PDV Ginny.
J'étais un peu nerveuse en me levant ce matin-là, j'avais mal dormi. Je pris une douche rapide, m'habillais en quatrième vitesse et descendis à la cuisine pour prendre mon petit déjeuner. Papa et maman étaient déjà attablés et parlaient à voix basse.
Je les embrassai avant de m'assoir devant le bol que maman avait déjà rempli de mes céréales préférées. J'engloutis mon petit déjeuner en manquant de m'étouffer sous le regard amusé de mes parents, qui avaient cessé leur conversation lorsque j'avais fait irruption dans la cuisine. Comme d'habitude, plusieurs membres de l'ordre vinrent prendre leur petit déjeuner et discuter des événements de la nuit. Je convins avec Rémus que mon prochain cours de légilimencie aurait lieu le soir même puis Lily arriva et m'emmena pour mon premier jour de travail à Sainte Mangouste, l'hôpital magique de Londres. Nous y pénétrâmes par l'entrée du personnel, c'est-à-dire une vieille bouche de métro, que les moldus avaient condamnée depuis de nombreuses années.
Lily me fit d'abord faire une rapide visite de son service, son bureau aux couleurs pastels que les patients devaient certainement apprécier tant elle avait fait en sorte que l'endroit soit chaleureux : des fauteuils garnis de coussins moelleux aux couleurs chatoyantes, des peintures moldues ainsi que des photos de James et de Harry étaient accrochaient aux murs. Une grande bibliothèque remplie de livres et de potions occupait tout un pan de mur, même la table d'examen ressemblait à un divan moelleux. Puis nous passâmes à la salle de repos vide à cette heure si. Puisque les infirmières et les médicomages s'occupaient des patients enfin, nous terminâmes par la salle commune du service où se trouvait un jeune infirmier en train de débarrasser la table du petit déjeuner.
_ Ginny, je te présente Hector, il est chargé de s'occuper des patients tout au long de la journée et de leur trouver des occupations, tu travailleras souvent avec lui, Hector voici Ginevra ta nouvelle assistante.
Le jeune homme releva la tête à l'entente de son nom et rougit jusqu'à la racine des cheveux en saluant timidement. De taille moyenne, les yeux d'un bleu profond, un sourire sympathique, un visage avenant aux traits fins le garçon devait avoir à peine un an de plus que moi et n'était pas désagréable à regarder. Alors, la panique m'envahit et un coup d'oeil à Lily me permit de confirmer qu'elle avait construit un vrai guet-apens.
_ Bien, je vous laisse entre jeunes je suis sure que vous allez TRES bien vous entendre, je te retrouve au déjeuner gin'. Puis elle couru presque pour sortir de la pièce.
_ Je te déteste Lily, marmonnai-je dans ma barbe. Avant de me tourner vers mon nouveau collègue toujours cramoisi. Nous commençâmes à installer la salle avant l'arrivée des premiers patients. Nous disposâmes les tables les unes contres les autres afin d'y installer un jeu moldu appelé puzzle, à ce que m'avait dit Hector.
_ Ça... ça calme beaucoup d'entre eux, bafouilla-t-il sans lever le regard, et puis ça permet de les garder concentrés.
Je hochais la tête face à l'explication.
_ Lily, enfin le docteur Potter, ne m'a pas dit de quel genre de maladie souffraient les gens ici.
_ Oh est bien nos malades sont le plus souvent victimes de sort psychologique qui ont mal tourné et ont laissé des séquelles indélébiles.
Génial ! Je vais passer ma journée coincée avec un grand timide et des fous, ça risque d'être drôle.
Enfin bon au moins là je servirais à quelque chose.
Petit à petit, les patients entrèrent et vinrent s'installer autour de la table, nous passâmes deux heures à tenter de construire le puzzle et je pus constater que l'exercice semblait les stimuler. En fait, la seule difficulté que j'avais rencontrée depuis le début de la matinée était Hector qui s'empêtrait dans des vannes plus vaseuses les unes que les autres et qui trouvait tous les moyens pour me frôler.
_ Alors ta première matinée ? Me questionna Lily alors que je la rejoignais dans son cabinet pour le déjeuner.
_ Géniale, ironisai-je, sachant très bien qu'elle ne parlait absolument pas du travail.
_ Hector est pourtant un gentil garçon et plutôt pas mal si tu veux mon avis.
_ Oui, et terriblement timide et maladroit et sans aucune délicatesse.
_ Qu'à t'il bien pu faire pour t'irriter à ce point Ginevra ? Demanda-t-elle inquisitrice.
_ Oh ! Il a juste trouvé tous les prétextes pour me tripoter avant de faire exprès de trébucher pour tomber dans mes bras. En fin de compte, j'ai étais emporté par son poids et je me suis retrouvée écrasée sous lui, les quatre fers en l'air, au moment où deux infirmières rentraient dans la salle.
Lily pouffa sous mon regard assassin.
_ Sèrieusement Lily, tu es nulle en marieuse ce mec est plus timide que Neuville, plus maladroit que Tonks et plus benêt que Crabbe et Goyle réunis.
_ Tu es dure Gin' c'est un gentil garçon, et puis il est plutôt pas mal non.
_ Ben heureusement, qu'il n'a pas un physique ingrat en prime le pauvre garçon. Et puis je suis bien toute seule pour le moment. J'ai eu un coup de blues le jour de mon anniversaire, mais cela va mieux.
_ Tu es bien toute seule ou tu as quelqu'un qui te plaît ?
Je haussais les épaules plongeant dans mes pensées et terminant mon repas silencieusement, sous le regard un peu trop inquisiteur de Lily.
À treize heures trente, je repris mon poste et Lily me confia un groupe de cinq personnes toutes lucides, mais atteintes d'amnésie. Je décidai donc de leur laisser choisir leur activité et nous convînmes qu'une longue ballade dans le parc pour profiter du beau temps était une bonne idée. Malheureusement pour moi, Hector eut la bonne idée de faire faire la même chose à son groupe. Il s'empara d'autorité de mon bras et le serra afin que je ne puisse pas m'échapper et il m'attira vers la sortie d'un pas rapide forçant les malades à courir derrière nous. À cet instant précis je me demandai qui avait le plus sa place ici l'infirmier qui ce conduisait comme si tout était normale, ou les patients qui me lançaient des regards interrogatifs auxquels je ne pouvais répondre que par des haussements d'épaules agacés.
_ Tu,tututuutu es très jolie Ginnnnnnnnnny, bégaya t-il au bout d'un moment et j'aimerais bien que tu accepte d'allerboireuncaféavecmoicesoir, Termina t-il de la fumée sortant de ses oreilles tant il était rouge.
Ce garçon allait finir par exploser s'il continuait à rougir et à bloquer sa respiration de la sorte,
_ Ecoute Hector, tu es surement un gentil garçon, mais je te connais à peine alors je préfère ne pas accepter ta proposition.
_ PPPlus tard peut-être alors ? Quémanda-t-il les yeux pleins d'espoir . Et je ne pus qu'acquiescer tant il me faisait de la peine. Il relâcha alors la pression sur mon bras sans pour autant s'en départir. Je le laissai me guider encore sur quelques mètres avant de reprendre possession de mon bien et de m'éloigner le plus loin possible de mon amoureux transi.
Je rejoignis mon groupe qui chantonnait de vielles chansons sorcières, je m'installai et chantonnai et discutai avec eux oubliant pour un temps le prétendant dont je ne voulais pas, celui qui ne voulait plus de moi et celui que je voudrais peut-être bien, mais qui a surement d'autres préoccupations que les états d'âme d'une gamine de seize ans. Qu'est-ce que je venais de penser là ?
La vérité, j'étais en train de tomber amoureuse de Sirius, mon ami, mon professeur, celui qui avait perdu sa femme depuis moins de six mois et qui avait dix-sept ans de plus que moi. Oh ! Merlin j'étais dans un sacré merdier !
Plus tard dans l'après-midi Lily me montra le tas d'archive que j'aurais à lire, à trier et à classer tout au long de l'été, puis notre service terminé nous étions sur le point de quitter l'hôpital lorsque nous aperçumes de loin la silhouette décoiffée de James qui semblait faire anxieusement les cent pas. Sans un regard nous nous précipitâmes vers lui.
_ Chéri, tu vas bien, qu'est-ce que tu fais ici ?
_ Je vais bien, mais.. Il ya eu un accident, Déclara t-il la gorge nouée.
_ Qui ? Hurlai-je presque totalement paniquée.
_ Tonks, on était en service et... sa voix se brisa et il serra Lily contre lui, on a pas de nouvelles depuis plus de deux heures, Rémus est avec elle, mais, s'il leur arrive quelque chose à elle ou au bébé Rémus va devenir fou.
Je ne veux pas revivre ça, je ne veux pas encore voir un de mes amis vivre l'enfer. Je levai alors les yeux pour découvrir Sirius avachi sur une chaise, les mains ensanglantées et le corps secoué de soubresauts. Je m'avançais alors vers lui et posai une main sur son épaule. Il s'en emparra et la serra si fort que je crus qu'il allait me broyer les os. Il sanglotait en psalmodiant :
_ Tout est de ma faute, tout est de ma faute...
jamais je ne l'avais vu aussi misérable et je ne pus m'empêcher de le prendre dans mes bras et de lui murmurer des paroles réconfortantes sur lesquelles je n'avais aucune certitude. Il finit tout de même par se calmer quelque peu et par relever la tête. Son crâne saignait abondamment et une balafre peu profonde barrait son visage del'oeil gauche à la commissure droite de sa lèvre. Il en garderait certainement une petite cicatrice. Je pointai ma baguette sur lui et prononçai les quelques formules de soins qui permettraient à ses cicatrices de se refermer en laissant un minimum de séquelle.
_ Tu n'as pas le droit d'utiliser la magie, Gronda t-il.
_ Lieu public et cas de force majeur, répondis-je, et puis c'est pas comme si s'étais la première fois, souris-je.
_ Ce n'est pas un jeu Ginny, me rabroua-t-il sèchement.
_ Merci, je ne pensais pas être stupide à ce point, mais merci du renseignement professeur. Raillai-je en colère avant de tourner les talons .
Il tenta de me retenir par le poignet, mais nos attentions furent retenues par Rémus qui arrivait le dos vouté et la mâchoire serrée.
Il avait un regard meurtrier se dirigeant droit sur Sirius qui se replia sur lui-même. Puis tout se passa très vite, je sentis deux mains me tirer vers l'arrière alors que Sirius s'effondrait là où je me trouvais quelques secondes plus tôt. Je voulus me précipiter vers lui, mais la poigne de fer de James me retint contre lui.
_ Ne ne t'en mêle pas, dans cinq minutes ça sera fini.
_ James il va le tuer ! Implora Lily elle aussi retenue par l'autre bras de James.
_ Ne vous en faites pas les filles.
Ne pas nous en faire, il en avait de bonne celui-là, jamais je n'avais vu Rémus hors de contrôle. Tout en lui était violence son regard,la tension qui parcourait son corps. Il était à cheval sur Sirius qui se contentait de regarder son bourreau les yeux remplis de larmes en murmurant des
_ Pardons, entrecoupaient de coups dans la mâchoire et le plexus qu'il encaissait sans rien dire.
Je ne pus soutenir un tel spectacle et j'enfouis ma tête dans l'épaule de James en tentant d'occulter les cris rageurs de Rémus et les gémissements de Sirius.
_ Tu m'avais promis, que tu veillerais sur elle, qu'il ne lui arriverait rien ! Mais non monsieur est bien trop égoïste pour penser à autre chose qu'à son petit nombril, accabla-t-il en redoublant de violence. C'est la vie de ma femme et de mon fils que tu as joué. Pettigrew à raison tu n'es qu'un déchet, un rebus de la société, tu me fais honte Sirius.
Puis les coups s'arrêtèrent de pleuvoir aussi brusquement qu'ils étaient arrivés. Rémus se releva le regard et le corps comme apaisé. Il m'adressa un signe d'excuse et se tourna vers James qui ne semblait pas le moins du monde surpris par la scène à laquelle nous venions d'assister.
_ Ils vont bien tous les deux, mais Dora devra rester alitée quelques semaines, rien de plus.
Ah et c'est un garçon. James lui donna une claque dans l'épaule et Lily lui adressa un sourire radieux.
_ Allez viens que je soigne tes mains, Ginny je te laisse t'occuper de Sirius.
J'acquiesçai et me dirigeai vers Sirius qui se relevait péniblement avec l'aide de James.
Ce dernier nous escorta jusqu'à une salle d'examens :
_ Pourquoi tu l'a laissé faire il aurait pu le tuer, tu crois qu'on à assez des mangemorts pour ne pas s'entretuer.
_ Je savais qu'il s'arrêterait, me répondit James avec un sourire arrogant qui me donna envie de le gifler. Il stabilisa Sirius dans un fauteuil puis quitta la pièce. Je me saisis d'un linge humide afin de nettoyer le visage sanguinolent de mon professeur qui reprenait petit à petit une respiration normale.
_ Je suis désolé que tu aies dû assister à cela, mais ça devait arriver.
_ Pourquoi vous faites ce genre de choses souvent, ça vous éclate ? raillai-je furax.
_ Bien sûr que non Gin', seulement les deux fois où j'ai le plus merdé dans ma vie, c'est à dire, en sixième année à Poudlard et aujourd'hui. Ah ! Ne raconte rien à Tonks ou Rémus va se prendre un savon.
_ Je ne l'avais jamais vu dans un état pareil, et James qui n'a rien fait, on aurait dit que cela l'amusait et j'ai cru qu'il allait te tuer, débitai-je très vite les larmes aux yeux et mes nerfs lâchant.
Sirius me prit contre lui et me berça :
_ C'est fini, je n'ai rien, tout va bien.
Après quelques minutes, je terminai de nettoyer son visage ensanglanté, nous étions très proches l'un de l'autre et je pouvais sentir son souffle dans mon cou. J'espérai qu"il ne s'était pas aperçu du tremblement qui agitait mes mains. Nos corps se rapprochèrent de plus en plus l'un de l'autre, mon coeur battait la chamade, j'étais incapable de penser à quoi que ce soit, jusqu'à ce que...
On frappe à la porte la salle, je fis rapidement un bond en arrière lorsque celle-ci s'ouvrit sur un Rémus tout penaud.
_ Ginny je voudrais te parler en privée s'il te plaît.
_ Tu ne vas pas me déformer le portrait ?
_ Ginny ! Me rabroua Sirius alors que Rémus m'adressait un nouveau sourire d'excuse.
_ Très bien, j'arrive, je sortis à sa suite et le suivi vers une salle vide.
_ Je suis vraiment désolé pour tout à...
_ Oui je sais, rétorquai-je sèchement. Embreille.
_ Et bien si j'ai réagi comme je l'ai fait c'est en grande partie à cause de ce qui est arrivé à Dora, mais aussi parce que je sais où voulait en finir Sirius, il s'est jeté dans la gueule du loup... sciemment, il a voulu en finir j'en suis quasiment certain. Alors, je ne sais pas exactement qu'elle relation vous entretenait, mais si quelqu'un peu le ramener à la raison, c'est toi.
Il serra ma main en signe d'encouragement puis quitta la pièce. J'étais abasourdi par ce que je venais d'entendre, je tentais de trouver un autre sens aux paroles que Rémus venait de prononcer.
Puis prise d'une colère soudaine je me précipitai vers la salle de soin où Sirius m'attendait, j'y rentrai en furie et lui administrai une bonne gifle.
_ Qu'est-ce qui te prend, tu es complètement folle ?
_ C'est toi le grand malade ici, hurlais-je, qu'est-ce qui t'es passé par la tête. Tu veux mourir à ce point ? J'étais hystérique.
_ Je... écoute Ginny, j'avais bu, j'ai pas réfléchis aux conséquences.
_ Et tu crois que c'est une bonne excuse ? Demandais-je hors de moi. Tu as un fils qui a besoin de toi, des gens qui tiennent à toi. Tu peux pas tout bazardé comme si ça n'avait pas d'importance.
_ Franchement, pour qui mon existence compte à part mon fils ? Dit-il d'une vois creuse.
J'eus une furieuse envie de le gifler de nouveau
_ Tu oses demander pour qui ? Pour Tonks d'abord, sinon pourquoi aurait-elle risqué sa vie et celle de son enfant ? Pour James, Rémus et Lily et pour moi.
_ Ne dis pas des choses pareilles Ginny ? Lâcha-t-il d'une voix presque froide .
_ Quoi ? Te dire que je tiens à toi ? Pourquoi ? Répondis-je incrédule .
_ Parce que je n'en vaux pas la peine. Tu devrais... sortir de ma vie.
J'avais l'impression d'avoir pris un seau d'eau glacé en plein visage.
_ Pourquoi tu dis ça, tu n'as pas le droit d'arriver dans la vie de quelqu'un de tout bouleverser et de l'éjecter de la tienne sans préavis. Et de négliger ta vie. Tu es quelqu'un de bien Sirius alors ne gâche pas tout, et puis qu'est-ce que tu avais bien pu boire à deux heures de l'après-midi ? Demandais-je .
_ Quelques verres
_ Combien ?
_ J'ai perdu le compte en milieux de matinée.
_ Tu es une épave Sirius, je ne peux pas croire que tu es si peu de considération pour toi-même.
Que tu négliges tout pour te mettre dans des états pareils. Je hurlais si fort que ma gorge me faisait mal, je ne pouvais contrôler les sanglots qui secouaient mon corps, et les larmes coulaient en cascade sans que je puisse les retenir.
Il s'approcha lentement de moi et me pris dans ses bras.
_ Je suis désolé, princesse je voulais pas te faire de peine. Mais il serait tellement mieux pour toi que tu t'éloignes de moi, que tu te préoccupes de chose de ton âge, que tu vives tout simplement.
_ Sans toi ma vie n'aurait plus aucun sens Sirius, je ne peux plus imaginer ma vie sans toi, sanglotai-je.
_ Ne dis pas ça, je t'en supplie, tu mérites tellement mieux, un homme auprès de qui tu pourrais avoir une vie longue et heureuse, un avenir supplia-t-il d'une voix remplie de désarroi.
_ Mon avenir c'est la guerre, je joue à l'innocente Sirius parce que c'est ce que tout le monde attend de moi, parce que ça fait du bien à mes parents de croire qu'ils peuvent encore me protéger de tout cela. Mais la vérité c'est que moi aussi j'ai peur, que chaque seconde je tremble que quelqu'un que j'aime ne rentre pas de mission ou se fasse tuer. Quand tu pars je ne peux même pas fermer l'oeil, j'ai trop peur, j'ai besoin de toi Sirius plus de n'importe qui d'autre en ce moment, alors je t'en supplie ne me fais pas défaut parce que je n'y survivrai pas... Il saisit mon menton et déposa ses lèvres sur les miennes les entrainant dans un ballet délicat et plein de tendresse.
