Disclamer: Twilight est à Stéphanie Meyer HARRY POTTER est à J.K. Rowling
Beta : Silver Angell
''Angel" rêve
Chapitre un
Je traverse la cour d'un pas rapide. Les élèves me dévisagent comme s'ils n'avaient jamais vu un adolescent de leur vie. Bella sur mes traces, je me rends à la direction pour demander un plan du lycée. Puisque nous sommes les seuls nouveaux de cette année, nous avons intérêt à le demander pour pouvoir nous diriger. Bella râle sur son inutilité, mais elle me suit tout de même.
Je sens déjà le mal de crâne pointer le bout de son nez. Si je dois la supporter, qu'elle garde la bouche fermée ! Pour être honnête, je ne sais pas ce qui m'agace autant chez elle. Elle ne m'a strictement rien fait et je ne la connais même pas. Alors, pourquoi m'exaspère-t-elle autant ? Serait-ce de la jalousie ? Mais de quoi ? Enfin, si elle voulait bien se la fermer un peu, je pourrais peut-être la voir sous un autre jour.
On arrive à l'accueil. Une adorable dame nous donne deux plans en nous souhaitant bonne chance. Sur nos emplois du temps fournis gracieusement par la secrétaire, je peux voir que je partage plusieurs matières avec elle. Elle me le fait remarquer avec enthousiasme, et moi je soupire de dépit. Donc je disais que nos emplois du temps sont presque les mêmes. En le parcourant, je remarque que nous commençons par un cours de biologie.
Je me dirige en suivant les indications du plan qui sont simples et très bien expliquées. Je ne tarde pas à trouver la salle en question. Le professeur n'étant pas encore arrivé, j'en profite pour prendre une chaise au fond de la classe. Bella fait le choix de rester dans le couloir. Merci mon dieu ! Cinq minutes après mon installation, le professeur arrive. Les élèves rentrent. Tout le monde s'installe... Enfin tout le monde sauf Bella. Elle se tient là, debout comme une idiote, se mordant la lèvre comme une enfant de trois ans ayant perdu sa mère dans la foule. Bordel de merde, elle attend quoi pour s'asseoir ? La honte. Elle va nous faire remarquer dès le premier jour.
Exaspéré par son attitude, je lui lance un regard noir en espérant lui faire comprendre de se bouger les fesses pour aller s'installer quelque part ! N'importe où, mais qu'elle le fasse. Mais malheureusement, elle ne semble pas me voir. La gourde me paraît complètement fascinée par quelque chose ou quelqu'un. Curieux, je dirige mon regard vers ce qu'elle regarde avec tant d'insistance. Mes yeux se posent alors sur un garçon au teint blanc comme la neige, aux lèvres rouges comme le sang et aux cheveux noirs comme le bois d'ébène !
Mesdames et messieurs, je viens de dénicher la très recherchée, mais pour autant jamais retrouvée, car elle est passée par le billard pour un changement de sexe, « Blanche-Neige » ! Je me mords les lèvres pour ne pas rire. Je sais qu'elle est pourrie ma blague, mais c'était trop tentant.
Le garçon dont je suis en train de me moquer tourne à cet instant, la tête vers moi. Il semble amusé lui aussi. Aurait-il lu dans ma tête ? Nan, c'est impossible ! Ça n'existe pas les gens qui lisent les pensées. Il me regarde durant une minute et se retourne.
Bref, revenons à nos moutons, enfin à Bella. Elle a fini par aller s'asseoir à côté de Blanche Neige. C'est décidé, je vais l'appeler ainsi. C'est amusant. Et puis, personne ne le saura jamais. Alors que je viens de prendre cette excellente résolution, Blanche-Neige se tourne vers moi les sourcils froncés. Il me lance un regard de tueur. C'est quoi son problème à lui ? Pendant que je me pose cette question, Bella l'interpelle.
- Bonjour, je m'appelle Bella Swan, se présente-t-elle.
L'autre lui répond presque froidement.
- Merci, mais j'étais déjà au courant. Tout le lycée est au courant de l'arrivée de la fille du shérif en ville.
- Oh ! Fait-elle un peu refroidie et perplexe.
La discussion, si discussion il y a eu, s'achève là.
Nous faisons une expérience dont je ne me rappelle plus l'intérêt. Les cours sont simples et le temps passe vite. À midi, je fais la queue dans le réfectoire. J'ai une faim de loup. Je me sers un peu de tout. Beurk ! C'est mauvais ce machin ! Mais qui a osé servir une immondice pareille? Je suis outré. Je vais en dire un mot à qui de droit. Un rire de gorge, bas et rauque vient me caresser la nuque. Je me retourne comme un ressort pour plonger mon regard dans deux yeux topaze dorés. Ils sont fascinants. J'ai comme l'impression de pouvoir me noyer dedans. Hein ! Qu'est-ce que je raconte-moi ? Je secoue la tête afin de me remettre les idées en place. Le temps de reprendre mes esprits, Blanche Neige, car c'était lui, n'est déjà plus là. Petit con va. ! Il va me le payer.
Je me trouve en cours de musique. Pourquoi ? Oh dieu ! Pourquoi ai-je fait ça ? Elle a la voix la plus horrible qu'il ne m'a jamais été donné d'entendre de toute ma vie ! Mais de qui suis-je en train de parler, vous vous demandez certainement ? Eh bien, c'est de cette fille avec le visage de fée. L'autre-là. Vous savez, la sœur à Blanche Neige. Si vous voulez mon avis, toute la famille aurait un grand besoin de soleil. Si miss-je-me-mêle-de-tout-et-qui-raconte-la-vie-de-tous-à-qui-ne-veux-pas-le-savoir a dit est vrai, ils ont tous été adoptés. Je n'ai rien contre ça. Je suis très mal placé pour l'être. Je croirais qu'ils sont tous de la même famille. Je veux dire, biologiquement parlant.
Mais revenons à nos moutons, enfin à nos casseurs d'oreilles. Je vous disais que la petite fée des bois chante comme une casserole. Même pire, vous pouvez me croire. C'est un danger auditif, je vous le dis ! Un autre rire. Je n'ai plus besoin de me demander qui c'est. Je vais finir par croire qu'il lit vraiment mes pensées. Et si c'est le cas, je dois rapidement trouver un filtre à pensées. Tiens, je me demande si c'est vendu dans les grandes surfaces. Un raclement de gorge. Pff, qu'il s'étouffe avec son cracha.
Je suis épuisé. Les cours viennent de finir. Je ramène Bella à la maison avant de me rendre à mon travail. Comme la grande majorité du temps, il n'y a pas un chat. En attendant que l'heure de partir arrive, je lis un livre sur les serpents. Je veux me renseigner sur ma nouvelle amie, car j'ai rendez-vous avec elle demain après les cours. Je ne travaille pas les vendredis. C'est une Vipère aspic. Il est dit dans le livre qu'elle fait partie d'une espèce de serpents de la famille des Viperidae. Il s'agit d'un animal qu'on trouve en Europe de l'Ouest dans des milieux broussailleux. Que fait-elle aussi loin de son habitat ? Je vais lui demander demain. Il est aussi dit que c'est une espèce qui utilise son venin pour tuer ses proies et parfois pour se défendre, notamment contre les humains chez qui une morsure peut être mortelle. Bon sang, je l'ai échappé belle. Si elle m'avait mordue, j'y serais resté. Un frisson me traverse alors que la porte de la libraire s'ouvre et que la sonnette retentit.
- Bonjour ! Dis-je machinalement sans lever la tête de ma lecture.
- Bravo pour le professionnalisme, murmure une voix que je n'ai que trop entendue tout au long de la journée.
Blanche Neige. Il grimace comme si je l'avais hurlé sur tous les toits.
- Qu'est-ce que tu veux ? lui crachais-je.
- Si c'est comme ça que tu parles aux clients, je ne m'étonne pas de n'en voir aucun.
Grrrrrrrrrrrrrrr ! Le mufle ! Saleté de richard. Si je ne me retenais pas, je lui exploserais bien la tronche. Il tousse exagérément. S'il pouvait s'étouffer avec sa langue. Il me fait un grand sourire en relevant la tête.
- Que puis-je pour vous mon bon monsieur ? Demandais-je avec un sourire commercial. Enfin, j'espère que ça y ressemble. Mais au sourire en coin sur son visage, ça ne doit pas le faire.
- Je suis à la recherche d'un livre sur le piano.
- Nous ne l'avons pas, désolé, lui dis-je sans même faire mine de chercher ou de lui demander le titre.
- Quoi que ce soit, nous ne l'avons pas.
- Qu'est-ce que nous n'avons pas Angel ? Questionne une voix qui retentit dans mon dos.
Pétrifié, je pivote ma chaise pour faire face à mon patron.
- Un livre sur le piano dont Angel m'a parlé ce matin.
Blanche Neige, il ne peut pas se taire lui. Si un regard pouvait tuer, il serait mort depuis belle lurette.
- Oh ! De quel livre s'agit-il ?
- De Debussy « L'œuvre pour piano ».
- Il ne me semble pas l'avoir vu dans les inventaires. Angel a dû se méprendre, certainement.
- Ce n'est pas grave, il m'a promis de me faire une commande s'il ne le trouvait pas en réserve.
- Je vous laisse alors faire la commande. Il retourne dans la réserve en me laissant avec cette agaçante personne.
Je fais donc la commande en refusant de lui adresser la parole. Et puis quel adolescent de son âge s'intéresse au piano ? Je suis prêt à mettre ma main à couper qu'il ne sait pas aligner deux notes ensemble. Il me fait un clin d'œil et quitte la petite boutique. Bon débarras.
Le lendemain au lycée, Blanche Neige dont je ne connais pas le vrai nom, m'accoste. Une vraie sangsue, ce type. Il grince des dents et fait demi-tour. Quoi ! C'est quoi son problème ? Vraiment pas net ce mec. Je ne vais pas me plaindre non plus. Il m'évite toute la journée, pas que j'en ai quelque chose à faire. Je suis content. Et si je le précise, c'est pour bien montrer mon désintérêt total pour sa personne. Voilà, c'est tout.
Bella me soûle avec un certain Edward Cullen. Elle me demande de l'inviter à la maison. Je voudrais bien si ça la faisait taire, mais je ne connais pas ce type. Le seul que je connais et c'est un bien grand mot, c'est Blanche-Neige. Je lui dis donc que je ne pouvais pas l'inviter parce que je ne le connais pas. Elle me traite de menteur et court s'enfermer dans sa chambre. Enfin un peu d'air.
Je me prépare pour mon rendez-vous avec le serpent avant de partir la rejoindre. Je suis assis sur une branche avec elle dans les bras. Nous parlons de sa vie dans la forêt. Elle me parle de chasse, de nourriture, de sieste. Je lui demande comment elle est venue en Amérique. Elle m'explique qu'elle s'est faite capturer par des chasseurs humains qui lui ont fait traverser une très grande rivière. Elle a ensuite été vendue à une vieille dame qui est morte peu de temps après en avoir fait l'acquisition. Son fils s'est alors débarrassé d'elle dans les égouts. Elle a suivi les courants qui l'ont mené ici. Quelle aventure !
Je lui parle de mon ami mort. De cette peste de Bella et surtout de cet emmerdeur de Blanche Neige. Elle parle des drôles de loups qu'elle croise parfois dans les bois. Elle me dit qu'ils sont immenses. De très grands loups. Je pense qu'elle exagère. Pour elle tout doit paraître immense.
Je rentre à la maison, fais à manger et vais me doucher. Charlie est de garde ce soir. On est que tous les deux, Bella et moi. Elle me fait encore la tête avec son histoire de Edward Cullen. Je m'en fous royalement. Après le dîner, je vais me coucher tôt. Pas parce que j'en ai envie, mais pour ne plus voir cette grognonne de Bella.
"Je fais un rêve. Un jeune homme est dans une des salles du château. Il se cache de je ne sais qui. Il m'a l'air d'être fatigué, de ne pas avoir dormi depuis une semaine et il a dû mal à trouver le sommeil. Dès qu'il ferme les yeux, l'image d'un homme tombant dans un puits le réveille. Il semble aussi avoir mal au dos. Il a l'air tellement fatigué que j'ai de la peine pour lui. Il ferme finalement les yeux pour se reposer un peu. Quelque temps plus tard, des voix le sortent de ses songes.
- Il doit partir. Enfin, nous devons le livrer au directeur, dit une première voix.
- Non, nous devons le garder près de nous au cas où. Tu sais bien que l'autre n'est pas tout à fait mort, mais si cela devait arriver, l'avoir à nos côtés est vital.
- Il est dangereux pour la population.
- Non, et tu le sais parfaitement. Nous avons besoin de son sang. Il est le dernier de la lignée royale. S'il venait à disparaître, nous serions perdus.
- Il doit sûrement en rester un autre.
- Non, j'ai vérifié les archives de l'école. Il est vraiment le dernier de la lignée.
- Alors, nous n'avons qu'à le convaincre de donner son sang avant de le livrer.
- Oui, tu as raison. Il ne se méfiera pas si la demande vient de nous.
Les voix partirent le laissant seul, choqué et dévasté. Le jeune homme est dans une chambre. Il est malade. Il n'a plus de force. Ils lui ont pris deux litres de sang. Il ne l'avait pas vu arriver. Un coup à la tête l'avait surpris au détour d'un couloir. Ils pouvaient lui en prendre autant qu'ils voulaient. Mais sans son consentement, ils ne pourraient jamais l'utiliser. Il s'en était assuré quelques jours plus tôt."
Je me réveille comme à mon habitude, en nage et essoufflé. Je file prendre une douche. Il est inutile d'essayer de comprendre mon rêve. Je n'y apprendrais rien de plus que ce que j'ai vu. C'est-à-dire rien du tout.
Je décide d'aller courir un peu pour me changer les idées. Sur mon parcours, je décide d'aller rendre visite à la vipère. On parle un moment de mes rêves, mais elle ne comprend pas le concept du rêve. Après dix minutes passées à tenter de lui expliquer, j'abandonne l'idée. Suite à ça, elle me parle d'un humain qui n'est plus humain, et qui chasse parfois sur son territoire. Elle me dit avoir pensé à le mordre, mais à la dernière seconde, elle a senti mon odeur sur lui. Je n'ai rien compris. Cela doit être une histoire de serpent. D'abord des loups géants et maintenant des humains pas humains.
Je laisse tomber. Je prends la décision de me rendre à la plage cet après-midi.
