Disclamer: Twilight est à Stéphanie Meyer HARRY POTTER est à J.K. Rowling
Beta : Silver Angell
''Angel" rêve
Chapitre trois
Je suis arrivé à la réserve quelques minutes après avoir quitté la maison. Jacob me fait faire la visite des lieux. Il me présente à ses amis qui sont pour la plupart, en short… Et rien d'autre. C'est un crime d'être aussi bien foutu. Je crois que je vais faire un complexe. Je fais connaissance avec les autres. Les plus jeunes vont à l'école de la réserve. Je trouve ça dommage de ne pas les intégrer aux autres jeunes de la ville, mais s'ils sont heureux ainsi, c'est ce qui compte non ? Après les présentations, nous partons faire une promenade en forêt. En cours de route, ils me disent qu'il y a une limite à ne pas franchir. Je ne comprends pas pourquoi, voilà pourquoi je pose la question. Ils me parlent alors d'un contrat avec les Cullen, mais ils n'en disent pas plus.
Je passe une très agréable journée. Durant notre balade, nous rencontrons Blanche-Neige. Il est sur l'autre versant de la forêt. Là, il y a un truc bizarre qui se passe. Ils se grognent dessus les uns les autres. Je ne pige rien. Limite, ils allaient en venir aux mains. Pour tenter de calmer le jeu, je propose de partir, mais comme personne ne semble faire cas de ce que je dis, je prends les choses en mains et tire Jacob à ma suite ; ce qui incite les autres à nous suivre. Il est incroyablement fort le bougre, vous pouvez me croire ! Avant de lui tourner le dos, j'ai le temps de voir sur le visage de Blanche-Neige comme une lueur de trahison et de tristesse. Vraiment, je ne comprendrais jamais ce mec. En fin de journée, je dis au revoir à tout le monde et monte dans mon 4x4 pour rentrer à la maison.
Bella est dans le salon. Elle a l'air d'aller bien. En remarquant ma présence, elle me demande comment ça s'est passé. Je lui réponds que tout s'est très bien passé tout en profitant pour enfoncer le clou en lui disant que c'était vraiment dommage qu'elle n'ait pas pu venir. Elle marmonne dans sa barbe inexistante après ça. Je souris et monte me changer avant de redescendre pour faire à manger. Charlie ne rentre pas avant le lendemain matin.
Avant de m'endormir, une idée délirante me passe en tête et je tiens absolument à savoir si elle est réalisable. Je décide donc de faire une petite expérience avec l'aide de mes nouvelles capacités le lendemain. Cela me prend toute la journée du dimanche, mais je finis par y arriver. Je suis impatient de la mettre à exécution. Un sourire machiavélique étire mes lèvres rien qu'en y songeant. Finalement, Charlie n'est pas rentré à la maison. Il téléphone pour nous prévenir de ne pas l'attendre pour dîner. Nous mangeons et nous allons nous coucher. Je fais un petit passage éclair dans la salle de bains et fais un petit arrêt devant la chambre de Bella.
Le lundi matin, un hurlement de panique me sort du lit. Je cours pour voir ce qui se passe. Nous sommes attaqués ou quelque chose du genre ? Pieds nus, je me rends à l'endroit d'où provient le bruit… Cela vient de la chambre de Bella. Elle est assise par terre, les larmes emplissant ses yeux gonflés... Attendez une minute ! Ses yeux... Ils sont énormes ! Je veux dire, ils sont vraiment énormes. Comme ceux des mouches. Je ne peux pas résister à ça et j'explose. Je suis mort de rire. Pas très contente que je me paye de sa tête, elle me lance une chaussure au visage. Je l'esquive et referme sa porte en gloussant comme un débile mental.
Je me demande qui a bien pu mettre du piment dans son maquillage. Il y a des gens si mal intentionnés dans la vie ! Heureusement que moi, je n'en fais pas partie. C'est un début de journée parfait. Que demander de plus ? Quand elle monte dans la voiture, Bella porte des lunettes de soleil, le comble pour une ville où on ne voit jamais le soleil. Ma main à couper qu'elle va se faire remarquer une fois de plus. Je hausse les épaules et mets le contact. C'est parti pour une nouvelle journée de cours. Arrivé dans le parking du lycée, je me gare et file le plus rapidement possible dans le bâtiment. Pas question de se faire voir en compagnie de mouchette.
Dans ma précipitation, je rentre dans une personne. Elle est dure comme de la pierre. Putain ! ça fait un mal de chien. Une main blanche fait son apparition devant mes yeux et se tend vers moi. Je la prends avec reconnaissance. Elle est froide comme la glace. Le propriétaire m'aide à me remettre sur mes pieds. Elle se retire aussitôt que je suis debout et stabilisé. Je lève la tête vers le propriétaire de la main. Blanche-Neige ! Il est revenu. Je suis un peu surpris de réaliser que je suis très content de le voir. Mais chut, il ne faut pas qu'il le sache. Un sourire en coin fait son apparition sur son visage impassible. Quoi encore ? Il ne va pas reprendre ses vilaines habitudes ! Si ? Et revoilà le sourire, mais un vrai cette fois. Nous nous rendons ensemble en classe. Il me fait m'asseoir sur la chaise à côté de la sienne. Je résiste un peu, mais finalement, je m'installe.
– C'est ma place, entendé-je deux minutes après m'être assis.
Je lève la tête. Bella. Tiens, je ne m'y attendais pas du tout à ça. Je fais donc la sourde oreille.
– Lève-toi débile ! Je te dis que c'est ma place.
Mais c'est qu'elle insiste la petite bestiole en plus. Décidant de faire comme si elle n'existait pas, je me tourne vers mon voisin de table et lui demande comment s'est déroulé son weekend. Il me sourit avec espièglerie avant de me dire qu'il a été un peu ennuyeux. Je lui demande pourquoi. Il me répond qu'une certaine personne lui a manqué. Je vais pour lui demander qui était cette personne, lorsque je me fais couper dans ma lancée.
– Réponds-moi quand je te parle, me hurle mouchette dans mes oreilles.
– Mademoiselle Swan, un peu de tenue, je vous prie. Allez-vous asseoir et laissez Monsieur Swan en paix. Oh ! Et puis, retirez-moi ses lunettes, nous ne sommes pas à la plage.
Grinçant des dents, elle se trouve une place au fond de la classe.
– Il me semble vous avoir demandé de retirer vos lunettes, lui rappela le prof. Avec rage, elle les retire. La classe est morte de rire.
Le reste de la journée se déroule calmement. Pour les classes de l'après-midi, Bella s'est fait porter pale. À l'heure du repas, je déjeune avec Blanche-Neige et sa famille. Ils sont un peu spéciaux. Mais je crois que je les aime bien. Surtout le constipé. Il est drôle. Il serre toujours les dents et a en permanence les sourcils foncés. Je crois qu'il n'aime pas les gens en général. Il y a aussi une blonde. Elle, elle regarde tout le monde de haut. Je crois qu'elle a la grosse tête. Et le revoilà parti dans ses crises de gloussements. Je parle bien entendu de Blanche-Neige. Où en étais-je déjà ? Ah ! Et puis il y a le gros. Non pas gros dans le sens gros. Je crois que Blanche-Neige s'étouffe. Je lui jette un regard soupçonneux. Il faudrait certainement qu'il consulte. C'est grave son cas.
Bref, je disais que le gros. Enfin le musclé. Il est très drôle. C'est un grand blagueur. Pour finir, il y a la petite fée des bois. Vous vous souvenez, celle qui chante comme une casserole. D'après ce que j'ai compris, ils sortent tous ensemble. Pas tous en même temps, hein ! Je veux dire, un gars une fille quoi. Il ne faut pas me demander qui est avec qui, parce que je n'en sais rien. Faudrait que je pense à retenir leurs noms si je passe plus de temps avec eux. L'autre débile passe son temps à ricaner sous les regards interrogateurs de ses frères et sœurs.
La fin des cours arrive rapidement. Bella a pris la voiture pour renter et je suis extrêmement surpris de voir Jacob venir me chercher. J'ai parlé avec lui au téléphone ce midi et lui ai dit que Bella avait dû rentrer à la maison avec la voiture. Mais je ne m'attendais absolument pas à ce qu'il vienne me chercher à la sortie des cours.
Quand je le vois, je cours lui faire une accolade amicale. Je lui demande pourquoi il est venu. Il me dit qu'il n'allait pas me laisser rentrer à pied alors qu'il pouvait venir me chercher. Je lui dis merci et grimpe derrière lui. En passant devant la voiture de Blanche-Neige, je le vois qu'il serre les dents de contrariété. Jacob me dépose devant chez moi. Naturellement, je lui propose d'entrer. Bien sûr, il accepte. On se dirige immédiatement vers la cuisine afin de se prend un truc à grignoter avant d'aller s'installer devant la télé. Mince, je n'ai pas vu le temps passer et je dois filer à mon travail. Je prends mes devoirs avec moi avant de partir. Heureusement pour moi, Jacob propose de faire le chauffeur.
Je rentre du boulot comme d'habitude, il n'y avait pas un chat. J'ai la surprise de retrouver Charlie à la maison. Il se dispute avec Bella. Elle lui dit que j'avais mis du piment dans son maquillage. Non, mais ! Elle a la preuve de ce qu'elle prétend ! C'est vilain d'accuser les gens sans preuve. Charlie lui fait la morale sur le mensonge. Il lui dit de ne pas porter des accusations infondées. De ne pas reporter sa bêtise sur moi. Que je suis un gentil garçon qui ne ferait pas de mal à une mouche ! Je suis amoureux ! Il est parfait. J'entends Bella renifler. Elle lui reproche de faire plus confiance à un inconnu qu'à elle. Elle ajoute ensuite qu'elle est persuadée que je suis une espèce d'assassin. Que si personne n'a cherché à me retrouver, c'était que je devais certainement être une ordure !
Ses paroles me font plus de mal que je ne le pensais. Une claque retentit.
– Monte dans ta chambre et ne redescends pas avant un nouvel ordre de ma part.
Un sanglot, des pas de course dans les escaliers, une porte qui claque. Le silence. Une minute passe. Un soupir de lassitude. Charlie finit par s'apercevoir de ma présence. Il est tétanisé. Il me regarde la bouche entre ouverte sans qu'un mot ne franchisse ses lèvres. Nous restons là à nous fixer sans mot dire. Je finis par reprendre mes esprits et lui fais comprendre que ce n'est pas grave. Qu'il n'a rien à se reprocher. Il me demande d'être indulgent avec sa fille.
Je lui promets de faire plus d'efforts envers elle. Il me prend dans ses bras et me sourit en me disant que je suis un bon garçon. Je monte me changer et redescends faire le dîner. En mangeant, je lui demande des nouvelles du meurtre de mon ami. Il me raconte qu'ils ont une piste sur la dernière personne à avoir été vu en sa compagnie. Il s'agit d'une femme de race blanche à la peau extrêmement pâle, la dernière fois qu'on l'avait vu, elle portait un chapeau à large bord alors que tous deux partaient sur la moto de mon défunt ami. C'est la dernière fois qu'on l'a vu vivant. Le lendemain, on le retrouvait mort sur le bord de la route. Aucune trace de la moto n'a été trouvée. Un avis de recherche a été lancé dessus. Une moto aussi ancienne ne court pas les rues.
Je suis content des nouvelles avancées dans les investigations. Je lui souhaite bon courage et je monte ensuite me reposer. En passant devant la chambre de Bella. Je me souviens de ce qu'elle a dit sur moi. La rancune me guidant, je me concentre sur son shampoing. Quand j'ai confirmation de la réussite de mes efforts, je me rends dans ma chambre en ricanant vicieusement.
Un horrible cri de harpie me tire de mes songes. Quoi encore ? Si ça devient une habitude, il va falloir que je trouve un moyen pour isoler les bruits. Tiens, ça, c'est une excellente idée ! J'ai lu dans un livre sur les capacités surnaturelles qu'il était possible pour certaines personnes possédant des dons magiques de rendre une pièce ou un endroit complètement hermétique aux sons. Je me promets de me pencher dessus quand j'aurais le temps. Bref, je vais voir le problème. Bella est en ce moment devant un miroir les mains plongées dans ses cheveux. Enfin ce qu'il en reste d'eux. Ils sont en train de tomber par poignées. C'est hallucinant ! Je ne pensais pas que ça marcherait aussi bien. Enfin, je veux dire... Mais que lui arrive-t-il donc !? La pauvre ! Comment s'est-elle fait ça ? Elle doit avoir un très mauvais karma à mon avis. D'abord les yeux et maintenant les cheveux. Ma pauvre fille, je te plains.
Je me garde bien de le lui dire en face. Quand elle s'aperçoit de ma présence dans le couloir. Elle me fonce dessus comme une malade, mais Charlie la stoppe dans son élan. Surpris, puis soucieux, il lui demande ce qu'il lui arrive. Elle m'accuse d'avoir mis quelque chose dans son shampoing. Charlie lui fait remarquer que c'est elle-même qui l'a achetée hier soir. Comment aurais-je pu réussir à mettre quelque chose dedans ? Elle ouvre et ferme la bouche avant de se mettre à pleurer. Son père l'a conduit à l'hôpital pour s'assurer qu'elle n'a rien de grave.
Quand j'arrive au lycée, c'est avec un grand sourire aux lèvres. Je vois Blanche-Neige et sa famille. Ils me font signe de les rejoindre. Je les rejoins en sautillant comme une gamine de maternelle. La vie est belle. À peine arrivé à leur hauteur, le fou furieux reprend ses ricanements. Si je ne savais pas qu'il était désaxé, je me serais vexé. Mais mon humeur est telle que rien au monde ne peut me l'enlever.
La semaine passe. Bella évite les cours. Le vendredi après les cours, je vais voir mon amie la vipère. Elle me parle d'une dispute entre un loup et un humain pas humain. Je n'y comprends rien. Elle me dit de me méfier de ces deux espèces. Qu'ils sont dangereux. Ne voyant pas de quoi elle parle, je ne fais que hocher la tête. Ensuite, elle me demande des nouvelles de la femelle immangeable. Je lui conte ce qui s'est passé récemment. Elle me propose encore de venir la mordre, mais je décline l'offre. Je ne l'aime pas, mais Charlie oui. Et je ne veux pas lui faire de la peine.
« Je fais un rêve. Le petit garçon est sur un balai volant. Il survole un grand château. À ses côtés, une personne de petite de taille avec une capuche sur la tête.
– Nous sommes arrivés, jeune maître. Le château de votre père est là.
L'enfant se penche pour mieux le voir. Il est magnifique. Sur la rive d'un grand lac noir, perché au sommet d'une montagne, un immense château hérissé de tours pointues. Ils atterrissent sur un immense stade. Des gens les y attendent. Un vieil homme avec une grande barbe blanche accompagné par une vieille femme à l'air sévère s'avance.
– Jeune maître ! Nous vous croyons perdu. La mort de vos parents et votre propre disparition ont mis le royaume à feu et sang. Votre retour sonne la fin de la guerre.
Des larmes coulent des yeux du vieil homme et la femme pleure bruyamment. Le petit garçon est intimidé par tous ces gens. Il se rapproche de son sauveur, celui qui l'a sorti de son placard et conduit loin de sa famille. Le seul en qui il a confiance.
Le petit garçon court se cacher dans une des salles du château. Les autres enfants ne l'aiment pas. Il regrette le départ de Dobby, son sauveur. Il est maintenant seul au monde comme avant. Quelques temps plus tard, Albus le fait venir. Il lui annonce la mort de son petit serviteur. Il fond en larmes. Plus personne ne se souciera de lui. Il sent une douleur affreuse à la poitrine. Il s'effondre. »
Je sursaute. Je sors de mon rêve. Les idées saccagées, je tremble de froid. Un mal de tête me prend. Je cours vomir dans les toilettes. J'ai mal au cœur, tellement mal. Je ressens la perte comme si elle vient juste de se produire. Je pleure de chagrin. J'ai mal. Oh, mon Dieu que ça fait mal ! Je hurle pour la faire partir. Elle ne veut pas se laisser chasser. Une voix me chuchote des mots réconfortants. Je n'ai conscience de rien de ce qui m'entoure. Je ne vois et ne ressens que ce chagrin. Je sombre dans les méandres de l'oubli.
Le lendemain, je ne me souviens de rien. Charlie me demande si je vais bien. Je lui réponds que oui avec un grand sourire. Bella me fixe comme si elle me voyait pour la première fois. C'est en chantonnant que j'entre dans la cuisine. Je me suis levé en retard aujourd'hui.
