que non, en tout cas, pas dans ce coin. Nous pouvons toujours découvrir ce qu'il reste ensemble ?
_ Je suis partante !
Nous continuions notre promenade en tournant le dos au jardin et à la Tour Eiffel, en direction d'une rue très calme et très reposante. Nous échangions nos projets futurs et irréalistes d'acquérir un appartement dans la rue, puis nous arrivâmes dans une autre baptisée « Rue des Irlandais » où ma petite amie me fit une remarque raciste sur les roux, exprès pour m'embêter j'en étais sûr ! Je décidais de lui tirer la langue en représailles, mais elle me saisit la main et m'embrassa de façon à sonner la fin des brèves hostilités.
Après des heures de flâneries le long de charmantes et animées rues, places et même d'une église très orientale, nous nous retrouvions de nouveau dans un parc, baigné par un soleil couchant. Ce jardin était tout en longueur avec au centre une collection de plante et de fleur avec à chaque fois une étiquette où était inscrit leur nom. Nous nous étions posés sur un banc, et nous nous regardions les yeux dans les yeux.
_ J'ai vraiment passé une après-midi magnifique, me lança Hermione, je n'oublierais jamais !
_ Quel est le moment que tu as préféré ?
_ Je ne sais pas, j'ai vraiment aimé être avec toi tout le long. Et toi, qu'est ce que tu as préféré ?
_ Le moment où je t'ai dit je t'aime !
