Vraiment désolée pour cette longue pèriode pèriode de silence. Une longue panne d'inspiration et un déménagement plus tard, voici un nouveau chapitre. Merci à Taraliel et à moi pour leurs reviews.
Bonne lecture et à bientôt.
PdV Hermione
Un frisson me parcouru l'échine, j'étais en face du cadavre, incapable de crier ou de dire quoi que ce soit.
Je mis mes mains sur la bouche pour réfreiner un haut le coeur.
Je levai la tête pour faire face au meurtrier. Celui-ci semblait n'éprouver aucune émotion, il avait tué comme on aurait exercé n'importe quelle action du quotidien. L'homme abaissa sa baguette pour la ranger dans sa poche, puis se retourna comme s'il voulait partir et nous laisser sans aucune explication.
Je me décidai enfin à parler, les larmes aux bords des yeux, dégoûtée par ce que je venais de vivre.
_ Où allez-vous ?
_ Vous n'êtes pas satisfait d'avoir eu la vie sauve, répondit-il en nous tournant toujours le dos.
_ Comment avez vous su ? Sans répondre à sa question.
_ Cela fait un moment que je vous suit, Répondit-il laconique.
Je fus surprise par cette révélation, nous qui croyions que nous avions été assez fins pour ne pas avoir été suivis.
Mais il été vrai que face à la situation, je pouvais m'estimer heureuse d'être en vie. Comme un réflexe, je me retournais vers Ron, qui semblait encore être pétrifié par ce qui venait de se passer, puis vers Harry qui s'était penché sur le corps sans vie du mangemort.
L'homme qui se tenait devant nous portait les mêmes habits sombres que les mangemorts, il ne lui manquait plus que la cagoule. Ses cheveux châtains emmêles retombaient sur un visage fin qui m'était familier, même si je n'avais jamais vu cet homme auparavant.
_ Qui êtes vous ? Finit par demander Ron.
_ Un amis, se contenta t-il de répondre. Mais son expression contrariée, ne respirait pas l'amitié.
_ Je sais qui vous êtes, fit Harry, j'ai vu votre portrait au square Grimmaud, sur l'arbre généalogique des Blacks. Vous êtes Régulus, le frère de Sirius.
Il répondit uniquement par un léger sourire. La scène devenait de plus en plus grotesque.
_ Comment va mon cher frère ? Finit-il par questionner.
_ Comme quelqu'un qui vient de perdre son épouse, répondis-je avec un ton de récrimination.
_ J'en suis réellement navré, avoua-t-il. J'aimerais ne pas imaginer le chagrin qu'il est en train d'éprouver.
Je fronçais les sourcils après cette déclaration qui semblait très sincère, et je ne pus m'empêcher de me demander qui était l'homme qui se trouvait en face de nous, et comment avait-il pu en arriver là.
_ Depuis combien de temps vous nous suivez ? S'enquit Ron inquiet.
_ Depuis le début !
Je ne pouvais en croire mes oreilles, comment quelqu'un avait pu nous suivre sans que nous nous en rendions compte. L'homme en noir se mit à tout nous avouer.
_ Depuis que vous étiez à Durmstrang, j'étais là.
Mon objectif était de vous surveiller et de veiller sur vous, sans bien sûr trahir ma présence. Je devais être le plus invisible possible, et cela n'a pas été facile, surtout lorsqu'il fallait que je vous suive quand vous étiez dans votre cape d'invisibilité. Notre but est le même, trouver la potion des origines.
Lorsque Hermione a été enlevée, j'ai du vous prévenir et par la même occasion, prévenir Krum afin que vous croyez que c'était lui qui vous avait envoyé la lettre, tandis que lui croyait que c'étiez vous qui l'aviez prévenu. J'ai resserré ma surveillance lorsque vous étiez sur Paris, car c'est une ville comprenant énormément de monde, une ville dans laquelle on est jamais sûr de ne pas tomber sur les mauvaises personnes. J'ai essayé d'orienter tout les ennemis potentiels hors de votre chemin, mais je ne pensais pas que c'était ici, dans une région aussi éloignée de la guerre que vous rencontreriez un mangemort. J'ai donc du improviser, et la seule façon que j'ai trouvé de vous sauver fut d'exécuter cet idiot.
Nous n'arrivions pas à digérer la nouvelle, mais je devais poser une dernière question, même si je craignai de connaitre la réponse.
_ Qui vous a envoyé pour trouver la potion ?
Il releva la tête pour me dévisager, son regard gris et froid si semblable à celui de Sirius me glaça le sang.
_ Le seigneur des ténèbres, Lord Voldemort ! Répondit-il d'un ton lugubre.
_ Et c'est lui qui voulait que vous veillez sur nous ? Ricana Harry sans que l'évocation de ce nom ne lui fasse quoi que ce soit.
_ Evidemment non, fit il en détournant son regard de moi. Après avoir cherché en vain cette potion, nous avons décidé d'une tactique avec mon maître, celle d'en parler avec Dumbledore, pour lui faire croire que j'avais trahi le seigneur des ténèbres. Nous pensions qu'avec l'aide de nos ennemis, nous pourrions mettre la main sur cette potion et mettre un terme à cette guerre qui l'empêche d'être aussi puissant qu'il le voudrait. Mais il y a une chose que mon maître ne sait pas, et que Dumbledore a deviné, c'est que j'ai réellement trahi mon maître.
Les choses devenaient de plus en plus confuses, et après ce qui s'était passé, je n'arrivais toujours pas à mettre mes idées en ordre. Ce fut Ron qui prit la parole.
_ Vous nous dites que votre mission est de nous faire croire que l'on peut vous faire confiance, mais que de toutes façons nous pouvons vous faire confiance ?
_ Oui, répondit Régulus, et c'est pour cela que Dumbledore voulait que je veille sur vous discrètement, car il savait que vous auriez tout le mal du monde à me faire confiance. C'est pour cela qu'il m'a fournit cette lettre.
Il sortit de sa poche un bout de parchemin froissé qui se déplia, s'éleva dans les airs, et la voix de notre directeur d'école se mit à prononcer ces mots :
"Mes enfants, si vous entendez ces paroles, c'est que Régulus a été contraint de vous dévoiller sa couverture.
Je sais qu'il va vous être difficile de lui faire je peux vous dire que c'est à mon jugement que vous devez vous fier. Je ne vous demande donc pas de faire confiance à Régulus, mais de me faire confiance. Je vous souhaites tout le courage, et toute la vivacité nécessaire pour réussir votre quête. J'espère vous revoir en bonne Santé.
Amicalement.
Albus Perceval Wilfric Brian Dumbledore"
PdV Harry
Plusieurs jours s'étaient écoulés depuis notre rencontre avec Régulus, et ce dernier avait préféré rester dans l'ombre. Savoir que nous étions épiés n'était pas fait pour nous détendre. Hermione avait refuser que nous donnions l'énigme récemment découverte à Régulus, peu sure qu'il soit réellement fiable.
Nous étions retourné dans la chambre du chateau en ruines, mais l'énigme était toujours insoluble. Nous étions toujours bloqué devant le mur où l'on pouvait lire
« Savoir être humble »
1
11
21
1211
111221
Cette série de chiffre n'avait aucune logique, on avait beau multiplier, additionner, soustraire, réaliser toutes les opérations possibles et imaginables, nous n'arrivions pas à trouver la logique entre tous ces chiffres. Chaque jour passé dans ce château était devenu une torture. Il nous fallait avancer et pourtant j'avais la tête ailleurs, je pensais encore et toujours à Julie.
Depuis que je savais que je pouvais être surveillé, je n'étais plus retourné à la boulangerie, je ne savais pas pourquoi j'avais cette appréhension, peut-être la peur de faire quelque chose de mal et le fait d'être épié me ramenait à ma conscience. Non ! Il fallait que j'arrête de me torturer, de toutes façons, je pouvais mourir à n'importe quel moment dans cette guerre, Clara et la bataille du cimetière me l'avaient montré, et l'attaque en traître du mangemort avait été une piqûre de rappel. Je décidais donc d'aller voir Julie cet après-midi.
Il était 17 heure, et le soleil cognait de toutes ces forces, le vent était chaud, ce qui rendait l'atmosphère suffocante. Ces températures importantes ne m'avaient pas empêché d'arriver en avance à la boulangerie, j'attendais à l'ombre d'un lavoir dans une rue annexe de celle de la boulangerie, je passais ma main dans l'eau pour la passer dans ma nuque et me rafraîchir un peu quand j'entendis une voix espiègle :
_ Bonjour monsieur l'anglais !
Je me retournais d'un bond, c'était Julie.
_ Bonjour, tu m'as fait peur, fis-je pour me justifier de mon attitude maladroite.
Elle rit de mon réflexe gauche. Elle s'attendais surement à une réponse de ma part, mais je restais muet, l'esprit bouillonnant de mille et une formule qui se bousculaient dans la tête. Je cherchais comment lui demander, quelle serait la façon la moins stupide... Bon sang ! J'avais plus peur d'inviter une jolie fille que d'affronter des mangemorts !
_ Tu es parmi nous ? Me demanda-t-elle.
_ ésketuvesortiravecmoi ? Lui demandais-je en toute hâte.
_ Comment ?
Je me raclais la gorge, moi qui ne voulais pas paraître trop stupide, c'était loupé
_ En réalité, fis-je, ce soir je me demandais si tu étais libre pour aller dîner dans un petit restaurant dans le village.
Tu comprends, je ne connais pas très bien le coin encore, et on m'a conseillé d'aller dans ce petit restaurant sur la place. Cependant ça ferait un peu bizarre d'y aller tout seul, et
comme je te l'ai déjà dit je ne connais pas très bien encore le village, je ne connais pas grand monde. En plus mes amis eux on quelque chose de prévus et donc comme je...
_ C'est bon ce serait avec plaisir.
_ C'est vrai ? M'étonnais-je.
_ Oui, surtout si tu me menace de continuer ta tirade sans fin. Rit-elle.
Je fut d'un coup soulagé. Je remerciais Julie et lui dit à ce soir.
Je me retrouvais à nouveau seul dans les rues de Saint Victor la coste, et je sentais que quelque chose n'allait pas, comme un mauvais pressentiment concernant la soirée en tête à tête. Le vent continuait de souffler, mais il était moins chaud qu'il y avait 15 minutes, en réalité il était devenu beaucoup plus humide. Je levais les yeux au ciel pour apercevoir de gros nuages noirs qui s'avançaient vers moi. Je jurais, évidemment tout ne pouvait pas être parfait pour ce soir.
Hermione et Ron était dans la chambre en train de réaliser des calculs dans tous les sens tandis que je me préparais.
_ Bon il y en a marre fit Ron. On arrive à plus rien !
_ Je vous l'ai dit, répondis-je. Il faut qu'on arrête avec cette énigme, si on s'entête on va devenir fous.
Et puis vous devriez sortir tout les deux, passer un moment en amoureux.
_ Et toi ? Questionna Hermione.
_ Moi j'ai un rendez-vous avec la boulangère.
_ Et Ginny ? Grogna Hermione.
_ Je l'ai quitté Hermione, et j'espère qu'elle aussi elle continue son chemin.
Hermione chercha du soutient auprès de Ron qui se contenta de hausser les épaules.
Celle-ci se retourna furieuse et rentra dans la salle de bain et actionna la douche. Je m'installai près de Ron et commençai à réfléchir avec lui à la solution potentielle de l'énigme.
Une demi-heure plus tard Hermione sortie de la salle de bain vêtue d'une jolie robe noir qui ondulait autour de ses jambes et les cheveux joliment lissés. Ron resta bouche bée ce qui fit sourire Hermione,
_ Harry à raison nous méritons bien une soirée de repos, expliqua t-elle en se dirigeant vers la porte. Ron se leva maladroitement et la suivie à l'extérieur de la pièce.
Je profitai d'être seul pour aller me préparer en vu de ma soirée.
A dix neuf heures précises, je me tenais devant la boulangerie, Julie en sortie dès qu'elle m'aperçue.
Elle était ravissante, elle avait détachée ses cheveux blond qui retombaient librement sur ces épaules. Elle portait un petit top noir et un jean blanc.
Nous nous baladâmes un peu dans le village, Julie me racontant certaines anecdotes de son enfance qu'elle avait vécue entre ses rues.
Une fois installés dans le restaurant,
_ Cela doit être fantastique de sillonner l'Europe avec tes amis, à ton âge, s'extasia soudain Julie.
_ Oui, c'est vraiment une expérience extraordinaire, mentis-je mal à l'aise.
_ J'aimerai avoir ta chance, depuis que mes parents sont morts c'est mon oncle qui s'occupe de moi, et il le fait très bien. C'est comme si j'étais vraiment sa fille, seulement j'ai l'impression que je vais moisir ici pour le restant de mes jours. Que mon avenir se résume à ce village et à cette boulangerie, se plaignit-elle.
_ Tu sais il est parfois génial d'avoir une vie stable et tranquille, insinuai-je avant de me rendre compte que j'en avais peut-être trop dit.
_ Qu'est ce que cela signifie ? S'enquit-elle curieuse.
Je sortis discrètement ma baguette de ma poche et pointai la cruche d'eau posée au centre de la table et murmurai "Wingardium Leviosa" en effectuant un léger moulinet avec le poignet. La cruche se souleva de quelques millimètres.
Julie ouvrit grand les yeux de surprise.
_ Tu es une sorte de magicien ? S'ébahit-elle.
_ Plutôt un sorcier, et notre monde est en guerre depuis prêt de vingt ans, mes amis et moi nous ne faisons pas réellement du tourisme. Nous effectuons une sorte de mission, et c'est dangereux, il peut nous arriver n'importe quoi, nous avons déjà failli mourir, nous avons perdu des êtres chers.
Quand j'ai quitté l'Angleterre, j'ai laissé beaucoup de choses derrière moi, mes parents, mes amis, ma petite amie.
Alors oui c'est fantastique de voyager et de découvrir le monde mais j'en paie très cher le prix.
Et puis maintenant tu es là et j'aimerai te dire que je vais pouvoir rester avec toi jusqu'à la fin des vacances ou que tu peux venir avec moi.
La vérité c'est que je peux être amené à partir à n'importe quel moment et que t'emmener avec moi signifierait te faire courir des dangers que tu n'es pas préparée à affronter.
_ Bien puisque tout cela peut se terminer à n'importe quel moment, elle se pencha par-dessus la table et posa ses lèvres contre les miennes.
Le baiser était doux, tendre, ses lèvres étaient chaudes et sucrées. C'est alors que j'avais trouver alors que Julie m'entraînait dans un baiser vertigineux, je venais de comprendre la solution à l'énigme. Pourtant je n'avais aucune envie de mettre fin à cet instant délicieux.
