PDV Ginny

Un bruit sourd me réveilla en sursaut ce matin là, j'ouvris difficilement les yeux pour voir un grand hiboux noir, chargé de lourds paquets taper contre la vitre de ma fenêtre, le jour venait à peine de se lever. Je me précipitai vers ma fenêtre pour ouvrir à l'oiseau qui s'engouffra dans la pièce et attendit patiemment que je le délivre de son fardeau avant de se laisser caresser quelques secondes et de repartir.

Une fois de nouveaux seule je reportai mon attention sur la lettre et sur les paquets qui trônaient sur mon bureau. Je me saisi du parchemin et l'ouvris précipitamment, au premier coup d'œil je reconnu l'écriture ronde et appliquée de Hermione.

"chère Ginny je te souhaite un très joyeux anniversaire,

j'espère que mon présent te plaira, je l'ai trouvé en faisant les boutiques dans le Paris moldu et j'ai de suite pensé à toi, ce cadeau est de ma part et de celle de Harry, j'aurais aimé être prés de toi pour fêter cela, tu me manque beaucoup, je t'embrasse,

Hermione.

En dessous, je peinais à déchiffrer les pâtes de mouches de mon Frère.

Salut petite sœur fête bien tes seize ans en pensant à nous, je te fais de gros bisous.

Ron."

Je tournais fébrilement le parchemin en quête du mot qu'avait dû m'écrire Harry, mais il n'y avait rien pas même un impersonnel joyeux anniversaire.

A cette constatation ma gorge se serra de chagrin et de colère. De déception aussi, j'avais donc si peu compté à ses yeux qu'il ne daignais même pas m'écrire un banal "joyeux anniversaire". Je sentais les larmes pointer à mes yeux, mais je me refusai à en verser le jour de mon anniversaire, alors je tentais de m'occuper l'esprit en déballant les cadeaux de mon frère et de mon amie. Ron m'avait acheté une magnifique palette de maquillage moldue, et un parfum. Quant à Hermione, elle avait acheté une magnifique robe rouge et grise. Dont le haut était un bustier lacé dans le dos et la jupe bouffait juste en-dessous des genoux. Le tissus satiné était plein de reflets changeant en fonction de la lumière.

Elle était tout simplement magnifique. Ils étaient fous, ils avaient dû se ruiner pour moi. Ragaillardie je sautillais gaiement jusqu'à la cuisine pour y prendre mon petit déjeuner. Je fus surprise de la trouver vide malgré l'heure matinale, maman se trouvait toujours aux aurores dans la cuisine pour me préparer mon petit déjeuner le jour de mon anniversaire. Je haussais les épaules un peu déçue mais après tout ce qu'il s'était passé ces derniers mois elle avait bien le droit de ce reposer un petit peu, et puis nous avions gardé Luka cette nuit peut-être ne l'avait-il pas laisser dormir.

Je me servis du porridge et du lait et commençai mon petit déjeuner solitaire.

_ Bonjour ma chérie, claironna maman, quelques minutes plus tard, bon anniversaire, je suis désolée de ne pas m'être levée plus tôt. S'excusa t-elle.

Je lui souris pour lui faire comprendre que je comprenais, embrassait la joue du fils de Sirius qui était dans ses bras puis terminai mes céréales.

J'attendis encore quelques minutes mais maman se contenta de s'assoir et de prendre son petit déjeuner en silence. Je me décidai donc déçue à allait me doucher et à m'occuper toute seule toute la journée comme j'en avais pris l'habitude depuis le début de l'été.

En sortant de la salle de bain j'entendis des voix au rez de chaussé, je descendis donc pour voir de qui il s'agissait.

_Bon anniversaire sœurette ! Lança Bill alors que j'entrai dans la cuisine. Je me je lui fis un sourire de remerciement et Fleur, sa fiancée française, s'approcha de moi pour me faire la bise en me présentant ses vœux à son tour.

Je n'avais pas immédiatement apprécié la petite amie de mon frère ainé, que je trouvais trop lisse et trop guindée pour notre famille. Mais le courage dont elle avait fait preuve depuis qu'elle avait intégré l'Ordre du Phénix m'avait poussé à tenter de la connaître un peu mieux, et je la considérais désormais comme un membre à par entière de la famille et j'espérais que Bill lui passerait rapidement la bague au doigt.

_Nous avons une surprise pour toi gamine, me souris mon ainé.

_Quoi ?

_ Nous t'amenons découvrir le zoo moldu de Bristol.

J'adressais un sourire ravi à mon frère et à ma future belle sœur.

Depuis que j'étais toute petite, Bill avait toujours réussis à se libérer pour passer la journée de mon anniversaire avec moi, puis Fleur s'était joint à nous. Je savais que cette tradition ne durerais pas éternellement mais j'étais enchantée que mon frère ne m'estime pas trop vieille pour ce genre de sortie, car j'y tenais vraiment.

Quelques secondes plus tard ce fut un Sirius fatigué et trainant les pieds qui rentra dans la cuisine, il salua tous le monde embrassa son fils et me tendit un petit bouquet de fleurs blanches,

_ Joyeux anniversaire Ginny, me sourit-il faiblement.

_ Merci, répondis-je en me dirigeant vers le vase qui trônait sur une étagère afin de mettre les fleurs dans l'eau, elles sont vraiment magnifiques. Mes joues me brûlaient tant j'étais rouge de timidité face à cette petite attention qui me faisait plaisir au plus haut point. Je pris donc mon temps pour remplir le vase afin que personne ne puisse se rendre compte de ma gêne.

_ Tout vas bien Sirius ? Demanda maman.

_ Dure nuit, éluda t-il.

_ Tu es prête Gin' ? M'interrogea mon frère.

Acquiesçais agacée que tout le monde tente de me tenir en dehors des affaires de l'ordre et de cette guerre. Je voulais moi aussi me battre pour de bon et pas seulement servir de Baby-sitter pour Luka ou de n'intervenir que lorsque nous étions attaqué par surprise.

Grâce aux entrainements de l'A.D, j'étais tout à fait capable de me défendre, j'avais appris à transplaner de façon illégale et Rémus avait même commencé à m'enseigner l'occlumencie de puis le début des vacances. Je me doutais que cette mesure était plus destiné à me faire me tenir tranquille qu'autre chose, mais j'apprenais vite.

Vexée je fis à peine signe d'au revoir à maman puis fonçai dans le jardin à la recherche du porte au loin que Bill avait dû prévoir. Lui et Fleur me suivirent moins précipitamment bras dessus bras dessous en me souriant. A la vue de ce couple si unis et si amoureux mon cœur se serra et je ne pus m'empêcher de penser au marasme dans lequel baignait ma vie amoureuse, Harry semblait m'avoir complètement oublié, et cela me fendais le cœur, mais en plus la bombe que Sirius m'avait lâcher le jour de l'enterrement de vie de garçon de Rémus tournait toujours dans un coin de ma mémoire.

Il m'avait dis je t'aime, sous l'effet de l'alcool certes, mais ne dit-on pas que l'alcool fait dire la vérité ? Que devais-je donc faire de cette information ? J'aimais beaucoup Sirius mais jusqu'à quel point ? Et pourquoi les quelques fleurs qu'il m'avait offertes m'avaient ravi à ce point ? La main fraiche de mon frère sur mon épaule me fis revenir à la réalité et je saisi le vieux miroir que fleur me tendait avant de me sentir emportée. Nous atterrîmes dans une ruelle sombre, nous lissâmes nos vêtement et nous dirigeâmes vers l'entrée du zoo quelques mètres plus loin. Nous commençâmes par visité l'air réservée aux primates, jamais je n'avais vue de vrai singes et je sautais de partout à chaque fois que je découvrais un espèce différente. Je ne savais pas si les moldus auraient été aussi émerveillé que moi en visitant un zoo sorcier. Peut-être aurait-il eu peur, car leurs lions paisibles se dorant au soleil de juillet étaient des milliers de fois moins terrifiant que les espèces de dragon les plus tranquilles ou même que les scroutts à pétard.

La journée passa vite et fut des plus agréable. Je me sentais étonnamment sereine et heureuse, après la tempête de déceptions et d'émotions étranges qui m'avaient traversé le matin même. Pour le déjeuner Fleur nous avait préparé un délicieux pic-nique que nous avions dégusté assis dans l'herbe.

Ensuite nous étions entré dans le monde merveilleux de la forêt de papillons. Où les couleurs des fleurs et des insectes butinants créaient un ballet féérique.

Puis nous avions dégusté une glace, et gouté à une boisson moldue des plus surprenante. Le breuvage aussi noir que de l'encre était parcouru de millier de petites bulles qui ne cessaient de remonter vers la surface du verre, quant à sont goût il m'étais impossible de le décrire. Ni sucré, ni acide tout en l'étant.

_Il sont fous ces moldus, chuchotais-je en buvant les dernières gouttes de ma boisson, ils ne peuvent pas boire du jus de citrouille comme tout le monde.

Ensuite nous fîmes un tour dans les quelques boutiques de souvenirs qu'abritait le zoo avant de pénétrer dans une animalerie, qui donnait des animaux en adoption. Certaines bêtes me firent de la peine, l'échine courbée, le regard triste et remplis d'ennuis, Fleur supplia littéralement Bill de lui laisser adopter un chien minuscule et de mon opinion tout à fait ridicule, au poil si ras qu'il était difficile de dire s'il en avait réellement et aux oreilles pointues. Quand à moi je tombais totalement sous le charme d'un chaton minuscule au pelage gris et blanc strié de roux. Ces yeux d'un vert très pâle ressemblaient à deux perles luisantes de malice. Il s'agissait d'une femelle qui répondait au nom de crapule. Elle me sauta dans les bras à peine la vendeuse eu ouvert la porte et se nicha tout contre moi. Elle m'avait adopté avant que je n'ai fait le moindre geste et c'est les bras chargés d'un chien et d'un chat, ainsi que de tout le nécessaire que nous quittâmes le parc zoologique vers dix-huit heures.

Une fois rentré au terrier je fus frappée par le silence, personne n'était là, super sur six frères seulement deux s'étaient souvenus de mon anniversaire et mon père brillait par son absence. Déçu, je remerciai Bill et Fleur pour cette journée, puis rejoignis ma chambre en maudissant Voldemort et ces consorts de nous pourrir la vie. J'emmenais avec moi mon chat et le bouquet de fleurs que j'avais reçu le matin même. Je m'étendis sur mon lit et le chaton commença à sauter partout et à fureter dans toute la pièce rentrant dans les tiroirs ouvert, s'accrochant aux rideaux et volant une paire de chaussettes pour jouer avec. Ce qui me fis rire aux éclats. Je restais un long moment à jouer avec elle.

Lorsqu'on frappa à la porte je criai à la personne de rentrer, Lily Potter pénétra dans mon refuge, son éternel sourire bienveillant sur les lèvres.

_Bonjour Ginny.

_ Tout va bien Lily ? Interrogeais-je curieuse de la trouver dans ma chambre.

_ Oh oui bien sur, je voulais juste te souhaiter un bon anniversaire.

_ C'est gentils, c'est sympas de voir que toute la famille Potter ne m'a pas rayé de son existence. Répondis-je plus amèrement que je ne le voulais.

_ Qu'a donc fait mon cher fils pour te mettre dans un état pareil ? Me sourit-elle.

_ Il ne m'a pas écrit la moindre ligne pour me souhaiter bon anniversaire, alors que Ron et Hermione on trouvé le temps non seulement de m'écrire mais en plus de m'envoyer des cadeaux. Commentai-je en désignant la robe et le coffret reposant aux pieds de mon lit.

Elle hocha la tête en m'adressant un rictus compatissant.

_Décidément ce petit est tout le portrait de son père, aussi mufle l'un que l'autre.

Je souris à son commentaire.

_ Il paraît que tu t'ennuie toute seule toute la journée, alors j'ai un travail à te proposer.

Ce n'est pas passionnant, mais cela te permettra de t'occuper et d'avoir un peu d'argent de poche pour ton année scolaire.

_ Je t'écoutes. Affirmais-je.

_Depuis que je suis enceinte je me sens très fatigué et j'aurais besoin d'un peu d'aide pour faire du tri dans mes dossiers et tenir compagnie à certains patients de sainte Mangouste quelques heures par jour. Ça t'intéresse ? Me demanda Lily.

_ Bien sur, hurlais-je heureuse de savoir que j'allais enfin pouvoir faire autre chose qu'attendre. Merci Lily. Elle fit un sourire puis poursuivie, et si on essayait cette robe je suis sûr qu'elle te va à ravir.

Je me saisi du vêtement et de la boite de maquillage et entrainai Lily dans la salle de bain.

Une demi heure plus tard j'étais debout devant mon miroir vêtue de ma toute nouvelle robe, maquillée et Lily avait bouclé mes cheveux les relevant en un chignon lâche dont des boucles folles s'échappaient.

_Tu es ravissante Ginny ! S'exclama ma compagne tu devrais descendre montrer tout cela à Molly.

_ Elle n'est pas là.

_ Si, elle est arrivée en même temps que moi.

Je descendis donc au rez de chaussée en appelant :

_Maman !

_ Dans le jardin ma chérie. Je sortis et restai stupéfaite quand un "Joyeux anniversaire" collectif fut hurlé par pas moins de vingt personnes. Incapable de savoir comment réagir je me mis à rire nerveusement. Il y avait mes parents, Bill, Fleur, Charlie, Percy, Fred et Georges, Tonks et Rémus, Kingsley, Neville et Luna qui avaient dû rentrer de beaux bâton pour les vacances, Hagrid, Sirius et son fils, ainsi que James, même le professeur Mac-gonagal et Fol-œil avaient fait le déplacement . Je passais de bras en bras remerciant chacun et chacune pour sa présence.

_Alors vous n'aviez pas oublié ? Demandai-je à mes frères et à mon père.

_Tu crois vraiment que j'aurai pu oublier les seize ans de ma fille chérie, me répondit-il. Je lui fis un petit sourire d'excuse en le serrant une nouvelle fois dans mes bras. Nous passâmes ensuite a table, maman avait préparé mes plats préférés. Après le repas nous mîmes de la musique grâce à un appareil moldu que papa avait trafiqué pour qu'il fonctionne sans "crise éclectique".

Je dansai avec Neuville puis Fred et Georges m'entrainèrent dans une ronde infernale, Je passais de bras en bras en riant, c'était surement le meilleur anniversaire de ma vie.

PDV Sirius :

La soirée battait son plein, chacun semblait s'amuser. Ginny riait aux éclat alors que les jumeaux la faisait tournoyer dans un rythme endiablé. Elle était magnifique dans sa robe rouge. A cette pensée je me giflais mentalement et bus une grande gorgée de whisky pur feu.

Des bruits de pas me firent sursauter et je grognais, Rémus arrivait dans mon dos, il était bien trop intuitif et réussirait à comprendre ce qui me tracasse avant que j'ai pu mettre un mot dessus.

_ Tout va bien Patmol ? S'inquiéta mon ami.

Je me contentais de grogner le regard toujours encré sur Ginny qui valsait de nouveau dans les bras de Neuville.

Ce qui provoqua en moi une furieuse envie de cogner le jeune homme.

_Il va vraiment falloir que tu abandonne ton animagus parce que tu devient aussi bavard que lui, s'amusa le loup-garou. Il obtînt un haussement d'épaule pour seule réponse.

_Écoute Sirus, je sais que c'est difficile pour toi en ce moment mais tu dois t'accrocher pour ton fils, Dora et moi, nous faisons vraiment du soucis. Tu sais que nous sommes là pour toi, n'est-ce pas ?

_Tous ce que je veux pour le moment c'est qu'on me fiche la paix, répondis-je sur la défensive.

_Non ! Cela fait trois mois qu'on te fiche la paix Sirius et trois mois que tu t'enfonce d'avantage, tu t'attaque à quelqu'un sans défense...

_UN MANGEMORT, hurlais-je fous de rage qu'il me rappelle les événements de la veille.

_ Peut-être mais désarmé et attaché à une chaise, me répondit-il d'un ton neutre, aucun reproche ne filtrait dans ses paroles, il s'agissait juste de constatation.

_Et depuis quand à tu passé une journée sans boire la moindre goutte d'alcool ? Je haussais de nouveaux les épaules pour toute réponse. Il affaissa les siennes,

_Ok je te laisse ruminer mais pense que Tonks et Lily seront bien plus têtues que moi et je ne ferai rien pour les dissuader. Il se tu mais resta à mes côtés à observer la foule bruyante qui dansait et riait.

_ Est-ce que tu pense qu'un jour sa s'arrêtera, cette douleur et ces doutes ? Demandais-je d'une voix lasse au bout de longues minutes de silence.

_J'aimerai te dire que oui, mais la vérité c'est que j'en sais rien, j'aimerai tellement pouvoir t'aider d'avantage.

_Tu m'aide crois moi, vous le faite tous, je voudrais avancer vraiment et puis je crois que c'est ce qu'elle voudrais..Clara, que je refasse ma vie mais j'ai la trouille Lunard, comme jamais je ne l'ai eu, je ne veux plus jamais ressentir ce vide, cette solitude.

Nous replongeâmes dans un silence apaisant mon regard toujours fixé sur Ginny qui virevoltait toujours entre les bras de ses frères. Elle était si jeune, si insouciante, j'espérai sincèrement que sa vie serait comme cette soirée légère et joyeuse.

Je n'étais pas celui qu'il lui fallait, sur cette constatation je vidai mon verre d'un seul trait.

_ Ah vous êtes là tous les deux, venez vite Ginny va ouvrir ses cadeaux, nous apostropha une Tonks sautillante et joyeuse les cheveux plus roses que jamais. Depuis son mariage et le début de sa grossesse ma cousine irradiait de bonheur et débordait d'énergie. Elle n'avait pas fini sa phrase qu'elle retournait déjà vers la piste de danse.

Rémus m'adressa un petit sourire contrit mais béat après avoir suivi sa femme des yeux,

_Elle est plus fatigante qu'une pleine lune, je ne sais pas où elle trouve toute cette énergie. Me confia mon ami.

_Elle est heureuse c'est tous. Clara était comme elle au début de notre mariage, quand on croyait encore que Voldemort ne serait qu'un danger de passage, lui répondis-je. Préserve là, fait en sorte qu'elle ne perde jamais cette énergie.

_ Je ferais de mon mieux.

_ Je sais. Allez viens ou ta furie va nous assassiner, plaisantais-je. Nous nous dirigeâmes vers la table où Ginny avait déjà un paquet en main. Elle arracha le papier doré pour découvrir de magnifiques ouvrages traitans de l'occlumencie et de la légilimencie, discipline qu'elle étudiait depuis le début de l'été et qui semblaient la passionner. Je n'eu aucun mal à savoir que ce cadeaux venait de Rémus et Tonks et qu'il déplaisait au plus haut point à ma cousine qui aurait sans doute aimé lui offrir quelque chose de plus frivole. Les cadeaux défilaient les un après les autres, un nouveau balais de la part des jumeaux, une somptueuse robe de soirée de la part de Percy, des boucles d'oreilles de la part de James et Lily, elle ouvrit un paquet mal emballé, dans du papier marron froissé lorsqu'elle explosa de rire.

_ Merci professeur Maugrey, c'est vraiment un cadeaux très utiles ? Rit-elle en levant l'objet pour nous montrer le miroir à l'ennemi que le vieil auror lui avait offert. Nous secouâmes tous la tête habitué aux lubies paranoïaques de notre camarade.

_ Tu rira moins quand il aura sauvé tes fesses une fois ou deux, maugréa Fol-oeil son oeil gauche faisant de looping dans son orbite.

Puis elle se saisit enfin de la petite boite blanche que j'avais apporté, elle détacha précautionneusement le ruban, j'étais nerveux j'espérai réellement que mon présent allait lui plaire. Au bout d"un temps infini elle sortie une fine chainette en argent au bout de laquelle se balançait un pendentif en pierre de lune taillée en étoile et cerclée d'argent, elle m'adressa le même sourire radieux qu'aux autres puis se tourna vers Molly pour qu'elle le lui accroche. Elle ouvrit enfin les derniers présents dans lesquels se trouvaient, des chocolats de chez Honey Dukes, un appareil photo, un album photo et des romans sorciers et moldus, elle fit ensuite le tour de la table en remerciant chaleureusement chacun, alors que la musique reprenait.

Arrivée à ma hauteur :

_Tu me fais danser Sirius ?

_Bien sure, répondis-je avant de me rendre compte que la danse jouée par le poste était un slow particulièrement langoureux, elle voulait me rendre chèvre ou quoi ?

Elle m'entraina sur la piste de danse et crocheta ses bras autour de ma nuque en montant sur la pointe des pieds pour réduire notre écart de taille.

Je posais alors les mains sur ces hanches en maintenant une distance respectueuse entre nous.

_Merci pour le collier, il est magnifique, lança t-elle après quelques secondes de silence. J'avais l'impression d'être dans une bulle où les seules choses qui me parvenaient était la voix douce de Ginny et sa présence réconfortante.

_Je voulais marquer le coup, avoir seize ans c'est important dans la vie d'une jeune femme, et puis tu fais tellement pour Luka et moi. Elle éluda d'un signe de tête et d'un sourire puis rapprocha son corps du miens.

_Tu es un excellent danseur, remarqua t-elle.

_ Je suis un Black on m'a apprit à danser avant que je ne sache marcher. Elle me sourit et se laissa glisser au rythme de la musique.

Elle s'écarta de moi au bout de quelques instant.

_ La musique est terminée depuis au moins trente seconde et tous le monde nous regarde, me signifia t-elle écarlate. Je relâchai alors ses hanches et elle s'éloigna de moi rapidement, alors que je me jetais sur la bouteille de pur feu qui trônait sur la table.

_C'était quoi ça ? Questionna Tonks qui venait de se matérialiser à mes côtés sans que je ne l'ai entendu venir.

_J'étais dans mes pensées je n'ai pas entendu la fin de la musique.

Elle fronça les sourcils :

_Écoute, je ne sais pas ce qu'il se passe entre vous, mais j'ai entendu ce que tu lui as dit le soir mon enterrement de vie de jeune fille.

_Quoi..? Qu'est-ce que je lui ai dit ?

_ Je t'aime !

Non ce n'était pas possible, je n'avais pas pu dire un truc pareil.

_J'étais ivre mort et complètement défoncé ce soir là, j'ai dit n'importe quoi. Me défendis-je, mais ma cousine savais mieux que quiconque que l'alcool avait sur moi l'effet du vérita serum.

_ C'est ce dont j'ai voulu me persuader aussi, mais je vous ai observé depuis et la façon dont tu la regarde ne trompe personne à part peut-être vous deux. Je suis mal placé pour te donner des leçons sur votre différence d'âge mais soit prudent elle n'a que seize, ne te sers pas d'elle pour oublier.

_Ce n'est pas dans mes intentions, répondis-je, en buvant encore une lampée de pur feu à même la bouteille cette fois.

_ Oh ! Et tu devrais ralentir un peu sur la bouteille, me conseilla ma cousine avant de s'éloigner pour rejoindre son mari et Ginny en grande conversation.

Je m'éloignai la bouteille à la main et m'assis au pied d'un arbre en buvant de longues lampées du breuvage ambré, jusqu'à ce que l'inconscience m'accueille enfin.